00:00Dans le département, des milliers de familles comptent sur eux pour manger les Restos du Coeur des Pyrénées-Orientales.
00:05C'est la 41e campagne d'hiver Simon-Colbocq et on en parle avec la référente communication des Restos du Coeur dans le département.
00:11Bonjour Patricia Barigliano.
00:13Bonjour.
00:131 700 000 repas distribués l'an dernier dans les Pyrénées-Orientales.
00:18Est-ce que vous savez combien vous allez en distribuer l'année prochaine ?
00:22Je ne vais pas pouvoir vous donner un chiffre mais je pense qu'on va distribuer encore plus.
00:25Est-ce qu'il y a quelque chose qui ce matin, alors que la campagne d'hiver démarre officiellement demain,
00:29est-ce qu'il y a quelque chose qui vous manque dans vos étagères, dans vos entrepôts dans les Pyrénées-Orientales ?
00:33Quelque chose dont vous avez absolument besoin ?
00:35Aujourd'hui je dirais non comme ça mais il est vrai qu'on a manqué d'œufs, on a manqué de lait,
00:42ça arrive qu'il y ait des pénuries sur certains produits.
00:468 600 familles bénéficiaires l'an dernier, rien que dans le département.
00:51Vous dites que vous allez servir plus de repas ces prochains mois, c'est parce que le nombre de bénéficiaires va augmenter aussi ?
00:56Le nombre de bénéficiaires augmente, on sait, puisque là on a fait les inscriptions,
01:01donc on sait qu'il y a de plus en plus de monde, oui malheureusement, c'est comme ça chaque année.
01:06Je n'ai pas de chiffres bien précis mais je vous dirais ça en fin d'année.
01:10Mais ça augmente de plusieurs centaines, de plusieurs dizaines qu'on ait un ordre d'idées ?
01:13Ah oui, de plusieurs centaines, oui.
01:15D'accord, donc on va atteindre un jour la barre des 10 000 bénéficiaires aussi dans notre département tôt ou tard.
01:18Oh c'est possible, oui.
01:19Qui sont ces bénéficiaires ? Est-ce qu'il y a des gens que vous ne voyiez pas auparavant
01:24et qui maintenant viennent frapper à la porte des restos ?
01:26Oui, avant on avait surtout des gens qui étaient dans la rue, qui n'avaient rien à manger.
01:31Et aujourd'hui, oui, nous avons des familles monoparentales avec des enfants,
01:36donc de plus en plus d'enfants de 0 à 3 ans.
01:39On a des étudiants qu'on n'avait pas non plus et on a des retraités qu'on n'avait pas non plus.
01:44Donc voilà, avec des petits revenus, ils viennent compléter un petit peu avec les Restos du Coeur.
01:50Depuis plusieurs années, vous intervenez aussi auprès des SDF, dans la rue directement ?
01:54Oui, oui, nous avons un camion qui se poste plusieurs fois par semaine, en l'occurrence ici à Perpignan.
02:00Et puis voilà, on sert des repas chauds.
02:03C'est les Restos du Coeur qui préparent ces repas et qui les servent le soir.
02:07On le sait, la précarité augmente dans notre pays.
02:09Et quand elle augmente en France, elle augmente encore plus vite dans les Pyrénées-Orientales.
02:12Oui, nous sommes dans une région très précaire.
02:15Très précaire, avec une situation économique qui est très difficile chez nous.
02:19Potentiellement, ça veut dire toujours plus de bénéficiaires, on en a parlé.
02:22Est-ce que ça veut dire que les critères pour bénéficier de l'aide des Restos du Coeur doivent se durcir ?
02:27Ou est-ce que vous refusez justement de le faire ?
02:30Vous dites qu'on va continuer d'aider tout le monde ?
02:31Non, non, non, on a des barèmes en fonction des revenus de chacun.
02:35On a des gens qui n'ont aucun revenu, il y a des gens qui ont des petits revenus.
02:39Donc on complète, non, non, les critères ne changent pas.
02:42On reste avec les mêmes critères pour qu'il y ait une égalité et que tout le monde puisse en bénéficier.
02:47La demande augmente. Est-ce que vous arrivez à suivre d'abord les dons ?
02:51Ça suit les dons ?
02:52Alors les dons, non, on est toujours en manque.
02:54C'est toujours pareil, c'est pour ça qu'on fait des collectes.
02:56On fait une collecte départementale et on fait une collecte nationale.
02:59Les dons sont toujours les bienvenus, que ce soit financier ou que ce soit en alimentaire.
03:07Mais on a toujours besoin puisque le nombre augmente.
03:10En parlant de ces dons, il y a des vidéos qui tournent sur internet où on explique que les restos du Coeur refusent des dons alimentaires qui contiennent du porc.
03:19On est d'accord ? Ça c'est complètement faux ?
03:20Ah oui, complètement faux.
03:21Ces vidéos sont beaucoup partagées. Vous savez d'où viennent ces vidéos ? Qui est-ce qui vous veut du mal ?
03:28Je ne sais pas qui fait ça, mais on prend vraiment tout.
03:32Les seules choses qu'on ne prend pas dans les collectes, ce sont les produits frais, parce que c'est périssable.
03:40Mais sinon, il n'y a aucune denrée qu'on refuse, au contraire.
03:43Les entreprises locales de l'alimentaire, elles jouent le jeu ici dans le département ?
03:47Oui, on a le marché de Saint-Charles qui joue bien le jeu, qui nous appelle régulièrement,
03:50en nous disant qu'on a ce chiffre en palette quand même.
03:55Donc on est appelé. Après, on a des producteurs aussi qui ont beaucoup en production,
03:59qui nous appellent pour qu'on aille chercher ce qu'ils ont en plus pour ne pas le jeter et en faire profiter.
04:04Donc dans la région, heureusement, on a pas mal de dons.
04:09Et tous ces dons, il faut des bras pour les collecter et aussi les distribuer.
04:14Vous lancez un appel pour trouver plus de bénévoles.
04:16Il y a aujourd'hui 570 bénévoles dans le département pour les restos du Coeur.
04:20C'est déjà beaucoup, mais ça ne suffit donc pas.
04:23Vous en cherchez combien ?
04:25Alors, on n'a pas de nombre, je veux dire.
04:27Il n'y a pas de limite.
04:28Il n'y a pas de limite, voilà.
04:29Donc on cherche tout le temps des bénévoles, déjà pour accueillir et puis pour servir.
04:35Donc là, c'est déjà important.
04:37On cherche des chauffeurs, on cherche des responsables de centres,
04:40on cherche à tous les niveaux.
04:42Il y a des profils particuliers.
04:44Est-ce qu'il faut, vous avez besoin de monde, je ne sais pas, en informatique par exemple ?
04:47Est-ce qu'il y a des profils spéciaux que vous n'arrivez pas à trouver au point de vue bénévole ?
04:50Alors, voilà, par exemple, les chauffeurs.
04:52C'est compliqué parce que...
04:53Pour le camion des restos ?
04:54Pour les camions qui font la ramasse, tout ça, c'est compliqué
04:57parce que tout le monde ne peut pas conduire un camion.
05:00En informatique, on a besoin.
05:01En formateur, on a besoin.
05:03Et puis après, bon, peu importe.
05:05Pour la distribution, il n'y a pas de critères.
05:08Et quand on s'engage comme bénévole, c'est combien d'heures par semaine ?
05:11Est-ce qu'il y a un minimum ?
05:12Il n'y a pas de minimum, il n'y a pas de maximum.
05:14Mais il est vrai que l'idéal, ce serait de pouvoir avoir 2-3 jours par semaine.
05:19Mais bon, c'est beaucoup.
05:21Sinon, même une heure, une demi-journée, on est preneur.
05:25Il n'y a pas de petit coup de main, en quelque sorte ?
05:27Voilà, non.
05:28Parce que certains auditeurs pourraient craindre de se faire happer, finalement,
05:31par une association, quand on est bénévole, qu'on commence doucement.
05:34Non, vous êtes bénévole, vous êtes libre.
05:35Vous dites, voilà, moi, je peux être disponible de telle façon dans la semaine.
05:41Ou à des moments, là, il va y avoir les paquets cadeaux.
05:45Je peux venir une journée pour faire les paquets cadeaux.
05:47Voilà.
05:48Donc, toute aide est bonne à prendre.
05:52Patricia Brégliano, vous êtes la responsable communication des Restos du Coeur dans le département.
05:57On vous souhaite bon courage.
05:58Et on pense, évidemment, à toutes les équipes des Restos en pays catalan,
06:01tous les bénévoles dont nous parlions à l'instant.
06:04Bonne journée à vous.
06:04Merci, vous aussi.
06:05Au revoir.
06:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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