00:00Et à un moment donné, je ferai une petite parenthèse parce qu'on a parlé de handicap tout à l'heure.
00:04Moi, j'ai une petite fille qui a 15 ans, d'accord, qui souffre d'un syndrome qui s'appelle le syndrome renu,
00:09qui a été diagnostiqué il y a un an et demi, qui n'a pas de structure.
00:13C'est-à-dire, il n'y a pas de structure en France pour accueillir ma fille.
00:16Donc, elle est à la maison.
00:17Ça veut dire que je suis obligé de prendre en charge un certain nombre de coûts puisque,
00:21malgré le fait qu'elle soit à 80% handicapée, j'ai la moitié des praticiens qui ne sont pas pris en charge.
00:28Ça me coûte grosso modo 1 000 euros par mois.
00:30Voilà.
00:31J'ai fait livrer, il y a un an de ça, un lit médical.
00:35Ah, monsieur, la Sécurité sociale, ce n'est pas la bonne taille.
00:38Donc, pour 90 centimètres, on vous le rembourse.
00:41Pour 120 centimètres, c'est de votre poche.
00:42Ça se passe comme ça aujourd'hui.
00:44Donc, moi, je n'ai jamais rien demandé.
00:45Ça coûte combien, pardon, un lit médicalisé ?
00:462 500 euros, d'accord ?
00:48Moi, je reviens à ma phrase de départ.
00:51Je veux avoir le choix.
00:52Je n'ai jamais rien demandé.
00:53Je ne demande pas d'aide.
00:54Je veux simplement pouvoir profiter de mon travail.
00:56Mais quand une fois, comme dans cette situation-là, j'ai besoin que mon pays m'aide,
01:00là, il n'est pas là.
01:01Là, il n'est pas là.
01:02Pourquoi ?
01:02Parce que l'argent, il est distribué ailleurs.
01:04Et à un moment donné, dans nos entreprises, on a des comptes à rendre à nous-mêmes et à notre banquier.
01:09Et j'aimerais que les politiques et l'État fassent la même.
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