00:00Avant même le début de ce premier procès, on a parlé du deuxième procès, procès en appel.
00:05Vous confirmez qu'il y aura appel, quelle que soit la décision rendue ?
00:09Les positions de la défense et les positions de l'accusation sont tellement tranchées
00:13que, évidemment, quelle que soit la décision, ça ne satisfera soit pas l'accusation, soit pas la défense.
00:20Moi, je reste convaincu de l'innocence de Frédéric Péchier.
00:22L'accusation est convaincue de sa culpabilité.
00:25Quelle que soit la décision, il y aura forcément un appel dans ce dossier.
00:28Mais vous savez, ça passe très vite le temps.
00:30Et pour l'affaire Zepeda, on a eu deux procès et on a eu l'impression qu'une semaine s'était écoulée.
00:35Mais justement, est-ce que ça veut dire que ce premier procès n'a servi, n'aura servi à rien ?
00:41Ou alors à quoi ?
00:42Moi, je fais chaque procès comme si c'était le dernier.
00:45Et on met tout ce qu'on a dans chaque procès.
00:49Je n'envisage jamais ce qui se passera après.
00:52Je dirais un peu, pour prendre une image, je vis mes journées judiciaires au jour le jour.
00:58Et j'ai vécu mes journées judiciaires du procès Péchier au jour le jour.
01:01Et chaque jour, à compter comme si c'était le dernier.
01:04Elles sont très longues ces journées.
01:05Oui.
01:06Qui plus est pour vous qui êtes seul à défendre Frédéric Péchier ?
01:13Vous imaginez être seul à nouveau pendant trois mois et demi de procès ?
01:17Je ne le referai pas. Je ne pourrai pas le refaire.
01:19J'ai été au bout de ce que je pouvais faire.
01:20Seul ?
01:21Seul, ce n'est pas possible.
01:23Ça a été très difficile. Je ne pourrai pas le refaire.
01:26Et je ne voudrais pas le refaire.
01:28Je sais déjà qui j'aurais dans mon équipe pénale.
01:31Et je pense que Frédéric Péchier avait sous-estimé la difficulté de ce procès.
01:36C'était évident.
01:36Mais pas vous ?
01:37Pas moi.
01:38Mais après, Frédéric Péchier était persuadé que les jurés seraient convaincus très rapidement de son innocence.
01:45Il s'est rendu compte qu'en fait, le piège judiciaire, la machine est terrible, très violente.
01:50On avait contre nous une trentaine de personnes.
01:52On a subi, par exemple, trois jours de plaidoiries de partie civile, deux jours de réquisition.
01:57Il n'est pas possible en défense de faire face à une telle armée d'accusateurs si on est tout seul.
02:03Donc, j'ai déjà, et le nom sera divulgué en temps voulu,
02:07Pas maintenant, donc ?
02:08Pas maintenant, mais c'est un confrère de haut niveau.
02:12Et la famille Péchier, effectivement, est très sensible au fait qu'il faut qu'il y ait une défense qui soit très sérieusement renforcée.