- il y a 10 mois
Le futur du commerce se joue maintenant ! Découvrez les stratégies innovantes et les perspectives d'avenir lors de cette émission spéciale captivante.
Plongez au cœur des enjeux du commerce de demain avec des experts passionnés. Explorez les nouvelles tendances, les défis à relever et les opportunités à saisir pour prospérer dans un marché en constante évolution.
Quelles sont les clés du succès pour les commerces à l'ère numérique ? Comment s'adapter aux attentes des consommateurs et créer une expérience client unique ? Les réponses à vos questions se trouvent ici !
Une émission présentée par Jérôme Bergerot depuis La Scala à Thionville, avec Pascal Madry et Nadège Risse.
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Une émission présentée par Jérôme Bergerot depuis La Scala à Thionville, avec Pascal Madry et Nadège Risse.
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00:00Bonjour, soyez les bienvenus à Thionville, soyez les bienvenus à la Scala en public pour cette émission spéciale consacrée au commerce local.
00:18Durant cette émission, nous allons évoquer ce qui fait battre le cœur de nos villes, leur commerce, leurs artisans et leur capacité à se réinventer avec deux invités.
00:26Pascal Madry, bonjour. Bonjour. Vous êtes le directeur de l'Institut pour la Ville et le Commerce, chercheur associé en urbanisme et immobilier commercial.
00:34Et à vos côtés, Nadej Risse, bonjour. Bonjour. Vous êtes présidente de la CPME Moselle.
00:40Avant de commencer sur le thème principal de cette émission, deux mots pour planter le décor des structures que vous représentez.
00:46Pascal Madry, donc l'Institut pour la Ville et le Commerce en quelques mots.
00:50C'est une association qui regroupe toutes les parties prenantes du commerce et de la ville, à savoir des propriétaires de murs commerciaux, des commerçants représentés par leur syndicat,
01:00à la fois les enseignes, les indépendants, des collectivités, des aménageurs et puis quelques chercheurs.
01:07Et tous ensemble, nous réfléchissons, nous observons les évolutions de la consommation et du commerce et leur impact dans les territoires, dans les villes.
01:14A quelle fin ? Est-ce que c'est un outil qui sert ensuite à des décideurs, que ce soit des enseignes, que ce soit des élus, comme il peut y en avoir dans la salle aujourd'hui ?
01:23Alors, il est à la disposition de tous, aucun parti pris. Donc, effectivement, il est là pour permettre à tous les acteurs du commerce de prendre leurs décisions en meilleure connaissance de cause
01:33et en acculturant un petit peu aussi ces différentes familles concernées par le sujet du commerce aux intérêts de leurs partenaires.
01:40Nader Riche, deux mots sur la CPME qui a changé de nom il y a quelques années. Maintenant, c'est CPME Moselle.
01:47La Confédération des petites et moyennes entreprises. Merci à Thionville Commerce et à la ville de Thionville pour cette invitation.
01:55Donc, la CPME représente à peu près 12 000 entreprises sur le territoire de la Moselle.
02:00On représente également tous les métiers. Donc, évidemment, le commerce, l'artisanat, le bâtiment, l'industrie, les métiers du service.
02:07Donc, voilà, on est là pour aider, pour accompagner et pour représenter les entreprises.
02:13Alors, Pascal Madry, l'avenir du commerce ne s'écrit pas qu'à Paris, où il y a de grands débats en ce moment autour d'un grand magasin,
02:21notamment qui perd de plus en plus de marques. Mais ça n'est pas le sujet.
02:24Le commerce s'écrit aussi au plus près des territoires.
02:27Avant d'imaginer tous ensemble le commerce de demain, le point le plus important, c'est d'abord de faire une étape, un bilan,
02:35pour que l'on sache de quoi on parle vraiment. Alors, la situation aujourd'hui, quelle est-elle ?
02:40C'est une situation de transition, c'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de secousses.
02:44Alors, habituellement, on aime bien s'inquiéter avec un certain nombre de chiffres.
02:48Je commence par le tableau noir et on verra qu'il faut relativiser ce que je vais partager maintenant.
02:53Le premier sujet, c'est celui de la vacance, qui est devenu un sujet public, le nombre de cellules vides.
03:01Aujourd'hui, en moyenne, dans les centres-villes, on a à peu près entre 14 et 15 % des locaux vacants.
03:09Mais comme disait M. le maire, ce sujet-là n'est pas réservé uniquement aux centres-villes.
03:14C'est-à-dire que si l'on va en périphérie, on voit que la vacance est même plus élevée dans les galeries marchandes de centres commerciaux.
03:20Donc, un peu moins de commerce dans le paysage des villes.
03:24Pourquoi ? Cela a été dit déjà aussi parce que, durant ces 20 dernières années,
03:30on n'a jamais autant ouvert de nouvelles surfaces de commerce sans que les chiffres d'affaires ne progressent en proportion.
03:38Et donc, si je me permets une métaphore un peu agricole,
03:41le rendement au mètre carré du commerce aujourd'hui est 30 à 40 % inférieur à ce qu'il était au début des années 2000,
03:50si on retire l'inflation, etc.
03:52Et le comble de tout ça, c'est que pendant que l'on ouvrait toujours plus de surface
03:57sans qu'il y ait forcément le sous-jacent de la consommation,
04:00dans le même temps, on a un nouvel acteur qui s'est invité dans ce paysage commercial
04:04et qui lui fait du commerce sans mur, sans surface.
04:07Et c'est bien sûr l'e-commerce.
04:11Et donc, au milieu de toutes ces mutations,
04:13vous avez un secteur qui est particulièrement exposé
04:15et qui a toutes ces évolutions.
04:18C'est celui du textile.
04:20Et ça, ça ne nous rend pas forcément service en centre-ville
04:23parce que c'est l'activité emblématique du shopping.
04:26C'est celle qui faisait venir les gens de loin autrefois.
04:29Et c'est aussi le secteur le plus représenté dans les galeries marchandes de périphérie.
04:34Et donc, voilà, les fragilités du secteur textile,
04:37quelque part, se diffusent au reste des commerces,
04:41des centres-villes et des galeries marchandes.
04:43Je reprends presque point par point les propos que vous venez de tenir
04:47sur la vacance commerciale.
04:48Donc, 14 % de vacances commerciales.
04:50Est-ce qu'il y a quand même une typologie de villes
04:52qui serait plus marquée, concernée par la vacance commerciale qu'une autre ?
04:56Est-ce que ce sont plutôt des villes de taille moyenne,
04:59de petites villes ?
05:01Les grandes métropoles sont un peu moins touchées par le phénomène.
05:06On est plutôt à 10 % de vacances.
05:08Ceci dit, vous allez à Marseille, on sera plutôt à 14.
05:11Paris, c'est 10,5.
05:13Donc, en fait, le phénomène affecte toute taille de ville.
05:16Il n'est pas réservé aux villes moyennes.
05:19Il touche les grandes villes, les villes moyennes et les petites villes,
05:22simplement avec un petit effet retard.
05:25Donc, les villes les plus fragiles, les plus petites,
05:27connaissent des taux élevés.
05:29Viennent ensuite les villes moyennes et puis enfin les métropoles.
05:33Il y a une sur-offre.
05:34Nous avons un secteur du commerce qui est en surcapacité de vente.
05:38Et cette surcapacité de vente, qui est un problème économique,
05:42se diffuse dans tous les territoires, plus rapidement dans les petites villes,
05:46un peu moins dans les grandes villes.
05:48Mais toutes les villes sont concernées.
05:49On voit un phénomène aussi qui touche beaucoup les grandes surfaces
05:53dans les périphéries, qui est la baisse des mètres carrés.
05:58Pas très loin d'ici, ce n'est pas vraiment à Thionville,
06:01mais entre Thionville et Metz, il y a une grande enseigne bien connue
06:05qui commence par un A et qui est en train de réduire drastiquement.
06:08Est-ce que ça aussi, c'est une tendance forte de baisser sa surface
06:14pour avoir un ratio, un rendement plus intéressant,
06:16pour reprendre l'image agricole que vous aviez tout à l'heure ?
06:19La cause est toujours la même, effectivement.
06:23Donc trop de mètres carrés et donc des enseignes qui ont aujourd'hui
06:26un outil de travail qui est surdimensionné.
06:29Et effectivement, les grandes surfaces, et tout particulièrement
06:32les grandes surfaces alimentaires sont concernées par cette surcapacité.
06:38Un hypermarché dans les années 90, c'était à peu près,
06:42toujours pour rester dans mes rendements,
06:44c'était entre 13 000 et 14 000 euros du mètre carré,
06:47du chiffre d'affaires par an.
06:49Aujourd'hui, c'est plutôt 8 000.
06:52Voilà.
06:53Donc dans les centres-villes, cette surcapacité, ça produit de la vacances.
06:57En périphérie, dans ces grandes surfaces,
06:59ça produit de l'optimisation immobilière
07:04et donc des enseignes comme Auchan, Carrefour,
07:07mais aussi des grandes surfaces spécialisées.
07:10Leroy Merlin, Boulanger, sont concernés de la même façon,
07:13qui maintenant cherchent à réduire leur surface
07:15pour que leur outil de travail soit plus productif.
07:19L'autre point que vous avez abordé, c'est la crise du textile.
07:22C'est vrai qu'on voit de moins en moins dans les campagnes de communication
07:25des villes ou des commerçants eux-mêmes.
07:27Alors ces femmes, pardon, c'est peut-être un peu genré comme représentation.
07:31Ces femmes et ces hommes avec de grands paquets sous le bras
07:35et notamment des marques de vêtements, ça, c'est terminé ?
07:38On ne communique plus de cette façon-là ?
07:41Alors toujours des chiffres.
07:42Si vous prenez un centre-ville...
07:44J'ai l'impression que vous allez me donner beaucoup de chiffres, en fait.
07:46Je peux m'arrêter.
07:47Non, non, non.
07:49Mais si on prend un centre-ville dans les années 2010,
07:53vous aviez à peu près un tiers des commerces
07:55qui appartenaient au secteur de l'équipement de la personne au sens large,
08:00vêtements, chaussures, bijouteries, etc.
08:02Aujourd'hui, on est plutôt à 20%.
08:04Donc oui, ce qui faisait l'image autrefois des centres-villes marchands,
08:09donc ces fameux sacs, ces cabas remplis de vêtements,
08:13c'est une image qui, à mon sens, appartient maintenant plutôt au passé.
08:18Et le secteur qui prédomine désormais dans les centres-villes,
08:22c'est celui des services, des services au sens large.
08:25Les services comme les assurances, les mutuelles, etc.
08:28Et la restauration.
08:30Et donc communiquer sur un centre-ville avec une jeune femme,
08:33pour rester dans les stéréotypes, avec 3-4 cabas,
08:37c'est une image qui ne recolle pas complètement
08:41avec l'offre que l'on rencontre désormais dans les cœurs de ville.
08:46C'est une crise passagère que nous sommes en train de vivre tous ensemble
08:48ou c'est un changement de modèle ?
08:51Il faut s'attendre à ce que l'on switche sur quelque chose d'autre,
08:55totalement différent.
08:56Alors là, on peut regarder ce qui se passe cette fois du côté des consommateurs.
09:00Et sur longue période, il y a un phénomène qui me frappe,
09:04c'est que dans les années 60, on avait à peu près 60-70%
09:12les deux tiers de notre consommation qui allaient vers des biens tangibles,
09:15des biens matériels, chaussures, vêtements, livres, etc.
09:19Et aujourd'hui, cette proportion s'est inversée.
09:23C'est-à-dire que l'essentiel de notre consommation,
09:25maintenant, va vers des services, des biens immatériels.
09:29J'utilise un barbarisme pour décrire ce phénomène,
09:33c'est qu'on assiste à une forme de tertiarisation de la consommation.
09:37Nous achetons de moins en moins de biens,
09:40nous consommons de plus en plus de bien-être,
09:43de services liés à notre bien-être.
09:47Et ce que l'on observe dans les centres-villes,
09:49c'est tout simplement le reflet de cette tertiarisation de la consommation.
09:52C'est que le commerce de biens diminue
09:55et est remplacé progressivement par des commerces de services.
10:00Et il nous appartient tous, collectivement,
10:03les collectivités en tête d'ailleurs,
10:05à construire le récit, le nouveau récit de cette évolution du commerce.
10:12Ce n'est pas un déclin.
10:14Ce n'est pas un déclin.
10:16C'est une transformation de l'offre en lien tout simplement
10:21avec nos comportements de consommation
10:23dans une société qui, du point de vue de la consommation,
10:27est plutôt arrivée à maturité.
10:29Voilà pour le constat.
10:30Dans quelques instants avec vous,
10:31on essaiera de voir comment demain,
10:34on peut imaginer le commerce au niveau local.
10:37Parallèlement à ces changements qui ont été cités,
10:40Nadège Risse, par Pascal Madry,
10:42il existe une prise de conscience des consommateurs
10:45qui sont de plus en plus consommacteurs.
10:47Ça se ressent aussi quand on est présidente de la CPME Moselle ?
10:51Alors en fait, effectivement, on consomme plus local.
10:58On voit avec la Covid que nos centres-villes ont été vraiment...
11:02Ils étaient à côté de nous.
11:04C'était vraiment nos alliés,
11:05puisque grâce à eux, on pouvait consommer.
11:07On pouvait quand même vivre assez normalement.
11:10Il faut ajouter qu'il faut vraiment parler à nos consommateurs
11:17et puis à l'ensemble des concitoyens,
11:20parce qu'aujourd'hui, on le voit avec...
11:22Bon, vous disiez qu'il y a moins de consommation de matériel,
11:26mais on voit toutes ces grandes enseignes,
11:29comme Tému sur le e-commerce,
11:32qui nous inondent de produits à 5 euros,
11:35des pantalons à 5 euros.
11:36On peut imaginer comment ça peut être produit.
11:38Et quand en France, on est à même plus 10% de la production,
11:43même plus à 10% du PIB pour la production,
11:46c'est un vrai challenge pour les entreprises,
11:50en particulier pour les TPE-PME,
11:52qui sont les sous-traitants de ces gros donneurs d'ordre.
11:54Et comme vous le disiez également,
11:56sur le textile, on est déjà en déclin depuis de nombreuses années.
11:59Mais je pense que c'est aussi à nous, collectivement,
12:02de prendre conscience qu'il faut absolument faire confiance
12:06à nos TPE-PME du territoire et consommer local,
12:11parce que c'est comme ça qu'on pourra poursuivre le modèle social français,
12:16puisque un euro qui est importé ne ramène aucune charge sociale.
12:21Donc je pense que c'est là qu'il faut absolument que, collectivement,
12:25on puisse travailler.
12:27Et on le voit sur Tionville,
12:28quand on voit cette vacance qui est passée de 22 à 9%.
12:32On voit aussi que c'est collectivement
12:34que les gens se sont alliés pour y arriver,
12:39que ce soit la ville,
12:40que ce soit les associations de commerçants,
12:43mais les commerçants en priorité.
12:44Donc je pense qu'il faut vraiment qu'on les soutienne.
12:46Donc vous militez, si je comprends bien,
12:49pour une sorte de prise de conscience dans l'acte d'achat,
12:53que ce soit un acte d'achat chez des artisans que vous représentez
12:55ou des petites entreprises,
12:56ou bien chez des commerçants d'un centre-ville.
12:59C'est une évidence.
13:01C'est pour la France le modèle social qui pourra être maintenu.
13:07Autrement, on risque de rentrer dans de grosses difficultés.
13:09Donc le lien à faire, c'est le lien entre la consommation
13:13et le modèle social,
13:13et ma couverture, santé, maladie, etc.
13:17L'assurance qui peut m'être proposée.
13:20Mais est-ce que ça rentre vraiment en ligne de compte
13:22lorsque je suis face à un objet à 5 euros
13:25et un autre à 35 ou 40 euros ?
13:28C'est ça toute la question, Nadège Risse ?
13:30Aujourd'hui, on travaille beaucoup sur l'écologie.
13:34On parle des centres-villes qui verdissent, etc.
13:38Donc je pense qu'il faut qu'on ait cette conscience-là
13:40parce qu'il en va vraiment de l'avenir de nos enfants.
13:43Et on est encore un territoire où on a la chance.
13:47On en parlait tout à l'heure sur les chiffres de la consommation.
13:50On a un potentiel de 6,4 milliards d'euros.
13:54Donc c'est un chiffre qui est quand même plutôt important.
13:58Pour la Moselle.
13:58Oui, pour la Moselle.
14:00Au regard de la France, on est sur un territoire
14:03où on a pratiquement 700 millions d'euros
14:06qui sont de l'extérieur, la consommation extérieure.
14:10Donc ça, ce sont des chiffres de la Chambre de commerce
14:12et d'industrie de la Moselle.
14:14On sait que notre balance économique est positive en Moselle.
14:17Donc il faut absolument travailler sur ces points-là,
14:20comme disait M. Madri.
14:21essayer de trouver les points forts
14:23pour soutenir nos commerçants
14:25puisque l'ACPME est là pour soutenir les commerçants,
14:29pour les défendre dans toutes les instances.
14:32Et il faut qu'on fasse ce travail.
14:34C'est vraiment un travail de fourmi au quotidien.
14:36Pendant un instant, je vais me faire l'avocat du diable
14:38et vous poser la même question à tous les deux.
14:40Est-ce que consommer local, consommer français,
14:43le fabriquer en France,
14:44ce n'est pas un peu comme le bio,
14:46devenu un peu quelque chose de réservé
14:49à une certaine catégorie ?
14:50On a bien vu les difficultés liées à la consommation
14:53des produits bio, que ce soit pour l'alimentaire notamment.
14:56Est-ce que ce n'est pas ça aussi la grande difficulté, Nadé Geris ?
15:00C'est sûr que consommer local ou consommer français
15:04paraît plus cher sur le court terme.
15:07Mais si on travaille sur le long terme
15:09et si on regarde nos entreprises et nos salariés,
15:15il est clair qu'il faut qu'on fasse tous collectivement un effort.
15:18Alors peut-être consommer moins,
15:20parce que quand vous disiez que dans les centres-villes,
15:22on ne fait plus de shopping,
15:24il y a encore des enseignes, aujourd'hui, on ne va pas les citer,
15:26qui vendent des t-shirts à 5 euros,
15:29où les gens arrivent et repartent avec des gros sacs.
15:33Donc peut-être qu'il serait quand même temps
15:36qu'on sache que notre euro qui est importé aujourd'hui
15:40ne valorise aucune charge sociale.
15:44Et forcément, notre modèle social
15:48peut basculer d'un moment à l'autre.
15:51On le voit aujourd'hui, tout est en déséquilibre.
15:54Et ça, c'est vraiment...
15:56C'est un travail qu'il faut qu'on fasse au quotidien.
15:59Pascal Madry, sur cette question,
16:01est-ce que consommer local, consommer français,
16:03n'est pas devenu un luxe ?
16:05En tout cas, on voit que la clientèle
16:07qui réoriente sa consommation vers le local,
16:10vers les produits bio, etc.,
16:13effectivement,
16:14est plutôt une clientèle aisée
16:15et qui a le choix de ses arbitrages de consommation.
16:20Après, je ne sais pas s'il faut tout faire reposer
16:24en fait sur les consommateurs.
16:26Parce qu'on connaît leurs contradictions
16:27qui existent depuis toujours.
16:31Elles sont là même avant la grande distribution.
16:33Et je ne suis pas certain que finalement,
16:35l'impulsion arrivera le plus rapidement,
16:38en tout cas,
16:39à partir d'une prise de conscience des consommateurs.
16:42En revanche, ce sont les commerçants
16:44et distributeurs
16:45qui ont un rôle à jouer
16:48dans la pédagogie, entre guillemets,
16:53de la consommation,
16:54dans la prise de conscience
16:56de ce qu'est la consommation,
16:59au-delà simplement du fait
17:00de satisfaire un besoin de consommation.
17:02C'est évidemment
17:03toutes les répercussions
17:04qui ont été évoquées
17:05sur le système productif,
17:07sur la création de richesses locales.
17:10Quand je consomme chez Témus,
17:13quand je vais dans un grand magasin,
17:15quand je vais dans un commerçant de proximité,
17:18quand je vais dans un drive,
17:20eh bien, socialement,
17:22je ne produis pas la même richesse.
17:24Et pour le moment,
17:26le consommateur a très peu conscience de ça,
17:29des impacts indirects
17:31de ses comportements d'achat.
17:33Et je pense que c'est aux commerçants
17:34de faire cette pédagogie.
17:38Quelque part,
17:38on a trop été habitué
17:40depuis ces 50 dernières années
17:42à la culture du prix,
17:43acheter moins cher.
17:43acheter beaucoup moins cher.
17:47Ça reste encore un des principaux
17:49arguments de vente du commerce.
17:51Et on sent que ce logiciel
17:53ne va plus pouvoir tenir longtemps
17:54si on a des sujets d'inflation,
18:00de crise géopolitique
18:02qui peuvent jouer sur les approvisionnements,
18:04etc.
18:04La consommation, de fait,
18:06va devoir devenir plus responsable.
18:08Alors, comme un élément positif,
18:11à mon sens,
18:12c'est que je pense que
18:13les consommateurs sont malgré tout
18:15prêts à cette mutation
18:17et on le voit déjà dans leur comportement.
18:20On assiste aujourd'hui véritablement
18:21à ce que j'appelle une mise au quart d'heure
18:23du temps des courses.
18:24C'est-à-dire que tout ce qui rayonnait
18:27à 20 minutes,
18:29le consommateur ne veut plus
18:31en entendre parler, en fait.
18:32Je ne veux plus faire 20 minutes
18:33pour aller dans tel hypermarché.
18:35J'habite en ville,
18:36je ne veux plus faire 20 minutes
18:37pour aller consommer à Metz.
18:38Je l'ai encore entendu tout à l'heure.
18:41Je ne veux plus faire 20 minutes
18:42aussi pour aller en centre-ville.
18:43Ça, c'est déjà plus problématique.
18:44En revanche,
18:46je veux consommer un peu plus
18:47dans mes commerces de proximité.
18:49Je veux aller un peu plus aussi
18:50à mon commerce de rond-point.
18:51Ça, ce n'est pas forcément
18:52une bonne nouvelle aussi
18:53pour les centres-villes,
18:54mais Boulanges,
18:56Centracor, Action,
18:57toutes ces nouvelles enseignes
18:58que l'on voit là
18:58sur les carrefours routiers.
19:02C'est le discount aussi de proximité.
19:03J'évoquais les enseignes à l'instant.
19:05Lidl, etc.
19:06Et donc,
19:07il y a une sorte de modification
19:09de la géographie
19:10de la consommation
19:11et du commerce
19:12sur ce rayon du quart d'heure.
19:15Et par contre,
19:17il y a toutes les formes
19:19de proximité en compétition
19:20sur ce rayon du quart d'heure.
19:22Et peut-être que là,
19:25il revient cette fois aux élus
19:26de faire les bons choix,
19:29les bons équilibres.
19:31Autrefois,
19:31c'était entre le centre-ville
19:32et la périphérie.
19:34Maintenant,
19:34je pense que c'est
19:34entre ces différentes concurrences
19:36au quart d'heure
19:37pour que le consommateur
19:40soit plus responsable
19:41dans ses comportements.
19:42C'est plutôt une bonne nouvelle
19:43ou pas pour le centre-ville ?
19:46À vous entendre,
19:46j'avoue,
19:48je ne saurais dire.
19:51On peut voir les choses
19:52de différentes façons.
19:53En termes de zone de chalandise,
19:54c'est clair qu'aujourd'hui,
19:55les centres-villes
19:55perdent ce qu'on pourrait appeler
19:57la clientèle du troisième ring,
19:59la clientèle à 20 minutes.
20:01Parce que celle-ci,
20:02maintenant,
20:03elle a des solutions
20:04de consommation à domicile.
20:06C'est le petit intermarché
20:08ou le petit Leclerc
20:09qui vivotait,
20:10qui s'est agrandi
20:11de 1 000 m2,
20:12qui a accueilli à côté
20:13un intersport,
20:13un quihabille,
20:14un laboratoire d'analyse médicale,
20:16une boulangerie,
20:17etc.
20:17Ces clientèles,
20:18à 20-30 minutes,
20:20autour des villes moyennes,
20:23on les a perdues.
20:25Les périphériques
20:26les ont perdues aussi.
20:28Et donc,
20:30quelque part,
20:30c'est une consommation
20:32en moins
20:33pour les centres-villes.
20:34Mais dans le même temps,
20:36et on l'a entendu ici
20:37pour Thionville,
20:37dans le même temps,
20:38les centres-villes,
20:39certains,
20:40en tout cas,
20:40se sont épaissis
20:41en population,
20:42ont regagné
20:43un peu de population.
20:45Et ce que l'on voit,
20:46c'est un réancrage
20:47de la consommation
20:48plus en proximité,
20:50plus sur le local.
20:53Et alors,
20:53les commerces
20:53qui en profitent,
20:54ce sont les métiers
20:55de bouche.
20:56On n'a jamais vu
20:57autant de créations
20:58de boulangerie,
20:59de boucherie,
21:00et d'épicerie,
21:00d'ailleurs.
21:01Ce sont aussi
21:01les marchés
21:02qui sont relancés,
21:03les halles alimentaires,
21:05un petit peu aussi
21:05la restauration
21:06avec l'emploi.
21:07Et j'en reviens ici
21:10à cet affinage
21:12de l'offre
21:12des centres-villes.
21:13On a une offre
21:14qui attire
21:14un peu moins loin,
21:16qui satisfait
21:17des besoins
21:17un peu plus
21:18de proximité,
21:19mais des besoins
21:20plus ancrés
21:20et sur lesquels
21:22on peut bâtir
21:23un récit
21:23sur la proximité
21:24et encore une fois,
21:26l'ancrage local.
21:28Il faut juste
21:29raconter l'histoire.
21:31Nadégeris,
21:31sur ce retour
21:32au quart d'heure,
21:33est-ce que ça vous...
21:34Je vois que vous souriez,
21:35est-ce que ça vous apporte
21:36un peu d'espoir ?
21:37Un bon quart d'heure,
21:37pas le mauvais.
21:39Est-ce que ça vous apporte
21:40un peu de réconfort,
21:42ce changement
21:43de consommation ?
21:47Alors,
21:47c'est sûr
21:48qu'on est
21:48dans un changement
21:49depuis déjà
21:50quelques mois,
21:51on va dire
21:52quelques années.
21:53Et c'est difficile
21:54pour tout le monde
21:55de changer
21:56parce que ça fait peur
21:58quand on parle
21:59de changement.
22:00Nous,
22:00à la CPME,
22:02ce qu'on veut,
22:02c'est vraiment
22:03parler,
22:04être leur porte-parole
22:06parce qu'ils sont
22:07dans une situation
22:08qui n'est pas facile.
22:11Et c'est vrai
22:12que le commerçant
22:13de proximité
22:14en centre-ville,
22:15on voit souvent
22:15quand un commerçant
22:16ferme,
22:17ah ben mince,
22:18il est fermé.
22:19Sauf qu'il ne faut pas
22:20attendre qu'il soit fermé
22:21pour pouvoir lui
22:22ouvrir sa porte.
22:24Et je crois
22:25qu'effectivement,
22:26c'est un lien
22:26qui doit se créer
22:27entre le commerçant
22:29et puis le consommateur.
22:31et l'avantage
22:33à Thionville,
22:34c'est qu'ils ont
22:34beaucoup travaillé
22:35avec les propriétaires
22:36de bâtiments.
22:38Ils ont aussi
22:39fait des rénovations
22:40dans les étages.
22:41Donc, à Thionville,
22:42on voit bien
22:43que le travail
22:43a été réalisé
22:44au fil des années.
22:46Ils n'ont pas attendu
22:47qu'on soit devant un mur.
22:49Et le fait
22:50qu'il y ait
22:50des nouveaux habitants,
22:52comme le disait
22:52M. Madri,
22:53on a cette consommation
22:55sur le centre-ville.
22:56Donc, le centre-ville
22:57doit être
22:58assez
22:59diversifié
23:02puisqu'on parle
23:03de pause,
23:04on parle
23:05de bien-être,
23:06mais on a également
23:07tous nos commerces
23:09de proximité
23:10avec quand même
23:11le textile,
23:12malgré tout,
23:13qui sont là
23:13et il faut qu'on puisse
23:15les soutenir également.
23:18Oui, le taux de vacances,
23:18vous l'avez dit,
23:19à Thionville,
23:20est passé en quelques années
23:20de 22% à 9%.
23:22Et quand vous parlez
23:22des étages,
23:23pour être bien précis,
23:24les cellules
23:25sont au rez-de-chaussée.
23:27Généralement,
23:27les propriétaires,
23:28vous m'arrêtez,
23:28si je me trompe,
23:29sont propriétaires
23:30de l'ensemble
23:30de l'immeuble
23:31et les étages
23:32n'étaient pas forcément
23:33traités avec le plus grand soin.
23:35C'était surtout
23:35sur la cellule commerciale
23:37que les efforts
23:37étaient concentrés.
23:39En revanche,
23:39là, en refaisant
23:40les étages,
23:41une nouvelle population
23:42est arrivée
23:43au centre-ville
23:44avec des habitants.
23:47Et comme le disait
23:48Pierre Cuny
23:49en ouverture
23:50avant qu'on démarre
23:51l'émission,
23:52les commerces
23:53suivent les habitants
23:54et non l'inverse.
23:55Donc voilà,
23:55ça, c'est le point important
23:57et qui explique
23:58ce tour de vacances.
23:59Il ne nous reste plus
24:00que quelques minutes seulement
24:01et j'aimerais qu'on s'arrête
24:02sur un sujet
24:03qui va sans doute
24:05faire tendre l'oreille,
24:07tiquer,
24:07je ne sais pas comment dire,
24:08mais qui est un de vos sujets,
24:10je ne dirais pas favoris,
24:11mais pour le centre-ville
24:13de demain,
24:14c'est le faire,
24:16faire en sorte
24:16que ces centres-villes
24:17soient des espaces
24:18de bien-être.
24:18personnellement,
24:20j'ai une image
24:21du bien-être,
24:22Nadé Geris
24:23a une image
24:23du bien-être,
24:24dans la salle,
24:24je pense qu'on a tous
24:25des images du bien-être.
24:26Est-ce que vous pouvez
24:26un peu détailler cela
24:28de façon précise ?
24:30Pascal Madry,
24:30s'il vous plaît.
24:31En tout cas,
24:32c'est ne plus en faire
24:33des galeries marchandes
24:34à celles ouverts.
24:36C'est-à-dire que
24:36depuis les années 90,
24:41vous demandez
24:43à un bureau d'études
24:43en urbanisme commercial
24:44de vous établir
24:45une stratégie
24:46de redynamisation
24:47de centre-ville.
24:48Vous allez avoir
24:49à peu près toujours
24:49la même chose.
24:50Il faut un circuit marchand
24:51structuré
24:52avec des locomotives
24:53aux quatre coins
24:54et puis vous faites tourner
24:57le chaland
24:58dans cet espace
24:59avec le moins
25:00de points de frottement
25:00possibles.
25:02Donc, enlevez les bancs,
25:03enlevez éventuellement
25:03la voiture.
25:04Ça, c'est parfois
25:05c'est un peu généreux.
25:06Il y a des controverses.
25:08Voilà.
25:08Il faut un espace
25:09de circulation,
25:11c'est-à-dire exactement
25:11la recette
25:12d'une galerie marchande
25:14de centres commerciaux
25:16de périphérie.
25:20Ce que je dis,
25:20c'est que ce modèle-là
25:21qui a très bien fonctionné
25:23durant les années 2000,
25:25jusqu'à aujourd'hui,
25:28il a du plomb dans l'aile
25:29parce que si on a maintenant
25:31une offre qui est composée
25:32essentiellement
25:33de restaurants
25:34et de services,
25:36il faut que les centres
25:38deviennent des aires
25:39de services.
25:40Or, pas les aires
25:40de services d'autoroute,
25:41mais des aires de services,
25:43des lieux.
25:43Faites attention
25:44parce qu'ici,
25:45on a une aire de services
25:46qui n'est pas forcément
25:47sur l'autoroute
25:48la plus,
25:50comment dirais-je,
25:51valorisante
25:51du territoire.
25:53On ne parle pas de ça.
25:54On ne parle pas de ça.
25:54On est bien d'accord.
25:55On ne parle pas de ça.
25:56Et ce sont des espaces,
25:57des lieux de rencontre,
25:58des lieux de bien-être,
25:59le moins minéral possible
26:03avec des animations permanentes
26:04et où on va trouver
26:06des prétextes
26:07de venues,
26:07de balades,
26:08de visites.
26:09Il faut pour ça
26:09s'appuyer sur le patrimoine
26:10culturel,
26:11le patrimoine historique,
26:12des animations.
26:13Tous les motifs
26:14qui vont pouvoir faire
26:15aussi la nature,
26:17qui se réinvite en ville,
26:19y compris à Tionville.
26:21Et donc,
26:21ce sont tous
26:22ces prétextes
26:23de balades
26:23qui vont
26:26rétablir
26:28des flux,
26:29ces flux lointains
26:29que l'on a perdus
26:30avec la mise au quart d'heure
26:32du temps des courses.
26:33Et c'est aussi un nouveau
26:35récit des commerçants.
26:38C'est-à-dire que l'aspect
26:39service va peut-être
26:42être encore plus fort
26:44que l'aspect
26:45marchandise.
26:46La question,
26:46c'est pas,
26:47j'ai le produit
26:48sur l'étagère.
26:50Ça ne veut plus être ça
26:51la réponse.
26:51C'est comment je peux
26:53répondre à votre besoin,
26:54quelle solution de consommation
26:55je peux vous apporter
26:56par rapport à votre besoin.
26:57Donc,
26:59c'est de nouvelles
27:00techniques de vente,
27:01de nouveaux espaces
27:03de déambulation
27:04qui soient des espaces
27:05de tout public
27:06aussi pour toutes
27:07les générations.
27:08Quand on s'imagine
27:09le client type
27:10d'un centre-ville,
27:11c'est toujours,
27:11en tout cas,
27:12dans l'iconographie,
27:14dans les images
27:15d'Epinal,
27:16c'est toujours une jeune femme
27:17avec des sacs.
27:18Mais il faut s'imaginer
27:19que la population vieillit,
27:21que l'on a aussi maintenant
27:22un peu plus d'actifs
27:22dans les centres-villes
27:23et que ces publics-là
27:26doivent aussi trouver
27:26leur espace
27:28dans les cœurs de villes.
27:30Refaire du centre-ville,
27:31en fait,
27:31avec un peu moins
27:32de marchandisation
27:34de ces espaces.
27:35La déligerie sur ce sujet,
27:37en quelques mots,
27:38parce qu'on est arrivé
27:39au terme de cette émission
27:41sur remettre du bien-être.
27:43On peut prendre aussi
27:44la phrase à l'envers,
27:45c'est-à-dire être bien
27:47dans un centre-ville.
27:48Il y a bien-être
27:49et être bien.
27:50Peut-on jouer aussi
27:51sur ces mots ?
27:53Ça, je pense que
27:55ça fait longtemps
27:56que quand on vient
27:57au centre-ville,
27:58on cherche du bien-être
28:00puisqu'on flâne,
28:02on regarde des vitrines
28:03et puis voilà.
28:05Donc, je pense que
28:06c'est vrai qu'il faut
28:08prévoir.
28:11Je pense qu'on revient
28:12un petit peu
28:13parce que c'est souvent
28:14des modèles,
28:14c'est un peu cyclique.
28:16On a fait partir
28:17les habitants.
28:19Aujourd'hui,
28:19on les fait revenir.
28:20Donc, je pense que
28:21j'espère en tous les cas
28:22que le centre-ville
28:23pourra être à nouveau
28:24un endroit
28:26de bien-être
28:27et où les gens
28:28et les commerçants
28:29pourront dialoguer
28:31et comprendre
28:32qu'on doit soutenir
28:34nos commerçants
28:34de proximité.
28:36Merci, Nadège Riz.
28:37Pascal Madry,
28:38s'il fallait retenir
28:39un point
28:39pour les commerçants,
28:41les acteurs économiques
28:42qui sont avec nous
28:43à la Scala,
28:44qu'est-ce que vous
28:45retiendriez
28:46de ce que l'on s'est dit
28:48pendant cette demi-heure ?
28:49Ce n'est pas une crise,
28:51c'est une transformation
28:51du commerce.
28:52Le commerce n'est pas
28:53en crise,
28:53le commerce est en train
28:54de se transformer
28:55et il y a de la place
28:58pour l'entrepreneuriat
28:59dans ce secteur.
29:01Simplement,
29:01il faudra peut-être
29:02moins appliquer
29:03les recettes du passé.
29:05Et puis,
29:05peut-être ne l'a-t-on
29:06pas suffisamment dit,
29:07Thionville s'en sort bien
29:09par rapport
29:10à tous les chiffres,
29:10toutes les moyennes
29:11nationales
29:12que vous avez
29:13en votre possession.
29:15Alors,
29:15si je regarde
29:15les chiffres d'affaires,
29:16on est dans
29:17la moyenne France.
29:18Voilà.
29:19Le taux de vacances,
29:20on est dans la moyenne France
29:21et en plus,
29:23plutôt sur une diminution
29:24alors que partout ailleurs,
29:25on est plutôt
29:25sur une augmentation.
29:28Et en termes
29:29de présence
29:31des services,
29:31là aussi,
29:32finalement,
29:32on est dans
29:33la moyenne.
29:36pas une inquiétude
29:37particulière,
29:38en fait.
29:38Peut-être une perception
29:39qui est en décalage
29:40avec les chiffres,
29:41mais objectivement,
29:42on a une ville
29:44qui est dans la moyenne,
29:45ni plus,
29:45ni moins,
29:46mais dans la moyenne.
29:46Merci Pascal Madry.
29:48Je rappelle
29:49que vous êtes
29:49le directeur
29:50de l'Institut
29:51pour la ville
29:51et le commerce.
29:52Merci Nadé Ageris,
29:54président de la CPE Moselle.
29:56C'est la fin
29:56de cette émission spéciale.
29:57Merci à toutes les équipes
29:58qui nous ont accueillis
29:59ici à la Scala
30:00et aux équipes
30:00de Moselle TV
30:01pour les moyens techniques.
30:02à bientôt.
30:10Sous-titrage Société Radio-Canada
30:12Sous-titrage Société Radio-Canada
30:13Sous-titrage Société Radio-Canada
30:13Sous-titrage Société Radio-Canada
30:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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