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  • il y a 3 mois

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00:00Allez, le temps file et j'aimerais absolument parler de ce sujet.
00:02Vous savez qu'il y a eu une prise d'une ville qui s'appelle El Facher en Darfour,
00:07une ville qui était assiégée depuis 18 mois.
00:10La ville a été prise par les paramilitaires
00:12et le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher,
00:15a affirmé que cette ville du Darfour, on est dans l'ouest du Soudan,
00:19avait plongé dans un enfer encore plus noir.
00:22L'horreur se poursuit, des femmes et des filles sont violées,
00:26des gens mutilés, tués en toute impunité.
00:29C'est ce qu'il a dit devant le Conseil de sécurité.
00:31Il parle d'informations crédibles, d'exécution de masse
00:35après l'entrée de ces paramilitaires à El Facher.
00:39C'est ajouté aussi le meurtre de plus de 460 personnes
00:41dans une maternité d'El Facher.
00:44Vous voyez de quoi on parle ?
00:46J'aimerais savoir qui en parle, qui s'en soucie, qui alerte.
00:51Écoutez ce que dit Eric Nolot, l'essayiste Eric Nolot,
00:53qui a dénoncé hier sur CNews le silence assourdissant des pseudo-humanistes.
00:57Il se trouve que dans cette histoire atroce, massacre de masse,
01:01violation des droits de l'homme, du droit international,
01:04il n'y a ni juif ni israélien dans l'affaire.
01:05Donc, ça n'intéresse pas.
01:07Donc, quand il y a un vrai génocide, on n'en parle pas.
01:09Quand il y a un faux génocide, on en parle.
01:11Vous pouvez parler des réseaux sociaux,
01:12vous pouvez examiner le compte de M. Caron et des autres,
01:15vous n'entendrez pas parler du Soudan.
01:16C'est bizarre pour des humanistes, quand même.
01:17Parce que là, il y a de quoi s'indigner, quand même.
01:19Ce sont des gens les plus vulnérables, ça a été rappelé, qui sont exécutés.
01:23Non, mais tout ça est écœurant.
01:24On a l'impression que maintenant, l'indignation est à...
01:26Géométrie variable, c'est-à-dire qu'il y a des victimes
01:29qui ne sont pas les bonnes victimes,
01:30et des bourreaux qui ne sont pas les bons bourreaux.
01:31J. William Grenadel.
01:32Alors, il y a deux choses à dire.
01:35Je vais essayer d'être bref.
01:36La première, on en parle maintenant,
01:40parce que Gaza s'est terminé.
01:42Ça fait deux ans que ça dure.
01:44Ça fait deux ans que ça dure au Soudan.
01:45Ce dont vous parlez là, il n'y a rien de nouveau.
01:49Il faut comprendre ça.
01:52Et donc, ça a été terrible, et je l'ai évidemment très mal vacu.
01:56Et pour les Israéliens, qui étaient évidemment l'obsession de Sion, si j'ose dire,
02:01et pour les populations, pas seulement au Soudan, en Éthiopie.
02:05En Éthiopie, il y a eu un article dans Le Monde, je ne sais pas pourquoi,
02:08il y a une semaine, où on expliquait exactement la même chose.
02:12500 000 femmes ont été interrogées.
02:14Elles ont été violées, pardon pour ces détails.
02:18On leur a retrouvé des morceaux de verre dans le vagin et dans l'anus.
02:22C'est épouvantable ce qui se passe en Éthiopie ou au Soudan.
02:24Et on n'en a pas parlé.
02:26On n'en a pas parlé, parce qu'évidemment, Gaza ne s'était pas terminé.
02:30Gaza s'est terminé, on en parle.
02:32Et d'autre part, et c'est sans doute ce qu'Éric veut dire aussi,
02:35il y a un vrai problème.
02:36Et il faut comprendre ça dans la détestation de l'Occident.
02:41Si c'était des Blancs qui faisaient ça, aujourd'hui, à des Noirs,
02:45mais on en parlerait tous les jours,
02:47mais là, c'est des Noirs sur d'autres Noirs.
02:49Alors, en vérité, ce sont des populations non-arabes qui sont massacrées.
02:53Mais quand même...
02:54Par des Arabes.
02:54Par des Arabes.
02:57Mais je veux dire, ce ne sont pas des Occidentaux qui sont à la manœuvre.
03:01Donc, ça explique ça.
03:03C'est l'indifférence totale, parce que, comme l'a très bien dit Éric Nolo,
03:09ce ne sont pas les bonnes victimes, et ce ne sont pas les bons coupables.
03:13Raphaël Stinville.
03:14Moi, je rejoins l'analyse de Gilles William.
03:18J'y ajouterais peut-être un autre facteur,
03:20c'est qu'effectivement, nous n'arrivons pas à comprendre ce qui se passe en Afrique,
03:25parce que, précisément, nous essayons de plaquer les schémas occidentaux
03:31sur le continent africain.
03:35Il ne s'agit pas de...
03:40Oui, les membres qui constituent les factions,
03:45ce n'est pas la gauche ou la droite,
03:47ce n'est même pas les catholiques contre les musulmans,
03:51c'est autre chose.
03:52Ce n'est pas une guerre de religion,
03:53c'est une guerre qui est d'abord ethnique.
03:57Il faudrait déjà commencer par s'y intéresser, en fait, aussi.
03:59Et avec des facteurs aggravants,
04:02qui sont, bien sûr, les ressources
04:03qui viennent rendre encore plus compliqué le conflit.
04:08Mais c'est d'abord, oui,
04:11une guerre ethnique que se livrent ces deux factions.
04:13Merci beaucoup à tous les deux d'avoir participé à ce débat dans Europe 1 Info,
04:17Raphaël Stainville et G. William Gonnadel.
04:20Dans un instant, un peu de musique.
04:21Les enfants d'Europe 1 avec Ombline Roche de 14h à 15h.
04:24J'en profite pour remercier toutes les équipes techniques,
04:26la rédaction d'Europe 1,
04:28et tout particulièrement Julien Brigaud,
04:30Rémi Duprat, Christopher Filoc,
04:32Mathieu Prior, Philippe Battistelli,
04:33Adrien Baget, j'en oublie certainement.
04:35Merci aussi à vous, Géraldine Hamon,
04:37de m'accompagner tous les jours.
04:39On se retrouve lundi.
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