- il y a 2 mois
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00:00...
00:00Très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Moselle Info.
00:07Nous sommes toujours à la 22e édition du Moselle Open.
00:11D'ailleurs, je précise qu'à 18h25, donc dans très peu de temps,
00:15il y aura l'émission spéciale présentée par Jean Milon
00:17avec de nombreux invités pour parler de la compétition, du programme des résultats.
00:21Bref, un rendez-vous très sportif.
00:23En attendant, c'est l'heure de Moselle Info,
00:26au sommaire de l'actualité de ce jeudi 6 novembre.
00:28Une mobilisation des retraités ce jeudi contre le budget 2026 du gouvernement.
00:34Ils dénoncent le gel des pensions, la fin de l'abattement fiscal de 10%
00:38et le doublement des franchises médicales.
00:41A l'occasion de la journée nationale contre le harcèlement scolaire,
00:43la police et l'éducation nationale unissent leurs forces.
00:47Nous serons au collège Paul-Valéry de Borny
00:49qui a accueilli un atelier de sensibilisation.
00:53A Basse-Rengen, nous avons assisté à un autre atelier immersif
00:57qui a sensibilisé le public aux réflexes à adopter en cas d'accident industriel.
01:03Notre invité du jour, Mickaël Jérémias, champion paralympique et chef de mission des Jeux
01:10et ambassadeur du département de la Moselle.
01:12Nous parlerons avec lui du sport et de son rayonnement,
01:16mais pas que tout un programme pour tout à l'heure.
01:18La météo de ce vendredi du soleil,
01:20malgré un petit voile nuageux sur l'ensemble du département
01:23et des températures toujours aussi agréables pour ce début de mois de novembre,
01:27entre 12 et 14 degrés.
01:29Les tensions s'exacerbent alors que le projet de budget continue d'avancer à l'Assemblée.
01:37Ce jeudi a été une journée de manifestation à Metz.
01:41D'un côté, la grève contre le chômage,
01:44place de la République pour faire de l'emploi un droit,
01:46et de l'autre, les retraités se sont mobilisés,
01:50place de la préfecture.
01:51Explication avec Emma Facchetti.
01:53Leurs mains dans la main pour défendre leurs droits.
01:56De la métallurgie à l'enseignement, en passant par les transports.
01:59Plus de 120 retraités se sont rassemblés cet après-midi,
02:02place de la préfecture à Metz.
02:04Leur inquiétude, le projet de budget de l'Etat
02:07et de la sécurité sociale pour 2026,
02:09qui envisage le gel des pensions,
02:11la suppression de l'abattement fiscal de 10%
02:14et le doublement des franchises médicales.
02:16J'accueille très maille les mesures,
02:18parce qu'on est toujours la cible de ce gouvernement.
02:21On n'est pas des nantis.
02:23Moi, j'ai une pension de 1 600 euros.
02:26Je viens juste de finir un crédit immobilier.
02:29Je dois rembrayer sur un crédit voiture.
02:32Donc, il faut arrêter de dire que les retraités sont riches.
02:36On a travaillé toute une vie, on a cotisé toute une vie
02:39et on continue à nous ponctionner le plus possible.
02:43On est de plus en plus inquiets par rapport au fait
02:46qu'on nous désigne comme des boucles émissaires,
02:49par rapport à des dysfonctionnements et des difficultés
02:52qu'il y a, qui normalement relèvent du partage.
02:54Et on est inquiets, surtout dans le domaine par rapport à la santé.
02:59C'est encore grévé le budget des retraités,
03:02qui actuellement, ici, même dans le Grand Est,
03:07s'aperçoit qu'il y a une popularisation de la population
03:10et en même temps, bien sûr, des retraités.
03:13Ça va accroître encore les difficultés.
03:15Quelques rues plus loin, à l'occasion de la grève du chômage,
03:19plusieurs citoyens se sont mobilisés place de la République.
03:22Leur objectif, instaurer le projet Territoire zéro chômage longue durée en Moselle.
03:27Il est question de créer des entreprises à but d'emploi
03:30pour embaucher des personnes en CDD, en CDI et à temps choisi.
03:35De créer de l'emploi, souvent à partir de l'ESS, l'économie sociale et solidaire.
03:42Des emplois à partir des besoins du territoire.
03:45Ça veut dire que ce sont des emplois qui seront créés,
03:48des emplois qui ne se font plus ou qui se font très rares, tout simplement.
03:53Et puis, de nouveaux emplois.
03:54Avec ces rassemblements, chômeurs et retraités espèrent que leurs voix seront entendues.
03:59A Saint-Avold, la gauche a désormais son candidat pour les municipales de 2026.
04:06Le syndicaliste Christian Porta, 34 ans, salarié de l'usine Neuhauser à Folchviller,
04:11mènera une liste qu'il qualifie d'anticapitaliste.
04:15Cet ouvrier de Neuhauser ne cache pas sa radicalité et son engagement autour des luttes sociales.
04:20Sa première réunion publique doit se tenir le 21 novembre prochain.
04:25D'ailleurs, Christian Porta et ses soutiens sont sortis du tribunal de Metz
04:28il y a quelques heures à peine.
04:30Il était en procès en appel face au groupe In Vivo
04:32pour contester sa condamnation pour licenciement illégal de syndicaliste
04:36et atteinte aux droits syndicaux.
04:39A l'occasion de la journée nationale contre le harcèlement scolaire,
04:43la police nationale s'associe à l'éducation nationale pour sensibiliser les élèves.
04:49Ce jeudi, au collège Paul-Valéry de Borny,
04:52un brigadier-chef est intervenu tout au long de la journée auprès des élèves de 6e
04:56pour parler de harcèlement scolaire mais aussi de ses conséquences.
05:00Un reportage d'Elisa Vitich et Marie Chappaz.
05:03À ce moment-là, il s'est harcèlés et du coup, il aimerait bien en parler avec les professeurs.
05:09Du haut de leur 11 ans, plus de 150 élèves du collège Paul-Valéry de Borny
05:14travaillent sur la notion d'harcèlement.
05:17Les gens peuvent ressentir ça.
05:21Il y a des gens qui se font embêtés par plein de gens et du coup, ça ne se fait pas.
05:26Il faut qu'on arrête ça.
05:27Mis en place depuis 2021, le programme PHAR vise à lutter contre le harcèlement à l'école.
05:33Les ateliers de sensibilisation s'intensifient, parfois animés par les forces de l'ordre.
05:39La façon dont on a de parler aux enfants est différente.
05:42Et le fait qu'on arrive en tenue et qu'on soit policier,
05:45ce n'est pas le même regard de l'enfant vis-à-vis de l'uniforme déjà
05:49parce qu'ils ont besoin aussi de se rendre compte qu'un policier,
05:51on peut lui parler et on peut aussi être amené à aider les gens et la population.
05:57Les intervenants insistent sur une vigilance quotidienne
06:00et favorisent la prise de parole des élèves.
06:03S'exprimer déjà autour du harcèlement,
06:05à montrer qu'on peut en parler, qu'il faut en parler,
06:07qu'il n'y a pas de honte à avoir à en parler,
06:11à libérer un petit peu la parole, les mots.
06:14Je pense que ça leur fait du bien.
06:16Un apprentissage de longue haleine vers le mieux vivre ensemble.
06:26À Sargumine, six jeunes hommes âgés de 20 à 22 ans
06:31ont été placés en détention provisoire.
06:33Ils sont soupçonnés d'avoir tendu des embuscades à des homosexuels
06:36attirés via une application de rencontre avant de les agresser et de les dépouiller.
06:41Déjà connus de la justice, ils sont poursuivis pour extorsion aggravée
06:45et association de malfaiteurs.
06:47Cinq victimes ont d'ores et déjà été identifiées.
06:51Abbas Rengen, un atelier immersif, a permis ce mardi à des habitants
06:56de se confronter à une situation d'urgence simulant un accident industriel.
07:01Grâce à la réalité virtuelle, les participants ont appris les bons réflexes
07:05à adopter en cas d'émission d'un nuage toxique suite à un accident.
07:09Une initiative organisée dans le cadre du Résilience Tour 2025.
07:13Un reportage de Florent Arnold.
07:15Vous êtes voisin de la centrale nucléaire de Katnum.
07:21Un matin, alors que vous préparez votre café, un bruit sourd retentit.
07:31La centrale vient d'exploser et un nuage toxique se dirige vers vous.
07:35Vous avez quelques minutes pour réagir, que faire ?
07:38C'est l'exercice immersif que propose le Résilience Tour de passage en Moselle.
07:42L'enjeu est de former les habitants au bon réflexe en cas de situation de crise.
07:47Il y a des informations qu'on a, mais c'est quelque chose qu'on entend succinctement de temps en temps.
07:52Et c'est vrai que c'est comme une piqûre de rappel de venir s'informer encore une fois.
07:57Et puis là, le fait que c'était en immersion, on nous retiendra peut-être plus facilement
08:02que d'avoir simplement entendu comme ça, assis sur une chaise.
08:05Alors pourquoi utiliser la réalité virtuelle pour cet exercice ?
08:08On observe trop systématiquement des comportements qui sont inadaptés à la situation.
08:12de crise, c'est un peu pour proposer autre chose que les brochures d'informations
08:16ou les vidéos ou les maniètes que l'on met sur son téléphone qui ont le mérite d'exister,
08:20qui donnent de l'information, mais qui ne permettent pas un ancrage des messages.
08:24Avec la réalité virtuelle, on va pouvoir provoquer des émotions.
08:26Les émotions, ça peut être le stress, ça peut être la peur, ça peut être aussi la récompense
08:30ou le sentiment d'avoir bien fait.
08:31Donc ça, on sait que c'est un levier aujourd'hui important pour mémoriser les choses
08:36et engager le comportement en cas de réalité, cette fois-ci, non pas virtuelle,
08:40mais de réalité objective.
08:42Une plongée inédite dans un scénario catastrophe, ce qui fonctionne,
08:46l'exercice a marqué les participants.
08:49Je ne savais pas qu'on recevait un message d'alerte sur le téléphone.
08:52J'ai appris aussi qu'il fallait du coup se confiner, pas forcément sortir,
08:55même si on aurait tendance à vouloir aller chercher par exemple nos proches, etc.
08:58Et également de ne pas appeler.
09:01Moi, j'aurais appelé mes proches ou quoi, pour déencombrer finalement les lignes téléphoniques.
09:05Lors d'un accident majeur, les choix individuels peuvent impacter la bonne gestion de la crise.
09:10Trois comportements sont à procéder à se créer, se rendre sur place par curiosité,
09:15la peur qui nous pousse à fuir et aller chercher à l'école.
09:18Pour ne pas gêner les secours, le réflexe principal reste de se confiner.
09:22Voilà, et après ce sujet un peu catastrophe, passons à un sujet un peu plus léger
09:29qui va plaire au mélomane Greg Slap et de retour à Terreville,
09:33célèbre harmoniciste qui a notamment joué avec Johnny Hallyday.
09:37Il était en résidence pendant quelques jours au 112,
09:40l'occasion de rencontrer les enfants qu'il parraine à travers les associations,
09:43mais aussi de répéter avant son concert de vendredi.
09:47Marie Chappaz, qui est une fan, est allée à sa rencontre.
09:52L'harmonica, ce qui est très particulier, c'est que c'est un instrument qui réserve toujours des surprises.
10:05Donc moi j'apprends toujours, je découvre de nouvelles choses.
10:09Greg Slap est harmoniciste et il a joué avec les plus grands,
10:12Florent Pagny, Eddie Mitchell, mais surtout Johnny Hallyday,
10:16avec qui il est parti en tournée pendant 10 ans.
10:19C'est à lui qu'il rend hommage pour ce concert-événement nommé
10:23« Toute la musique que j'aime », avec son harmonica et son blues,
10:27c'est aussi bien Johnny qu'il chante que leurs souvenirs.
10:31Je me souviendrai toujours quand il m'a dit
10:33« Greg, ce qui est différent avec toi, c'est que tu ne joues pas de l'harmonica,
10:37tu chantes avec ton harmonica. »
10:40Et pendant les 10 années de tournée, avec Johnny,
10:45qui ont suivi, j'ai toujours ressenti cette liberté.
10:48Donc aujourd'hui dans mon spectacle, je voudrais transmettre
10:52cette façon de faire de la musique, cette manière d'aborder la scène
10:56où il y a de la place justement pour la liberté d'improviser, d'interpréter.
11:02Et c'est ce que nous a transmis Johnny en fait à travers ses concerts
11:06et à travers ses chansons.
11:08Greg Slap a désormais une école à son nom à Terreville,
11:11une école de musique qu'il parraine et dans laquelle il s'est rendu
11:15pour rencontrer les enfants.
11:16C'est génial de voir déjà leur surprise,
11:30parce qu'en fait dès que je sors l'harmonica,
11:32ils entendent ce son-là qu'ils n'ont peut-être jamais entendu,
11:37mais ils ont plein de sourires, ils sont très heureux.
11:42Et puis ce qui fait très plaisir, c'est que ces enfants font de la musique.
11:46Ils chantent, ils apprennent la musique.
11:48Et je trouve que dans le monde d'aujourd'hui,
11:52la musique c'est quelque chose d'important.
11:55Pas de doute, le passionné continuera de vibrer au rythme de son harmonica.
12:00Il sera en concert au 112 à Terreville ce vendredi
12:03et il reste des places.
12:04Voilà, après la musique, on parle de sport maintenant
12:14avec notre invité du jour,
12:16Mickaël Jérémias, champion paralympique et chef de mission des Jeux
12:20et ambassadeur du département de la Moselle.
12:23Bonsoir, merci d'être avec nous.
12:24Bonsoir.
12:25Alors, vous êtes parisien, vous vivez à Londres,
12:28mais vous êtes ambassadeur du département de la Moselle
12:30et vous vous retrouvez avec nous au Moselle Open.
12:32Comment cette recette s'est-elle mise en place ?
12:36En fait, moi, je suis venu ici il y a un peu plus d'une dizaine d'années
12:38au Moselle Open.
12:38J'avais été invité par un des partenaires du tournoi
12:41et j'avais fait une exhibition avec Stéphane Houdet
12:44et j'avais rencontré les gens du département
12:46et notamment le service des sports.
12:47Et en fait, c'est un coup de cœur réciproque.
12:50J'ai découvert un département particulièrement engagé
12:52autour du sport, autour du sport et du handicap.
12:55Et donc, on s'est rapproché et on bosse ensemble.
12:57Et effectivement, le président du département, je crois,
12:59veut me donner un passeport de Moselle-Land.
13:01Donc, on est tout près de la double nationalité.
13:02Alors, votre truc à vous, c'est le tennis.
13:06Vous avez été même tennisman professionnel.
13:10Aujourd'hui, le Moselle Open,
13:12qui est donc le rendez-vous des tennismans,
13:15en tout cas jusqu'à cette année, 22e et dernière édition,
13:17le rendez-vous des tennismans Moselle-Land.
13:19Qu'est-ce que ça vous inspire ?
13:21Qu'est-ce que ça représente en termes d'aura ?
13:23C'est un tournoi qui est évidemment très connu sur le territoire,
13:27mais pas que, aussi à l'international,
13:29qui est mené de main de maître par son directeur, Julien Boutard,
13:32et qui est bien plus qu'un tournoi de tennis.
13:34Finalement, organiser un événement sportif,
13:36ça n'a pas d'intérêt s'il n'a pas d'utilité, s'il n'a pas d'impact.
13:39Et je le vois aujourd'hui avec le tournoi,
13:41avec le Môme qui a été organisé,
13:43avec plein de gamins, plein d'écoles du département.
13:46C'est un moment d'avoir un impact, justement,
13:48sur le territoire, auprès de la jeunesse,
13:50auprès de différents publics.
13:51C'est ce qui se passe ici aussi avec beaucoup de partenaires.
13:54C'est de donner au sport ses vraies lettres de noblesse,
13:57que ce soit un outil politique et social,
14:00et qu'on arrête de traiter le sport
14:01comme quelque chose un peu de superflu.
14:03Et donc, le Moselle Open l'a très bien fait ces 22 dernières années.
14:06Et c'est un peu triste, d'ailleurs, que le tournoi s'arrête.
14:09Mais bon, c'est aussi le lot de beaucoup trop d'événements.
14:13Alors, justement, vous disiez à l'instant,
14:15il faut arrêter de prendre le sport comme quelque chose de superflu.
14:17Le gouvernement travaille en ce moment sur le budget 2026.
14:20Vous me voyez venir.
14:22Il prévoit plus de 17% de baisse sur le budget sport et jeunesse.
14:26Qu'est-ce que, vous, ça vous inspire ?
14:28Même si je me doute de la réponse.
14:29Moi, ça me met en colère.
14:30On le sait depuis quelques mois.
14:32Vous savez, au lendemain des Jeux paralympiques de Paris 2024,
14:34il y a eu une coupure budgétaire du gouvernement Barnier
14:36de plusieurs centaines de millions d'euros du budget des sports,
14:38qui représentait déjà à l'époque 0,1% du budget de l'État.
14:42Donc, ça vous montre l'intérêt que portent les gouvernements successifs
14:45au sport et à la valeur qu'ils lui donnent.
14:49Ensuite, le gouvernement Bérou a tenté une coupure budgétaire,
14:51dès qu'il est arrivé au pouvoir, de plus de 30 millions,
14:54qui a été heureusement sauvé in extremis
14:56par une mobilisation forte des sportifs de niveau auprès des sénateurs.
14:59Et là, on nous annonce une coupure record de plus de 17% du budget des sports.
15:03En fait, on n'a toujours pas compris en France à quoi servait le sport.
15:05On ne parle pas de sport de haut niveau, on ne parle pas des champions et des championnes.
15:08On parle de sport comme un outil d'émancipation, de confiance en soi,
15:12un enjeu de santé publique, un enjeu fondamental de création de liens sociaux.
15:15C'est ça, en fait, le sport.
15:17Qu'est-ce qui nous unit ? Qu'est-ce qui fait qu'on a envie de vivre ensemble ?
15:19C'est le sport et la culture.
15:20Vous nous enlevez ça, il n'y a pas grand-chose qui reste.
15:22Le reste, ce n'est pas ce qui fait qu'on est un peuple,
15:24ce n'est pas ce qui fait qu'on est unis.
15:25Donc, pour moi, c'est un vrai problème et c'est lié à deux choses.
15:28Soit c'est de l'incompétence, et on peut se poser la question de nos dirigeants,
15:31quels qu'ils soient, de droite ou de gauche, sur justement leur compréhension de ce qu'est le sport,
15:35ou alors c'est un mépris de classe.
15:36Moi, je pense que c'est ça.
15:37Je pense qu'on est bien content d'avoir plein de grands champions qui nous divertissent,
15:40qui prennent le pouvoir sur des grands événements sportifs.
15:43Mais bon, une fois que c'est terminé, merci des gros comptes sportifs.
15:45La récré est terminée.
15:46Maintenant, laissez les grands décider de l'avenir du monde.
15:48Et c'est un peu le sentiment qu'on a.
15:50Donc, moi, je suis en colère et c'est une vraie trahison.
15:52Alors, une colère en plus qui arrive, donc, vous le rappeliez, on est un an après les Jeux.
15:57Quel héritage, avec justement toutes ces nouvelles-là, quel héritage reste-t-il un an après des Jeux ?
16:04C'est peu un an en plus, quand on voit l'événement que ça a été,
16:07et surtout l'engouement populaire, la ferveur qu'il y a eu pendant et après les Jeux.
16:11Mais imaginez ces dix ans, dix ans de travail après trois candidatures qui ont échoué,
16:16dix ans de travail justement avec un département de direction de l'héritage
16:19qui avait été justement pris en charge par Marie Barça,
16:22qui a été notre dernière ministre des Sports et qui s'est battue pour cet héritage-là.
16:25Malheureusement, elle n'y est pour rien, mais l'héritage est quasiment inexistant.
16:28Si c'est juste avoir un petit peu plus de licenciés,
16:31dix ans de travail et six ou sept milliards plus tard, ça ne valait pas le coup.
16:34Donc, malheureusement, c'est un échec.
16:37Notamment pour les Jeux par olympiques, ça devait transformer la société en profondeur.
16:40Ça devait permettre aux personnes handicapées d'être des citoyens par entière,
16:42d'accéder plus largement à la société,
16:44et pas que les personnes avec un handicap moteur,
16:46les personnes handicapées de manière générale,
16:48et puis de faciliter, démocratiser l'accès à la pratique du sport pour tous.
16:52Et ce n'est pas le cas.
16:53Donc oui, c'est un échec.
16:54L'héritage est quasiment inexistant et c'est une société collective.
16:57On parle évidemment de l'État, mais aussi du secteur privé, des médias.
17:00Bon, bref.
17:01Et aussi de chacun d'entre nous.
17:03Qu'est-ce qu'on a fait de ces Jeux pour qu'ils en veillent la peine
17:05au-delà du divertissement qui était, pour le coup, extraordinaire.
17:07C'est peut-être les plus grands Jeux de l'histoire
17:09en termes de qualité d'organisation, en termes d'émotion, de passion.
17:12Mais pour moi, ça doit apporter bien plus que ça des Jeux.
17:15La Moselle, qui était terre de Jeux pendant la compétition
17:19et avant la compétition, où il y a eu énormément de...
17:22Tout un programme sportif, exactement.
17:26C'est aussi un territoire de sport.
17:28Alors en termes d'infrastructure, bien sûr,
17:30les arènes ici, on y est, pour le Moselle Open,
17:32le montre, il y en a bien d'autres.
17:33Mais aussi de clubs, de sportifs.
17:35La Moselle est un territoire de sport.
17:38Un territoire de sport et un territoire de sport pour tous.
17:40Parce que c'est ça, la raison, moi, de mon engagement.
17:42Je suis ravi qu'on puisse faire du sport
17:43quand on est bien portant, debout et que tout va bien.
17:45Mais moi, mon sujet, vous l'avez compris,
17:47c'est la question du handicap
17:48et c'est la question d'une société plus inclusive.
17:51La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
17:53et bien avant les Jeux,
17:54et évidemment pendant ces dix dernières années,
17:56et après, puisqu'on parle d'héritage,
17:58le département s'est emparé de ce sujet
18:00en se disant qu'il n'y avait pas d'outil plus puissant,
18:03finalement, pour transformer la société.
18:04Par souci aussi d'égalité,
18:06de réduire les inégalités, notamment à l'école.
18:09Et donc, moi, c'est le travail que je fais
18:11en tant qu'ambassadeur du département
18:12pour justement aller travailler aux côtés des équipes,
18:14auprès des établissements spécialisés,
18:16auprès de la fédération handisport
18:17et du comité départemental ici,
18:19de la fédération de sport adaptée,
18:21parce qu'on n'est pas que sur le handicap moteur,
18:22on est sur le handicap psychique, mental,
18:24de se dire qu'en fait, tout le monde devrait y avoir accès.
18:26Parce que c'est un outil puissant
18:27pour aussi être heureux, pour s'épanouir.
18:30Donc non, moi, je suis ravi de le faire
18:32et le département montre que c'est possible.
18:35Il y a eu des coupures budgétaires partout,
18:36dans toutes les collectivités.
18:37Le département de la Moselle a été impacté de la même manière.
18:39Mais après, c'est une question d'arbitrage.
18:41Et donc, moi, je souligne en tout cas l'engagement
18:43et le courage du président Patrick Weyton,
18:44qui, lui, y croit. Et il a raison.
18:46Et d'ailleurs, il a été pionnier et plutôt moteur
18:48auprès de beaucoup d'autres collectivités.
18:49Et j'espère que d'autres vont emboîter le pas.
18:52Vous êtes donc sportif paralympique.
18:55On parle de sport et de budget.
18:57Depuis tout à l'heure,
18:58on a aussi du traitement médiatique du sport.
19:01Le sport paralympique est toujours un petit peu
19:06le petit frère du sport médiatiquement parlant.
19:11On en parle moins, c'est moins exposé.
19:13Quelle vision avez-vous sur ce sujet ?
19:16Est-ce que vous trouvez que ça évolue
19:17dans le bon ou dans le mauvais sens ?
19:19Ça évolue dans le bon sens.
19:20Moi, mes premiers jeux, c'était Athènes en 2004.
19:22On avait 15 minutes en différé par jour
19:24entre minuit et minuit quinze sur France 4.
19:26Vous avez 20 ans plus tard les Jeux à Paris.
19:28On avait 300 heures de direct.
19:29Donc, évidemment, le traitement a évolué.
19:32Mais sauf que c'est essentiellement
19:33autour des Jeux paralympiques.
19:34Sauf que nous, toute l'année,
19:34on a des compétitions internationales
19:35avec les plus grands athlètes français
19:37qui trustent les plus grandes places mondiales.
19:40On pourrait toutes les semaines en parler.
19:42Alors, il y a eu une évolution.
19:43Le service public est quand même le garant de ça.
19:45Mais il n'y a rien qui le justifie.
19:47Ce n'est pas parce que le service public
19:48que c'est les seuls qui devraient en parler.
19:49Tout le monde devrait en parler.
19:51Que ce soit radio, presse, télé,
19:53chaînes locales, régionales, peu importe.
19:55Tout le monde, comme vous le faites aujourd'hui,
19:56c'est un moment de donner sa juste place à ses athlètes.
19:59Un athlète paralympique,
20:01il n'a rien à envergne à un athlète olympique
20:02dans la rigueur qu'il met dans son sport,
20:04dans les sacrifices qu'il fait
20:04et dans le spectacle qu'il propose.
20:06Ce n'est pas plus con de faire du télissage en fauteuil
20:07que de sauter le plus loin possible dans un bac à sable.
20:09Aujourd'hui, si on a envie de médiatiser
20:11et de rendre attractif le sport paralympique,
20:14c'est facile parce qu'en plus,
20:15les droits télé, notamment, sont bien moins chers.
20:17Donc, ce n'est qu'une question de volonté.
20:19Pas de courage, parce que ce n'est pas très courageux de le faire.
20:21Ce n'est qu'une question de volonté politique.
20:22Donc, moi, j'en appelle une fois de plus
20:24aux dirigeants de groupes de médias,
20:26peu importe, petits, moyens, grands,
20:28et de faire leur travail, en fait.
20:29Mais c'est le combat que mène le sport féminin avant nous
20:31pour, justement, essayer de réduire l'écart
20:33qu'il y a entre sport professionnel amateur,
20:36masculin, féminin et valide, on dit.
20:37Et là, au final, les choses évoluent.
20:39C'est toujours très lent, mais trop lent.
20:41C'est beaucoup trop lent.
20:42C'est beaucoup trop lent, mais on n'est pas en train
20:43de revenir en arrière sur ces sujets-là.
20:44Il y a des acquis sociaux sur lesquels je pense
20:46qu'on ne reviendra pas, mais il y a quand même
20:48encore un travail important à faire.
20:49Et nous, sur le paralympisme, là, pareil,
20:51il n'y a pas d'héritage en termes d'égalité de traitement.
20:54Voilà, j'espère que le message sera entendu
20:56par tous ceux qui doivent l'entendre.
20:58Merci beaucoup, Mickaël Jérémias, d'avoir été avec nous.
21:01Je rappelle, vous êtes champion paralympique,
21:03chef de mission des Jeux et ambassadeur
21:04du département de la Moselle.
21:06Merci encore.
21:06Merci.
21:07Et merci à vous d'avoir regardé Moselle Info.
21:09Restez sur Moselle TV dans un instant.
21:11L'émission spéciale consacrée au Moselle Open,
21:12présentée par Jean Millon en compagnie de ses invités.
21:15Ciao.
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