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  • il y a 2 mois
La partie "recettes" du budget de la Sécurité sociale est adoptée par les députés avec 176 voix "pour" et 161 "contre". Ce vote permet à la partie "dépenses", dont fait partie la suspension de la réforme des retraites, d'être débattue à l'Assemblée nationale.

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00:00Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Voici le résultat du scrutin.
00:15Votant 395 exprimés 337 majorités 169 pour 176 contre 161, l'Assemblée nationale a adopté.
00:30Marie Chantré, on a donc le résultat. Le texte passe à 15 voix près.
00:41Absolument. 176 pour, 161 contre.
00:46Il va être intéressant d'aller assez rapidement sur le site de l'Assemblée nationale pour voir qui a voté vraiment.
00:53Mais oui, Paris gagné pour le gouvernement de Sébastien Lecornu qui, encore une fois, on le rappelle, n'était pas au banc.
01:01Représenté notamment par Amélie de Montchalin qui a vécu un véritable marathon, on l'a vu, durant tous ces débats.
01:07La ministre des Comptes publics.
01:09Et donc, l'implication et la conséquence directe de l'adoption de ce volet recette de la Sécurité sociale, c'est que les débats et le volet dépenses va pouvoir avoir lieu
01:21et qui implique donc la suspension de la réforme des retraites qui sera normalement discutée selon un agenda prévisionnel que nous avions dévoilé en début de semaine
01:29à partir de mercredi 12 novembre dans l'hémicycle au Palais Bourbon.
01:34Donc après le vote, la séance est suspendue à l'Assemblée et les débats reprennent dès ce soir.
01:38Dès ce soir, puisque la séance se poursuit jusqu'à minuit, séance aussi dimanche.
01:4311 novembre oblige, il n'y aura pas de séance lundi et mardi et les débats reprennent donc mercredi 12 avec l'examen de la suspension de la réforme des retraites.
01:51Il y a aussi toute la question du gel des pensions, la question du gel des minima sociaux, la question des franchises médicales
01:57ou des sujets très très très irritants qui vont donner lieu aussi à des débats acharnés.
02:01Et puis le vote solennel, mercredi soir 12 avant le retour des débats sur le budget de l'État.
02:07Marathon, c'est un petit mot.
02:10Alors bien évidemment, on attend les premières déclarations qui vont venir dans les minutes qui viennent.
02:14Une fois que les députés ont voté, Victor, ce qui nous intéresse dans ces 176 personnes, c'est de savoir qui a voté quoi.
02:21Qui a voté quoi, vous avez raison.
02:22Alors à 15 voix près, si c'est passé, donc déjà c'est pas passé loin.
02:25Sébastien Lecornu a fait le vote pari.
02:26Sur le fil, une fois de plus.
02:27Oui, mais exactement sur le fil.
02:28Comme beaucoup de votes en ce moment à l'Assemblée nationale, si ça passe à 15 voix près, il y a fort à parier que les socialistes ont suivi a priori.
02:35Je n'ai pas encore le détail du vote, donc je m'avance un petit peu là.
02:37Mais les socialistes ont certainement suivi la consigne de Jérôme Gage.
02:39Il est possible que les abstentions qu'on estimait fortes au sein du Bloc central ont finalement été un petit peu plus faibles.
02:45et qu'il y a eu plus de votes pour pouvoir défendre et justement passer à la discussion sur les dépenses.
02:50L'argument, c'est d'ailleurs l'argument que vous allez entendre toute la soirée, qui est de dire, notamment du côté du Parti socialiste,
02:54on n'a pas voté pour parce qu'on cautionne, on a voté pour parce qu'on voulait parler des dépenses et qu'on ne voulait pas expédier ça au Sénat,
02:59qui eux auront une vision du sujet des dépenses et notamment la suspension de la réforme des retraites, totalement radicalement opposée à la nôtre.
03:06Donc le Parti socialiste, là, en revanche, s'inscrit, c'est la tradition, si vous voulez, à l'Assemblée nationale, tout est inédit.
03:12Toutes les discussions, il faut que nos spectateurs comprennent bien, cette situation politique n'a jamais eu lieu en France.
03:17La possibilité d'un budget qui ne soit pas voté, ça n'a jamais eu lieu en France.
03:21On va écouter Olivier Faure.
03:23De ce qu'on comprend, ça s'est joué à 15 voix près, est-ce qu'il fallait que ça se poursuive à l'Assemblée et que ce texte n'aille pas au Sénat ?
03:29Bon, nous ne parlons pas de victoire, nous sommes beaucoup plus sobres.
03:33Nous avons simplement permis que le débat vienne sur l'essentiel.
03:37Vous l'avez compris, nous parlions simplement des recettes pour la sécurité sociale
03:41et nous allons passer maintenant à la partie dépense.
03:43C'est dans cette partie-là qu'on retrouve tout ce que les Français ont en horreur,
03:48le gel des pensions, le gel des prestations, les franchises médicales pour ne prendre que les principales.
03:54Et donc nous voulions effectivement parvenir à ce que ce débat puisse avoir lieu avant qu'il n'aille au Sénat.
04:00Je remarque qu'il n'y a que deux groupes qui ont voté contre, la France Insoumise et l'ERN,
04:05ce qui me désole parce que ces deux parties-là prétendent défendre les classes populaires.
04:09La réalité, c'est qu'aujourd'hui, ils ont fait le jeu du pire.
04:13Et le jeu du pire, c'est de ne pas permettre que demain, les Françaises et les Français puissent avoir la possibilité
04:18de partir en vacances de Noël en sachant que leur pouvoir d'achat sera préservé.
04:22Le pouvoir d'achat, c'est la revendication numéro un des Françaises et les Français.
04:26La mépriser, c'est les mépriser.
04:28Et donc c'est la raison pour laquelle nous avons tout simplement fait notre devoir
04:31et nous avons montré qu'il y a une gauche qui est utile aux Françaises et aux Français
04:35et qui continuera à l'être.
04:37Nous allons défendre patiemment, point par point, sur tous ces sujets,
04:42ce que nous croyons être la justice.
04:44Mais évidemment, nous ne parviendrons pas à un budget de gauche.
04:47Tout le monde le sait.
04:48Mais nous ne voulons pas que ce soit un budget de droite non plus,
04:50c'est un budget d'attente.
04:51Parce que dans un moment où il n'y a de majorité ni pour les uns ni pour les autres,
04:54forcément, il fallait chercher des concessions,
04:57mais ne pas non plus faire croire que le tout ou rien est possible.
05:02Le tout ou rien, c'est sur le tout ou rien.
05:03Vous avez voté cette partie recette, pour cette partie recette.
05:07Est-ce qu'on doit comprendre que c'est parce que vous avez obtenu des avancées
05:09ou est-ce que vous l'avez un peu votée en vous poinçant le nez ?
05:13Nous avons obtenu un certain nombre d'avancées.
05:15Nous avons surtout épargné les Françaises et les Françaises
05:17d'un certain nombre d'efforts qui leur étaient demandés.
05:20Nous avons épargné les tickets restaurant, nous avons épargné les apprentis,
05:23nous avons épargné ceux et ceux qui travaillent de l'augmentation de la CSG.
05:30Nous nous sommes battus pour celles et ceux pour lesquels nous nous sommes engagés.
05:34Est-ce que c'est suffisant ? Certainement.
05:36C'est la raison pour laquelle nous voulons débattre aujourd'hui
05:38du gel des pensions sur lesquelles nous entendons revenir.
05:41Nous ne voulons également l'abandon du gel des minima sociaux.
05:44Nous voulons obtenir l'abandon du doublement des franchises médicales.
05:49Nous voulons plus de moyens pour l'hôpital.
05:51Tous ceux qui n'ont pas voté la partie recette, en réalité, hypothèquent l'avenir
05:56et le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
05:58Olivier l'a dit tout à l'heure, pour un certain nombre de députés dans cette émission,
06:03c'est tout ou rien et le plus souvent c'est rien.
06:05Et je vais vous dire, les gens qui n'ont que leur travail pour vivre,
06:07que les services publics comme capital, ils ne peuvent pas se permettre d'attendre.
06:10L'urgence, c'est maintenant. L'exigence de préserver le pouvoir d'achat, c'est immédiat.
06:16Et toute autre espèce de considération, c'est les considérations que les petits bourgeois peuvent se permettre,
06:20mais pas les classes populaires.
06:21Est-ce que vous allez avoir le temps d'examiner tous les articles restants sur le budget ?
06:26Est-ce que vous allez être pris par le temps aussi ?
06:27Le combat continue. Nous avons mené une première bataille.
06:31Et là, nous allons poursuivre avec la partie des dépenses.
06:34Et oui, nous aurons le débat sur la suspension de la réforme des retraites.
06:38Il aura lieu mercredi à 15h.
06:40Nous aurons également le débat sur l'année blanche.
06:43Et nous continuerons de mener ce combat pour supprimer toutes les horreurs qu'il y a dans ce budget.
06:48Et nous sommes bien déterminés à les gagner.
06:50Voilà, on vient d'entendre la réaction des représentants socialistes après ce vote.
06:55Donc cette adoption de la partie recette du budget de la sécurité sociale.
06:59Marie Chantray, Olivier Faure, qui parle pas de victoire, profil très bas, mine fermée.
07:06On sent des socialistes, visiblement, qui ont été peut-être un peu contraints de voter pour sauver finalement ce volet recette.
07:13Oui, on ne va pas surinterpréter les attitudes, les visages.
07:16Mais il y a cette question d'un journaliste qui lui dit, vous avez voté un peu en vous bouchant de nez, je comprends les mots.
07:21Et il dit, Boris Vallot, répond avec cette question, est-ce que c'est suffisant ? Non.
07:27Mais, mais, nous voulons débattre.
07:29Débattre de quoi ? La suspension de la réforme des retraites, c'est un point.
07:32Mais il met en avant aussi ce qu'on évoquait un peu plus tôt, le gel des pensions des retraités,
07:37le gel des minimas sociaux, qui est un autre point majeur dans ce budget de la sécurité sociale,
07:42considérant que faire finalement, pardonnez-moi l'expression, capoter les débats, les faire arrêter,
07:49aurait été un pire finalement que d'aller directement au Sénat et que cette suspension de la réforme des retraites,
07:56qui est l'exemple majeur, ne soit pas du tout débattu.
08:00Donc voilà, ce n'est pas de gaieté de cœur.
08:01Je pense que le Parti Socialiste vote aujourd'hui de concert avec toute une partie du Bloc Central.
08:06Information importante quand même, on verra là aussi les votes dans le Bloc Central,
08:11qui n'a de bloc plus que de non, parce qu'Horizon s'est abstenu, LR également.
08:16Donc très clairement, là aussi, c'est l'occasion de montrer à quel point les fissures sont béants
08:22dans ce qu'on appelait l'ancienne majorité.
08:25Tout le monde n'est pas sur la même ligne.
08:26Je suis heureux que nous ayons pu amoutir sur un vote positif sur cette deuxième partie du PLFSS,
08:32à la fois sur le contenu, mais je les laisserai dire qu'ils ont à dire,
08:34mais aussi parce que ça montre que le travail parlementaire paie.
08:38Et comme l'a très bien dit d'ailleurs Philippe Vigée dans son intervention explication de vote,
08:42c'est la première fois qu'au Parlement, la mouture initiale n'est pas du tout la mouture finale sur un texte pour la partie 2.
08:47Et ça permet quand même de reconnaître que les engagements qui avaient été pris par le Premier ministre ont été tenus.
08:52Les engagements, c'était dire on vous livre une mouture, travaillez-y, essayez de trouver des compromis, essayez de le voter.
08:57Il était pour le moins une conoclase dans un certain nombre de gens qui réclamaient à la fois ce débat parlementaire,
09:01finalement le refusaient par un vote qui aurait été un vote négatif.
09:04Et donc je suis heureux puisque ça permet aussi, deuxième élément, d'arriver sur la partie 3.
09:09Depuis des jours et des jours, d'ailleurs les Français qui nous écoutent doivent penser qu'on ne parle que d'impôts, de taxes et autres joyeusetés.
09:14Mais c'est normal, c'est la procédure parlementaire.
09:16Et ça va permettre d'aborder dès ce soir la partie dépenses.
09:19Où les économies peuvent-elles être faites ?
09:21Où les efforts doivent être-ils mieux répartis ?
09:23Où est-ce qu'on doit changer là aussi la mouture du gouvernement ?
09:26Et je voudrais saluer, et j'en finis,
09:28toutes celles et ceux qui ont oeuvré pour faire en sorte qu'il puisse y avoir un compromis à l'Assemblée nationale.
09:31Le compromis, ce n'est pas des mots.
09:34À un moment, le compromis, c'est des actes.
09:35Et il y a un certain nombre de formations politiques avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord.
09:38Et nous l'assumons comme telles, elles comme nous.
09:41Mais avec lesquelles nous avons su travailler pour essayer de trouver un compromis comparé
09:44qui nous paraît non pas abouti encore, puisqu'il y aura la navette,
09:48mais le meilleur pour essayer d'avancer au service des Français.
09:50Donc je me réjouis qu'on puisse arriver.
09:52Comme vous l'avez vu, le vote était assez serré.
09:53Nous avons tous oeuvré, et à la fois par notre mobilisation,
09:57et par un esprit de volonté qui est la nôtre, à la vérité pour le coup, depuis 2017,
10:01d'essayer de convaincre, non pas ceux seulement qui sont avec nous,
10:04mais ceux qui sont à côté de nous, et qui sont eux aussi des Républicains.
10:07Et justement, sur la partie dépendance, il y a la suspension de la réforme des retraites
10:10qui sera probablement examinée mercredi à l'heure.
10:11Oui, oui, c'est ce qui est prévu en point fixe.
10:12Quelle est votre position ?
10:14On va regarder comment se déroulent les débats.
10:15Nous avons voté la réforme des retraites de 2023,
10:18donc la question n'est pas de se déjuger ce qu'on avait dit.
10:19Il y a un engagement qui a été pris par le gouvernement dans le cadre d'un équilibre global.
10:24On a besoin de savoir aussi quels sont les tenants et les aboutissants du financement de tout ça.
10:27Parce que si nous avons fait une réforme des retraites,
10:29c'est parce que le système est défaillé en termes d'équilibre.
10:31Donc on ne peut pas simplement dire en suspens,
10:33et pas se soucier de ce que sera l'avenir.
10:35Et donc on verra au fur et à mesure des débats,
10:36et on vous donnera notre position à l'issue.
10:38Comme sur la partie 2, nous débattrons,
10:40et nous essaierons d'améliorer le texte sur la partie 3,
10:42nous et les autres formations politiques qui ont décidé de vrai.
10:45Je vois bien que les extrêmes ont décidé,
10:47comme d'habitude, de provoquer le chaos.
10:48Et de toute façon, en fait, ce qu'ils aiment dans le débat parlementaire,
10:51c'est de pouvoir voter contre.
10:52Ce n'est pas le débat parlementaire.
10:54Il n'y a pas de parlement qui se respecte
10:55s'il n'est pas capable de temps en temps d'avancer et de voter pour.
10:59Philippe, Nicolas ?
11:00On va le faire à deux voix avec Nicolas.
11:02Sur quoi, dans une seconde ?
11:04Vous dire que dans la vie politique,
11:06je l'ai dit tout à l'heure dans l'explication de vote...
11:08Voilà, vous avez entendu les mots de Marc Fénaud,
11:11le président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée nationale.
11:14Si vous vous rejoignez à 18h,
11:15le vote était très serré, capital pour le budget de 2026.
11:20Le volet recette du budget de la Sécurité sociale
11:23a été adopté à 15 voix près.
11:25Et Marie-Chanteret, on voyait quand même le sourire,
11:28on peut le dire, de Marc Fénaud.
11:30Et c'est un grand ouf, finalement, pour le bloc central.
11:33Oui, un soulagement du côté du modem,
11:36même si, on le disait un peu plus tôt,
11:38le bloc central n'a de bloc que le nom.
11:40Parce que, certes, le modem a voté pour,
11:42ensemble pour la République également.
11:44Mais on comprend ce soir,
11:46et on verra dans le détail des votes qui vont être communiqués.
11:48C'est un scrutin public, on connaît et on sait
11:51qui vote pour, qui vote contre.
11:53Vraisemblablement, chez Horizon,
11:54on s'est abstenu, tout comme chez les Républicains.
11:57Donc, il sera aussi intéressant d'en tirer les conséquences politiques.
12:00Mais soulagement, soulagement pour le gouvernement,
12:03pour le Premier ministre,
12:04qui, un temps, était murmuré comme possiblement présent
12:09sur les bancs de l'Assemblée cet après-midi.
12:12Finalement, il n'en a rien été.
12:13Amélie Monchalin, ministre des Comptes publics,
12:15a tenu les débats et la séance dans ce marathon budgétaire.
12:19Mais premier ouf, parce que, politiquement,
12:21même si ça n'aurait pas été un tremblement de terre,
12:24les débats auraient poursuivi au Sénat.
12:26Mais politiquement, symboliquement,
12:28le fait que, notamment, la suspension de la réforme des retraites
12:31puisse être débattue à partir de mercredi prochain,
12:35c'est quand même, pour le Parti Socialiste,
12:37un acquis, même si on va continuer d'en discuter, je pense,
12:41coup politique pour l'EPS d'avoir voté pour ce soir,
12:44parce que l'abstention aurait pu être la meilleure des solutions pour eux.
12:47Alors, vous dites coup politique.
12:48Est-ce que certains ne vont pas dire encore
12:50« Attention, les socialistes sont des traîtres ».
12:53C'est la petite musique qu'on entendait depuis ces dernières semaines
12:55et qu'on va réentendre dans la bouche de la France Insoumise
12:57et du Rassemblement National, Évile Caméraud.
12:58Tout à fait, c'est le risque.
12:59D'ailleurs, le Rassemblement National a poussé le Parti Socialiste
13:02à voter pour pour pouvoir passer au volet des dépenses.
13:05Si vous voulez, traditionnellement,
13:06là, rien n'est traditionnel en ce moment,
13:08puisque la situation est parfaitement inédite,
13:09mais traditionnellement, voter pour les textes budgétaires,
13:12c'est appartenir à la majorité gouvernementale.
13:14Et, à l'inverse, si vous votez contre,
13:16c'est que vous vous positionnez dans l'opposition.
13:18Là, c'est tout à fait inédit.
13:19On a un parti d'opposition, qui est le Parti Socialiste,
13:21qui vote pour un texte gouvernemental.
13:23Donc, si vous voulez, ça brouille un petit peu les lignes.
13:25Évidemment, le Rassemblement National,
13:27mais surtout la France Insoumise,
13:28vous l'avez dit, Paola,
13:29s'en donneront un cœur joie.
13:30Mais alors, vous n'êtes pas dans l'opposition,
13:32vous n'êtes pas la vraie opposition.
13:33Rejoignez-nous, ou alors rejoignez le gouvernement.
13:35Le Parti Socialiste, lorsqu'on écoute Boris Vallaud
13:37et Olivier Faure, on les a écoutés il y a deux minutes,
13:39vous disent, tout ou rien, c'est rien.
13:42C'est une façon de répondre à leurs adversaires,
13:43notamment de la France Insoumise,
13:44en disant, nous ne sommes pas au pouvoir,
13:46donc nous ne pouvons pas mettre tout notre programme.
13:47Il faut des compromis.
13:48En revanche, nous ne voulons pas rejouer le jeu du rien.
13:50Je vous coupe, on écoute Jean-Philippe Tanguy
13:53du Rassemblement National.
13:54Oui, effectivement, le groupe Rassemblement National
13:56a voté contre, pour une raison simple et hors de question,
13:58que les classes moyennes, les Françaises et les Français,
14:00en particulier les épargnants,
14:02paient à hauteur de 3 milliards d'euros cette année,
14:045 milliards l'année prochaine,
14:06les magouillent entre le Parti Socialiste et les macronistes.
14:10C'est la triste vérité, c'est la seule vérité.
14:12Et il faut aussi voir qu'ils ont été incapables,
14:14et ils ont même refusé la baisse des impôts
14:16que nous avons votés, 5 milliards pour nos entreprises,
14:20permettant un choc de production,
14:22créer la richesse nécessaire au financement
14:24de notre modèle social.
14:25Donc on voit bien que le vote de ce soir
14:26n'a absolument rien à voir avec l'intérêt
14:29des Françaises et des Français.
14:30Il va même contre l'intérêt général.
14:33Tout ça pour sauver le système,
14:35sauver leur siège,
14:36et une fois plus, éviter la dissolution,
14:39et donc éviter d'aller, comment dire,
14:41rendre des comptes devant les Français,
14:42et se présenter aux élections, tout simplement.
14:44Il ne faut rien voir d'autre.
14:46Tes belles paroles sur le débat qu'il doit vivre,
14:49comment dire, le respect ou le compromis,
14:50bon, tout ça n'a strictement aucun sens.
14:52Quand vous voyez que les Verts se sont abstenus
14:54comme les amis d'Edouard Philippe,
14:56quelle est la cohérence politique de tout ce cinéma,
14:59si ce n'est éviter la dissolution,
15:01et donc les élections ?
15:02Mais vous avez quand même une consolation là-dedans,
15:04c'est que vous allez pouvoir examiner,
15:05notamment, la suspension de la réforme de la retraite,
15:06que vous soutenez avec le Rassemblement national.
15:08Oui, non mais nous, nous sommes toujours,
15:10comment dire, nous sommes contre la politique du pire.
15:12Donc maintenant, il va y avoir des débats,
15:14on ne va pas pourrir les débats,
15:15nous allons aller avec nos arguments,
15:17nous allons démontrer pourquoi on soutient
15:19cette suspension de la réforme des retraites,
15:21pourquoi néanmoins cette suspension ne vaut rien
15:24par rapport à l'abrogation et remplacement
15:26par la réforme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
15:28Donc nos arguments sont prêts,
15:30nous n'allons pas fuir le vote.
15:31Contrairement aux gauches qui se sont déchirées en commission,
15:34au bloc central qui ne sait plus où il vit,
15:36nous, on est totalement cohérents,
15:37donc on n'a absolument pas peur du débat
15:39et surtout, après, il y aura les économies.
15:42Parce que le paradoxe,
15:43enfin le faux paradoxe de tout ce cirque,
15:46c'est qu'on nous explique
15:47que le seul moyen de financer le modèle social,
15:49c'est d'augmenter les impôts.
15:51Alors, il y a un moyen de financer le modèle social,
15:53c'est d'arrêter de déverser les aides sociales
15:56à une immigration incontrôlée
15:58et de payer et d'attirer la submersion migratoire.
16:01Et donc ça, c'est entre 15 et 20 milliards d'euros d'économie.
16:03Donc vous voyez qu'on peut à la fois financer
16:05notre modèle social et baisser les impôts.
16:06Est-ce que voter contre, ça n'aurait été pas justement...
16:09Est-ce que c'était ça vraiment l'intérêt des Français ?
16:11Je reprends vos mots de tout à l'heure.
16:13Bien sûr, quand vous bloquez 3 milliards d'impôts cette année,
16:155 milliards d'impôts déjà prévus pour l'année prochaine...
16:18Mais vous ne bloquez pas de budget aussi ?
16:19Non, mais on ne bloque pas de budget.
16:20Quand le budget est mauvais, il faut voter contre.
16:22Donc tous ces gens qui sont ni pour, ni contre,
16:25bien au contraire,
16:26ils vont donc s'expliquer devant les électeurs.
16:28Moi, j'aimerais savoir ce que les députés LR, républicains,
16:30les amis de M. Wauquiez,
16:31qui soi-disant avaient mis le refus de toute hausse d'impôts
16:35comme une ligne rouge,
16:36vont expliquer à leurs électeurs
16:37qu'ils ont laissé passer 3 milliards de hausse d'impôts
16:40et ils en laisseront passer d'autres.
16:43Merci.
16:44Voilà les mots de Jean-Philippe Tanguy
16:49du Rassemblement National
16:50qui dit donc que ce vote est contre l'intérêt général
16:53et que le Rassemblement National rejette la politique du pire.
16:56Marie Chantret, c'est très intéressant
16:57parce qu'Olivier Faure, le patron...
17:00Ah, on va écouter Mathilde Panneau pour la France Insuliste.
17:01Une majorité de l'Assemblée Nationale
17:04a accepté de voler 5 milliards d'euros
17:06au système hospitalier de santé publique français.
17:09Ce qui veut dire qu'à partir de janvier prochain,
17:11si on en reste là, si leur texte passe jusqu'au bout,
17:15ça veut dire qu'il n'y aura pas un établissement
17:16public de santé en France
17:18qui n'aura pas un coup de rabot à faire.
17:19C'est-à-dire des postes qui vont disparaître,
17:21c'est-à-dire des salariés qui vont être mis dans la précarité,
17:23des heures sup qui ne vont pas être payées,
17:25des médicaments qui vont coûter plus cher,
17:26des remboursements qui vont disparaître.
17:28C'est ça qui s'est joué là, il y a quelques minutes.
17:31Et je trouve absolument pitoyable
17:32qu'une partie de la gauche
17:34vienne donner des leçons de responsabilité
17:37en pensant qu'être responsable,
17:38c'est faire payer les malades,
17:39c'est faire payer les personnes
17:41en situation de handicap,
17:41c'est faire payer les soignantes et les soignants.
17:43Non, il n'y a aucune responsabilité
17:45à ruiner des hôpitaux, d'accord ?
17:47Ni en France, ni nulle part ailleurs.
17:49Donc la seule responsabilité
17:50qui a pu exister,
17:52c'est celle du groupe de la France Insoumise,
17:53de voter en bloc
17:54contre les recettes
17:56du projet de loi de financement
17:57de la sécurité sociale
17:58pour récupérer les 15 milliards d'euros
18:01qui vont manquer dans les caisses.
18:02Parce que s'il manque de l'argent dans les caisses,
18:04il n'y aura pas d'autre solution
18:05avec ce gouvernement-là
18:06que d'aller le récupérer sur le dos des gens.
18:08Et évidemment, tout cela nous rappelle
18:09à quel point la situation actuelle
18:11est le résultat du refus de certains
18:12de censurer le gouvernement Lecornu.
18:14Parce que non seulement
18:15ils nous font un projet
18:16ni fait ni à faire
18:17qui consiste à dépouiller tout le monde
18:19et à ruiner tous les hôpitaux,
18:20mais en plus, rappelons
18:21qu'une partie des mesures
18:22vont être ce qu'on appelle réglementaires,
18:24c'est-à-dire sans même passer par le Parlement.
18:26Il suffira qu'ils fassent un texte
18:27dans le mystère et le secret
18:28de leur bureau ministériel
18:29pour faire payer aux gens
18:30des franchises médicales,
18:32des participations aux consultations,
18:33etc.
18:33Donc oui, c'est un jour
18:35qui est extrêmement sombre.
18:37C'est un jour noir
18:38pour tous les assurés de ce pays.
18:40Ça va permettre quand même
18:41d'aller sur le volet dépenses
18:42et de parler de suspension
18:44de la réforme des retraites.
18:45Est-ce que ça aussi,
18:45c'est un moment que vous attendez ?
18:46Bah non,
18:48nous attendons l'abrogation
18:49de la réforme des retraites.
18:50C'est comme si vous me demandiez
18:51si j'attends que le soleil arrive
18:54et je vous dis que je suis content
18:54quand il fait pleine nuit.
18:55Bon, non, bien sûr que non.
18:56Nous voulons l'abrogation
18:58de la réforme des retraites.
18:59Il y a une majorité
18:59dans l'Assemblée pour ça.
19:01Le reste, c'est de la blague.
19:03Il n'y a pas de suspension
19:04de la réforme des retraites.
19:06Le truc, le bidule
19:07qui sera discuté mercredi
19:08vise à retarder le calendrier
19:10pour aller à 64 ans.
19:11Moi, mon sujet,
19:12c'est pas quand est-ce
19:13qu'on part à 64 ans.
19:14C'est de partir à 64 ans.
19:16Et c'est ça qui a mobilisé
19:16des millions de Françaises
19:17et de Françaises dans ce pays.
19:18C'est ça qui a fait gagner
19:20les élections en juin dernier
19:21au nouveau Front populaire.
19:23Donc, cette majorité populaire,
19:24elle existe et surtout,
19:25elle est représentée
19:26dans l'Assemblée nationale.
19:27Donc, tous ceux qui jouent
19:27à la magouille autour
19:28de cette réforme des retraites
19:29sont responsables
19:30de son maintien en place.
19:32Le PS qui vote pour,
19:34les Verts qui s'abtiennent,
19:35vous qui votez contre,
19:35est-ce que la gauche,
19:36ce soir, est encore plus fracturée
19:37que jamais ?
19:38Je ne sais pas si la gauche
19:39est fracturée.
19:40Moi, je peux vous dire
19:40dans ma circonscription,
19:41tous les gens qui ont pu voter
19:43pour l'NFP,
19:43qui se sentent socialistes,
19:45écolos, communistes,
19:45il n'y en a pas un qui est d'accord
19:46pour piquer 5 milliards d'euros
19:47aux hôpitaux.
19:48Pas un seul.
19:49Nulle part.
19:49Et surtout,
19:50j'en ai rencontré nulle part
19:51dans le pays, moi,
19:52des électeurs de gauche
19:52qui me disent
19:53« Mais super, allez-y,
19:54prenez de l'argent à l'hôpital,
19:56refusez des postes
19:57de soignantes et de soignants,
19:58faites-les bosser encore plus,
19:59dérembourser les médicaments ».
20:00Moi, je n'en ai jamais vu.
20:02Donc, je pense que
20:02la gauche n'est pas fracturée.
20:04Je pense qu'il y a une partie
20:05de certains dirigeants
20:06qui s'amusent
20:07à faire
20:08des repas secrets
20:10et en tirer des conclusions
20:11absolument aberrantes
20:12dans l'Assemblée nationale,
20:13mais que le peuple
20:14de toutes celles et ceux
20:15qui ont fait confiance
20:16au NFP
20:16n'aurait jamais accepté
20:18ce texte ce soir.
20:19Donc, c'est la fin
20:19du NFP ce soir ?
20:21Ben non,
20:22puisque je viens de vous dire
20:22qu'il y a des millions de gens
20:23disponibles dans ce pays
20:24qui sont mobilisés,
20:25qui sont battus,
20:26qui sont là
20:26pour continuer à porter
20:27ce programme électoral.
20:28En revanche,
20:29ce qui est sûr,
20:29c'est qu'ils peuvent compter
20:30sur nous.
20:30Parce que jamais,
20:31jamais on leur fera les poches,
20:32jamais on prendra
20:33un centime d'euro
20:34chez tous ces gens,
20:35chez les assurés,
20:36chez les salariés,
20:37chez les contribuables,
20:38chez les malades,
20:38chez les personnes
20:39qui sont en handicap.
20:40Jamais on prendra
20:40un centime d'euro
20:41chez eux
20:41pour le refilé au macroniste.
20:43Ça, c'est clair.
20:49Les déclarations
20:50d'Adrien Clouet
20:51de la France Insoumise
20:52qui dénoncent
20:53un jour sombre
20:54pour tous les assurés
20:56et un manque
20:56de responsabilité politique
20:57des autres pays.
20:59À l'instant,
20:59Jean-Luc Mélenchon
21:00fait cette déclaration.
21:01L'EPS fait adopter
21:02l'infâme partie recette
21:04du projet de loi
21:05de Lecornu
21:05sur la Sécu.
21:07Seule la France Insoumise
21:08a mené le combat
21:09à gauche
21:09et tenu parole
21:10en votant
21:11contre le budget
21:12de Lecornu.
21:13Marie-Claire.
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