[#Exclusif] Me Paulette Oyane Ondo édifie sur l’affaire Hervé Patrick Opiangah
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00:00Bonsoir à tous, interview exclusive donne la parole ce soir à une voix attendue dans
00:16une affaire qui alimente depuis plusieurs mois des spéculations, c'est l'affaire qui
00:21oppose Hervé Patrick Opianga à son ex-compagne Madame Lucie Biloguet face aux accusations
00:29d'inceste et de viol. L'opinion publique se donne à cœur joie dans ce dossier. Pour poser
00:35les enjeux de cette affaire, nous recevons Maître Paulette Oyan-Ondo, avocate au Barreau
00:42du Gabon et conseil de Hervé Patrick Opianga. Bonsoir Maître, c'est aussi de nous avoir
00:48accordé cette interview.
00:50Et c'est moi qui vous remercie de me donner la parole pour expliciter ce qu'on a déjà
00:57dit, mais pour que le peuple gabonais, le public qui nous écoute, d'où qu'il soit,
01:04comprenne très bien de quoi il s'agit.
01:07Alors, avant d'évoquer ce sujet passionnant, j'aimerais vous entendre très rapidement sur
01:12une question d'actualité. C'est le procès dit de la Young Team. Le verdict a été rendu
01:18par la Cour criminelle spéciale. Ce verdict part de 15 ans d'emprisonnement à l'acquittement.
01:29De manière globale, quel regard portez-vous sur les débats et plus spécifiquement sur
01:36ce rendu ?
01:37Bon, eh bien, ce matin, j'étais occupée depuis le matin à préparer cette émission.
01:43Donc, j'apprends par vous qu'il nous a rendu. En ce qui concerne le débat, j'avoue que
01:50je ne les ai pas suivis parce que je suis moi-même occupée par ailleurs avec mes propres
01:54affaires, avec mes propres clients. Donc, je n'ai pas du tout suivi.
01:58Alors, revenons au sujet qui nous occupe, si vous voulez. Vous avez récemment pris la
02:04parole pour dénoncer ce que vous appelez les effets dévastateurs du tribunal de l'opinion
02:09publique dans l'affaire Hervé-Patrick-Opianga. Pouvez-vous expliciter ce que vous voulez dire ?
02:16Voilà. Les médias, c'est bien. Les réseaux sociaux, c'est même bien aussi. Pourquoi ? Parce
02:25que les réseaux sociaux nous permettent de savoir ce qui se passe dans un pays presque
02:32instantanément. Donc, je ne peux pas être contre les réseaux sociaux, je ne peux pas
02:37être contre les médias. Mais là où ce que je veux dénoncer, et que j'ai dénoncé,
02:45c'est que quand des gens mal intentionnés veulent salir quelqu'un, ce qui est le cas
02:56en l'espèce, c'est une salissure absolue, on va directement dans les réseaux sociaux à
03:04l'insu de la personne qu'on accuse, qui ne l'apprend que quelques fois même un
03:14mois après. Je vais vous prendre l'exemple. Je suis aussi l'avocat de la petite Opianga
03:21Mingue. Savez-vous qu'elle n'a jamais su qu'on parlait d'elle, qu'on la salissait dans
03:27les réseaux sociaux pendant deux ans. Elle ne m'avait jamais su, parce qu'elle n'était
03:34pas dans les réseaux sociaux, vous voyez. Donc, quand les gens mal intentionnés utilisent
03:40les réseaux sociaux en mauvaise estion, ça peut entraîner des catastrophes, et on
03:48l'a vu dans certains pays, des gens qui se suicident, des réputations complètement
03:54éclaboussés, complètement par terre. C'est ce côté-là dont mon client a été
04:04victime, dont mes deux clients ont été victimes, et c'est ce que je ne trouve pas
04:08bien. Parce qu'on ne vous laisse pas la possibilité de donner votre point de vue.
04:15Parce que vous ne le savez même pas. Quand on vient vous dire qu'on dit telle chose de
04:19vous sur les réseaux sociaux, c'est déjà dit, et c'est parti, et c'est parti.
04:24Re-commenter, re-commenter, re-tweeter, re-partager, et tout le monde est déjà au courant, et
04:31vous vous retrouvez dans un flot de bouts, il n'y a pas d'autre monde, dans le cas d'espèce,
04:38sans pouvoir réagir. Vous voyez. Parce que, justement, il y a une personne qui a lu une publication,
04:45elle ne va peut-être pas lire votre réaction deux ans après. C'est ça qui est dévastateur.
04:54C'est vraiment très dévastateur.
04:56Alors, maître, s'il est difficile de contrôler les réseaux sociaux, en revanche, la procédure en elle-même,
05:02vous la maîtrisez. Sur le plan juridique, vous contestez la régularité de la perquisition
05:08effectuée au domicile et au bureau de votre client.
05:11sur quoi vous vous fondez lorsque vous remettez en question les conditions de cette perquisition ?
05:18Bon. Alors, qu'est-ce que c'est qu'une perquisition ? C'est là qu'il faut comprendre.
05:25Comme ça, vous allez comprendre pourquoi je conteste.
05:27Une perquisition, c'est un moyen de trouver des éléments qui fondent l'infection.
05:39Donc, on le cherche, ces moyens-là, dans un domicile.
05:43On le cherche, ces moyens-là, dans le lieu où l'on estime qu'on peut les trouver.
05:47Donc, dans le cas précis, le cas qui nous occupe aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a fait ?
05:55Et pour qu'une perquisition soit valable, qu'est-ce qu'il faut ?
05:59Une fois que je vous ai dit que c'est une perquisition, à quoi ça sert ?
06:03Pour qu'elle soit valable, pour qu'elle soit légale, qu'est-ce qu'il faut ?
06:08Il faut un mandat.
06:10Quand vous recevez une plainte, vous regardez comme ça.
06:13L'affaire ne vous semble pas tout de suite claire.
06:18Vous voulez chercher la vérité par des faits matériels.
06:24Parce que quand on cherche la vérité par des faits intellectuels,
06:28ce n'est pas pareil, il n'y a pas besoin de perquisition.
06:31Il suffit de faire des raisonnements, des recoupements.
06:33Mais par des faits matériels, vous pensez que vous pouvez prouver l'infection par des faits matériels.
06:38Vous envoyez donc perquisitionner.
06:40Mais pour ça, vous devez émettre un mandat clair.
06:46Et le mandat doit avoir un objet précis.
06:51Donc, le mandat doit délimiter l'objet de la perquisition et le préciser.
06:57Première chose.
06:58Deuxième chose.
07:00Quand on fait une perquisition, dans le cas où on nous occupe,
07:04la perquisition a été faite par enquête préliminaire,
07:10ça veut dire quoi ?
07:11Ça veut dire que, quand les gens ont reçu la plainte,
07:16ils se disent, c'est assez flou, on ne comprend pas bien.
07:19Mais non, une enquête beaucoup plus poussée par rapport à la plainte qui nous est présentée.
07:26La personne qui nous a présentée la plainte, ce n'est pas compréhensible, ipsofacto.
07:33Poussons plus loin et on ouvre une enquête préliminaire.
07:36Parce qu'on peut faire la perquisition dans beaucoup de cas.
07:38Là, on est dans le cas de l'enquête préliminaire.
07:41Après, je vais vous donner d'autres cas aussi qui ne nous concernent pas.
07:44Mais puisque vous édifiez le public, il faut qu'il le sache.
07:48Donc, dans une enquête préliminaire, c'est-à-dire,
07:53trouver les moyens d'établir l'infraction par des éléments matériels.
08:05Donc, on va au domicile de quelqu'un, par exemple, ou à son bureau,
08:13dans le cas de mon client, ça a été la totale société.
08:19Son parti politique, ils sont allés jusqu'à son parti,
08:21le siège de son parti politique, ses domiciles, etc.
08:24C'était massif.
08:27Je pense que si on avait perquisition de la donne,
08:30on n'aurait pas fait mieux.
08:32Vous voyez ?
08:33Donc, on va donc à la recherche des faits matériels.
08:38Mais, on doit avoir, dans le cadre d'une enquête préliminaire, encore une fois,
08:47on doit avoir, obtenir le consentement de la personne,
08:53pour qu'elle vous laisse entrer chez elle.
08:55Alors, ce que vous dites, c'est qu'il n'y a pas eu mandat de perquisition.
08:59Moi, nous, nous l'avons jamais vu.
09:02On n'a pas reçu.
09:03Non, non, on n'a pas besoin de le recevoir puisqu'on n'était pas encore là.
09:06On a été là après.
09:08Mais, le mandat de perquisition doit être dans le dossier.
09:13Le dossier qui est communiqué aux avocats.
09:17Et, le mandat n'a pas été dans le dossier.
09:19Donc, ils sont allés au bureau, sans mandat de perquisition,
09:24sans même mandat d'entrer dans le domicile,
09:28pour ne pas qu'on crie à la violation de domicile.
09:34Donc, le mandat doit comprendre tout ça.
09:38En plus de ça, on doit obtenir le consentement de la personne
09:44et la présence de la personne.
09:47Le seul cas où l'on n'a pas besoin de tous ces éléments-là,
09:53vous avez seulement le mandat de perquisition,
09:55c'est un cas de flagrance.
09:57Ou bien, un cas de commission rogatoire.
10:00Parce que quand le juge, l'instruction, travaille,
10:03il travaille, il travaille, il travaille, il creuse,
10:06il cherche la vérité, il prend sur quelque chose
10:08et il veut en savoir plus.
10:10Il demande une commission rogatoire aux OPJ,
10:13enfin, au parquet, au procureur, qui est le chef des OPJ.
10:17Les officiers de police et judiciaires.
10:18Voilà.
10:19Et il lui donne autorisation pour qu'on aille par mandat.
10:25Alors, ici, la commission rogatoire aux OPJ respectée.
10:28Qu'est-ce qui s'est fait concrètement ?
10:30Qu'en fait les agents ?
10:33C'est là où, c'est pour ça que nous nous considérons que
10:36ce qui a été fait légalement, ça ne peut pas porter le nom de perquisition.
10:42Donc, quand on finit de faire la perquisition, quand elle est bien légale,
10:47elle est encadrée, on finit de faire la perquisition,
10:52on fait immédiatement un procès verbal sur le lieu même de la perquisition.
11:00Et on fait signer ce procès verbal à tous les gens qui étaient présents.
11:05On leur fait signer le procès verbal.
11:09Alors, vous pointez également l'absence de lien entre les objets saisis
11:13et les infractions reprochées à votre client.
11:18Et là, vous notez des montres, des devises et plusieurs documents.
11:22Oui, parce que la perquisition, quand il y a un mandat, la perquisition dit bien
11:31« Allez me chercher tel objet. »
11:33Donc, la perquisition délimite l'objet de ce qui doit être pris pendant la perquisition.
11:43Ça veut dire que ce qui doit être pris pendant la perquisition doit avoir un lien.
11:48C'est la loi qui le dit.
11:49doit avoir un lien avec l'infection.
11:56On doit prendre les choses qui prouvent que le viol,
12:00qui aident à prouver que le viol a existé.
12:04Alors, maître,
12:05je ne le vois pas.
12:06Qu'est-ce que vous avez pris concrètement chez votre client
12:09et où se trouvent ces objets aujourd'hui ?
12:13Ce qui a été pris chez mon client,
12:15il y a eu beaucoup de choses.
12:16C'est un coffre-fort de montres.
12:20On a pris trois passeports.
12:21On a pris de l'argent liquide.
12:24Bon.
12:25Vous n'êtes pas juriste.
12:26Vous êtes journaliste.
12:28Est-ce que vous, vous voyez un lien entre le passeport et le viol ?
12:33Si jamais il y a viol.
12:37Partons d'abord de l'hypothèse qu'il y a viol.
12:39Est-ce qu'il y a un lien entre une montre et le viol ?
12:43Et où sont ces objets aujourd'hui ?
12:44Personne ne le sait.
12:46Et que dit le procureur ?
12:49Le procureur ne dit rien.
12:51Et pourtant, je l'ai regardé là,
12:52il dit bien qu'on a saisi des objets,
12:54mais il ne dit pas où sont les objets.
12:57On entend que les objets seraient au trésor public.
13:01Alors, je ne vois pas trop bien ce que les objets d'une perquisition
13:04dans une affaire de viol,
13:07parce qu'il faut bien savoir qu'on a catégorisé les infractions.
13:12Il y a des infractions qu'on appelle des infractions contre la personne.
13:15Ici, le viol est une infraction contre la personne,
13:18puisque l'infraction est connue sur la personne même,
13:22sur le physique même de la personne.
13:24Vous voyez ?
13:25Donc, les objets de pli, je ne vois pas en quoi ils prouvent le viol.
13:34Alors, est-ce que vous avez les moyens d'obtenir le lieu
13:38où ces objets sont déposés ?
13:42Le seul moyen qu'on a, c'est ce que nous donne la loi.
13:45Quand on vous a saisi des objets,
13:48quand vous êtes concerné par ça,
13:51vous avez le droit de demander qu'on vous les rende,
13:55qu'on vous les restitue.
13:57Et c'est ce qu'on a fait.
13:58On est parti voir le juge d'instruction.
14:02Et le juge d'instruction a rendu une décision
14:05qui dit clairement, clairement,
14:08qu'elle n'a jamais vu de scellés.
14:14À ses yeux-là, elle n'a jamais vu de scellés.
14:18Non seulement elle ne les a jamais vus,
14:19mais même le dossier du juge,
14:26le placé, les scellés ne sont nullement mentionnés.
14:30Alors, pour bien comprendre,
14:34le juge est en train de mettre à porte à faux
14:36les OPJ et le procureur.
14:39Le juge dit ce qui est dans son dossier.
14:43C'est ça que le juge dit.
14:44Et où sont ces objets aujourd'hui ?
14:46C'est la question que nous nous posons.
14:48Ça, c'est la question que nous nous posons.
14:51Et nous n'avons pas l'intention d'en démode
14:53jusqu'à ce qu'on les rende à son légitime propriétaire.
14:58Parce que les objets sont le fruit des amis du travail.
15:01Les objets sont des cadeaux que ses amis ont tous les faits.
15:04Il faut qu'on les lui rende.
15:05Merci, Maître Paulette Oyan-Ondor.
15:09Vous êtes l'avocat de Hervé-Patrick Opianga.
15:13Nous marquons une courte pause.
15:14Revenons juste après.
17:47De retour sur ce plateau avec Paulette Oyan-Ondor,
17:52avocat au barreau du Gabon
17:53et conseil de Hervé-Patrick Opianga
17:57avec qui nous évoquons cette affaire qui suscite l'intérêt des Gabonais, cette affaire qui a posé Hervé-Patrick Opianga à son ex-compagne, Lucie Biloguet.
18:09Alors, Maître, poursuivons notre entrevue. Dans vos déclarations, vous évoquiez également le fait que la présumée victime a toujours nié les faits.
18:22Quel poids cette constance a-t-elle dans votre stratégie de défense ?
18:28Non, ce mari a toujours nié les faits. Mais en plus, sa mère, celle qui a porté plainte, elle dit qu'elle aurait été violée quand elle avait 13 ou 14 ans.
18:40Cette imprécision, très bizarre, parce qu'une mère qui voit sa fille violée ne peut pas dire quand elle avait 13 ou 14 ans, elle doit être précis, elle ne l'a pas été.
18:50Donc, 20 ans plus tôt, 20 ans ou 21 ans plus tôt, puisqu'on est dans l'imprécision du fait de Madame Biloguet.
18:58Et en plus, aujourd'hui, la non-victime, puisqu'elle n'est pas victime, a 34 ans.
19:08Quelqu'un qui a 34 ans, si t'as été le fait violée, c'est plus sa mère qui doit porté plainte, c'est à elle-même de porté plainte.
19:16Elle est majeure.
19:17Elle est majeure.
19:17Donc, sa dénégation, le fait qu'elle n'a été le moins fondamental du dossier, parce que c'est même si fondamental que ça n'aurait jamais dû arriver jusque-là.
19:32Le procureur, le parquet, ils auraient dit qu'il n'y a pas de victime, puisque la personne n'est.
19:38Donc, il n'y a pas de victime.
19:40Donc, il n'y a pas de faction.
19:41Alors, maître, vous évoquez également une temporalité que vous jugez troublante.
19:47des faits supposés commis sur une mineure il y a plus de 20 ans.
19:52Pardon, maître, mais en quoi cela vous semble-t-il inconciliable avec la crédibilité de la plainte ?
19:59La mère a porté plainte le 25, mais la perquisition a oublié le 20, sur la base de la plainte de la mort.
20:08Comment c'est possible ?
20:10Et comment vous l'expliquez ?
20:11Justement, je n'ai pas la question.
20:13Mais ce sont des questions que nous faisons, et c'est pour ça qu'on ne peut pas appeler ça perquisition.
20:17Et en plus de ça, le procureur l'a interdit de sortie du territoire.
20:23Donc, cette affaire est comme ça.
20:25C'est-à-dire que la mort, elle n'est pas logique du tout.
20:31Elle n'est pas...
20:32Enfin, la mer, je ne sais pas.
20:37C'est quelque chose que je n'ai pas à comprendre.
20:39Donc, le procureur rentre dans le jeu et la perquisition de 20, pour une plainte qui ne veut pas recevoir que le 25.
20:52Donc, la perquisition est antérieure à la plainte.
20:55Mais la perquisition n'a pas de justifier la perquisition.
20:59Est-ce que cette occurrence existe bel et bien dans le dossier ?
21:02Ah oui !
21:04Elle existe bel et bien dans le dossier.
21:06Elle existe même dans, aujourd'hui, ce qui n'est plus, qui est sorti de l'espace du travail pour faire le juge d'instruction.
21:17Puisque ça fait partie, ça fait l'objet d'un jugement.
21:22Alors, donc, vous dites que la fille qui est censée être la victime est interdite de sortir du territoire.
21:30Oui, par le parquet.
21:33Et elle-même, elle a porté plainte pour diffamation.
21:38Parce qu'elle a été diffamée pendant au moins deux ans.
21:40Elle ne le savait pas dans les réseaux sociaux, dans la presse, tout ça.
21:43Mais elle ne savait pas.
21:44Quand elle a découvert ça, elle a porté plainte.
21:46Donc, elle ne se contente pas de dire qu'elle n'a jamais été violée.
21:49Elle agit.
21:51Mais, demandez-moi où se trouve sa plainte.
21:54Qu'est-ce que c'est ça ensuite ?
21:56Personne n'en parle.
21:57On ne sait pas où.
21:58Il n'y a jamais, on n'a jamais commencé un rebus d'instruction de sa plainte.
22:03Alors, maître, et ensuite, vous vous en prênez comme au procureur,
22:06vous estimez qu'il a pris position pour un camp au lieu d'instruire de manière objective.
22:12Sur quoi vous étiez, vous dire ?
22:14J'étais médiée sur ce qu'est le procureur.
22:18Quel est son rôle ?
22:19Le procureur est le protecteur des biens et des personnes.
22:23Face à certaines personnes, et pas seulement certains biens,
22:26il peut protéger tout le monde.
22:28Donc, quand le procureur reçoit une plainte, il regarde si l'affaire est fondée ou pas.
22:33Si cette affaire est correctionnelle ou pas.
22:37Si elle est correctionnelle, est-ce que l'affaire est fondée ?
22:41Non.
22:43Apparemment, non.
22:44Eh bien, il peut agir à charge et il peut agir à décharge.
22:49Et quand c'est non, que ce n'est pas fondé, il agit à décharge.
22:52Et là, nous avons des éléments, beaucoup d'éléments qui prèvent pour la non-existence de l'infection.
23:02Le fait que cette infection ne soit pas établie parce qu'il n'y a pas de victime.
23:06Puisque la personne qu'on doute a été violée ne l'a pas été.
23:09La mort, dans la crédibilité, moi je la mets en doute, tout à fait.
23:14Je pense que c'est une femme qui a beaucoup aimé M. Opianga
23:19et qui n'a pas accepté que la relation s'était amie.
23:23Et donc, elle agit par vengeance.
23:25Ça arrive tout le temps.
23:26Des histoires d'amour, le monde est gouverné par l'amour.
23:31Donc, il s'en suit des choses incroyables et même des crimes passionnels.
23:35Donc, nous sommes dans le cas d'une simple histoire d'amour mal digérée par Mme Bilogo
23:42et qui trouve un moyen de s'en prendre à M. Opianga.
23:47Et oui, elle n'est sa propre crédibilité en doute.
23:51D'abord, elle exposerait sa fille publiquement dans les réseaux sociaux.
23:58Jamais.
23:59Chaque mère est protectrice.
24:00Enfin, une mère normale, une mère qui n'est pas dénaturée.
24:03Elle est protectrice.
24:05C'est une mère de nature qui expose leurs enfants.
24:09Et un enfant qui dit non.
24:11Elle n'a pas arrêté de dire non.
24:13Non, non, non, non, non.
24:15Elle dit qu'elle n'a jamais été violée.
24:17Pas seulement qu'elle ne soit pas.
24:18Même les petits amicaux n'a pu avoir.
24:20Elle n'a jamais été victime d'une violence sexuelle.
24:25Alors, mais...
24:26Il faut insister à l'air que la personne concernée dit qu'elle ne l'a pas été.
24:30Oui, oui.
24:31Mais le plus bizarre dans tout ça, c'est que le procureur du Parquin, qui dit qu'elle est victime,
24:39et qui dit qu'il faut un perquisition pour pouvoir établir l'infection, vous savez ce qu'ils ont fait ?
24:47Elle a obtenu en garde à vous pendant cinq jours.
24:49Depuis quand on a le temps de victime ?
24:52Depuis quand ?
24:53Où est-ce que vous avez vu un mal-quiet d'une victime ?
24:57Mais maître, vous, quelle interprétation vous donnez justement à cette situation que vous décrivez ?
25:06Comment vous l'interprétez ?
25:07Je l'interprète que je vais vous dire une chose.
25:10Finalement, il ne faut jamais dire qu'on a déjà tout vu dans la vie.
25:13J'ai 30 ans de métier.
25:15Je pensais avoir tout vu.
25:16Mais je tombe sur ce cas, et je me rends compte que je n'ai encore rien vu.
25:23Je ne l'ai jamais vu qu'on maltrite une victime.
25:27C'est pour ça que je vous ai dit.
25:28C'est une affaire qui est une lumière tordue.
25:32Alors maître, à vous entendre, le dossier est vide.
25:36Pourquoi alors cette affaire prend autant d'ampleur dans l'opinion publique ?
25:41Pourquoi elle passionne et pourquoi elle prend également une dimension politique ?
25:47Diraient certains également.
25:49Ça, c'est le problème quand on viole la loi.
25:54Parce qu'ils ont n'attendu ce dossier.
25:57Ils ont trop fait des hommes.
26:00Pour rien.
26:00Et voilà, tout le monde peut s'imaginer ce qu'ils veulent.
26:06Parce que s'ils avaient respecté les normes, on n'en serait pas là.
26:09C'est le non-respect des normes.
26:12Quand on est dans le même droit, ça crée ce genre de situation.
26:17Alors merci maître, merci pour ces éclairages sur cette affaire passionnante.
26:23Peut-être avez-vous un dernier mot en tant que conseil de la vie Patsiko Pianga
26:27à l'égard d'une part de la justice gabonaise,
26:30mais également vis-à-vis des Gabonais qui sont passionnés par cette affaire tout simplement.
26:35Oui.
26:38Ce que je voulais dire aux Gabonais, c'est très important.
26:40C'est que cette affaire, certes, elle me concerne aussi au Pianga,
26:47mais elle soulève une question très importante.
26:50C'est la sécurité juridique.
26:52Qui est le premier pas d'un état de loi.
26:56C'est une affaire qui crée une sécurité juridique.
27:00Or, un pays a besoin de sécurité juridique.
27:03Parce que la loi, c'est le parapli qui protège tout le monde.
27:07À partir du moment où on peut la violer,
27:10parce que c'est M. Patiko Pianga.
27:13Demain, on va la violer pour X.
27:15Après, demain, pour Y.
27:16Après, demain, pour A.
27:18Après, demain, pour C.
27:19Donc, il faut faire attention
27:21à ce que la sécurité juridique existe dans un pays.
27:29Donc, il ne faut pas voir que M. Pianga,
27:31c'est le tout de M. Pianga.
27:34Mais si on persiste dans ce genre de méthode,
27:37d'abord, on n'aboutira pas à un état de loi.
27:39Et plus en plus, personne n'est à l'abri.
27:43Même ceux qui, aujourd'hui,
27:45s'acharne contre M. Pianga.
27:47Ils ne savent pas que le problème sera fait.
27:49Comme dit chez nous en Afrique,
27:50tu manges de la poule, le canard te voit.
27:52Donc, la sécurité juridique,
27:55il faut que le bidon soit un pays
27:57où il y a au moins la sécurité juridique.
28:01Au moins.
28:01Quand il y a une sécurité juridique comme ça,
28:04normalement, les gens ne vivent plus en reste clos.
28:07Cette affaire est reconnue partout.
28:10Un homme qui investit chez lui de son argent,
28:14qui emploie depuis qu'O. Pianga fait des affaires,
28:16ça ne fait pas que maintenant,
28:18qu'il fait les oeufs, les poils, les poulet, etc.
28:22Il a toujours employé, il a toujours entrepris.
28:25Et il a employé, dans sa vie,
28:28au moins, cette même gabonique-là.
28:31Quand il fait ça dans son propre pays,
28:35que pensez-vous qu'un étranger va dire ?
28:39Des investisseurs potentiels.
28:41Il va se dire,
28:42mais voilà un authentique gabonais,
28:45un autochtone,
28:47qui investit chez nous,
28:48et un plan de prétexte pour fermer sa société.
28:52Moi, je n'ai pas envie d'abonner mon argent là-bas.
28:55D'autre part,
28:57même un authentique gabonais,
29:00O. Pianga est arrivé à un certain niveau.
29:02Qu'est-ce que le gabonais d'Aanda peut dire, lui ?
29:05Il peut dire, mais si on fait ça à quelqu'un
29:07qui s'est battu pour arriver à ce niveau-là,
29:11si on peut faire ça à M. O. Pianga,
29:14qui est un homme qui est arrivé à un certain niveau,
29:17qui est un homme qui peut prendre des avocats,
29:20qui est un homme qui peut,
29:22à plus faire des hommes,
29:23moi qui suis un gabonais d'arri.
29:26On va m'écrire le coup.
29:28En silence.
29:29Vous voyez ?
29:30Donc, nous sommes là
29:31dans une problématique très importante
29:36pour le gabonais de la Ve République.
29:38Il faut absolument instaurer, au moins, au moins, à très loin, la sécurité juridique.
29:48C'est entendu, maître. Vous êtes maître Paulette Oyan-Ondo.
29:53Merci encore pour cet échange direct.
29:56Vous êtes l'avocat de Hervé Patrick Oupianga.
30:00Et c'était interview exclusive.
30:02Merci de nous avoir regardé.
30:04Je vous donne rendez-vous la prochaine fois.
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