00:00Cette décision à Brest, elle n'a attisé aucune haine.
00:03On a appelé par ce communiqué.
00:05Il y avait des militants qui étaient présents devant le concert,
00:08qui ont distribué des tracts, qui ont discuté avec les gens.
00:11Tout s'est très bien passé.
00:11Donc en fait, ça n'a attisé aucune tension.
00:14C'est une expression politique d'un concert qui était politique,
00:18même si on ne veut pas forcément le reconnaître.
00:19Mais je reprends les propos de la personne de la CGT Spectacle
00:23qui s'est exprimée avant moi.
00:25Il avait tout à fait raison en disant que ce concert-là,
00:27ils ont une dimension politique.
00:28Pardonnez-moi, Amir a une expression politique dans ses chansons ?
00:35Citez-moi des paroles de ses chansons.
00:38Il a participé dans les guerres de colonisation en Palestine.
00:41Il a eu des rôles au sein de l'armée israélienne, au sein des renseignements.
00:45Il a participé à des concerts en soutien à l'extrême droite israélienne.
00:48Il doit faire son service militaire, madame.
00:49Il ne savait pas que ces gens étaient d'extrême droite.
00:52On ne prendrait pas au sérieux quelqu'un en France
00:54qui donnerait par hasard un concert de soutien à Jordan Bardella.
00:57Ce n'est pas sérieux.
00:57Pendant que vous parlez, on voit les mots du producteur d'Amir
01:00qui dit « ça va mal finir »
01:01et qui redoute qu'il se passe un drame à l'un de ses concerts.
01:05C'est absolument pas ce qu'on souhaite.
01:10De toute évidence, à Brest, hier soir, ça s'est très bien passé.
01:13Mais je répète que maintenir ces concerts, c'est aussi jouer une stratégie de l'attention.
01:18C'est ce que la CGT Spectacle a essayé de prévenir hier soir avec le concert à la Philharmonie.
01:25La personne l'a très bien rappelé tout à l'heure.
01:27Ils ont demandé à ce que le concert soit contextualisé,
01:29à ce qu'il y ait des rappels du génocide qui est encore en cours.
01:32Parce qu'en fait, on peut bien sûr compatir comme le font les membres de l'Orchestre National d'Israël
01:38en disant « c'est dommage qu'il y ait des victimes ».
01:40Mais ces victimes-là, elles n'arrivent pas par magie.
01:42Elles arrivent parce qu'il y a une guerre génocitaire.
01:44Elles arrivent parce qu'il y a un bloc humanitaire.
01:45Oui, d'accord. Mais Mme Baudouin, juste une chose.
01:47Enfin, si je vous suis, Amir, il ne doit plus chanter en France pendant combien de temps ?
01:54Écoutez, nous, on a fait cet appel au bonheur à Brest parce que ça nous concernait.
01:59Le pays, pour moi, et les salles de concert doivent prendre chacune et chacune leur responsabilité,
02:04en leur âme et conscience.
02:05Lui, il a le droit de tourner.
02:07Ses producteurs ont le droit d'essayer de le faire tourner.
02:09Néanmoins, les salles, les villes ont aussi la liberté de s'engager pour la paix.
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