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  • il y a 3 mois
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, était l'invité de BFMTV ce jeudi 6 novembre. Il est revenu notamment sur la polémique de jeunes femmes voilées en sortie scolaire à l'Assemblée nationale, au rôle du PS dans le gouvernement Lecornu II ou encore sur le budget. 

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Transcription
00:00C'est Manuel Bompard. Bonsoir Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, député des Bouches-du-Rhône.
00:08Je voulais vous faire écouter une petite phrase de Bruno Retailleau, un constat qui devrait vous plaire.
00:13On écoute Bruno Retailleau ce soir sur BFM TV.
00:16Olivier Faure propose, décide et malheureusement le Premier ministre s'exécute.
00:23Moi je n'appartiens pas à un gouvernement qui aurait pris des positions contraires à mes convictions.
00:30En gros, il dit le gouvernement est de gauche.
00:32Moi mon sentiment c'est plutôt que Sébastien Lecornu décide et qu'Olivier Faure exécute si vous voulez.
00:38Plutôt je le vois plutôt dans l'autre sens.
00:40Ah bon ? Pourtant vous avez vu tout ce qu'il a obtenu Olivier Faure ?
00:42Ah bon ? Allez-y, dites-moi.
00:43Je vais vous citer Olivier Faure.
00:46La sanctuarisation des jours fériés, l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, la suspension de la réforme des retraites,
00:51une sorte d'ISF, l'impôt sur la fortune improductive, des pensions de retraite et des minima sociaux qui sont finalement dégelés,
01:01un milliard de plus pour l'hôpital, etc.
01:04Il a obtenu des choses, vous ne pouvez pas dire le contraire.
01:06On prend la liste ?
01:07Alors, les jours fériés et l'abandon de la réforme de l'assurance chômage,
01:12elles sont tombées en même temps que le gouvernement de François Bayrou.
01:17Donc ce sont des annonces qui sont antérieures à la décision du Parti Socialiste de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu.
01:24C'est un peu fort de café de m'expliquer que c'est la conséquence de l'annonce censure du Parti Socialiste.
01:29Deuxièmement, un certain nombre de mesures que vous avez annoncées,
01:32par exemple vous avez annoncé qu'il aurait obtenu le DGL des pensions de retraite.
01:38Il se trouve que ce sont des amendements, pour l'instant d'ailleurs en commission, pas en séance,
01:42des débats qui ont lieu en ce moment à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi de la sécurité sociale,
01:47qui sont des amendements de suppression de cette mesure,
01:49qui ont été votés par tous les députés de tous les partis, y compris des Insoumis en l'occurrence.
01:55Si vous voulez donner...
01:56D'accord, donc vous dites que ce n'est pas grâce au PS, c'est grâce à un ensemble de choses, mais ça avance.
02:02Non mais attendez, pour l'instant, dans le débat parlementaire qui est ouvert d'un côté sur le budget,
02:07et de l'autre côté sur le budget de la sécurité sociale,
02:10oui, il y a des mesures, de mon point de vue, horribles qui sont prévues par le gouvernement
02:13et que nous arrivons à battre, évidemment.
02:15Par exemple, je vous donne un exemple.
02:16Lundi, nous avons réussi à enlever du budget de l'État, à ce stade,
02:22le fait que les personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée,
02:25de maladies chroniques, perdraient l'obligation de fiscaliser les indemnités qui touchent à ce titre-là.
02:32C'est notre amendement qui a été voté.
02:34Le problème, ce n'est pas de savoir si on arrive à infliger, en quelque sorte, des défaites au gouvernement.
02:38Évidemment qu'on le fait.
02:39Le problème, c'est est-ce que ça va survivre à la suite du calendrier parlementaire ?
02:43C'est quand même le sujet essentiel, parce que c'est celui qui va répondre à la question
02:47de savoir si ça va avoir un effet sur les conditions de vie des Françaises et des Français.
02:50Surtout que le Rassemblement National mêle parfois ses voix au vote,
02:54notamment quand il s'agit de taxer les multinationales.
02:57Ça, on y viendra, si vous voulez, mais là, c'est un autre sujet.
02:59Là, en l'occurrence, la mesure dont je vous ai parlé a été votée par tout le monde, tous les députés.
03:02Ce qui m'intéresse, c'est de savoir, c'est ce qui fascine d'ailleurs beaucoup d'observateurs,
03:07pourquoi une telle haine entre la France Insoumise et le Parti Socialiste,
03:14dont on a été témoin ici à plusieurs reprises,
03:16où on a vu un élu LFI et un élu socialiste,
03:20mais se rentrer dedans comme s'ils étaient l'un de droite et l'autre de gauche ?
03:25Bon, alors d'abord, je ne sais pas pourquoi vous parlez de haine, on parle de débat...
03:28Parce que ça...
03:29Mais non, mais M. Tréhard, s'il vous plaît...
03:30C'était pas le dialogue.
03:31Non, non, non, non, attendez, non, non, on va être tranquille.
03:33Mais vous énervez pas, M. Tréhard !
03:35Non, non, non, on va être tranquille, c'est pas moi qui surinterprète.
03:38Bon, ah si, excusez-moi quand vous parlez...
03:40Non, non, non, non, pardon, on ne va pas jouer sur les mots.
03:43On va vous passer des passages.
03:44Mais ne considérez pas que de la confrontation politique,
03:47de la contradiction politique, de l'échange d'arguments,
03:50s'apparente à de la haine.
03:51Bon, pardonnez-moi, en tout cas, dans mes propos, dans mes arguments,
03:56dans mes contradictions, je ne considère pas que ça s'appelle de la haine.
04:00Premièrement.
04:00Deuxièmement...
04:01Bon, alors, là c'est de la sémantique, mais...
04:03Bon, alors, là c'est de la sémantique, mais...
04:03Non, c'est pas de la sémantique, c'est un petit peu important.
04:06La haine, ça révèle quand même une manière de se traiter
04:09qui ne correspond pas à...
04:10Il y a une rupture, il y a une rupture.
04:11Il y a une rupture, il y a une rupture.
04:12Du débat démocratique.
04:13Pour sortir des forces de M. Mélenchon, il n'y a pas l'enton contre les socialistes.
04:16Pour le reste, attendez, excusez-moi, j'ai bien compris que votre gourmandise,
04:19c'est de mettre en scène les affrontements entre la France Insoumise et le Parti Socialiste,
04:23mais moi, ma bataille que je mène en ce moment à l'Assemblée Nationale sur le budget,
04:27je la mène pour essayer de protéger les Français des conséquences
04:29de ce qu'il y a dans ce budget sur la vie des gens.
04:33Et donc, mes principaux adversaires aujourd'hui à l'Assemblée Nationale,
04:35c'est le gouvernement macroniste qui a l'intention d'infliger ces mesures.
04:38Par exemple, on a sorti il y a quelques jours le fait qu'ils avaient l'intention de sabrer
04:43ce qu'on appelle la prime de Noël pour les allocataires du RSA.
04:47Mais il n'y a pas que ça, je vais vous citer un exemple.
04:50Moi, c'est ça qui m'intéresse, et de mener l'affrontement avec l'extrême droite.
04:53Attendez, je vais aller au bout de mon raisonnement.
04:54Après, quand le Parti Socialiste raconte des mensonges,
04:58parce que parfois, effectivement, sur les votes qui ont lieu à l'Assemblée Nationale,
05:01ils racontent des mensonges.
05:02Excusez-moi de les corriger, c'est mon travail aussi.
05:05Quel mensonge, pardon, quel mensonge ?
05:06Par exemple, quand le Parti Socialiste prétend qu'il a rétabli l'impôt de solidarité sur la fortune,
05:11alors qu'il a modifié à la marge un impôt existant qui s'appelle l'impôt sur la fortune immobilière,
05:16d'une telle manière que les personnes qui sont les plus riches aujourd'hui,
05:20si la mesure du Parti Socialiste arrivait jusqu'à son terme,
05:23paieraient finalement moins d'impôts que dans la situation actuelle.
05:27Si vous voulez, je vais vous donner des détails.
05:29Il y a un barème progressif sur l'impôt sur la fortune immobilière.
05:32Le Parti Socialiste vient de le modifier pour intégrer un barème avec un taux fixe de 1%.
05:36Tout le monde qui nous écoute peut comprendre que si vous avez beaucoup, beaucoup d'argent,
05:40quand il y a un barème progressif qui monte jusqu'à 1,5%,
05:42ou quand il y a un taux fixe de 1%, c'est un cadeau.
05:45C'est vrai, juste un mot peut-être.
05:46Pardon, pardon, Yves, Yves, Yves, pardon.
05:48Juste pour éclaircir sur ce point, puisqu'on a un économiste en plateau.
05:50Est-ce que c'est vrai, ça ?
05:52C'est vrai.
05:53Il n'y avait que l'immobilier qui était concerné.
05:55Là, tout est concerné.
05:56Non, pas tout.
05:57Attendez.
05:57Y compris, effectivement, les bijoux, etc., les meubles, les avions.
06:02Pas beaucoup de Français qui ont des avions.
06:03Mais surtout, c'est ça qui est très intéressant, l'assurance-vie.
06:06Et ça, c'est...
06:07Une partie des assurances.
06:08Oui, une partie de l'assurance-vie, sauf l'assurance-vie investie en actions.
06:10C'est-à-dire que notamment, l'assurance-vie investie sur les bons du Trésor,
06:14sur les obligations d'État.
06:15Donc, c'est là où c'est complètement, je dirais, cascaïen.
06:18C'est-à-dire que d'un côté...
06:20Moi, je n'ai pas voté, ça.
06:21Oui, d'accord.
06:21Je vous parle du projet.
06:22D'ailleurs, ce n'est pas du PS.
06:23Ça vient du modem.
06:24Oui, sous-amendé par le Parti Socialiste.
06:26Non, mais ça, c'est incroyable.
06:27C'est-à-dire qu'on a un...
06:28Moi, je pensais que c'était vous qui avez fait ça, si vous voulez.
06:29Parce que...
06:30Moi, je fais des choses sérieuses, monsieur Toitri.
06:32Même quand je ne suis pas d'accord avec vous.
06:33Même le modem, même le PS, mais c'est ça le drame.
06:34C'est qu'effectivement, on a cette...
06:36Parce que ça, c'est quand même assez incroyable.
06:37On vous dit, sur l'assurance-vie, donc qui est là, pour financer la dette publique.
06:41C'est-à-dire que c'est des Français qui, effectivement, se disent
06:43« Bon, je vais acheter des obligations de l'État pour financer la dette publique. »
06:45Vous, on va vous taxer davantage.
06:47Surtout pour avoir des garanties.
06:47C'est complètement, évidemment, schizophrénique.
06:50Et c'est ça qui est, aujourd'hui, inquiétant.
06:51Donc, c'est pour vous dire que le drame, soyons clair...
06:53Vous ne pouvez pas m'approcher de mesure que je n'ai pas voté.
06:55Non, non, non.
06:55Non, mais pas du tout.
06:56Mais alors, pardon, moi, j'ai...
06:57C'est une question de précision.
06:58Pour rebondir sur ce que dit Yves Tréhard,
07:00il y a un vote qui illustre ce clash entre le PS et la France insoumise.
07:04C'était hier un vote, donc, sur un amendement
07:06qu'on a un petit peu du mal à comprendre du côté de la France insoumise.
07:08Pourquoi vous n'avez pas du mal à comprendre ?
07:09Alors, un vote sur un amendement qui vise à augmenter la CSG sur les revenus du capital,
07:15voté par le PS.
07:17Oui.
07:18Et vous avez voté contre.
07:19Oui.
07:20Pourquoi ?
07:20Je vais vous expliquer très simplement pourquoi.
07:22Parce que juste après, dans la liste des amendements,
07:24il y avait un autre amendement qui faisait exactement la même chose,
07:26mais qui augmentait davantage le taux.
07:28Et donc, en fait, ce qu'on a fait, tout simplement,
07:30c'est qu'on n'a pas été d'accord avec l'idée que le PS,
07:32en se mettant d'accord avec le gouvernement macroniste,
07:35cherche à faire un amendement qui soit moins dix ans.
07:36Donc, nous ne l'avons pas voté.
07:38Et quelques minutes plus tard,
07:39nous avons fait voter par une majorité des députés à l'Assemblée nationale
07:41un amendement mieux dix ans, de mon point de vue, tout simplement.
07:44Donc, en fait, le PS avait l'intention de faire une sorte de petite micro-mesure.
07:50On a empêché cette manœuvre et ça nous a permis de faire une vraie mesure, tout simplement.
07:53En fait, il suffit de regarder la liste.
07:55Ce qui est intéressant...
07:56Oui, mais est-ce que derrière, honnêtement,
07:59vous n'êtes pas bloqué par une pseudo-traîtrise de la part du PS ?
08:03Et vous vous opposez à tout ce qu'ils font, finalement.
08:06Non, mais madame, si vous me posez une question, écoutez juste la réponse.
08:09S'il y a un amendement qui va augmenter les salaires,
08:11je vous donne un exemple de 3%,
08:12et que juste après, il y a un amendement qui va augmenter les salaires de 5%,
08:16et que vous, vous êtes pour augmenter les salaires de 5%,
08:18et que vous pensez que vous pouvez faire adopter cet amendement qui augmente les salaires de 5%.
08:22Vous ne votez pas celui qui les augmente de 3%, de telle sorte.
08:25Est-ce que ça soit lui de 5% qui soit adopté ?
08:27C'est précisément ce qui s'est passé hier.
08:29J'ai deux petites questions à vous poser.
08:31De méthode, est-ce que, finalement, le PS, en faisant ce qu'il fait,
08:38il n'essaye pas d'améliorer le sort des Français,
08:42et notamment des Français les plus modestes,
08:43alors que vous, vous rejetez tout en bloc,
08:45et qu'à ce moment-là, vous êtes sur une ligne
08:48que beaucoup de Français peuvent dire
08:49qu'ils ne nous rendent pas tellement service
08:51parce qu'ils n'essayent pas, justement, de faire les réformes
08:54que nous, on souhaiterait voir apparaître.
08:56Mais, M. Tréard, par la censure du gouvernement
08:59et par le travail qu'on mène à l'Assemblée nationale,
09:02je vous le dis, on a obtenu davantage,
09:04aujourd'hui, dans le projet actuel du budget
09:06pour les Françaises et les Français, que le Parti Socialiste.
09:09Donc, vous ne pouvez pas me dire ça.
09:10Ça, c'est ce que dit le Parti Socialiste.
09:12On a obtenu davantage.
09:13Je vous ai parlé d'un certain nombre d'amendements
09:15qui ont été votés par nous.
09:16Le problème, à la fin, tout le monde le sait,
09:17parce qu'on peut faire semblant,
09:19c'est qu'une fois que le débat parlementaire
09:21à l'Assemblée nationale va être terminé,
09:22le texte va partir au Sénat.
09:24Qu'ensuite, le Sénat, en quelque sorte,
09:25va rétablir le budget à peu près
09:27dans la version telle qu'elle est proposée
09:30par le gouvernement.
09:31Et que donc, à la fin du fin,
09:33en fait, les mesures dont vous parlez là,
09:35à quelques exceptions près,
09:36elles ne seront pas dans la copie finale du budget.
09:38Et donc, c'est précisément la raison
09:39pour laquelle il fallait censurer ce gouvernement
09:42parce que croire qu'un Premier ministre macroniste,
09:45M. Lecornu, c'est le seul homme de l'univers
09:47qui a été dans tous les gouvernements d'Emmanuel Macron
09:49depuis qu'il est arrivé au pouvoir.
09:50C'est le seul.
09:51Il n'y en a pas un deuxième, comme ça, partout.
09:53Même sur les autres planètes, il n'y en a pas un autre.
09:55C'est le seul.
09:55Il y a des gouvernements dans les autres planètes.
09:56Donc, essayez de faire croire
09:57que cette personne-là a été nommée
09:59pour mettre en place une politique différente
10:01de celle d'Emmanuel Macron.
10:02Il y a un point sur lequel vous ne pouvez pas le contredire.
10:05Il y a un point sur lequel vous ne pouvez pas le contredire.
10:06Je ne sais pas, on va voir.
10:07C'est celui des retraites.
10:09Si je veux vous contredire.
10:10Les retraites, il a pris un engagement
10:12qui est une lettre de rectification, M. Lecornu,
10:15qu'il a prise sous la pression des socialistes.
10:18Mais pas seulement.
10:19Oui, mais notamment des socialistes quand même.
10:22Et c'est pour ça que les socialistes ont accepté
10:24justement de rentrer dans le jeu sans censurer d'emblée.
10:28C'est vrai.
10:29Et est-ce que ça, ça ne va pas aboutir justement
10:33au fait qu'il y ait une amélioration du sort
10:36des Français concernés par cette réforme
10:38si jamais le budget est adopté ?
10:41Alors, d'abord, vous avez tout à fait raison.
10:43Le problème, il se situe dans la fin de votre question.
10:46Puisque c'est si jamais le budget est adopté.
10:48Oui, mais le problème, c'est que...
10:49Non, mais je commence par là.
10:50Après, on va y en discuter du suite.
10:51Oui, mais le problème, c'est que pour que le budget
10:53soit adopté, M. Tréhard, il faut donc accepter
10:56le doublement des franchises médicales
10:58dont je vous ai parlé, par exemple.
11:00La baisse des indemnisations pour les personnes
11:02qui sont atteintes de maladies chroniques.
11:03Le moindre remboursement des arrêts maladies,
11:06pour prendre quelques exemples.
11:07On n'y est pas donné, c'est pas sûr.
11:09Mais d'accord, mais à la fin, à la fin,
11:13il va y avoir ça dans le budget.
11:14Donc, si vous voulez adopter le décalage,
11:19parce qu'on peut dire suspension si vous voulez,
11:21parce que j'ai l'impression que c'est ce que le Parti Socialiste
11:23a envie de dire.
11:24Mais la vérité, c'est que globalement,
11:26pour être pas trop technique,
11:27les gens qui sont nés en 1968,
11:28normalement, dans la situation précédente,
11:30partiraient à la retraite à 64 ans.
11:32Et avec la mesure que propose M. Lecornu,
11:34finalement, c'est les gens qui sont nés en 1969
11:36qui partiront à la retraite à 64 ans.
11:38C'est un décalage d'un an de l'entrée en vigueur
11:39de la retraite à 64 ans.
11:41Ça ne concerne même pas toute la génération,
11:43puisqu'on a appris depuis que, par exemple,
11:44toutes les personnes qui sont en dispositif carrière longue,
11:46c'est entre 20 et 25 % des retraités,
11:48ne sont pas concernés.
11:48Oui, mais c'est déjà mieux que rien
11:49par rapport à ce que vous proposez.
11:50Mais madame, ce serait mieux que rien
11:52si, en échange de ça,
11:55il ne fallait pas subir
11:56une sous-indexation pendant 4 ans
11:58des pensions de retraite,
11:58une doublement des prochaines...
11:59Mais alors comment on fait ?
11:59Pardonnez-moi, le trou de la Sécu...
12:01Attendez, après, si vous voulez,
12:02on va parler de quelque chose qu'il faut faire.
12:03Mais oui, il n'y a pas parlant.
12:05Vous ne pouvez pas me dire...
12:06Si moi, je vous dis demain,
12:07je vais vous donner un euro,
12:08mais par contre,
12:09je vais vous retirer votre maison,
12:13vous n'allez pas me dire
12:13« Ah, c'est génial,
12:14pourquoi vous ne prenez pas un euro ? »
12:15Là, l'objectif, c'est de dire
12:17le trou de la Sécu...
12:17Donc c'est normal quand même
12:18de regarder si les gens,
12:19ils gagnent ou s'ils perdent.
12:20Moi, je vous dis que
12:20dans le budget de la Sécurité sociale,
12:22les gens perdent plus que ce qu'ils gagnent.
12:23Est-ce que, d'après vous,
12:24le Parti Socialiste a eu tort
12:26de rentrer dans le jeu, finalement,
12:27du gouvernement
12:28et de Sébastien Lecornu
12:29en mettant de côté le 49-3 ?
12:34D'abord, ils ont eu tort
12:34de ne pas censurer le gouvernement.
12:36Si le gouvernement avait été censuré,
12:38ben oui, mais on aurait pu avoir...
12:39Ça, on l'a compris.
12:40Ah oui, mais c'est quand même l'essentiel.
12:42Alors ensuite, deuxième élément,
12:44est-ce qu'ils ont eu raison
12:45de demander ou d'échanger
12:47la non-censure
12:47contre le renoncement au 49-3 ?
12:50Moi, je fais partie des gens
12:51qui, depuis le début,
12:52on leur disait
12:52« Mais ça, c'est un piège
12:53dans lequel vous allez tomber. »
12:55Et je pense que le piège
12:56est en train de se voir sous les yeux.
12:58Et d'ailleurs, à l'époque,
12:59pardon, pas forcément ici,
13:00mais sur les plateaux,
13:01de manière générale,
13:02on me disait
13:02« Mais vous devriez être content
13:03puisque s'il n'y a pas de 49-3,
13:05c'est l'Assemblée nationale
13:06qui va écrire le budget. »
13:07Et tout le monde a compris maintenant
13:08que non,
13:09ce n'est pas l'Assemblée nationale
13:10qui va écrire le budget
13:10parce qu'il y a une commission
13:11mixte paritaire,
13:12parce que peut-être même...
13:13Mais c'est pas...
13:13Pardon, alors, pardon,
13:14pour cette question peut-être...
13:16Mais c'est pas l'Assemblée nationale
13:2370 jours.
13:25Là, pour l'instant,
13:26on est quand même assez mal parti
13:27puisque la première partie
13:28du projet de loi de finances
13:29sur les recettes,
13:30ça devait se terminer mardi.
13:31Ce n'est pas terminé.
13:32On va reprendre jeudi prochain
13:33et on va arriver assez vite
13:35à un délai de 40 jours.
13:36Délai de 40 jours,
13:37ça veut dire que ça s'arrête,
13:38ça part au Sénat.
13:39Et après, il faut boucler
13:39la discussion dans un délai
13:40de 70 jours.
13:41Aujourd'hui, on est très mal parti.
13:43Et si on ne rentre pas
13:45dans ce délai de 70 jours,
13:46qu'est-ce qui se passe à la fin ?
13:47Le gouvernement a la possibilité
13:49de faire passer son budget
13:49par ordonnance.
13:50Et donc, le travail
13:51qu'aura fait l'Assemblée nationale
13:52pendant 70 jours,
13:53vous le prenez,
13:54vous le froissez
13:55et vous le jetez à la fin.
13:56Et vous pensez vraiment
13:58que c'est un vrai scénario ?
13:59C'est un scénario qui risque d'arriver.
14:01C'est-à-dire que
14:01ordonnance et projet de loi spéciale...
14:05Alors, c'est deux choses différentes,
14:06M. Traire, si je peux me permettre.
14:06On peut l'accumuler, non ?
14:07En fait, non.
14:09La loi spéciale ne peut être votée
14:11que si le budget est rejeté.
14:12C'est ça.
14:13Alors, si le budget est rejeté,
14:15il y a la possibilité
14:15de faire ce qu'on appelle
14:16une loi spéciale,
14:17pour être clair,
14:17c'est qu'on renouvelle
14:18les crédits de l'année précédente
14:19sur l'année suivante.
14:21Les ordonnances,
14:22ça nécessite que les délais
14:23constitutionnels
14:24ne soient pas tenus
14:25et alors le gouvernement
14:27a la possibilité de le faire.
14:28Donc, c'est l'un ou l'autre.
14:29Mais vous avez raison
14:29que sans doute,
14:30il va se passer l'un ou l'autre.
14:31Là, on devient un petit peu technique,
14:32c'est intéressant,
14:33mais pour revenir
14:34sur les propositions
14:35qui sont faites
14:36pour le budget de la Sécu
14:37qui est en ce moment
14:38à l'Assemblée nationale,
14:39je voulais vous entendre
14:39sur la prime de Noël.
14:41La prime de Noël
14:42qui est versée habituellement
14:42à l'ensemble des bénéficiaires
14:44du RSA
14:44qui serait bientôt,
14:46c'est une proposition
14:47du ministre du Travail,
14:48M. Farandou,
14:49qui serait bientôt réservée
14:50uniquement aux personnes
14:51qui ont des enfants
14:52et lui, il explique
14:53en disant
14:54qu'il faut arrêter
14:54ces politiques
14:55de générosité maximale.
14:57Il y a des économies à faire
14:58et ça passe notamment par là.
14:59Madame, c'est une honte.
15:01Ce qu'on appelle
15:02la prime de Noël,
15:04c'est une prime de fin d'année
15:05pour les personnes
15:06qui sont au RSA.
15:08On parle de personnes
15:09qui ont des rémunérations
15:10qui sont à peu près
15:12la moitié du seuil
15:13de pauvreté.
15:14On parle de 150 euros
15:16à peu près.
15:16On parle de 150 euros,
15:17on ne leur verse pas
15:18des millions.
15:19Et aujourd'hui,
15:20on est en train de dire
15:20que c'est sur ces gens-là
15:22qu'on va aller faire
15:23des économies
15:23alors que tout le monde
15:24sait bien que cette prime,
15:26bien souvent,
15:27elle est un moment
15:27de respiration
15:28pour des gens
15:29qui sont dans des situations
15:30extrêmement difficiles
15:31et qui au moment
15:32où à la fin de l'année
15:33arrivent,
15:34des fois j'entendais dire
15:35oui, ce n'est pas à l'état
15:36de payer les cadeaux de Noël.
15:37Franchement,
15:37la plupart du temps,
15:38les gens qui touchent
15:39cette prime de Noël
15:40ne la touchent pas
15:40pour acheter des cadeaux
15:41de Noël en fait
15:42et la touchent pour essayer
15:43de remonter la pente
15:44des difficultés
15:45qu'ils ont eues
15:46pendant toute l'année.
15:47Je trouve ça,
15:47je vais vous dire sincèrement,
15:48je trouve ça ignoble
15:49de considérer
15:50que c'est sur ces gens-là
15:51qu'il faut aller faire
15:52des économies.
15:53Et stratégiquement,
15:55politiquement,
15:55pourquoi
15:56ça rend où fait ça ?
16:00Vous savez quoi ?
16:01Ça peut rapporter,
16:02c'est appliqué
16:03200 millions d'euros
16:06alors que
16:07les dépenses
16:07de fonctionnement
16:08ont augmenté
16:09de 100 milliards d'euros
16:11depuis 2021.
16:13Ce n'est pas sérieux.
16:15C'est ça
16:15qui me surprend
16:16aujourd'hui.
16:17C'est-à-dire qu'effectivement,
16:18on a vraiment
16:18des mesures
16:19à prendre
16:19très rapidement
16:20pour justement
16:22réduire
16:22cette dépense publique,
16:23non pas sur le social,
16:24il faut améliorer
16:24le fonctionnement du social.
16:25C'est vrai que la France
16:26est l'État,
16:26le pays le plus généreux
16:27dans le monde
16:27d'un point de vue social.
16:28C'est 32%
16:29de notre PIB
16:30alors que la moyenne
16:30de l'OCDE
16:31et les pays riches,
16:31c'est 21%.
16:32Donc la France
16:33est un pays généreux.
16:34Principalement les retraites
16:35et la santé.
16:36Alors évidemment,
16:36il faudra améliorer
16:37certainement le fonctionnement.
16:38Par contre,
16:38il y a d'autres dépenses
16:39sur lesquelles
16:40on peut baisser
16:40très rapidement,
16:42c'est bien sûr
16:42les dépenses de fonctionnement
16:43qui n'arrêtent pas d'augmenter.
16:44Là, on n'en parle pas du tout.
16:46Donc c'est ça qui est inquiétant.
16:47Il y a le vocabulaire
16:48aussi qui est employé.
16:49C'est-à-dire la manière
16:50de dire la politique
16:50de la générosité,
16:51c'est fini.
16:52On sait très bien
16:52que les personnes
16:53qui sont au RSA
16:54vivent quand même
16:54une situation de précarité
16:55qu'il n'est même pas
16:55forcément à l'aise
16:56socialement.
16:56D'être pointé du doigt
16:58de cette manière-là
16:58à la veille des fêtes de Noël,
16:59c'est vraiment créé.
17:00Alors arrêtons-nous là-dessus.
17:02C'est vrai que,
17:02Yves,
17:04peut-être que vous avez eu
17:05des coulisses
17:06de cette décision.
17:09C'est vrai que le signal
17:09envoyé est très mauvais
17:11pour finalement
17:12peu de rentrée d'argent.
17:15Je vais vous dire une chose,
17:15c'est que les ministres
17:16peuvent dire
17:17à peu près ce qu'ils veulent.
17:18Le seul qui décide,
17:19c'est Sébastien Lecornu
17:21et éventuellement
17:21ce qui peut se passer
17:22à Bercy,
17:25M. Ferrandou
17:26est chargé de l'économie.
17:27Mais c'est Lecornu
17:29qui a une très bonne expression
17:31en début de semaine
17:32en disant
17:32j'avance pas à pas.
17:34Ça veut dire
17:34qu'il improvise
17:35au fur et à mesure
17:36de la discussion parlementaire.
17:38Mais là où je suis complètement...
17:39Donc c'est lui
17:39qui est derrière ça ?
17:40C'est ça que vous dites ?
17:40Non, non, non.
17:41Mais les ministres parlent
17:42et c'est Sébastien Lecornu
17:44qui fait la synthèse.
17:45Et Manuel Bompard
17:47de toute manière
17:47a tout à fait raison.
17:48Le problème,
17:49c'est que le texte,
17:51je vous rappelle
17:51qu'on n'a pas encore commencé
17:53à parler des dépenses.
17:55C'est ça le sujet.
17:56Et donc là,
17:57il s'agit d'une dépense en plus.
17:58Oui, c'est dans la partie dépense
17:59du budget de la sécurité.
18:01Les ministres peuvent dire
18:02ce qu'ils veulent
18:03mais ce qui se passe
18:04c'est que le texte
18:04va partir au Sénat
18:05où il sera de toute manière
18:06réécrit le texte.
18:08Donc aujourd'hui,
18:09on est dans une course
18:10contre l'avance
18:11avec une fin
18:13qui est probable
18:14et qui est écrite.
18:16C'est que
18:16le budget de la France
18:19que ce soit le PLFSS
18:20et plus sûrement encore
18:22le budget de l'État
18:23ne pourra pas être voté
18:25en temps et en heure.
18:26C'est là,
18:26on peut rassurer peut-être
18:27certains Français
18:27parce qu'effectivement,
18:28je suis désolé,
18:29mais cette course à l'échalote,
18:30ce concours l'épine
18:31de l'imposition aujourd'hui
18:32fait peur à beaucoup de Français.
18:33Pas que les très riches
18:34parce qu'ils ne sont déjà plus là
18:35mais l'ensemble des Français.
18:36Quand effectivement
18:36on augmente la CAG
18:37sur le revenu du capital,
18:38c'est sûr que la CAG
18:40s'est intégrée par Michel Rocard
18:41en 1991.
18:42À la base,
18:43c'était 1%.
18:44Pour combler le trou de la sécu,
18:45c'était une bonne idée.
18:46Sauf qu'aujourd'hui,
18:46on est à 9,2%.
18:48Et si on voulait passer
18:49à 10,5%
18:49et si on augmente,
18:51on prend toutes les cotisations
18:53sur l'épargne,
18:54on est à 17,5%.
18:56Donc c'est déjà énorme
18:58et nous,
18:58on va encore augmenter.
18:59Donc ça,
18:59c'est peut-être le point positif,
19:01c'est que finalement,
19:01et vous l'avez bien dit,
19:02tout ce qu'on est en train
19:04de débattre aujourd'hui,
19:05on est encore en train
19:05de perdre du temps.
19:06C'est ce qui est incroyable.
19:07On n'entraîne pas de temps
19:08pour avoir un budget
19:08qui finalement va arriver
19:09certainement par ordonnance
19:10et donc d'ailleurs,
19:11on aura certainement
19:11l'émotion de censure.
19:12Donc on sera au même point
19:13qu'il y a quelques semaines.
19:15On aura encore perdu 4 mois.
19:17Donc l'image qu'on renvoie
19:18effectivement...
19:18Pas à moi que vous pouvez
19:19renforcer ça.
19:21Marc-toi ici,
19:22Emmanuel Bampard
19:22sont d'accord.
19:23Non, je crois pas
19:24sur les mesures.
19:25Pas sur les mesures.
19:27Oui, oui,
19:27je crois pas
19:28qu'on soit d'accord
19:28sur les mesures
19:29parce que...
19:29Non, mais pas grave,
19:31ça fait partie...
19:32Sur la CSG,
19:35sans être péjoratif,
19:39le nombre de petits retraités
19:41qui ont des assurances-vie
19:42ou qui ont des petits appartements,
19:46des petits studios
19:47qui louent
19:47et sur lesquels
19:48on va augmenter la CSG
19:49alors qu'ils comptent là-dessus
19:51pour vivre leur retraite,
19:53ça va être...
19:54C'est vraiment déflagrateur.
19:57Écoutez, M. Tarr,
19:57si vous êtes attaché
19:58au pouvoir d'achat
20:00des petits retraités
20:00ou des petits revenus,
20:01sans doute vous serez d'accord
20:02avec une proposition
20:03qui est dans le programme
20:04de la France insoumise
20:05depuis des années
20:05et des années,
20:06c'est de faire en sorte
20:06que cette CSG
20:07elle soit progressive.
20:08C'est-à-dire que
20:09moins on a de moyens,
20:10moins on contribue
20:11sur la CSG
20:12et plus on en a,
20:13plus on paye.
20:14Parce que vous ne pouvez pas
20:15non plus considérer
20:16qu'il est normal
20:17dans notre pays
20:17qu'alors que vous avez
20:19à peu près 96%
20:20des dividendes
20:21qui profitent
20:21à 1% de la population,
20:23ça c'est des chiffres officiels,
20:24que quand on touche
20:25beaucoup, beaucoup de dividendes,
20:27on doit payer
20:27autant de CSG
20:28qu'une personne
20:29qui bénéficie juste
20:30d'une assurance vie
20:31qu'elle a placée
20:31sur des comptes.
20:32Vous voyez ?
20:32Donc, sans doute
20:33que vous serez d'accord
20:34avec ma mesure
20:35et la mesure
20:35que nous défendons
20:36de rendre la CSG
20:37progressive.
20:38Après, pardon M. Toiti,
20:39mais à la fin,
20:41vous pouvez dire
20:42le problème c'est les dépenses,
20:43le problème c'est les dépenses
20:44et c'est là où on ne sera
20:46pas d'accord.
20:47Parce que moi,
20:48je vous dis
20:48que si aujourd'hui
20:50il y a un déficit important
20:51dans ce pays,
20:52ce n'est pas parce que
20:53depuis 2017
20:53les dépenses ont explosé,
20:55ce n'est pas ce que disent
20:56les chiffres officiels.
20:57Non, pas du tout.
20:58En proportion du PIB...
20:59On est à 35% du PIB.
21:02Attendez, mais...
21:03Vous avez une équipe
21:04de fact-checkers.
21:05Ah, pas du tout.
21:06Pas du tout.
21:06Tout à fait, si, bien sûr.
21:09A BFM TV, probablement.
21:10Vous vériférez
21:10si ce que je vais dire
21:13à cet instant
21:13est faux ou pas.
21:15En proportion du PIB,
21:16les dépenses,
21:17elles ont baissé
21:18ou elles sont restées
21:18à peu près stables
21:19depuis qu'Emmanuel Macron
21:20est arrivé au pouvoir
21:21en 2017.
21:22Ce qui a par contre
21:22largement baissé,
21:23c'est les recettes de l'État
21:24en proportion du PIB.
21:26Pourquoi ?
21:26Parce qu'il y a eu une politique
21:28qui a été une politique
21:28qu'on a appelée politique
21:29de l'offre,
21:30de suppression notamment
21:31d'un certain nombre
21:32d'impôts,
21:33soit pour les plus riches,
21:34soit pour les très grandes entreprises
21:35qui ont profité,
21:36écoutez bien,
21:3880 fois plus
21:39aux plus riches
21:41qu'aux plus pauvres
21:41de notre pays.
21:42Ça, c'est la politique
21:43qui a été mise en place
21:43par Emmanuel Macron.
21:44C'est-à-dire qu'on a fait
21:44des cadeaux
21:45aux plus riches
21:46et aux grandes entreprises
21:47et aujourd'hui,
21:48on vient voir les gens
21:48et on leur dit
21:49on a dépensé trop d'argent
21:50donc maintenant,
21:51c'est à vous de payer la facture.
21:52Moi, je ne suis pas d'accord
21:53avec ça.
21:53Il faut vous contredire,
21:54la limite,
21:54c'est que ça fait baisser
21:55le chômage de 3 points.
21:57Non, ce qui n'est pas rien.
21:58Non, non, non,
21:59ce qui n'est pas baissé.
22:00Attendez, attendez, attendez.
22:02Il est en train
22:03de réaugmenter malheureusement.
22:04Mais la tendance
22:05plus globale,
22:06elle est à la base.
22:07Juste, je voulais vous...
22:08Non, non,
22:09il faut être honnête.
22:11Là, le chômage est en train
22:13d'augmenter.
22:14Je parle de 2017
22:15à maintenant,
22:16il a baissé.
22:17Alors, monsieur Tréard,
22:18parce qu'on est attaché
22:18aux faits ici,
22:19moi, je vais vous dire
22:20quelque chose.
22:21Le taux de chômage en France,
22:22il était au même niveau
22:23que les autres pays
22:23de la zone euro en 2017.
22:25Aujourd'hui,
22:26le taux de chômage en France,
22:27il est de 20% supérieur
22:28aux autres pays de la zone euro.
22:29C'est une réalité.
22:29Donc, vous devriez vous poser
22:30la question de savoir pourquoi,
22:32alors que précisément,
22:33il y a eu une conjoncture internationale
22:34qui était plutôt favorable
22:35au retour à l'emploi,
22:36pourquoi la France
22:37a fait bien moins ?
22:38Et pourquoi 60% des emplois
22:40qui ont été créés
22:41sont de l'apprentissage
22:42subventionné par l'État ?
22:43Ça aussi, vous devriez vous poser
22:44la question.
22:44Là où c'est clair,
22:45c'est qu'au niveau
22:45des recettes fiscales
22:46qui ont été réduites,
22:47c'est parce que justement,
22:48il n'y a pas eu
22:48d'impact économique.
22:49C'est-à-dire que globalement,
22:50la croissance,
22:51quand on augmente les impôts,
22:52on réduit la scie fiscale.
22:53Vous comprenez ?
22:54Et donc, à partir de là,
22:55on fonctionne plus
22:55ce gâteau plus petit.
22:56Donc, il y a moins
22:57de recettes fiscales.
22:58Il y a moins d'activités.
22:59C'est pourquoi, malheureusement,
22:59je suis d'accord
23:00que la politique...
23:01Mais pourquoi vous voulez
23:01continuer de dire ça ?
23:02Non, je change de politique.
23:04Je voulais vous soumettre...
23:05Côté pour nous.
23:05Non, certainement pas.
23:07Je voulais soumettre
23:07un miracle a failli avoir lieu
23:09sur ce plateau.
23:11Un sondage qu'on voulait
23:13vous soumettre,
23:14sondage et là,
23:14pour BFM TV.
23:16Jordan Bardella,
23:17qui est à 35%.
23:19C'est à peu près
23:20les mêmes scores
23:21pour Marine Le Pen.
23:2320 points derrière
23:24Edouard Philippe,
23:26même plus par rapport
23:27à Jean-Luc Mélenchon,
23:28qui est à 12,5%.
23:29Alors, certes,
23:29il y a une petite dynamique
23:30qui commence à s'installer
23:31pour Jean-Luc Mélenchon,
23:32mais il reste très, très loin
23:34derrière le Rassemblement national.
23:36Est-ce que ça vous inquiète,
23:37ces chiffres ?
23:38Moi, je ne peux pas,
23:39évidemment,
23:40sauter de joie
23:40à voir que le Rassemblement national
23:42est estimé à 35% des voix.
23:44Par contre,
23:45comme j'ai un petit peu
23:45de mémoire des sondages
23:47et de mémoire électorale,
23:48je sais qu'à 18 mois
23:49de l'élection présidentielle
23:50de 2022,
23:51et là aussi,
23:51vous pourrez vérifier mes chiffres,
23:53Jean-Luc Mélenchon
23:53était annoncé à 8%,
23:54Marine Le Pen
23:56était annoncée à 30%.
23:57Ça faisait exactement
23:5822 points d'écart.
23:59Ça, c'était à 18 mois
24:00de l'élection présidentielle 2022.
24:01Le soir de l'élection
24:02présidentielle de 2022,
24:04Mélenchon était à 22%
24:05et Marine Le Pen
24:0722 points d'écart
24:08au début de la campagne.
24:09On est arrivé à 1 point d'écart
24:11à la fin de la campagne.
24:11Donc, vous dites
24:12que tout est possible
24:12pour Jean-Luc Mélenchon ?
24:12Donc, j'ai dit
24:13qu'il y a une campagne électorale
24:14et dans une campagne électorale,
24:16vous pouvez convaincre des gens
24:17et vous pouvez faire bouger les lignes.
24:18Et en tout cas,
24:19c'est mon objectif
24:19et c'est mon ambition.
24:20Sauf que,
24:20est-ce que Jean-Luc Mélenchon
24:21n'a pas en effet repoussoir
24:22sur une partie de l'électorat de gauche ?
24:25J'aimerais qu'on écoute,
24:27c'était Raphaël Entoven
24:28ce soir sur le plateau,
24:29et écoutez...
24:31Je ne suis pas sûr
24:31que l'électorat de gauche
24:32correspond exactement
24:33à la définition
24:33que vous êtes en train d'en donner.
24:34Écoutez ce que dit Raphaël Entoven.
24:37Si Jean-Luc Mélenchon
24:38est qualifié pour le deuxième tour
24:39face à Jordan Bardella,
24:41vous votez pour qui ?
24:42Je ne vote pas.
24:43Je ne vote pas.
24:43Malgré tout le mal
24:45que j'ai pu dire
24:46des abstentionnistes.
24:47Peu de gens ont dit
24:48autant de mal que moi
24:49des abstentionnistes.
24:50Je les ai traités de feignants,
24:51d'ingrats,
24:52de tout ce que vous voulez.
24:53Je les ai conchiés,
24:54maudits, etc.
24:55Et bien, je m'apprête
24:56à intégrer ce club
24:57à la seconde.
24:58Vous restez à la maison
24:59ou vous votez blanc ?
25:01Je ne sais pas.
25:02Ce n'est pas anodin non plus.
25:04Pourquoi ce n'est pas anodin ?
25:05Je ne sais pas pourquoi
25:06M. Entoven est prescripteur
25:07des positions de vote
25:09de la gauche dans ce pays.
25:10Je ne comprends pas
25:10vraiment votre question.
25:12Ça dit quand même quelque chose.
25:14Il met le RN
25:15et elle affiche
25:16sur le même niveau.
25:16S'il n'est pas capable
25:16de faire la différence
25:18entre un parti qui défend
25:20par exemple
25:21d'interdire des emplois
25:22à une certaine catégorie
25:24de Français
25:24parce qu'ils ont
25:24une double nationalité
25:25et un parti
25:26comme la France Insoumise
25:27qui au contraire
25:28défend l'égalité
25:29de tous les citoyens
25:30quelle que soit
25:31leur origine,
25:32leur couleur de peau
25:32ou leur religion.
25:34S'il n'est pas capable
25:34de faire la différence
25:35entre une formation politique
25:37comme la France Insoumise
25:38qui défend un contre-budget
25:39s'appuyant sur le partage
25:40des richesses
25:41et un parti
25:41comme le Rassemblement National
25:43qui défend un contre-budget
25:44dans lequel il propose
25:45par exemple
25:45de réserver
25:46parce que ça
25:46personne ne le sait
25:47de réserver
25:48la prime d'activité
25:49aux travailleurs
25:50qui travaillent en France
25:51et qui sont de nationalité française
25:52c'est-à-dire très précisément
25:53que deux travailleurs
25:54attendez je termine
25:55ma démonstration
25:56que deux travailleurs
25:57qui ont le même poste de travail
25:58la même qualification
25:59le même emploi
26:01n'auraient pas
26:02la même rémunération
26:03à la fin
26:03parce que l'un aurait
26:04la prime d'activité
26:05et l'autre ne l'aurait pas.
26:06S'il n'est pas capable
26:06de faire la différence
26:07entre ça
26:07c'est-à-dire quelqu'un
26:08qui propose une politique
26:09qui est inscrite
26:09l'inégalité
26:10et le programme
26:12de la France-Sommiss
26:13je ne peux rien faire pour lui.
26:14Didier François ?
26:15Non, enfin
26:15de toute manière
26:15c'est juste un constat
26:18mais Raphaël Hendeven
26:19a déjà eu des positions
26:21de même nature
26:22sur la question
26:23du vote Front National.
26:24Avant il disait
26:25qu'il votait Le Pen
26:25donc c'est presque un progrès.
26:27Il sort d'un procès
26:29fait à LFI
26:31en l'accusant
26:31de l'antisémitisme
26:32donc on peut comprendre
26:33qu'effectivement
26:34il ne soit pas exactement
26:34sur cette ligne-là.
26:36Donc pour vous
26:37Je suis d'accord avec vous
26:40moi je n'ai pas dit
26:41autre chose que vous
26:41Donc vous dites
26:42que c'est révélateur de rien
26:45Non, c'est révélateur du parti
26:47Jean-Luc Mélenchon
26:47n'a pas un effet
26:48peut-être trop fort
26:49pour une partie électorale
26:50Au-delà de Raphaël Hendeven
26:53Là on a bien compris
26:56qu'on n'était pas seulement
26:56sur la question du fond
26:57politique
26:58on est sur une question
26:59entre autres
27:00sur la question sur Gaza
27:00qui a été une question
27:02fondamentale de désaccord
27:03entre LFI
27:04et une partie de l'électorat
27:06et de Raphaël Hendeven
27:07C'est pas le sujet économique
27:10Pour Raphaël Hendeven
27:13je ne pense pas
27:13que ce soit l'économie
27:14qui l'est poussée
27:15à cette position-là
27:15Je pense que c'est son combat
27:16sur la question
27:17C'est pas le sujet
27:18Je ne sais pas ce que vous dites
27:19mais si je peux me permettre
27:20les propositions
27:21dont je viens de parler
27:21ne sont pas juste
27:22des propositions économiques
27:23C'est pas le sujet économique
27:24Non mais regardez
27:25ce que je viens de dire
27:26les exemples que j'ai donné
27:27Attendez, laissez Manuel
27:28Gompard terminer
27:28je donne le micro
27:29C'est pas sur les sujets économiques
27:31C'est pas sur les sujets économiques
27:33que la fracture à gauche se fait
27:35Mais c'est pas de l'économie
27:36de dire qu'il ne faut pas
27:37qu'une personne
27:37parce qu'elle a une double nationalité
27:38ne puisse pas avoir accès
27:39à certains emplois
27:40Vous vous appelez ça de l'économie
27:41moi j'appelle ça l'idée
27:42que je me fais de la République
27:43Vous savez très bien
27:43que la fracture à gauche
27:45telle qu'on la voit
27:46notamment
27:47effectivement
27:48elle s'opère
27:49sur Gaza
27:50elle s'opère
27:51sur le discours
27:53certains discours
27:54que peuvent avoir
27:55certains élus
27:57de la France Insoumise
27:58comme ça a été encore
27:59cet après-midi
28:00le cas
28:00ou hier après-midi
28:01plutôt le cas
28:02à l'Assemblée Nationale
28:03quand Madame
28:05par exemple
28:05Pannot
28:06c'est pas Madame Pannot
28:07Madame Obonot
28:08a parlé d'islamophobie
28:10d'État
28:10C'est pas la seule
28:11les institutions internationales
28:12qui en parlent pour la France
28:13Je dis
28:14qu'à la France Insoumise
28:16Je ne veux pas le rapport
28:16avec Gaza
28:17mais allez-y
28:18Si si
28:18parce qu'il y a une partie
28:19de la gauche
28:19qui n'accepte pas
28:21le discours
28:21de la France Insoumise
28:23Non mais d'accord
28:23mais enfin
28:24si vous voulez
28:25ça s'appelle
28:25Non mais d'accord
28:26mais ça ça s'appelle
28:27la démocratie
28:27Heureusement que tout le monde
28:28n'est pas d'accord
28:28avec la France Insoumise
28:29en France
28:29sinon on ferait 100%
28:30aux élections
28:31et je pense que ça
28:31vous inquièterait
28:32Mais en l'occurrence
28:33je ne suis pas sûr
28:33que Raphaël Entoven
28:34soit le maître étalon
28:35d'un électeur de gauche
28:36Il ne s'agit pas
28:36de M. Entoven
28:37M. Entoven
28:38C'est sur M. Entoven
28:39M. Entoven
28:40M. Entoven est le symbole
28:41de cette gauche
28:42qui recuse
28:43la France Insoumise
28:44Merci Yves
28:46Merci Yves
28:46qui résume
28:46Mais je ne sais pas
28:47qu'est-ce qui vous permet
28:48Je ne sais rien
28:49M. Entoven
28:49il fait ce qu'il veut
28:50mais je ne sais pas
28:51qu'est-ce qui vous permet
28:51de dire ça
28:51à l'élection de gauche
28:52Si on prend les sondages
28:54Si on prend les sondages
28:57Je vous écoute
28:58avec beaucoup d'intention
28:59Allez-y
29:00Si on prend les sondages
29:01vous voyez bien
29:02que quand on met
29:03côte à côte
29:04M. Mélenchon
29:04et M. Glucksmann
29:08M. Raphaël Glucksmann
29:09on s'aperçoit
29:10qu'il y en a un
29:11qui est grosso modo
29:12à 12-13%
29:14avant le précédent sondage
29:16qu'on vient de vous montrer là
29:17et l'autre
29:18qui est à 10%
29:19Donc il y a quand même
29:20une partition
29:20de l'électorat de gauche
29:22Alors attendez
29:22il y a plusieurs choses
29:23Il y a plusieurs choses
29:25dans ce que vous dites
29:26Effectivement
29:27vous avez raison
29:27Mais attendez
29:29à gauche
29:29Il suffit de dire les choses
29:32avec précision
29:33Si vous êtes en train
29:34de me dire
29:35que Jean-Luc Mélenchon
29:36n'est pas le candidat unique
29:37de tous les électrices
29:38et les électeurs de gauche
29:38aujourd'hui
29:39ça ne m'a globalement
29:40pas échappé
29:40J'en suis à peu près conscient
29:41Sauf que ce que je vous dis
29:43c'est que dans une campagne électorale
29:44je pense qu'on a déjà fait
29:45à plusieurs reprises
29:46la démonstration
29:46parce qu'à un moment
29:48il faut sortir des polémiques
29:49et à un moment
29:49les gens qui nous écoutent
29:51je crois que ce qu'ils veulent savoir
29:52et après ils choisissent
29:53c'est qu'est-ce qu'on propose
29:55pour le pays
29:55et est-ce que ça va
29:57améliorer leur vie
29:58est-ce que ça va
29:58correspondre à l'idée
29:59qui se fonde
30:00du pays dans lequel
30:01ils ont envie de vivre
30:01et à un moment
30:02dans une campagne
30:03on sort un peu
30:04des polémiques
30:04nauséabondes
30:05qui cherchent juste
30:06à dénigrer les gens
30:06et on commence
30:07à s'intéresser
30:08à ce qu'ils proposent
30:08Si vous ne voyez pas
30:11que la France Insoumise
30:12depuis deux ans
30:12subit toute une série
30:13de polémiques
30:15nauséabondes
30:15non pas à juste titre
30:16quand on refuse
30:17de qualifier
30:18On va pas en venir
30:19là-dessus
30:19à nouveau
30:20Ça fait dix fois
30:20que vous me le faites
30:21monsieur Tréard
30:22arrêtez deux minutes
30:23à un moment
30:24lisez les propositions
30:25qui sont dans notre programme
30:26et interrogez-vous sur ça
30:27et dites
30:28je ne suis pas d'accord
30:29quand vous n'êtes pas d'accord
30:29avec les propositions
30:30de mon programme
30:31ne cherchez pas tout de suite
30:32à dénigrer les autres
30:33Mais avancement
30:33on voit bien
30:35une dernière question
30:36là-dessus
30:36sur la présidentielle
30:37qui va arriver bientôt
30:38il va bien falloir
30:40vous départager
30:40et trouver une façon
30:41la gauche
30:42elle est éparpillée là
30:43Est-ce que vous pensez
30:45qu'une primaire
30:46serait une bonne manière
30:48de désigner un candidat
30:49pour porter la gauche ?
30:50Mais non
30:50parce que madame
30:51regardez
30:52vous dites vous-même
30:53il y a des différences
30:54entre Raphaël Glucksmann
30:55et Jean-Luc Mélenchon
30:56pour prendre cet exemple
30:57Est-ce que vous croyez
30:58une minute
30:58que s'il y avait une primaire
31:00et que par exemple
31:00c'est Jean-Luc Mélenchon
31:01pour prendre cet exemple
31:02qui gagnerait cette primaire
31:03Est-ce que vous croyez
31:04une minute
31:04que Raphaël Glucksmann
31:05va faire campagne
31:06pour Jean-Luc Mélenchon
31:07et le soutenir ?
31:07Tout le monde sait
31:08que ce n'est pas vrai
31:09Il ne faut pas prendre les gens
31:10pour des imbéciles
31:11et à l'inverse
31:12si Raphaël Glucksmann
31:12gagnait une éventuelle primaire
31:14Jean-Luc Mélenchon
31:14ne le souviendra pas
31:15Je ne vais pas moi
31:15ou Jean-Luc Mélenchon
31:16faire campagne
31:17pour Raphaël Glucksmann
31:17Donc c'est bien la rupture
31:18dont on parlait
31:19au début de cette interview
31:20Mais non mais c'est parce
31:21qu'on ne porte pas
31:21les mêmes projets madame
31:22C'est la démocratie ça
31:24on ne va pas faire semblant
31:24qu'on est tous d'accord sur tout
31:26Moi je ne suis pas d'accord
31:27avec un certain nombre
31:27de mesures
31:28Le divorce est surtout opéré
31:30sur certains sujets
31:33de politique étrangère
31:34Et derrière
31:35on va avancer
31:35Didier François
31:36Entre autres c'est pour ça
31:37que la question
31:37qui lui était posée
31:38en fait relevait
31:39de la décision judiciaire du jour
31:40La seule question
31:42après ça ne passe pas
31:43par des primaires
31:44ou pas des primaires
31:45il y a quand même
31:46une vraie question
31:46c'est que là
31:47ce qui est décrit
31:48c'est en fait
31:49l'existence
31:49de deux gauches irréconciliables
31:51Et deux gauches irréconciliables
31:52ça pose un problème
31:53pour gagner une élection
31:53quand même non ?
31:54Moi je ne crois pas
31:55Je vous réponds franchement
31:56je ne crois pas
31:57que les deux gauches
31:58sont irréconciliables
31:59Si on ne peut pas faire campagne
32:00pour l'un ou pour l'autre
32:01s'il y en a un qui passe
32:02J'ai l'impression
32:04que ce n'est pas nouveau
32:05il n'y a aucune élection présidentielle
32:06où le PS n'était pas tout seul
32:08c'est pas quelque chose
32:10aux législatives
32:10on trouve des moyens d'union
32:11mais en fait
32:12aux présidentielles
32:12il y a systématiquement
32:13un candidat
32:15qui incarne le courant
32:17de la France insoumise
32:18et un autre
32:18qui incarne le courant du PS
32:19Mais sauf que là
32:20il parle dans le deuxième tour
32:22Si l'intention
32:22est décrit
32:23Je pose la question
32:24de savoir
32:25s'il y a deux gauches
32:26un peu irréconciliables
32:27puisqu'on dit
32:28Mélenchon ne pourrait pas
32:30faire campagne pour
32:30et lui ne ferait pas
32:31la campagne pour Mélenchon
32:32que je peux entendre
32:33Bien sûr
32:33Je rajoute la précision
32:35si elle n'était pas claire
32:36Je ne vais pas faire savoir
32:37Attendez
32:38je vous réponds franchement
32:39je ne crois pas moi
32:40au fait que les électeurs
32:41de gauche soient irréconciliables
32:43je pense qu'il va y avoir
32:45des préférences
32:46de choix politiques
32:46c'est pour ça qu'il y a
32:47une élection présidentielle
32:48il y a un premier tour
32:49et évidemment
32:50qu'au deuxième tour
32:50face à un macroniste
32:51ou face à un candidat
32:52d'extrême droite
32:53la gauche elle se réunira
32:55sur le candidat
32:55qui sera qualifié
32:56Il y aura un test
32:57d'ailleurs Manuel Bompard
32:58c'est des élections municipales
33:00Comment ça va se passer ?
33:01Est-ce que ça va être
33:02du cas par cas ?
33:03Est-ce que ça va être
33:03ville par ville ?
33:05Commune par commune ?
33:06Ou est-ce qu'il va y avoir
33:07des mots d'ordre ?
33:09Au premier tour oui
33:10Au premier tour
33:11là de ce que je vois
33:12Est-ce que vous allez essayer
33:13de faire l'union ?
33:14Je vois comment les choses avancent
33:16et je pense que
33:18et là aussi
33:18comme disait Rocaille Diallo
33:19à l'instant
33:20pardon mais c'est
33:21à peu près courant
33:22dans les élections municipales
33:23c'est aux élections municipales
33:24il faut passer 10%
33:25pour être qualifié
33:26au second tour
33:27donc dans toutes
33:28les élections municipales
33:29à part dans quelques cas
33:30très concrets
33:30il y a plusieurs listes
33:31de droite
33:32il y a plusieurs listes
33:33de gauche
33:33et puis c'est les électrices
33:34et les électeurs
33:35qui choisissent
33:35celles qu'ils mettent devant
33:36et puis après au deuxième tour
33:37les listes elles se rassemblent
33:38en tout cas ça a toujours
33:39fonctionné comme ça à gauche
33:40C'est pas évident
33:42si j'entends le discours
33:42notamment à Paris
33:43C'est certains socialistes
33:44qui disent qu'ils sont eux-mêmes
33:45au deuxième tour
33:45ils ne veulent pas s'aller
33:46avec la France insuline
33:46Oui justement
33:47Mais ça posez-leur la question
33:48à eux
33:48moi j'y suis pour rien
33:49Mais est-ce que du coup
33:51est-ce que vous
33:51vous pourriez voter
33:52pour des candidats socialistes
33:54Je vais vous répondre
33:56autrement
33:56M. Tréhard
33:57parce que moi
33:57je ne peux répondre
33:58que de mes décisions
33:59et des décisions des listes
33:59que je soutiens
34:00que nous
34:01clairement
34:01les insoumis
34:02si on est en tête
34:03au premier tour de la gauche
34:04on proposera le rassemblement
34:05de la gauche
34:06pour le second tour
34:06des élections municipales
34:07Si vous êtes derrière
34:08M. Grégoire dit
34:09qu'il ne veut pas s'allier
34:10avec nous
34:10donc posez-lui la question
34:11le jour où il a changé d'avis
34:12je vous répondrai
34:13Donc ça voudrait dire
34:14que vous
34:14vous êtes comme le parti socialiste
34:15Non
34:16posez-lui la question
34:17et je vous répondrai
34:17Non moi je vous dis
34:18que si on arrive en tête
34:19au premier tour
34:20de l'élection municipale
34:21je propose le rassemblement
34:21Mais si vous êtes derrière
34:23M. Grégoire dit
34:24qu'il ne veut pas s'allier avec nous
34:25Bon
34:25Allez c'est vous fait
34:27Mais posez-lui la question
34:29au livre
34:29Mais c'est incroyable
34:32C'est pas moi
34:32qui ai répondu ça
34:33à cette question
34:34Attendez attendez
34:36Notre réponse
34:37aurait pu être
34:38voter contre
34:38voter contre le candidat de droite
34:40ou des travaux
34:40Attendez attendez
34:41Allez messieurs
34:42si je peux en caser
34:43Alors rapidement
34:44Parce que c'est la position
34:45traditionnelle de la gauche
34:46ou de la gauche
34:46Évidemment que ça reste
34:47la position traditionnelle
34:48Non mais non non
34:50parce que là
34:51c'est un peu plus compliqué
34:52que ça
34:52C'est un peu technique
34:53Non c'est pas de la tactique
34:54Si on passe la barre
34:56de 10%
34:56Les électeurs sont pas bêtes
34:57Non mais attendez
34:57je prends personne
34:58pour un imbécile
34:59Ça je sais
34:59Mais si vous êtes
35:00au-delà de 10%
35:01au second tour
35:02des élections municipales
35:03vous avez le choix
35:03entre vous maintenir
35:04fusionner ou retirer
35:05votre liste
35:06Oui mais c'est bien
35:06un choix tactique
35:07C'est bien ce que je dis
35:07On peut avoir
35:08la position de principe
35:09au départ
35:09Si les autres ne veulent pas
35:10fusionner leur liste
35:11avec vous
35:12Vous allez voir
35:12ce choix
35:13Non non non
35:13qui est de dire
35:15on veut battre
35:15l'adversaire
35:16C'est ce que je vous ai dit
35:16je crois
35:17Didier un peu de discipline
35:19Pas totalement sûr
35:19S'il vous plaît
35:20C'est valable pour tout le monde
35:21C'est valable
35:22J'essaie
35:22Je voulais vous entendre
35:23sur la polémique
35:24après la venue d'Ecolière
35:25qui portait le voile
35:26dans les tribunes
35:26de l'Assemblée
35:27C'était hier
35:28Yelbron Pivet
35:30la présidente de l'Assemblée nationale
35:31a été interpellée
35:32par Julien Audoul
35:32du Rassemblement
35:33Oui du Rassemblement national
35:35pardon
35:35Et voilà ce qu'elle dit
35:37Il est inacceptable
35:38que de jeunes enfants
35:40puissent porter
35:40des signes religieux
35:41ostensibles dans les tribunes
35:43Elle invoque une cohérence républicaine
35:44dans le lieu
35:45où la loi de 2004
35:46sur la laïcité à l'école
35:48a été votée
35:49Quel est votre regard
35:50à vous sur cette polémique ?
35:51Je la trouve infecte
35:54et voir pendant toute la journée
35:56des images de ces jeunes filles
35:57qui sont venues
35:58assister au débat
35:59de l'Assemblée nationale
36:00ce qu'on devrait tous
36:01trouver plutôt bien
36:02en fait
36:03on devrait plutôt
36:03trouver plutôt bien
36:04que des jeunes hommes
36:06des jeunes femmes
36:07des citoyennes
36:07des citoyens français
36:08viennent assister au débat
36:09à l'Assemblée nationale
36:10pour aussi comprendre
36:11comment fonctionnent
36:12nos institutions
36:13Je trouve qu'on transforme ça
36:14en les pointant du doigt
36:16en les ciblant
36:17au nom
36:18d'un principe
36:20que Mme Brunpivet
36:21vient d'inventer
36:21parce que pardon
36:22mais dans la loi
36:23Et l'article 8
36:23de notre règlement
36:26l'article 8 du règlement
36:27ne parle pas
36:28des signes religieux
36:28Vous devez être découvert
36:29Oui mais ce n'est pas
36:30la laïcité
36:30On parle de tenue correcte
36:32Vous devez être découvert
36:33Donc il ne parle pas
36:34des signes religieux
36:35C'est dans le règlement
36:36Donc il ne parle pas
36:37des signes religieux
36:38Ce n'est pas la même chose
36:39Mais M. Tréard
36:41attendez
36:41Le roi n'a jamais été
36:43un signe religieux
36:44Jamais
36:44Jamais
36:45Ça ne figure pas
36:47dans le Coran
36:48Mais le Coran
36:49n'a pas de valeur juridique
36:50Le Coran n'a pas de valeur juridique
36:52en France
36:52C'est incroyable
36:54Le Coran
36:55ce n'est pas un texte de loi
36:56Enfin je ne comprends pas
36:57ce qui se passe ici
36:58Le règlement
36:59Vous m'avez parlé
37:00d'une loi
37:01qui a
37:01On ne peut pas se baser
37:03sur le Coran
37:03pour savoir
37:04ce qui est religieux
37:04ou non
37:05Article 8
37:05on doit être découvert
37:06dans l'Assemblée Nationale
37:08Mais alors M. Tréard
37:09Je conteste
37:10Oui mais pas
37:11pour des raisons de laïcité
37:12Yves Tréard
37:12C'est ça en fait
37:13c'est que vous manipulez
37:13la laïcité
37:14Je ne dis plus le rien
37:16Je vous dis l'article
37:17Il peut dire deux choses
37:17Il existe
37:18qu'on soit découvert
37:19dans l'Assemblée Nationale
37:19Alors il y a deux choses
37:20Sur la question des enfants
37:21la Convention internationale
37:22des droits des enfants
37:22permet aux parents
37:23de transmettre leur religion
37:24pardon Yves Tréard
37:25à leurs enfants
37:26donc les petites filles
37:27n'ont pas
37:28enfin il n'est pas interdit
37:30pour des enfants
37:30de porter des signes religieux
37:31puisqu'en fait
37:32la Convention internationale
37:33des droits des enfants
37:33permet aux parents
37:34de donner une religion
37:35à leurs enfants
37:35La deuxième chose
37:36c'est que la laïcité
37:37n'interdit aucunement
37:39le port de signes religieux
37:40dans l'enceinte
37:40de l'Assemblée Nationale
37:41Article 8
37:42de l'Assemblée Nationale
37:43Vous devez être assis
37:44Pas au nom de la laïcité
37:45Mais qu'est-ce que vous parlez
37:47de la laïcité ?
37:47On ne vous parle pas
37:48de la laïcité
37:48C'est Gaël Broun privé
37:49qui l'a fait
37:50Laissez Gaël Broun privé
37:53de côté
37:53et dites simplement
37:54que vous respectez
37:55le règlement
37:56d'un état de l'histoire
37:56Mais attendez
37:56Donc pour vous
37:58ces petites filles
38:00ne respectez pas
38:01le règlement
38:01vestimentaire
38:03de l'Assemblée Nationale
38:03qui parle
38:04Le public doit porter
38:07Personne ne reconnaît
38:08le règlement
38:08Il n'y a pas des gardiens
38:09Le public doit porter
38:11une tenue correcte
38:11se tenir assis
38:12découvert
38:13et en silence
38:13Voilà ce que dit le règlement
38:14à l'Assemblée Nationale
38:16D'accord mais donc
38:17Attendez mais
38:17d'abord
38:18je trouve ça hallucinant
38:20cette discussion
38:20Je vais vous dire sincèrement
38:22Si vous considérez vous
38:23sur la base de votre lecture
38:25du règlement
38:25de l'Assemblée Nationale
38:26qui a un problème
38:26demandez à Mme Broun-Pivet
38:27c'est elle qui est chargée
38:28de le faire respecter
38:29Non mais on peut en parler
38:30Demandez-lui à elle
38:31Là vous me posez la question
38:32à moi
38:33de ce que je pense
38:34Et je trouve ça infecte
38:35je l'ai dit
38:36Et en plus le fait
38:37que Mme Broun-Pivet
38:38réagisse à une polémique
38:39qui a été lancée
38:40par un média
38:41le média frontière
38:42qui est un média d'extrême droite
38:43par un député
38:44comme M. Odoul
38:44qui s'est déjà fait remarquer
38:46sur ce sujet
38:46parce qu'une fois
38:47dans un conseil régional
38:48il avait même fait pleurer
38:49une famille
38:50qui était dans les tribunes
38:51Alors que cette personne
38:52elle venait
38:53et ces gens
38:53ils viennent là
38:54pour essayer de voir
38:55comment fonctionne
38:56notre démocratie
38:57Peut-être que c'est
38:58une bonne chose non ?
38:59Moi quand je vois des enfants
39:00dans les couloirs
39:00de l'Assemblée Nationale
39:01je trouve ça super
39:02Et le règlement intérieur
39:04Attendez
39:04Attendez
39:05Le règlement intérieur
39:06de l'Assemblée Nationale
39:07ne mentionne pas
39:08les signes religieux
39:09pour les visiteurs
39:10J'aimerais juste
39:11sans aucune transition
39:12sans aucune transition
39:14sur une note
39:15un peu plus légère
39:16est-ce que
39:17vous faites partie
39:18de ceux qui aimaient
39:19boire des coups
39:19à la buvette
39:20de l'Assemblée Nationale
39:21Manuel Bompard ?
39:22Non il se trouve
39:23alors après je ne veux pas
39:24je ne sais pas
39:26me distinguer
39:26mais en tout cas
39:27personnellement
39:28je bois très peu d'alcool
39:29et jamais à l'Assemblée Nationale
39:31Ah jamais
39:31Non sincèrement
39:33mais ce n'est pas pour
39:34après il y en a qui le font
39:35et c'est aujourd'hui
39:36permis par le règlement
39:37donc je suis meilleur
39:38que les autres
39:39Pour combien de temps
39:40parce qu'on est avec
39:41l'un de vos collègues
39:42Emmanuel Duplessis
39:43député NFP
39:45qui nous attend
39:46du Loire
39:47et merci d'être avec nous
39:48vous vous proposez
39:49l'interdiction
39:50de la vente d'alcool
39:51à la buvette
39:52de l'Assemblée Nationale
39:53pourquoi c'est important
39:54pour vous ?
39:56Oui bonsoir
39:57à tous et toutes
39:58je crois que déjà
39:59il y a une question
40:02de principe
40:02autour du fait
40:04que ces frais d'alcool
40:05et de dépenses courantes
40:08d'alcool
40:08sont pris en charge
40:09aujourd'hui
40:10par nos frais professionnels
40:12nos AFM
40:12ça je crois
40:13que c'est un problème
40:14je ne vois pas bien
40:15en quoi
40:15les dépenses d'alcool
40:17peuvent être
40:17considérées
40:20comme des dépenses
40:20professionnelles
40:22et puis il y a le sujet
40:23d'avoir une buvette
40:24qui distribue
40:25de l'alcool
40:26juste à proximité
40:28de l'hémicycle
40:29ce qui peut poser
40:30des questions
40:31d'ailleurs parfois
40:31de troubles
40:32à l'ordre public
40:34et dans une question
40:36à la poids
40:37d'exemplarité
40:38Il y a des problèmes
40:39pardon je m'arrête
40:39un instant
40:40mais ça pose
40:41pardon je m'arrête
40:42un instant
40:43vous dites ça pose
40:43des questions
40:44de troubles
40:44à l'ordre public
40:44au sein de la buvette
40:45de l'Assemblée
40:47Non mais c'est peut-être
40:49un grand mot
40:50mais je crois
40:50que des faits
40:51de députés
40:52qui peut-être
40:53avaient abusé
40:55ou pas
40:56de quelques verres
40:58a pu émailler
40:59l'actualité
40:59depuis
41:00régulièrement
41:02mais en tout cas
41:03le sujet
41:03c'est que c'est
41:04un lieu de travail
41:05l'Assemblée
41:05c'est un endroit
41:06où on délibère
41:07où on traite
41:07de sujets sérieux
41:08et je crois
41:09que nos concitoyens
41:10et d'ailleurs
41:11quand je vois
41:12les réactions
41:12que j'ai
41:13soit en circonscription
41:15ou que je peux voir
41:16sur les réseaux
41:18c'est une surprise
41:19de savoir
41:20que les députés
41:21peuvent consommer
41:22de l'alcool
41:23à proximité
41:24de l'hémicycle
41:25Merci beaucoup
41:26Emmanuel Duplessis
41:27Je voulais poser
41:27la question
41:28maintenant
41:28à Emmanuel Bompard
41:30Vous êtes pour
41:30l'interdiction
41:31de la vente d'alcool
41:32dans la buvette ?
41:32Ça ne me choquerait pas
41:33qu'on l'interdise
41:34sincèrement
41:34parce que
41:36comme ça a été
41:37dit je trouve
41:37que franchement
41:38c'est un peu
41:39difficile à comprendre
41:39pour les gens
41:40maintenant je préfère
41:42dire les choses
41:42franchement
41:43ce serait un peu
41:44démagogique
41:45de faire croire
41:45qu'on peut lutter
41:46contre un fléau
41:47comme celui
41:47de l'alcoolisme
41:47y compris
41:48qui des fois
41:48peut frapper
41:49des parlementaires
41:50juste en interdisant
41:51la vente d'alcool
41:51dans la buvette
41:52de l'Assemblée nationale
41:53parce que c'est
41:54surtout que c'est
41:54les français
41:54qui payent
41:55pour tout ça
41:55il y a plutôt
41:56des raisons économiques
41:57qui étaient invoquées
41:58il y a cette question là
42:00et moi je suis
42:01évidemment sensible
42:02les recettes
42:02des seules boissons
42:03alcoolisées
42:04de la buvette
42:05en 2024
42:06s'élèvent
42:07à un peu moins
42:07de 100 000 euros
42:08c'est pour ça
42:09que je vous dis
42:10les cafés autour
42:10de l'Assemblée nationale
42:11vont faire le plat
42:12tu vas repousser
42:14le problème de 20 mètres
42:15c'est pour ça
42:16que j'ai ajouté ça
42:17vous n'irez plus
42:19du coup
42:19vous ne virez plus
42:20Yves Tréard
42:21à la buvette de l'Assemblée nationale
42:22non mais il faut arrêter
42:22c'est pas nous
42:22qui finançons non plus
42:23on peut se prendre des coups
42:25les gars ils vont au café
42:25ils vont au café
42:26après il y a aussi
42:26une question de santé publique
42:28aussi
42:28il y a quand même
42:30une question de santé publique
42:30c'est une réponse globale
42:33il y a une question
42:33de santé publique
42:34qui se pose
42:34c'est à dire
42:35qu'il y a quand même
42:35aujourd'hui
42:36un discours en santé publique
42:37sur la prévention
42:38par rapport à la consommation
42:39d'alcool
42:39et le fait que ce soit
42:40installé comme une pratique
42:42normalisée
42:43je pense que ça n'envoie pas
42:44forcément le bon message
42:45par rapport à la raison
42:46qu'on doit adopter
42:46quand on consomme de l'alcool
42:47donc c'est pas forcément
42:48c'est pas très 2025 quoi
42:50non mais je suis d'accord
42:51avec ça moi
42:51moi j'ai un petit côté vieux con
42:53donc je comprends
42:54qu'il faille lutter
42:55je pense que c'est un vrai problème
42:56mais c'est ce que disait
42:57monsieur Bompard tout à l'heure
42:58c'est un peu démagogique
43:00c'est parce qu'on va faire
43:01la question de l'alcoolisme
43:02est un vrai sujet
43:03je pense qu'effectivement
43:04repousser le problème
43:06de 20 mètres
43:06pour le coup
43:07est un peu démagogique
43:08et que c'est pas comme ça
43:09après ça peut être un symbol
43:10c'est symbolique quoi
43:11mais après si on veut vraiment
43:12je pense qu'on a vaguement
43:13d'autres problèmes à régler
43:14aujourd'hui
43:15je suis particulièrement
43:16persuadé
43:17que le sujet de la semaine
43:18que ce soit la préoccupation
43:19première
43:19ce jour
43:20soit la question
43:20de savoir si on prend
43:22un petit jeune
43:22en zone
43:23j'ai voulu faire un peu
43:24un peu sonne
43:25comme vous dites
43:25c'est bien
43:25c'est bien
43:26donc vous êtes plutôt contre
43:28plutôt pour pardon
43:29je suis plutôt pour l'interdiction
43:31je serais pas choqué
43:31par une telle décision
43:32voilà bon
43:33merci beaucoup
43:34merci à vous
43:35merci Emmanuel Bompard
43:35d'être passé nous voir
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