00:00Je vous l'ai dit, on va retrouver tout de suite Jordan Barbiak sur le terrain et qui parle du Mercosur en Ile-Vilaine.
00:05L'agenda caché du Mercosur, de la présidente de la Commission européenne et du président de la République,
00:10en indiquant que l'accord avait été mis sous le tapis le temps de la campagne européenne
00:13pour tenter de calmer la gronde du monde rural et des agriculteurs.
00:16En réalité, cet accord, il est bel et bien sur la table et le président de la République a indiqué qu'il soutiendrait évidemment cet accord.
00:23Alors il change d'opinion en fonction de son interlocuteur, mais le président de la République soutient cet accord de libre-échange
00:28comme le gouvernement français d'ailleurs.
00:30Les clauses de sauvegarde qui ont été, je ne vais pas dire négociées parce que ça serait un bien grand terme, sont dérisoires.
00:39Elles n'ont aucune valeur contraignant sur le plan juridique.
00:43Elles ne peuvent être activées que pour une durée de deux ans et disparaîtront au bout de dix ans.
00:46Donc ces clauses de sauvegarde en réalité sont de la douce musique que l'on essaie de passer aux oreilles des agriculteurs
00:52pour calmer une potentielle gronde du monde agricole d'ici au mois de décembre.
00:56Mais je vais vous dire, le président de la République, il ment.
00:59Le président de la République soutient la politique de décroissance agricole qui est celle du Green Deal
01:03et qui est portée par la droite et par la gauche au Parlement européen.
01:06Et évidemment, il acte la fin du modèle agricole français.
01:10Or, quand il acte la fin du modèle agricole français, il trahit nos agriculteurs mais aussi la souveraineté de la France.
01:15Et changer des beaux-vots contre des voitures, parce que c'est un peu ça,
01:18quand on parle de Mercosur, ce n'est pas bien, ce n'est pas ce qu'il faut faire.
01:25Non, ce n'est pas ce qu'il faut faire.
01:27Mais le Mercosur, il consiste à permettre à l'Allemagne d'exporter des Mercedes, c'est vrai,
01:31dans un espace économique qui, avec l'Union Européenne, représenterait 25% du PIB mondial
01:36en l'échange du sacrifice des agriculteurs français.
01:40Et donc moi, je pense qu'il n'y a aucune autre possibilité aujourd'hui,
01:42compte tenu de l'état de la compétition mondiale et de la nécessité de préserver notre souveraineté,
01:46que de mettre en place ce que nous appelons l'exception agriculturelle française,
01:50c'est-à-dire de sortir de l'agriculture des accords de libre-échange.
01:53L'Union Européenne peut continuer à négocier des accords commerciaux,
01:56mais elle ne doit plus pouvoir le faire avec l'agriculture française en son sein,
02:00parce que nous sommes systématiquement les perdants, en fait, de ces accords de libre-échange,
02:04dans la mesure où nous sommes mis en concurrence avec des pays qui n'ont pas du tout les mêmes standards que la France.
02:09On est une grande puissance agricole, on doit pouvoir le rester,
02:12mais pour cela, il faut sortir l'agriculture des accords de libre-échange,
02:15et il faut mettre en œuvre le patriotisme économique,
02:18c'est-à-dire de pouvoir donner dans les marchés publics et notamment dans la restauration collective
02:22une priorité d'accès aux agriculteurs français.
02:25Il est anormal que deux tiers du bœuf qui est consommé dans la restauration collective
02:29et notamment dans les cantines des collèges, des écoles et des lycées
02:32soient d'origine importée quand on a deux agriculteurs sur trois
02:36qui est à moins de 200 ou 300 euros à la fin du mois.
02:40C'est inacceptable.
02:41Donc, moi, si vous voulez, ce que je ne comprends pas,
02:43c'est que toutes les grandes puissances, à commencer par les pays du Mercosur
02:46qui réussissent dans la mondialisation, réussissent parce qu'ils arrivent à défendre leurs intérêts.
02:50Et moi, je ne comprends pas que nous trahissions systématiquement
02:53les intérêts de nos entreprises et en l'occurrence ici de nos agriculteurs.
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