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00:00A quelques semaines des élections législatives en Côte d'Ivoire, c'est avec beaucoup le plaisir que nous recevons dans ce nouveau numéro de C'est-à-dire M. Amadou Diaby, consultant financier, entrepreneur et candidat à Boutreau, Crofouinsou et leur sous-préfecture.
00:19A travers sa coalition La Renaissance de la Côte d'Ivoire, il ambitionne de représenter les citoyens au Parlement et de peser dans les décisions économiques du pays. Nous allons explorer son projet de société, centré donc sur la réforme du CFA et de la BCAO, la valorisation de l'agriculture, le financement des PME, l'ivoirisation de l'économie, mais également le rééquilibrage territorial.
00:44Amadou Diaby, merci d'être avec nous sur ce plateau.
00:47C'est moi, je vous remercie.
00:48Alors nous allons commencer par votre vision politique et les différents objectifs pour ces législatives qui arrivent justement. Qu'est-ce qui vous a poussé à créer la coalition La Renaissance de la Côte d'Ivoire ?
00:58D'abord, nous avons créé cette coalition dans le but déjà d'avoir beaucoup de députés au Parlement pour peser éventuellement sur les décisions et les orientations politiques et économiques du pays.
01:09Et si nous sommes majoritaires éventuellement au Parlement, nous souhaitons également diriger le gouvernement.
01:15Parce qu'il faut rappeler que la coalition majoritaire au Parlement, c'est cette coalition qui dirige le pays.
01:22Voilà. Donc notre objectif aussi, c'est d'être majoritaire au Parlement, pouvoir diriger le pays pour mettre en place notre projet de société pour les Ivoiriens.
01:30On aimerait bien savoir la rupture fondamentale de votre projet. Qu'est-ce qu'il apporte dans le paysage politique actuel ?
01:35Parce que pour nous, le pays a un gros potentiel, un potentiel économique extraordinaire qui sont sous-exploités, que nous voulons libérer ce potentiel économique.
01:48Donc nous avons détecté cinq points, voilà, que la réforme déjà de la baisse yao avec le franc CFA et aussi les quatre grands déséquilibres qui minent notre pays.
02:00Voilà. Ces déséquilibres, là, nous avons d'abord les déséquilibres liés à l'agriculture, les déséquilibres liés au PME, les PME n'ont pas accès au financement.
02:08Les déséquilibres liés du fait que l'économie est tenue par des multinationales étrangères.
02:14Donc il faut amorcer l'évolisation de l'économie ivoirienne.
02:17Et le quatrième point, toute la richesse du pays, environ 80% de la richesse du pays est créée à Abidjan.
02:23Donc ça fait qu'Abidjan aujourd'hui empêche les régions du pays à se développer.
02:28Donc pouvoir mettre de la planification pour pouvoir régler cela.
02:33– Vous vous le disiez tantôt, vous voulez aller donc aux législatives pour permettre d'avoir le maximum de représentants des citoyens à l'Assemblée nationale,
02:41mais également dans le but d'assurer le gouvernement. C'est quoi la stratégie pour y parvenir ?
02:46– Ça c'est la loi. La coalition majoritaire au Parlement, sur le peuple adhère à notre projet de société,
02:53et que nous sommes majoritaires au Parlement, à partir de là, le président va nous nommer en fait…
03:00– Oui, ça on le comprend. Je demande la stratégie que vous mettez en place justement pour obtenir tous ces sièges au sein du Parlement.
03:05– En fait, on appelle tous ceux qui sont candidats, les candidats indépendants,
03:09les partis politiques qui vont se reconnaître en fait dans notre vision,
03:12de venir rejoindre cette coalition pour que nous puissions faire émerger notre pays,
03:18et mettre le pays sur les rails. Parce que nous estimons que le pays a quitté les rails en 1989.
03:25C'est-à-dire que le pays a été déraillé en 1989.
03:28Et aujourd'hui, pendant 35 ans, le pays est dans un système qui ne convient pas à notre économie,
03:34qui ne convient pas à nos peuples et qui fait que nous paupériser.
03:38Donc mettre fin à ce système-là, voilà, que j'appelle le capitalisme populaire sous infusion des institutions internationales,
03:45pour mettre en place un capitalisme d'État avec un libéralisme planifié,
03:51ce qui a été fait en Côte d'Ivoire, ce n'est pas nouveau en Côte d'Ivoire,
03:54ce qui a été fait en Côte d'Ivoire de 1960-1989.
03:58Donc le but, c'est de faire réunir ce nouveau système-là pour pouvoir faire avancer le pays.
04:02– Alors vous mettez les pieds dans le plat, ça me permet d'aborder la question du CFA,
04:05la question de la PCAO et de la politique monétaire.
04:09Dans mes recherches, j'ai pu comprendre, j'ai pu constater que vous estimez que le CFA est surévalué.
04:15Pourquoi ?
04:16– Oui, le CFA aujourd'hui, là, au moins sur ce point, il y a l'unanimité sur ce point que le franc CFA est surévalué.
04:23Souvent, il y a beaucoup de débats autour du franc CFA, mais souvent, malheureusement,
04:26on parle de tout sur du vrai problème du franc CFA.
04:28– Qu'est-ce qu'il faut comprendre, mais de façon très concrète ?
04:30– Le franc CFA est surévalué. Mais pourquoi le franc CFA est surévalué ?
04:34Il y a un indicateur qu'on appelle la balance des paiements, la balance des paiements courants,
04:38ou la position, d'une autre manière, la position globale extérieure.
04:42Aujourd'hui, dans l'ensemble de l'UEMOA, la position globale extérieure est déficitaire.
04:48Lorsqu'on prend pays par pays, la position globale extérieure est encore déficitaire.
04:54– D'accord.
04:55– Donc, pour dire que notre économie est surévaluée, et quand on dit qu'une économie est surévaluée,
05:00quelles sont les conséquences pour cette économie ?
05:02Une économie dont la moyenne est surévaluée, ça veut dire que vous financez,
05:07vous subventionnez les productions étrangères, les produits importés sont subventionnés.
05:13Et nos productions locales, en fait, reviennent non seulement chères pour nos populations,
05:18mais sont moins compétitives à l'étranger. C'est ça, une moyenne surévaluée.
05:22Mais le franc CFA, le fait qu'elle est surévaluée, elle est arrimée à l'euro.
05:30L'euro, la balance des paiements courants ou la position globale extérieure de la zone euro est excédentaire.
05:38Donc, quand elle est excédentaire, ça veut dire que cette monnaie est déjà sous-évaluée.
05:43Ça veut dire que l'euro est sous-évaluée par rapport à l'économie européenne, parce qu'elle est excédentaire.
05:48Aujourd'hui, l'euro, la zone euro, l'Union européenne est la première zone excédentaire au monde.
05:54Et la monnaie qui s'utilise, en fait, ça veut dire que la monnaie est sous-évaluée,
06:00la zone pour laquelle ils ont des excédents sur le monde entier.
06:03Mais nous sommes arrimés à une monnaie qui est déjà sous-évaluée et nous sommes déjà surévaluée.
06:07Si je prends depuis janvier jusqu'aujourd'hui, l'euro a pris 15% de sa valeur.
06:1215%, on est passé de 1 euro par rapport au dollar, l'euro a pris 15%.
06:18Ça veut dire que nos produits importés ont été, on les a payés 15% moins cher.
06:24D'accord.
06:24Si on paie 15% moins cher, c'est d'une manière, c'est comme nous avons subventionné nos importations.
06:30C'est comme la dernière fois, lors de mes parrainages, j'étais aussi candidat à la candidature, à l'action présidentielle.
06:36J'étais à tout le bleu, j'ai croisé un artisan à tout le bleu, il me dit, il ne comprend pas pourquoi le riz importé est moins cher que le riz local.
06:47Mais je lui ai dit que non, c'est parce que nos dirigeants, ils ont fait le choix de subventionner le riz importé.
06:53C'est comme si on subventionnait les producteurs thaïlandais, les producteurs vietnamiens, indiens, contre nos propres productions.
07:03Donc voilà pourquoi on se retrouve.
07:04On comprend donc qu'il n'y a que cette surévaluation dont vous parlez cause des dégâts à l'économie ivoirienne.
07:11Finalement, la question qu'on pourrait se poser, c'est de savoir ce que vous préconisez justement pour renforcer durablement les réserves de ce changement.
07:20Mais c'est tout ça, il faut corriger.
07:22Et puis encore, je viens et finis avec le cas du riz.
07:24Le riz aussi, ça fait que nos producteurs qui font du riz dans notre pays, en fait, n'arrivent pas à être compétitifs.
07:32Sur le marché déjà local, alors que le pays a un potentiel énorme en riz.
07:37Nous avons plus de 5 000 kilomètres de coups d'eau.
07:40Il n'y a aucune région dans le pays où on ne peut pas tenter le riz.
07:43Le riz pousse partout sur tout le temps du territoire.
07:46Mais en 2024, nous avons importé pour 600 milliards de riz.
07:48Alors que la Côte d'Ivoire, les capacités pour nourrir tout le lieu et moi, pas seulement la Côte d'Ivoire, le potentiel économique que nous avons pour la Côte d'Ivoire, on peut nourrir tout le lieu et moi.
07:58Et puis encore, en deuxième point, non seulement on subventionne les importateurs étrangers, c'est-à-dire les producteurs indiens et vietnamiens, la taxe, les taxes sur le riz sont les taxes les plus faibles.
08:10C'est-à-dire ces doubles subventions dont nous déjà, vu aujourd'hui le niveau de notre dette, on ne peut pas penser à faire une dévaluation.
08:17Donc il faut simplement corriger les effets néfastes de cette surévaluation monétaire en mettant plus et plus de taxes à l'importation et renforcer les capacités nécessaires de nos producteurs pour augmenter leur production.
08:33Mettre les moyens nécessaires, par exemple le riz irrigué, pour faire du riz irrigué par exemple, il faut pouvoir maîtriser de l'eau.
08:38Il faut des machines. Tout ça, les populations n'ont pas d'argent.
08:42Donc voilà pourquoi il faut mettre les moyens nécessaires pour que ces populations puissent produire suffisamment, non seulement pour nourrir les Ivoiriens et voire importer, exporter notre riz et nourrir la surévaluation parce que la Côte d'Ivoire les capacités.
08:56Vous l'avez évoqué, l'agriculture reste quand même le moteur social du pays, mais malheureusement, selon vous, elle ne crée pas assez de richesses.
09:05Nous allons entrer justement dans ce déséquilibre majeur que vous souhaitez tant corriger.
09:11Comment est-ce que vous expliquez que 40% des actifs agricoles ne représentent que 15% de la richesse créée ?
09:18On revient toujours à la même situation parce qu'il y a un sous-investissement dans ce domaine.
09:23Voilà pourquoi nous voulons qu'on retourne au capitalisme d'État.
09:26Parce que les soldats d'État qui existaient, du 1960 jusqu'en 1989, et puis après, nous avons commencé à les démantèler.
09:33Ces soldats, en fait, ils avaient trois objectifs.
09:36D'abord, ils avaient une objectif social.
09:38Parce que nos populations qui font le riz, ce sont les sociétés, ce sont les populations que les banques ne peuvent pas les financer.
09:44C'est-à-dire que les banques ne sont pas assez structurées pour financer la majorité de ces populations.
09:50Donc les soldats d'État, en fait, jouaient un rôle de capital, de service social, en apportant le financement aux populations qui n'ont pas accès au financement.
09:59Voilà pourquoi il y avait la soldat d'État qui était là.
10:00Donc ces soldats permettent d'avoir le financement aux populations.
10:05Et en plus de cela, ils apportent le service public.
10:08Ils assurent la formation des populations.
10:12Et éventuellement, ils avaient des instituts de recherche qui formaient les gens,
10:17qui permettaient d'apporter la productivité également à nos productions.
10:23Et en troisième point, vu que le net de la guerre, c'est les réserves d'échange,
10:27lorsqu'on exporte, on a des réserves d'échange dans notre banque centrale
10:32et ces réserves d'échange nous permettent de faire face à nos importations.
10:35Donc les soldats, je prends le cas par exemple de la Satmassie.
10:40La Satmassie, c'est une société vraiment qui a fait les merveilles dans ce pays.
10:43C'est grâce à cette société que la Côte d'Ivoire est là aujourd'hui.
10:47Parce que nous vivons jusqu'aujourd'hui sur les traces, sur le travail de la Satmassie.
10:52Parce qu'en 1960, la Côte d'Ivoire était le 4ème producteur de cacao,
10:56avec 8% de la production mondiale.
10:58Le Ghana était le premier avec 40% de la production mondiale.
11:01Mais grâce au travail de la Satmassie, nous avons rattrapé le Ghana en 1916.
11:06En 1917, nous avons dépassé le Ghana.
11:09Et jusqu'à ce qu'il y a, dans les années 90,
11:12nous étions le premier producteur de cacao avec 40% de la production mondiale.
11:16Mais c'est sur l'État comme la Satmassie.
11:18Qu'est-ce qu'ils faisaient ?
11:18Ils assurent l'aménagement du sol.
11:20La boucle du cacao, la boucle du cacao.
11:22C'est qu'il y a des forêts.
11:23Pour planter le cacao, il faut couper la forêt.
11:26Mais ici, les personnes n'ont pas les moyens pour couper la forêt.
11:29Donc il y avait la souveraineté d'État qui était là, qui avait un rôle stratégique.
11:32Vu qu'elle voulait avoir une position extérieure globale occidentale,
11:37voulait mettre en place des activités exportatrices,
11:42ces souverains-là travaillaient pour la souveraineté du pays,
11:45la souveraineté économique du pays.
11:46Comme la Satmassie.
11:48Je prends le cas du café, le café aussi également.
11:51Le café aussi, la Satmassie a fait que la croix devait être le troisième producteur du café.
11:55Aujourd'hui, le café s'est complètement effondré dans le pays.
11:58Donc, je prends aussi un dernier point, la saut de sucre.
12:02La saut de sucre a coiffé quatre complexes sucrées dans ce pays.
12:06Quatre complexes sucrées.
12:08Pendant 35 ans, il n'y a pas eu un seul complexe en plus de ces quatre complexes sucrées.
12:13Ce qui est Ferk 1, Ferk 2, Boruto Genoula.
12:16En 35 ans, avec le nouveau système, il n'y a pas eu un nouveau complexe.
12:21Alors que le président Félix-Ferre Boigny avait prévu de construire 12 autres complexes sur nos différents fleuves.
12:29Donc, pour dire que combien de fois il est important de faire révéler ce nouveau système.
12:35– Alors, ce manque à gagner impacte négativement l'ensemble des agriculteurs.
12:40– Et des Ivoiriens.
12:40– Un bon nombre, enfin des Ivoiriens.
12:44Et si on abordait la question des réformes fiscales et institutionnelles, que direz-vous là-dessus ?
12:50– Bon, les réformes fiscales et institutionnelles, bon, si on prend les réformes fiscales.
12:55Déjà, notre économie, elle est informelle.
12:57Donc, le fait que l'économie est informelle, ça fait que l'État déjà, il a beaucoup de mal déjà à capter le financement, à capter les impôts.
13:06Mais pourquoi l'économie est informelle ?
13:09L'économie est informelle parce que les populations, mais les entreprises en fait, préfèrent rester dans l'air formelle parce qu'elles n'ont pas accès au financement.
13:16On revient encore sur le deuxième point.
13:18– D'accord.
13:18– Parce qu'il y a un indicateur très important qu'on parle très peu, c'est la profondeur financière.
13:23La profondeur financière, c'est la contribution du crédit bancaire à la création de la richesse.
13:28En Côte d'Ivoire ici, en 1993, en 2023, nous étions à 22%.
13:35Aujourd'hui, j'ai vu les chiffres du gouvernement, nous sommes à 25%.
13:38La moyenne mondiale est à 93%.
13:41Les grands pays industriels comme le Japon, la Chine, les États-Unis, ils sont à plus de 200%.
13:47C'est-à-dire qu'ils apportent le financement à leurs entreprises pour qu'ils puissent développer, qu'ils puissent créer plus de richesses.
13:53Parce que même les adultes que je parle, si on a le financement, ils vont se développer plus.
13:59Les PME également, s'ils ont du financement, s'ils savent qu'ils ont un accès au financement,
14:04mais ils vont vouloir se formaliser.
14:07Et s'ils se formalisent, ils vont non seulement créer plus de richesses pour le pays.
14:10Et l'État, lui aussi, il va pouvoir avoir plus d'impôts.
14:13Justement, la question du financement des PME revient toujours sur la table.
14:17Les PME sont toujours en train de se plaindre.
14:19Les banques estiment que ces parquelles ne sont pas concrètement bien ficelées,
14:23qu'elles n'arrivent pas à obtenir les financements.
14:26Comment on crée un système bancaire qui soutient réellement, mais réellement, les entreprises ?
14:31Je vous ai dit qu'aujourd'hui, la Banque centrale a deux objectifs aujourd'hui.
14:35Le fait qu'on a très peu de réserve d'échange.
14:37Tout revient parce que pour créer, pour faire du prêt à la population,
14:41il faut avoir des réserves d'échange.
14:43Nous avons fait le choix de la parité fixe avec l'euro.
14:46D'accord.
14:47Donc, cet avantage, en fait, de la parité fixe,
14:49ça, c'est l'un des avantages.
14:50Il faut qu'on explique aussi aux Ivoiriens que l'avantage majeur,
14:55celui de bienfait majeur du franc CFA, c'est la parité fixe.
14:59Moi, je suis pour la parité fixe.
15:00Qu'est-ce que ça veut dire pour ceux qui le savent pas ?
15:02La parité fixe, c'est avec l'euro.
15:04C'est-à-dire que notre monnaie, un euro, est égal à 655 francs, 957 francs CFA.
15:12Cette parité fixe, ça fait que notre monnaie est une réserve de valeur sûre.
15:16Voilà pourquoi les populations à nos frontières,
15:21ils acceptent au Ghana, par exemple.
15:24Lorsqu'un Ivoirien va au Ghana, les Ghanais, ils acceptent l'achat en CFA.
15:28C'est une réserve de valeur sûre.
15:30Mais quand le Ghanais vient, encore du moins bien,
15:32lorsque le Nigérien vient au Bénin,
15:34les Béninois ou les Ivoiriens, ils n'acceptent pas le CED ou le Naira.
15:37Parce que ce n'est pas une réserve de valeur sûre.
15:39Ce n'est pas une réserve de valeur sûre.
15:40Mais les conséquences de cette situation font que nous avons très peu de réserve dans nos banques centrales.
15:46Donc si nous avons très peu de réserve dans nos banques centrales,
15:48la banque centrale, il a oublié de projeter ses réserves d'échange,
15:52donc il empêche les banques commerciales à faire du crédit au PME.
15:57Parce que si on fait du crédit au PME,
15:58les PME ont fait des achats avec des produits étrangers,
16:01on va acheter des voitures.
16:03Les voitures, c'est avec du dollar qu'on l'achète.
16:04Mais s'il n'y a pas assez de dollars dans la caisse,
16:06donc il faut serrer la vis de telle sorte que
16:09on ne donne pas assez de crédit aux populations
16:11pour ne pas qu'ils achètent les produits étrangers.
16:15Donc on casse la demande en fait.
16:18Voilà pourquoi cette profondeur financière est faible dans notre zone
16:22et qui handicap notre économie.
16:24– Alors, dernière question pour cette première partie.
16:27On va aborder la question de la souveraineté économique
16:30et la place des entreprises nationales.
16:32Finalement, selon vous,
16:34quels sont les secteurs qui devraient être priorisés
16:37au niveau local, au niveau de la Côte d'Ivoire ?
16:39– Lorsque vous êtes un pays où la moitié de la population est agriculteur,
16:43est-ce qu'on a vous dit ?
16:44Où vous devez investir ?
16:45– D'accord.
16:45– Dans un pays, la moitié des gens sont agriculteurs.
16:48Nous, c'est vrai que, voilà pourquoi le président Fils-Fouboyandi
16:50le succès de ce pays repose sur l'agriculture.
16:53Parce que lorsque l'agriculteur, il a de l'argent,
16:56lorsqu'il vend sa production,
16:58et que sa production, il a des milieux,
17:00qu'est-ce qu'il va faire ?
17:01Il va acheter une voiture, il va vouloir construire sa maison.
17:03S'il construit sa maison, le maçon a eu du travail,
17:07le ministre a eu du travail,
17:09sa femme va l'au-marché,
17:10donc elle va consommer.
17:12Donc c'est toute l'économie qui bénéficie du fait que
17:15l'agriculteur, il a de l'argent.
17:17Mais celui, il est pauvre.
17:20Alors que, chaque fois qu'on fait des achats,
17:22l'État a répliqué pour s'y prendre sa taxe.
17:25Donc quand l'agriculteur est riche,
17:26quand il va acheter du ciment pour construire sa maison,
17:30l'État aussi, il a sa TVA aussi sur le ciment.
17:32Donc l'État aussi, il engrange aussi des recettes publiques.
17:36Puis il arrive aussi à faire face aux besoins de sa population.
17:39Même aujourd'hui, le gouvernement a fait beaucoup d'efforts.
17:42Ils ont construit beaucoup d'écoles,
17:44ils ont construit beaucoup de centres de santé.
17:46Mais aujourd'hui, dans nos grandes villes,
17:48dans nos grandes villes,
17:50il y a la surpopulation dans les classes,
17:51dans les écoles publiques.
17:53Malgré qu'ils ont construit beaucoup d'écoles,
17:55la surpopulation n'a pas été réglée.
17:57Parce que l'État n'a pas les moyens.
17:59Lorsqu'on va dans nos hôpitaux,
18:01dans nos hôpitaux, dans les centres urbains,
18:03il n'y a même pas souvent des laboratoires médicaux.
18:06Comme on dit qu'un médecin,
18:07ce n'est pas soigner qui est difficile pour un médecin,
18:09c'est diagnostiquer le mal qui est difficile.
18:11Mais si l'État n'a pas beaucoup de moyens
18:13pour pouvoir équiper nos hôpitaux ?
18:15Parce que simplement,
18:16ceux qui doivent créer plus de répartie,
18:19ils sont les plus nombreux et ils sont pauvres.
18:21Voilà pourquoi le PIB de la Côte d'Ivoire,
18:23l'agriculture qui représente presque 50%,
18:26il ne contribue qu'à 15% du PIB.
18:29Ça, c'est un déséquilibre majeur.
18:31Il faut régler.
18:32Voilà pourquoi,
18:32pour nous,
18:34le moyen le plus rapide de pouvoir régler ça,
18:36c'est l'agriculture.
18:37Et puis, il faut occuper tous les autres secteurs.
18:40Aujourd'hui, il y a l'industrie extractive
18:42qui s'est beaucoup développée dans ce pays.
18:44Et sans même le développement de cette industrie extractive,
18:47là, notre pays et nos sources seraient en grande difficulté.
18:50Donc, il faut pouvoir développer l'industrie extractive.
18:54Allez-y, je vous accorde 20 secondes.
18:55Il faut pouvoir développer l'industrie extractive,
18:58l'or, le marganèse, la bauxite, le pétrole, tout ça.
19:02Et puis aussi, éventuellement,
19:04aujourd'hui, on vient de découvrir un grand gisement.
19:07On aura l'occasion de parler de cette création de richesses
19:11sous nos cieux.
19:12Pour le moment, on fait une pause et on revient juste après.
19:14D'accord, merci.
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