- il y a 9 mois
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00:00Car c'est un climat, évidemment, il y a eu ce qui s'est passé à la Philharmonie de Paris,
00:05mais il y a aussi ce qui se passe pour l'artiste Amir, pour ne citer que lui,
00:10qui depuis des mois est la cible d'appels au boycott, de menaces,
00:14qui est placée sous protection parce que sa sécurité est en jeu.
00:17C'est un artiste franco-israélien et il est aujourd'hui menacé parce que franco-israélien
00:24et on sait à quel point aujourd'hui, et notamment depuis le 7 octobre,
00:27les Français de confession juive vivent différemment au quotidien.
00:32On est toujours avec Franck Tapirot, conseiller en communication, fondateur de Diaspora Défense Force,
00:38présent jeudi soir à la Philharmonie de Paris, présent tout comme Laurence Ferrari.
00:43Je vous propose de l'écouter, elle avait réagi dans notre émission hier aux alentours de 11h20.
00:49Bien qu'en arrivant à la Philharmonie, vous êtes dans un climat tout à fait profondément dérangeant.
00:55Et puis une fois que vous êtes à l'intérieur, vous attendez évidemment cet orchestre philharmonique d'Israël
01:01qui est un immense orchestre, la Habshani qui est un des plus grands chefs au monde.
01:05Et tout d'un coup, dans le premier mouvement du concerto de Beethoven de l'Empereur,
01:09il y a trois interruptions en fait sur ce premier mouvement.
01:12Par des sifflets en fait comme des sonneries d'alarme,
01:14donc on réagit, la sécurité, enfin les gens qui étaient là expulsent la première personne.
01:20Cinq minutes après, toujours dans le premier mouvement, un funigène est sorti,
01:24et avec quelqu'un de très agressif, donc on a eu peur.
01:27On va commémorer la semaine prochaine les massacres du Bataclan.
01:31C'était présent dans toutes les têtes hier soirée.
01:33C'était vraiment, moi ça m'a profondément heurtée, je suis l'amoureuse de la musique.
01:37La Habshani est un chef d'orchestre qui prône la réconciliation entre les peuples israéliens et palestiniens.
01:43Et on demande, on met en danger ces artistes, on met en danger une salle entière.
01:47Et je trouve que c'est inacceptable dans notre pays.
01:49En 2025, je suis allée voir la Habshani à la sortie du concert.
01:53Je lui ai dit, ce n'est pas la France.
01:54Il m'a dit, je le sais.
01:55Mais voilà, tout le monde était sous le choc.
01:57Franck Tapiero, c'est très intéressant parce qu'on va essayer de aussi débunker
02:02les arguments utilisés par la CLGT, par la France insoumise.
02:07Qui est l'artiste qui était présent au cœur de cette Philharmonie de Paris ?
02:13Alors, il y en avait plusieurs.
02:15D'abord, il y a 80 musiciens qui sont tous très très très grands musiciens symphoniques et Philharmoniques.
02:21Il y avait la Habshani qui a 35 ans, qui est un des plus jeunes chefs au monde,
02:24qui est absolument brillant, reconnu dans le monde entier.
02:27D'abord comme un jeune chef.
02:27Pas comme un jeune chef juif, israélien, sioniste, complice avec l'État.
02:33Vous savez, ce qu'on dit aujourd'hui, complice avec le génocide, complice avec la famille Nagaza.
02:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils sont d'abord considérés, heureusement, comme des artistes.
02:40Et il y avait Andras Schiff.
02:41Andras Schiff, un immense pianiste.
02:43Donc en fait, tous ces artistes ont été ciblés.
02:46Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas regardé qui ils étaient.
02:48On n'a pas regardé leur sévère artistique.
02:49On n'a pas regardé leur talent.
02:51On n'a pas regardé la beauté de l'interprétation.
02:53Et je peux vous le dire, ceux qui connaissent comment le concert au numéro 5 de Beethoven,
02:56ils ont réussi quand même une des plus grandes interprétations
02:59que j'ai eu la chance de voir depuis des années.
03:01Malgré cette horreur.
03:03Ils ne regardent que Israël égale juif égale génocidaire égale sioniste.
03:10C'est un grand paquet aujourd'hui.
03:12C'est une chasse aux juifs qui a été lancée.
03:15Amir, c'est pareil.
03:17Que lui reproche la CGT spectacle ?
03:19On lui reproche de ne pas avoir assez condamné Israël.
03:22C'est-à-dire que dire, je suis pour la paix, ne suffit pas.
03:24Ne suffit pas.
03:25Bruno Retailleau, l'ancien ministre de l'Intérieur, a tweeté par exemple hier
03:30« Faut-il inscrire interdit aux Juifs sur toutes les salles de spectacle de France
03:34pour que ces extrémistes soient satisfaits ?
03:38Les vrais fascistes, ce sont eux. »
03:40C'est-à-dire les personnes qui ont perturbé le spectacle à la Fille à l'Harmonie.
03:44Vous êtes père de famille, Franck Tapirot.
03:46Vous avez combien d'enfants ?
03:47Trois enfants.
03:48Tous musiciens.
03:50Je ne trahirai personne et non pas les téléspectateurs.
03:52Il s'avère que vous avez l'un des trois qui est présent en régie actuellement.
03:56Vous lui dites quoi actuellement ?
03:58On essaie de lui montrer déjà que quand on est juif aujourd'hui, surtout depuis toujours,
04:03mais surtout depuis deux ans, on a ce devoir de lever la tête, de ne jamais baisser les bras,
04:08d'être fier de ce qu'on est.
04:09D'abord, on est des citoyens français de confession juive.
04:11Et on doit être plus que jamais fier de cela.
04:15Parce que, encore une fois, n'oublions pas que le terrorisme, ce qu'il cherche c'est quoi ?
04:18C'est qu'on ait peur.
04:19Il y a des gens qui sont partis dans la salle au moment de la première intervention.
04:22Et ça, pour moi, c'est une victoire pour les terroristes.
04:24Il faut montrer à ces gens-là qui veulent nous effrayer d'être ce que l'on est, pas ce que l'on fait.
04:30Aujourd'hui, on reproche à Israël ce qu'ils sont, juifs, pas ce qu'ils font.
04:35Eh bien, j'essaie de lui montrer, de montrer à mes enfants et à d'autres,
04:37qu'on a ce devoir de résister, d'être debout, d'être fier de ce qu'on naît d'abord.
04:42Et que jamais on enlève une mezuzah à une porte.
04:45Que jamais on soit obligé de cacher un signe distinctif comme une magaine David.
04:49Ou de flouter un chai, quand certaines télévisions le font aujourd'hui, à France Télévisions.
04:55Je l'ai dit, je l'ai dénoncé, encore cette semaine.
04:58C'est ça, aujourd'hui, le message qu'on essaie de faire passer.
05:00Parce que, c'est pas seulement pour les juifs qu'on fait ça.
05:02C'est pour l'universalité, pour l'humanité tout entière.
05:05Si on commence à discriminer les juifs, on le sait très bien,
05:08c'est tous les autres qui vont traquer.
05:09Et ça commence souvent par les juifs.
05:10Muriel est en direct avec nous ici.
05:12Comme Muriel, vous souhaitez réagir.
05:1301-80-20-39-21.
05:17Appel non surtaxé.
05:18Et vous pouvez répondre à notre question de ce début d'émission.
05:23Est-ce que c'est du militantisme anti-Israël ?
05:25Est-ce que c'est de l'antisémitisme ?
05:27De quoi parlons-nous ?
05:29Muriel, bonjour.
05:31Bonjour.
05:32Cher Muriel, comment allez-vous, Muriel ?
05:35Écoutez, je préfère que vous parlez aujourd'hui.
05:37Parce qu'hier, j'étais trop bouleversée.
05:39J'en avais les larmes aux yeux.
05:41Donc, là, ça va un petit peu mieux.
05:43Je suis contente que M. Rotaillot dise ce qu'il a dit.
05:47Et c'est exactement ce que je pense.
05:49Alors, je tiens à préciser, je ne suis pas du tout de confession juive.
05:52Donc, justement, je tiens à dire à toutes ces personnes qu'on est avec eux.
05:58Moi, je suis athée.
05:59Mes parents sont catholiques.
06:00On est avec eux, quoi.
06:02C'est horrible ce qui arrive.
06:04Moi, franchement, ça me fait peur.
06:06Ça me fait peur.
06:07J'ai l'impression qu'on recommence les années 30.
06:09Vous savez, c'est aller crescendo.
06:12Ce n'est pas d'un coup où il y a eu les étoiles et les panneaux,
06:16comme me dit M. Rotaillot, interne aux juifs.
06:18C'est aller petit à petit.
06:19Et là, c'est exactement ce qui se repasse.
06:22Et moi, franchement, ça me fait vraiment peur.
06:25Vraiment peur.
06:26Et personne ne réagit à nouveau.
06:28Et après, on dira encore.
06:29Les réactions, est-ce que vous trouvez qu'elles sont trop molles ?
06:31Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
06:33Il n'y en a pas de réactions.
06:34Mais qu'est-ce qu'il faudrait faire pour que...
06:36Alors, vous, vous parlez quoi, par exemple ?
06:38D'antisionisme, de militantisme radical ?
06:40Non, pour moi, c'est de l'antisémitisme.
06:42C'est de l'antisémitisme déguisé.
06:44Parce que, évidemment, maintenant, c'est puni par la loi.
06:46Donc, ils ne vont pas le dire clairement.
06:49Mais c'est de l'antisémitisme.
06:50Il n'y a pas à dire.
06:51Moi, j'ai deux filles.
06:53Les deux sont élécistes.
06:54Donc, je ne vous raconte pas les débats.
06:57C'est compliqué.
06:57C'est intéressant.
06:58Vous avez deux filles qui sont...
07:00Oui.
07:00Mais elles ont quel âge ?
07:02Alors, 23 et 28.
07:04Donc, elles sont, effectivement, la génération qui est...
07:10Oui, voilà, c'est ça.
07:11Entre 95 et 2005, si je ne dis pas de bêtises.
07:15Oui, 97 et 2001.
07:16Oui, c'est ça.
07:17Et c'est inquiétant le discours qu'elles ont.
07:19Mais elles disent quoi, justement, vos filles ?
07:21Vous arrivez à échanger sur ce sujet ?
07:23Ah non, non.
07:24Et puis, il n'y a même pas de débat.
07:26Tout de suite, ça devient houleux.
07:28On en arriverait à se fâcher, quoi.
07:30Donc, moi, je ne comprends pas qu'elles n'ouvrent pas les yeux.
07:33Parce que je leur ai énormément parlé de la Shoah, etc.
07:35Moi, c'est un sujet qui m'a toujours touchée.
07:37Donc, j'en ai beaucoup parlé.
07:39Je leur ai montré tous les films là-dessus.
07:41Bref, donc, elles ont une grande connaissance de ça.
07:43Et je leur ai dit, mais vous ne voyez pas, c'est en train d'arriver là.
07:46Mais on y retourne.
07:47On y retourne.
07:48Et vous, vous êtes aveuglés.
07:49Oui, mais non, mais tu te rends compte ?
07:51C'est eux qui bombardent les Palestiniens.
07:53Ils tuent des millions de gens.
07:54Et on est toujours en train de soutenir Israël.
07:56Mais c'est eux, les tortionnaires.
07:59C'est un génocide.
08:01Le Hamas, ce sont des résistants.
08:03Voilà, c'est un discours, les fistes.
08:05Voilà.
08:05Et ils répètent bêtement.
08:07Moi, ça me...
08:08Ça me met dans un état.
08:11Et voilà, il n'y a pas de réaction.
08:13À nouveau, mais à nouveau.
08:15Et on dira...
08:16On n'a dit plus jamais ça.
08:18Et on dira après, on n'a rien vu venir.
08:21Mais bon Dieu, mais ouvrez les yeux, quoi.
08:22Enfin, pardon.
08:23Ouvrez les yeux.
08:24Muriel, en studio, et Alexandre Devecchio, et Franck Tapirot, et Georges Fenech veulent réagir et répondre.
08:32Et peut-être vous poser une question.
08:33Moi, je voulais...
08:34Attendez, parce qu'il est 11h27.
08:36Et il y a quelques obligations publicitaires, bien évidemment.
08:39Donc, on revient dans un instant.
08:41Et c'est très intéressant d'entendre ce témoignage de Muriel.
08:45Donc, avec ses filles qui ne partagent pas ses opinions.
08:50Et le regard sur la situation, le climat actuellement en France.
08:54Ce serait intéressant, vous savez quoi, Muriel ?
08:55D'envoyer le numéro du standard d'Europe 1.
08:58Et qu'une lune de vos filles nous appelle.
09:00Et on pourrait avoir un échange absolument passionnant avec elles.
09:03Bienveillant, serein, toujours.
09:05Mais c'est très intéressant.
09:06Ce serait génial d'avoir leur avis.
09:08Réal décryptage autour de l'actualité.
09:10Et nous étions avant la pause, Elliot, avec Muriel.
09:13Qui nous a appelé au 01 80 20 39 21.
09:16Avec le sujet qui est au cœur de notre émission Artistes ciblés.
09:20Spectacles perturbés.
09:21On l'a vu jeudi soir avec la Philharmonie à Paris.
09:24Est-ce que c'est du militantisme anti-Israël ?
09:27Est-ce que c'est de l'antisionisme ?
09:28Est-ce que c'est de l'antisémitisme ?
09:30Avant de reprendre la discussion avec Muriel.
09:32Qui nous expliquait avoir deux filles.
09:34Deux filles qui ne partagent absolument pas les positions de notre auditrice.
09:37Mais qui épouse les thèses de la France insoumise.
09:41Je le disais, pour pouvoir parler de ces sujets, il faut s'entourer des meilleurs.
09:45Et j'ai interpellé en direct Jean Sévia.
09:48Cher Jean Sévia, bonjour.
09:50Vous êtes auteur Jean Sévia.
09:52En 2000, vous avez écrit Le terrorisme intellectuel.
09:56Et 25 ans plus tard, vous avez écrit Les habits neufs du terrorisme intellectuel.
10:00Si je vous interpelle aujourd'hui en direct sur Europe 1,
10:04c'est parce que Franck Tapirot, à propos de ce qui s'était passé jeudi soir,
10:08ou alors ce qui se passe actuellement avec les artistes français de confession juive,
10:13est donc directement associé à la politique de Benjamin Netanyahou.
10:18Est-ce que c'est du terrorisme intellectuel, du terrorisme culturel ?
10:24Écoutez, en l'occurrence, le terrorisme intellectuel et le terrorisme culturel se confondent, se conjuguent.
10:29Cette histoire est choquante et scandaleuse à plusieurs regards, l'histoire de Jeudi soir.
10:35D'abord, il y avait autrefois quand même des espaces, des lieux qui étaient relativement sacrés
10:39hors des passions politiques.
10:42Une salle de concert, normalement un lieu où les gens se réunissent dans la musique,
10:46au-delà de leurs différences, de goûts, d'opinions, etc.
10:50Donc là, c'est un viol de ce qu'il y avait un petit peu de sacré, je dirais, dans des lieux de musique comme ça.
10:56Deuxièmement, il y a une forme de prise d'otage qui est assez scandaleuse.
11:02Il faut espérer que tout ce militantisme entre Israël
11:06réinvente ou réinvente la responsabilité collective.
11:10En droit international, normalement, les responsabilités, elles sont nominatives.
11:14Là, c'est que tout citoyen israélien est forcément complice, coupable collectivement de quelque chose.
11:22C'est-à-dire que ça revient à dire que tout citoyen israélien est coupable par nature.
11:28Donc pour moi, c'est là où l'antisionisme ne se distingue pas de l'antisionisme.
11:35Donc ça, c'est gravissime.
11:37Ensuite, c'est une prise d'otage au lieu de faire cette question hyper complexe, douloureuse, passionnelle.
11:48Et au lieu de faire décider à mettre de la raison dans une situation très grave,
11:54ce genre d'action ne fait au contraire qu'exacerber les passions,
11:57exacerber les tensions, ce qui n'est sûrement pas le meilleur moyen pour aller vers la paix.
12:01– L'auteur, le penseur du terrorisme intellectuel en direct sur Europe 1,
12:06merci beaucoup Jean-Séviat, je vous ai pressé, je vous ai occupé.
12:09Je le dis aux auditeurs d'Europe 1, s'il y avait un peu de bruit autour de vous,
12:13c'est que vous êtes à un salon, au salon du livre,
12:16et vous avez écrit, je le répète, les habits neufs du terrorisme.
12:19Et on est en plein dedans, et l'explication de Jean-Séviat en direct ce midi est absolument lumineuse.
12:27Un grand merci Jean-Séviat.
12:29Je voudrais qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon à présent,
12:32parce que la France Insoumise est le seul parti avec les écologistes,
12:36si je ne m'abuse, mais je crois que c'est surtout la France Insoumise,
12:40qui ne condamne pas ce qui s'est passé jeudi soir à la Philharmonie,
12:44qui ne condamne pas ce qui s'est passé ces dernières semaines contre Amir,
12:47bien au contraire, vous avez à Brest par exemple,
12:50la candidate de la France Insoumise qui met une cible dans le dos d'Amir,
12:53c'est une image bien évidemment, mais qui dit, il n'a rien à faire Amir,
12:58à Brest et a chanté à Brest.
13:01On écoute Jean-Luc Mélenchon.
13:02Non, non, pas du tout, je ne condamne pas,
13:04parce que la Philharmonie avait déjà interdit une fois un chef russe.
13:09Alors bon, donc la Philharmonie interdit quand ce n'est pas politiquement bien dans un pays.
13:15Alors là, il y a un génocide, comme vous le savez, à Gaza,
13:17et donc les gens de cette entreprise, par morale, disent on est solidaires.
13:22Alors, on est d'accord, on n'est pas d'accord,
13:24mais ce qui vaut pour les Russes doit quand même pouvoir valoir pour d'autres.
13:27Bon, voilà.
13:28Alors, ça a été un peu tendu, bon voilà, qu'est-ce que vous voulez ?
13:32C'est comme ça.
13:33Mais vous ne pouvez pas empêcher à des gens d'exprimer une protestation contre un génocide.
13:38Pourquoi vous dites extraordinaire Franck Tapirot ?
13:42On connaît la technique des versions accusatoires du LFIS et de tous les islamo-gauchistes,
13:47mais là, il n'y a plus loin en parlant d'un chef russe qui aurait été interdit.
13:50Mais à ce que je sache, quand on entend ça,
13:52donc on a l'impression que c'est l'Ukraine qui a attaqué la Russie.
13:55Et donc la Russie a riposté exactement ce qui est passé le 5 octobre,
13:59quand on l'entend.
14:00J'ai pas compris ça.
14:00Oui, parce qu'il compare quelque chose.
14:02C'est Israël qui a été attaqué le 5 octobre.
14:04Non, ce qu'il dit, c'est ce qu'on fait.
14:06Mais non, mais non.
14:06L'erreur pour Jean-Luc Mélenchon, il fait jurisprudence attaque russe,
14:12et donc il dit si on se confère avec les russes...
14:13Mais il n'y a pas eu d'attaque israélienne ?
14:15Oui.
14:15Il n'y a pas eu d'attaque israélienne, c'est pour ça que je vous le dis.
14:17On a l'impression, quand on l'entend,
14:19que c'est Israël qui a attaqué le Rabat-Ségaza.
14:22C'est ça que je comprends aussi.
14:23Donc on voit bien que c'est n'importe quoi ce qu'il dit.
14:25Il essaie de faire passer depuis le début Israël comme l'agresseur,
14:28et de dire que le 7 octobre était une parenthèse de résistance.
14:31On essaie de trouver du rationnel dans l'irrationalité
14:36avec Mélenchon, même si on a bien compris la construction intellectuelle.
14:40C'est vraiment choquant ce que j'entends d'un très haut responsable politique.
14:44Et ensuite on va rejoindre Muriel quand même.
14:46Qui a l'ambition d'être peut-être un jour président de la République, vous imaginez.
14:51Et qui vient dire, oh ben c'est pas...
14:54Oui, c'est pas très grave ce qui s'est passé.
14:56C'est-à-dire qu'en fait, il cautionne un acte de violence.
15:00De la part d'un responsable politique, c'est inentendable.
15:04Mais on vous explique que ce n'était pas violent du côté de la France Insoumise,
15:07parce que c'était une organisation pacifique et pacifiste.
15:10C'est-à-dire que vous prenez un fumigène dans une salle de spectacle avec du bois partout,
15:13vous enflammez quasiment la salle, mais ça reste pacifique, d'accord.
15:17Muriel est toujours avec nous, c'était passionnant.
15:19Muriel, ce que vous nous expliquiez il y a quelques instants,
15:22vous avez deux filles qui sont, elle et fille, convaincues,
15:26qui ne partagent pas vos positions.
15:28Et c'est vrai qu'à la maison, ça peut se tendre.
15:30Vous avez eu des conflits en débattant avec vos filles ?
15:33Alors bon, heureusement, elle n'habite plus.
15:34Enfin, heureusement.
15:35Elle n'habite plus à la maison.
15:37Elle n'habite plus à la maison.
15:38Je rappelle les ont 23 ans et 28 ans, c'est ça ?
15:41C'est ça.
15:42Quand elle vient de la maison, je ne peux plus regarder ses news
15:44et je ne peux plus écouter Europe.
15:45C'est pas vrai, non.
15:46Et si.
15:47Mais pour le terrorisme familial.
15:49Muriel, je suis très sérieux.
15:51Si vous arrivez, avant 13h, à transmettre les coordonnées du standard,
15:56et puis, qu'on puisse échanger avec l'une de vos deux filles.
15:59Mais elles ne veulent pas échanger.
15:590-1-80-20-39-21.
16:02Elles ne veulent pas échanger.
16:03Alexandre, dévécue un instant.
16:05Elles auront peut-être l'envie.
16:06On arrive à échanger.
16:07Alors, à ce moment-là, qu'elle nous appelle,
16:09moi, je serais ravie d'échanger avec elle.
16:11Oui, non, mais parce que je suis obligée,
16:13si je ne veux pas me fâcher avec mes filles,
16:14je suis obligée de m'écraser un peu.
16:16Oh là !
16:17Je ne veux pas dire que je pense...
16:18Ah oui, non, non, mais oui.
16:19Sinon, on se fâcherait.
16:19Moi, elles me l'ont dit carrément.
16:20Ma mère me dit quelque chose, je l'écoute.
16:22Enfin, quand même, ma mère est la prudelle de mes yeux.
16:26Oui, oui, sauf que la mère a des idées
16:29complètement contradictoires avec les leurs.
16:33Enfin, au contraire aux leurs.
16:34Vous savez, elles ont une évoquine.
16:36Je voulais vous poser des questions.
16:39Une question, c'est simplement,
16:40est-ce qu'elles ont été à l'université ?
16:41Et si oui, dans laquelle ?
16:43Elles ont été à l'université...
16:45Alors, la grande a été à Montpellier,
16:48parce que j'habite à côté de Montpellier.
16:50Et ensuite, elle a fait une école de journalisme,
16:52l'école supérieure de journalisme.
16:54C'est bon !
16:55Nous sommes sauvés !
16:56C'est bien que vous posez la question !
16:58Et vous avez entendu l'idole des filles,
17:00Serima Hassan, visiblement,
17:01l'idole des filles de Muriel.
17:03Elle m'a dit ça le week-end dernier.
17:05Et donc, l'une de vos filles est journaliste ?
17:08Alors, elle a sa carte,
17:09mais elle a du mal à trouver du bourg.
17:11Mais alors, pour le coup, je vais vous dire,
17:14c'est difficile toujours
17:16de mettre un premier pied dans une rédaction.
17:18Et on lui souhaite, évidemment,
17:20le meilleur à votre fille
17:21dans ce monde professionnel.
17:24Je pense qu'il y a quelques rédactions
17:25qui épousent un peu ces thèses.
17:27Elles peuvent taper à la porte de Mediapart.
17:29Oui !
17:30Moi, ça pose un problème incroyable,
17:36cette histoire,
17:36parce qu'on voit bien avec ce témoignage
17:38que ce n'est pas un problème d'éducation,
17:40mais bien de rééducation de l'extrême-gauche
17:42qui a ciblé les adolescents depuis des années.
17:45C'est quoi l'adolescence ?
17:46C'est le moment de la révolte,
17:47le moment où se séparent des parents,
17:49le moment où on n'est pas d'accord.
17:50Et ils ont réussi à incarner ce combat
17:52avec le combat du Hamas,
17:55de la Palestine.
17:56Bon, mais ils ont 23 ans,
17:5720 et 30 ans,
17:58non, mais c'est intéressant,
17:58mais il ne faut pas...
17:59C'est intéressant qu'elles aient fait le LJ,
18:01parce qu'il y a aussi les institutions,
18:05alors je ne sais pas si ça a lien
18:06avec le LJ,
18:07qui est une école que je connais,
18:10mais j'y ai fait une prépa, etc.
18:12Mais ça ne m'étonnerait pas
18:13que ces idées aient été transmises
18:17soit par l'université,
18:18soit par certaines institutions
18:19qui devraient être des institutions
18:21de référence.
18:22J'ai dit, hier,
18:23on parlait d'un autre sujet,
18:24c'était sur CNews,
18:25c'était très drôle,
18:26parce qu'on parlait,
18:27vous savez, du budget.
18:29Il y a une idéologie aujourd'hui,
18:30une chasse aux riches,
18:31et donc quand on est jeune,
18:32évidemment,
18:33on dit, c'est aux riches de payer.
18:35Et Jules Torres du JDD disait,
18:37mais c'est, voilà,
18:38l'idéologie aussi de l'ultra-gauche.
18:40Il prenait la formule,
18:42vous savez,
18:42c'est les cheveux bleus
18:43qui vous disent,
18:44il va falloir payer aux quistes, etc.
18:46Et je lui ai dit,
18:46mais les cheveux bleus à 20 ans,
18:48lorsqu'ils auront leur première facture,
18:49ils passeront des cheveux bleus
18:50aux cheveux blancs très rapidement.
18:52Je peux vous dire,
18:53ils vont dire,
18:54ah, c'était ça qu'on nous proposait,
18:56en fait,
18:56à l'extrême-gauche,
18:57je vais peut-être changer d'idée
18:58quand je vais créer ma société.
19:00Oui, d'accord,
19:00mais aujourd'hui,
19:00il y a un phénomène de mode
19:01de la haine des juifs
19:02qui est devenu un phénomène de mode.
19:03Il y a des gens dans le monde entier
19:04qui n'ont jamais eu un problème
19:05avec les juifs,
19:06qui n'ont jamais eu avant
19:07une idée contre les juifs,
19:09sauf qu'aujourd'hui,
19:10c'est à la mode,
19:11on met le kéfié,
19:11on dit « Fouille Palestine »,
19:13on dit qu'Israël est un pays
19:14d'assassins génocidaire,
19:15c'est à la mode.
19:16J'ai quasiment l'âge de votre fille,
19:18et moi je serais ravi
19:19de pouvoir échanger avec elle,
19:21parce qu'on a quelques années d'écart,
19:22un peu plus vieux que votre fille,
19:24est née,
19:26et on est une génération,
19:27justement, ultra ouverte,
19:30on est une génération,
19:31on a grandi dans le vivre ensemble,
19:33la possibilité d'avoir
19:34quelque chose qu'on s'en fichait,
19:36qu'à gauche,
19:38il y ait une personne
19:39de confession juive,
19:40l'autre de conséficion musulmane,
19:42on ne parlait pas de ça.
19:43Et dans les années 2005-2010,
19:45il y a eu une bascule communautaire
19:46très rapide qui s'est faite.
19:48Et c'est vrai que
19:49dans les années lycée,
19:50quand vous alliez au sport,
19:51quand vous alliez...
19:52On a été confrontés
19:54à cette bascule communautaire.
19:57Et c'est vrai que moi,
19:58j'aimerais vraiment échanger avec elle.
20:00Vous lui dites 0, 1, 80, 20, 39, 21.
20:02Et il n'y aura aucun souci,
20:03j'ai vraiment aimé.
20:04Si elle veut faire un stage à Mediapart,
20:06je lui donne,
20:07il y a plein de contacts, évidemment.
20:08Non, non, piquez !
20:09Non, mais attendez,
20:11Mediapart,
20:11mais vous avez le service public,
20:13on pourra lui donner le numéro
20:14de Delphine Arnaud,
20:15il n'y a pas de problème.
20:16Bon, merci, cher Muriel,
20:19pour votre témoignage.
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