- il y a 10 mois
Avec Mathilde Damoiselle, réalisatrice
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NewsTranscription
00:00Le 10h midi, Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Ganzemann.
00:05Bonjour Gilles.
00:06Bonjour Valérie.
00:07Bonjour Mathilde Damoiselle.
00:08Bonjour.
00:09Vous êtes journaliste réalisatrice et on a eu envie de vous inviter pour que vous nous parliez de ce doc
00:14pour donner envie à nos auditeurs d'aller sur la plateforme de arte.tv
00:19pour parler de ce documentaire que vous avez réalisé,
00:21Le sucre pour la douceur et pour le pire.
00:24Voilà, c'est en deux volets et c'est absolument remarquable
00:29parce que déjà je vais dire une chose, c'est que vous n'êtes pas culpabilisante.
00:33C'est-à-dire que vous ne dites pas ne mangez plus de sucre.
00:36Vous nous laissez nous faire une idée.
00:37Donc il y a à la fois toute la naissance du sucre, l'esclavage, les cannes à sucre
00:43et puis après la deuxième partie qui est un peu plus sur la nutrition.
00:47Comment on se lance dans un doc comme celui-là ?
00:50Parce que c'est vertigineux comme sujet.
00:52C'est vertigineux.
00:53Moi j'ai un vrai goût pour ces projets.
00:56Pour le sucre.
00:57Terrible.
00:58J'ai beaucoup de mal à m'en défaire.
01:01Mais j'aime beaucoup prendre une denrée, un petit exemple,
01:04quelque chose qui est très familier, très simple
01:06et tirer les fils pour montrer tout ce qu'il y a derrière.
01:10Parce qu'aujourd'hui on parle de Chine
01:13et des conditions dans lesquelles les Ouïghours
01:15et puis de quelle façon sont faits les vêtements.
01:18Mais quand on regarde votre doc, moi ça m'a fait penser à ça.
01:21On ne s'imagine pas dans quelles conditions est fait le sucre,
01:24le raffinage du sucre, y compris aujourd'hui.
01:27Alors il y a eu une grande partie sur l'esclavage,
01:30où il y a eu beaucoup de populations qui ont été déplacées
01:32pour aller couper les cannes à sucre.
01:36Mais en fait ça m'a fait penser à ça.
01:37En fait on ne mangerait plus de sucre si on voit votre doc,
01:41on se dit dans quelles conditions tout ça est fait.
01:44Vous savez, on le cite dans le film et puis c'est très connu,
01:46dans Candide de Voltaire, il y a cette citation de l'esclave
01:51que Candide croise et qui lui dit
01:53quand on travaille aux sucreries,
01:55quand on est blessé on nous coupe le bras,
01:57quand on s'enfuit on nous coupe la jambe,
01:59on m'a fait les deux, c'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe.
02:02Et c'est écrit au XVIIIe siècle par Voltaire.
02:05Et en fait ça résonne toujours aujourd'hui.
02:07C'est à ce prix qu'on mange du sucre,
02:09mais c'est aussi à ce prix qu'on s'habille bon marché,
02:12c'est à ce prix qu'on utilise des smartphones
02:15qui sont pleins de métaux rares,
02:18qui sont exploités dans des conditions terribles,
02:21notamment dans les grands lacs.
02:23Donc vous parliez de culpabilité,
02:26moi ce n'est pas du tout mon travail de culpabiliser les gens,
02:28c'est d'informer, de donner des clés pour comprendre.
02:31Or c'est vrai que notre façon de consommer globalement,
02:34et moi je parle du sucre mais c'est beaucoup plus large,
02:37ça a toujours un coût,
02:39c'est toujours au prix d'une forme d'exploitation.
02:42On voit que beaucoup de pays se sont construits grâce au sucre en fait,
02:45en particulier le Portugal ou le Royaume-Uni,
02:48la France aussi, mais à moindre échelle.
02:51En fait le sucre a construit notre économie actuelle.
02:55Alors oui, c'est allé un petit peu loin,
02:57mais moi ce que j'ai voulu montrer avec ce sucre,
02:58c'est que c'est vraiment la denrée première
03:00qui crée pour la première fois une économie
03:03qu'on pourrait dire mondialisée dès le XVe siècle.
03:06Et ça commence effectivement avec l'Empire portugais,
03:08qu'on connaît pour ces grands navigateurs
03:11qui repoussent les limites du monde connu.
03:13Et en fait, dès la fin du XVe siècle,
03:16sur l'île de Sao Tomé et Principe,
03:18ils mettent en place un système.
03:20Ce système c'est quoi ?
03:21C'est planter de la canne à sucre,
03:22parce que la demande explose,
03:25il y a une grande demande en Europe,
03:27et comme c'est un travail harassant,
03:29extrêmement difficile,
03:30pour le faire,
03:31on déporte des esclaves
03:33de la côte ouest de l'Afrique.
03:35Et donc, esclaves et sucre,
03:37l'économie de plantation.
03:38Et cette économie de plantation,
03:40elle va se diffuser dans le monde entier.
03:42Les Portugais vont l'emmener au Brésil,
03:44les Hollandais vont la parfaire,
03:46ça va revenir dans les Caraïbes,
03:48ça repart dans le sud des Etats-Unis.
03:50Et cette économie de plantation,
03:51elle existe toujours.
03:52C'est un espace
03:53où on produit de façon extensive,
03:57au prix d'une brutalisation du travail,
03:59mais aussi de l'environnement,
04:01une denrée qui est uniquement
04:03destinée à l'exportation.
04:05C'est un doc formidable, Valérie.
04:06Oui, c'est vraiment passionnant,
04:08et c'est réalisé de façon
04:10extrêmement vivante,
04:11et avec des images très fortes.
04:15On va en reparler,
04:16il y a déjà des questions
04:17de nos auditeurs sur le sujet.
04:18On va passer aux zappings.
04:24Comment faire quand tu perds
04:25le peu que tu as ?
04:27C'est un Jamaïcan qui parle.
04:29Perdre le peu que l'on a.
04:31La Jamaïque sinistrée,
04:33des habitants désespérés,
04:34tout comme son voisin cubain.
04:36On pourra en parler
04:36puisque ça a été l'Eldorado du sucre cubain.
04:39On le voit dans votre doc.
04:40Haïti aussi.
04:41Haïti aussi.
04:42France 2 a diffusé hier
04:43un reportage au cœur de l'ouragan,
04:46quand l'ouragan a commencé,
04:47et ils étaient dans différents endroits.
04:50C'est un reportage édifiant
04:51et impressionnant.
04:52Un bruit assourdissant
04:55et oppressant
04:57depuis plusieurs heures.
04:59L'ouragan Mélissa traverse en ce moment
05:01le centre de la Jamaïque.
05:03Des vents de 295 km heure
05:09accompagnés de trompes d'eau.
05:12Les habitats,
05:13souvent précaires,
05:14résistent mal.
05:16Les premières images
05:17qui nous parviennent
05:17montrent des dégâts matériels
05:19considérables.
05:20Dans l'hôpital de Black River,
05:22les personnels et patients
05:23semblent terrorisés.
05:25L'océan déchaîné
05:29frappe les villages côtiers
05:30de plein fouet.
05:32Les autorités recensent
05:33déjà trois morts.
05:35C'est l'ouragan,
05:37je le disais,
05:37qui est le plus puissant,
05:40avec des valeurs
05:41jamais enregistrées.
05:43Il y avait eu un record en 1996,
05:45mais là,
05:45on est à plus de 400 km heure.
05:48On n'imagine pas cette puissance.
05:52C'est dévastateur.
05:53Je ne veux pas aller jusqu'à dire
05:55que c'est encore une fois
05:56la faute du sucre.
05:58Mais c'est vrai
05:59que cette monoculture intensive
06:01sans limite
06:02de la canne à sucre,
06:03notamment dans les îles des Caraïbes,
06:05a vachement contribué
06:06à déséquilibrer
06:07les écosystèmes.
06:10Vous me disiez,
06:11en rentaine,
06:11que vous n'aviez jamais vu
06:13autant de misère
06:14à Saint-Domingue,
06:16que c'est quelque chose
06:17qui vous avait marqué
06:18sur cette ville.
06:19Je dois dire que
06:19les plantations de sucre,
06:21aujourd'hui,
06:21j'ai tourné au printemps 2024,
06:23dans la région d'El Seibo,
06:27qui est au cœur
06:27de la République dominicaine,
06:29les conditions d'existence
06:31et de travail
06:32de ces travailleurs migrants haïtiens
06:34sont innommables,
06:37inhumaines.
06:37Moi, j'ai rarement été confrontée
06:38à un tel abandon,
06:41une telle misère.
06:42Vous savez,
06:43couper la canne,
06:43au début du film,
06:45un coupeur de canne
06:46nous montre ses mains
06:47caleuses,
06:48et nous dit,
06:49c'est le pire travail au monde.
06:50Et couper cette canne
06:52avec cette machette,
06:53qui est coupante,
06:54qui est dure,
06:54tout le corps qui est engagé,
06:56c'est hyper dangereux.
06:57Et moi,
06:57j'ai vu des hommes y aller
06:58à main nue,
06:59avec des jeans déchirés,
07:00des t-shirts sans manche,
07:02et retourner dans des,
07:03ce qu'on appelle les batailles,
07:05qui sont les anciens quartiers,
07:07des travailleurs,
07:08qui sont très loin,
07:09isolés au cœur des plantations,
07:11avec un point d'eau
07:12pour 300 personnes,
07:13une petite case sans fenêtre,
07:15où des gens s'entassent
07:16à 4-5,
07:16avec des enfants
07:17qui n'ont pas accès à l'école,
07:18pas d'accès aux droits,
07:20c'est un dénuement.
07:21Et quand on sait
07:21quelle est l'histoire d'Haïti,
07:23quand on sait
07:23ce que porte ce pays,
07:26on a l'impression
07:27que c'est encore
07:27quelque chose
07:28de supplémentaire,
07:29de rajouter,
07:31et c'est pour ça
07:31que j'ai voulu remettre
07:32cette histoire au cœur.
07:33Et c'est comme ça
07:34qu'on a construit le film.
07:35Ce n'est pas juste
07:36un film d'histoire,
07:37c'est un film qui nous montre
07:37que l'histoire,
07:38elle se joue encore aujourd'hui.
07:39Elle se joue encore aujourd'hui
07:40et que les plantations
07:41sont encore là
07:41et que les conditions de travail
07:43ont assez peu évolué
07:44finalement.
07:46Ça dépend.
07:47Ça dépend des pays.
07:48Par exemple,
07:49au Brésil,
07:50ce qu'on montre,
07:50c'est qu'aujourd'hui,
07:51c'est à 95% mécanisé
07:53avec des énormes plantations.
07:56Mais chaque fois
07:56qu'on continue
07:57à couper la canne à la main,
08:00c'est des conditions
08:01terrifiantes.
08:02Et d'ailleurs,
08:02je voulais juste citer
08:03une enquête
08:04de nos confrères
08:05du New York Times
08:06qui était sortie
08:07l'année dernière en Inde
08:08dans l'état du Maharashtra
08:09et qui décrit
08:11les conditions de travail
08:12des travailleurs
08:13indiens
08:14sur les grandes plantations
08:16du Maharashtra
08:16qui sont exactement
08:17les mêmes.
08:18C'est-à-dire que c'est
08:19toujours le même système.
08:20C'est une mécanique
08:20de plantation
08:22qui se perpétue.
08:23Il y a 60 ans,
08:25Valérie,
08:25le 29 octobre 2025,
08:27on est le 30,
08:28c'était hier,
08:29donc,
08:30disparaissait
08:30Mehdi Ben Barka.
08:32C'est la fameuse affaire
08:33Ben Barka,
08:34grande figure
08:34de l'opposition marocaine
08:36et ennemi d'Assane II.
08:3760 ans après,
08:38son fils Bachir Ben Barka
08:40attend toujours
08:41des réponses
08:42sur la mort de son père
08:43et l'État interviewé hier
08:44dans cet avou.
08:45Il y a sur beaucoup de tristesse,
08:47beaucoup d'émotion,
08:47mais aussi beaucoup de colère.
08:48Comment se fait-il
08:49qu'un crime d'État,
08:50un crime politique
08:51ait pu avoir lieu à Paris
08:52et que 60 ans après,
08:54il n'ait pas été élucidé ?
08:55Et toutes les responsabilités
08:56ne sont pas connues.
08:57C'est insupportable pour nous,
08:58humainement insupportable,
08:59mais c'est aussi,
08:59c'est politiquement inacceptable
09:01que le secret de défense
09:01puisse encore 60 ans après
09:03être encore maintenu
09:04sur des documents.
09:05Je ne souhaite pas
09:05que ce soit des petits-enfants
09:06de Mehdi Ben Barka
09:07qui soient un jour obligés
09:08de continuer le travail
09:09de la recherche de la vérité.
09:10Qu'est-il arrivé à mon père ?
09:12On ne peut pas douter
09:13qu'il a été assassiné.
09:14Mais par qui ?
09:15Comment ?
09:16Où est son corps ?
09:17Là aussi,
09:17en tant que famille,
09:18ça fait 60 ans
09:19qu'on cherche un lieu
09:20pour lui le recueillir.
09:20On n'a pas de sépulture.
09:22Il y a d'ailleurs un livre
09:23qui sort sur l'affaire Ben Barka
09:25et qui cite
09:26qui aurait tué Ben Barka.
09:29Donc vous pouvez aussi
09:30aller voir C'est à vous
09:31sur le replay
09:32et aller voir également
09:34ce livre
09:35sur l'affaire Ben Barka.
09:37Bon, Valérie,
09:38franchement,
09:39avec toutes les invités
09:40connectives à l'Assemblée Nationale
09:42sur le budget,
09:43les différents combats.
09:44Je pourrais faire
09:45un zapping d'une heure
09:45avec vous
09:46tellement il y a d'extraits
09:47sur les réseaux sociaux,
09:49à la télévision.
09:50J'ai pris celui
09:51qui a besé hier
09:51pour faire un exemple
09:52de ce qui se passe au budget.
09:54Le député de LFI,
09:56Aurélien Lecoq,
09:57s'en est pris aux actionnaires
09:58du CAC 40.
09:59Je ne sais pas
10:00si vous l'avez vu,
10:00il les a traités de parasites
10:02sans s'en rendre compte
10:04que sa propre retraite
10:06complémentaire de l'Assemblée
10:08a été investie
10:09dans le CAC 40.
10:10C'est le député
10:12Jérémie Géraud-Deverny
10:13qui l'a remis en place
10:15et la séquence,
10:16on va dire,
10:16c'est la séquence buzz
10:17du jour d'hier.
10:19À quoi sert
10:20un actionnaire
10:20du CAC 40 ?
10:22Si ce n'est sans doute
10:23à être un parasite
10:24qui empêche
10:25que l'argent retourne
10:27dans l'économie réelle,
10:29dans les salaires
10:30ou dans l'investissement.
10:32En réalité,
10:33vous êtes un parasite.
10:35Et vous ne le savez même pas.
10:36Quelle ironie !
10:37Alors figurez-vous,
10:38monsieur le CAC,
10:39que, en fait,
10:40vous cotisez en tant que député
10:42à une retraite complémentaire
10:43et que cette retraite complémentaire
10:46est investie,
10:48y compris dans le CAC 40,
10:50comme tous les fonctionnaires de France.
10:52Oui, tous les fonctionnaires de France
10:53cotisent à une retraite
10:55par capitalisation.
10:58Et oui,
10:58collègues d'extrême-gauche,
10:59par capitalisation.
11:00Et donc,
11:01une partie de toutes
11:03nos retraites complémentaires
11:05est investie
11:06dans des actions du CAC 40.
11:09Merci, monsieur le parasite.
11:11Ça s'appelle
11:12la roseur arrosée, non ?
11:13Oui.
11:14Combien de sucre
11:15on consomme par personne ?
11:17Ça a augmenté,
11:18c'est une folie.
11:19C'est plus de 45.
11:20C'est combien ?
11:21Ça dépend des pays.
11:22Oui.
11:22Mais disons que
11:23on est entre 30 et 40 kilos
11:25de sucre par personne.
11:27Alors, il y a quelques années,
11:28il y a plus de 50 ans,
11:29on n'était qu'à 9 kilos,
11:30c'est ça ?
11:30Non, ça, c'était plutôt
11:32au début du 19e siècle.
11:34En fait,
11:35c'est le 20e siècle,
11:36c'est le siècle du sucre
11:38dans la façon
11:39qu'il y a eu le sucre
11:41de s'infiltrer
11:41dans tout ce qu'on mange.
11:42L'industrie qui a transformé
11:43les aliments
11:44et le sucre qui donne
11:45du goût.
11:47C'est la révolution industrielle,
11:48c'est-à-dire que le jour
11:49où vous ne produisez plus
11:50votre nourriture
11:51dans votre petit jardin
11:52parce que vous allez
11:52travailler en ville,
11:54vous devez acheter
11:54votre nourriture.
11:55Et c'est là où le sucre...
11:57Il y a un exemple
11:58que je trouve vraiment fascinant,
11:59c'est de montrer comment
12:00au 19e siècle,
12:01au tout début du 19e siècle,
12:04quand l'Angleterre
12:04rentre dans sa révolution industrielle,
12:07le sucre devient
12:08la première source
12:09de calories
12:09des travailleurs.
12:11Et puis parce qu'ils vont
12:12le mettre dans le thé,
12:12vous le racontez dans votre...
12:14Vous savez pourquoi
12:15je vous parle du sucre ?
12:16Dis-moi.
12:16Parce que c'est Halloween
12:17et Halloween a envahi
12:19nos campagnes
12:20et nos villes
12:22et surtout nos magasins
12:23pour l'occasion
12:24de vous vendre...
12:25Alors je ne sais pas
12:25si vous avez vu,
12:26il y a eu une enquête
12:27de Que Choisir
12:27sur le fait
12:28qu'ils vous vendent
12:29les mêmes bonbons,
12:30en particulier Haribo
12:31pour citer une marque.
12:32Plus cher,
12:33plus cher si c'est les yeux.
12:34Parce qu'ils sont
12:35dans un sac
12:35aux couleurs d'Halloween.
12:37Alors que c'est
12:37le même dragibus.
12:38C'est exactement la même.
12:39Votre dragibus,
12:40il va prendre 3 heures
12:41parce qu'il va être
12:43dans un bloc Halloween.
12:45Mais c'est le même dragibus
12:46en quête du TF1,
12:47du trésor de TF1
12:48sur cette folie du sucre.
12:51Dans nos supermarchés,
12:52les paquets de bonbons
12:53spéciales Halloween
12:54sont partout.
12:56Des éditions limitées
12:57en pagaille,
12:58souvent vendues plus cher.
13:00Leur saveur est-elle différente ?
13:01Nous vous avons fait
13:02goûter les deux.
13:03C'est les mêmes.
13:04Pareil.
13:05On ne goûte rien
13:06du tout comme différent.
13:07C'est exactement les mêmes.
13:07Pourtant,
13:09dans le magasin
13:09où nous tournons ce matin,
13:11à la caisse,
13:12la version Halloween
13:13coûte au kilo
13:141,66€ de plus
13:16que le paquet traditionnel.
13:18La pratique n'est pas isolée,
13:19c'est ce que dénonce aujourd'hui
13:20une association de consommateurs.
13:22Il y a vraiment
13:23les bonbons spéciales Halloween
13:24qui sont beaucoup plus chers.
13:25On a des écarts
13:26qui peuvent atteindre
13:26plus 30 ou plus 40%
13:28pour des produits
13:29qui sont le même
13:29mais qui sont un peu
13:30marketés pour Halloween.
13:31Sollicité,
13:32le fabricant Haribo
13:33conteste lui
13:34la pertinence
13:35de la comparaison.
13:36Cette année,
13:37et pour Halloween,
13:3850 millions de paquets
13:39de bonbons
13:39devraient être vendus.
13:41Un nouveau record.
13:43Il y a un auditeur
13:44qui demande
13:45si le sucre
13:46est la drogue
13:46la plus puissante
13:47au monde.
13:49Alors ça,
13:49ça fait débat.
13:51des recherches scientifiques
13:53ont montré
13:53qu'il y a un effet
13:54addictif.
13:55Addictif complètement.
13:55Et que quand on arrête
13:56d'en manger,
13:57on se sent mal,
13:58il y a un besoin
13:59d'y retourner.
14:01Après,
14:01pour rebondir
14:02sur cette histoire
14:03des bonbons d'Halloween,
14:04c'est vrai que,
14:05bon,
14:05on en a un petit peu
14:06marre.
14:07Mais quelque part,
14:08si manger du sucre,
14:09c'était une fois par an
14:09se faire plaisir
14:10avec des bonbons,
14:12c'est pas un drame.
14:14Il ne s'agit pas
14:14de se dire
14:15c'est fini,
14:16à jamais.
14:16Mais le problème,
14:17c'est que le sucre
14:17est présent
14:18dans tout ce qu'on mange.
14:20L'ONG Foodwatch
14:23avait sorti
14:23un rapport édifiant
14:24qui montrait
14:25que plus les aliments
14:26transformés
14:26sont bon marché
14:27et accessibles,
14:29plus leur teneur
14:30en sucre
14:30est élevé.
14:32Si par exemple,
14:32vous allez acheter
14:33une petite boîte
14:34de Tarama pas cher,
14:36elle va avoir
14:36beaucoup plus de sucre
14:37qu'un produit premium.
14:41Et donc,
14:41dans l'alimentation
14:42accessible
14:44aux classes populaires
14:45ou aux gens
14:45qui ont moins d'argent
14:46et moins de temps
14:47pour cuisiner,
14:48le sucre
14:48est absolument présent
14:50partout,
14:50dans les céréales,
14:51dans les conserves,
14:52dans les plats préparés,
14:53dans les petits pois.
14:55Et c'est là
14:57où la consommation
14:58a extrêmement augmenté
15:01et que le sucre
15:02s'est infiltré
15:03avec les dégâts sanitaires
15:05qu'on connaît.
15:05Il faut mieux
15:06prendre un gage
15:07dans ce cas-là
15:07plutôt que de donner
15:08un bonbon ou un gage.
15:10Je vais prendre le gage.
15:11C'est le conseil
15:13qu'on pourrait donner.
15:14Alors Valérie,
15:14c'est un pan entier
15:16de notre culture
15:17de boomer
15:17qui va disparaître
15:18ce 31 décembre 2025.
15:21Ce sera la fin
15:21de MTV.
15:23La chaîne MTV
15:24ferme
15:25et cette déclinaison
15:26aussi finit
15:26les MTV 80,
15:2790,
15:28etc.
15:29Face à la montée
15:30de YouTube,
15:30de Spotify,
15:31d'Amazon Music,
15:33Paramount,
15:33le propriétaire actuel
15:34de MTV
15:35préfère arrêter
15:35les frais.
15:36Donc les chaînes MTV
15:37s'arrêtent,
15:38finit les jingles
15:39créatifs.
15:40Et ça veut dire
15:40qu'il n'y aura plus
15:41de clip non plus.
15:42De moins en moins
15:42de clips.
15:43C'est la vie
15:43de moins en moins
15:43de clips.
15:45On pourra en parler,
15:48on va recevoir
15:48Philippe Manœuvre,
15:49on pourra lui parler
15:50d'ampti.
15:50J'ai failli garder ce son
15:51pour lui,
15:51pour tout vous dire.
15:53C'est l'actualité.
15:54C'est l'actualité.
15:55La fin de MTV.
15:56C'est quand ?
15:57Là, en décembre,
15:58le 31 décembre,
15:59il n'y aura plus
16:00de MTV.
16:01Et je vous ai ressorti
16:02un jingle de l'époque,
16:03des années 80-90,
16:05avec dedans,
16:06il y a David Bowie,
16:07Cyndi Lauper,
16:08Boy George,
16:08Billy Idol,
16:10et qui crie
16:10I want my MTV.
16:12C'est un jingle de l'époque
16:13avec le son de l'époque.
16:15Turn is on.
16:16Leave it on.
16:17America,
16:18see the music
16:19you want to see.
16:19I want my MTV.
16:24I want my MTV.
16:26I want my MTV.
16:30I want my MTV.
16:3324 hours a day
16:35on cable TV.
16:36Stereo,
16:37interview,
16:37yes, BJ,
16:38your day,
16:38world premiere videos,
16:39national,
16:39music news,
16:40I want my MTV,
16:41MTV, MTV.
16:43Yeah,
16:43too much is never enough.
16:45Et on a fini avec Billy Idol.
16:47Vous connaissez Billy Idol ?
16:48Absolument.
16:49Ah oui,
16:49Money, Money,
16:50entre autres,
16:51Rebel,
16:51Rebel.
16:52C'est toute une époque, Valérie.
16:54On se retrouve dans un instant
16:56avec vous,
16:56Mathilde Damoiselle,
16:57pour parler de ce document,
17:00de ces deux documentaires,
17:01enfin documentaires en deux parties,
17:02le sucre pour la douceur
17:04et pour le pire à voir
17:05sur le replay d'Arte TV.
17:06Ça a été diffusé
17:07il y a une dizaine de jours.
17:09Ça a cartonné,
17:09ça a très très bien marché
17:11et c'est vrai qu'on peut saluer Arte
17:12pour la qualité
17:13de ces documentaires.
17:15Et puis,
17:15il laisse longtemps
17:16ses émissions
17:16sur le replay.
17:18C'est jusqu'en mars
17:19de 2026.
17:20A tout de suite.
17:22Sud Radio,
17:23c'est votre opinion qui compte.
17:25Je vous écoute
17:25depuis des années,
17:27tous les matins,
17:28dès que je pose de le pied,
17:30j'habille me Sud Radio.
17:31Sud Radio,
17:33parlons vrai.
17:35Toute cette semaine,
17:36réveillez-vous
17:37avec Benjamin Glaze
17:38dans le Grand Matin Sud Radio.
17:39L'invité du jour.
17:41L'invité du jour,
17:42Mathilde Damoiselle.
17:44Vous êtes journaliste,
17:44réalisatrice.
17:46On encourage tout le monde
17:47à aller sur le replay d'Arte
17:49puisque le doc,
17:50je l'ai dit tout à l'heure,
17:51a été diffusé
17:52il y a une dizaine de jours.
17:53Le sucre pour la douceur
17:55et pour le pire,
17:56document en deux parties.
17:59Première partie
17:59où vous racontez
18:00un petit peu l'histoire
18:01des cannes à sucre,
18:03la façon dont le sucre,
18:04dont on a découvert,
18:05en fait aussi,
18:06l'intérêt du sucre.
18:08Et puis, deuxième partie
18:09qui, elle,
18:10est un petit peu plus
18:11sur la révolution industrielle
18:14et ce que ce sucre
18:15a changé dans nos vies.
18:18On a des questions
18:19d'auditeurs qui demandent
18:20mais est-ce que c'est des mafias
18:21le sucre ?
18:22Est-ce qu'on peut dire
18:23qu'il y a des cartels du sucre ?
18:25Non, non, non.
18:26C'est vraiment...
18:26Non, on ne peut pas parler...
18:27Vous parlez d'une famille
18:28qui a la main mise
18:30sur 80%
18:32de l'exploitation du sucre
18:33aux Etats-Unis
18:34et son exploitation,
18:36enfin, sa société
18:37vient d'être reprise
18:38par d'autres
18:40puisque, entre-temps,
18:41il est mort.
18:42Mais vous racontez quand même
18:44qu'à un moment,
18:44il y a la main mise
18:45et vous parlez même
18:46de Trump
18:47à un moment
18:48qui va remettre en place
18:50une loi
18:50qui avait été enlevée
18:51sur la taxation
18:54ou la fiscalisation
18:55du sucre
18:55pour résumer.
18:57Alors, c'est un petit peu résumé.
18:58Non, moi,
18:58je ne m'emploierai pas du tout
18:59le mot de mafia.
19:01On est dans une économie
19:02complètement légale.
19:03On est sur des conglomérats,
19:05des multinationales,
19:07effectivement,
19:08très concentrées.
19:09Et l'exemple que je donne,
19:10c'est celui du groupe
19:11Florida Crystal
19:13slash ASR
19:14qui est entre les mains
19:16de deux frères
19:17extrêmement célèbres
19:18aux Etats-Unis,
19:19les frères Fanjoul,
19:20qui ont recréé
19:22un empire du sucre
19:23là où,
19:25jusqu'au milieu
19:26du XXe siècle,
19:28l'économie était dirigée
19:29par l'empire
19:30de Hagen Mayer
19:32qui était le grand
19:33magnat du sucre.
19:34Donc là,
19:34on est sur une grande
19:35multinationale
19:36avec, effectivement,
19:37des entreprises satellites
19:38et, de fait,
19:40la compagnie
19:41qui exploite
19:42les travailleurs haïtiens
19:43en République dominicaine
19:44fait partie de ce groupe.
19:46Ce qui s'est passé,
19:46c'est qu'en 2022,
19:48suite à des enquêtes
19:49journalistiques,
19:50sous l'administration Biden,
19:52les douanes américaines
19:53avaient enquêté,
19:54conclu à la violation
19:55de droits humains
19:56et interdit
19:57l'importation
19:57de sucre dominicain
19:58de cette compagnie
19:59aux Etats-Unis.
20:01Oui, moi,
20:01ce que vous parlez,
20:02en mars 2024,
20:05pardon,
20:062025,
20:07l'administration Trump
20:08a levé
20:09cette interdiction
20:10et,
20:11bien évidemment,
20:12ces deux frères
20:13sont des grands donateurs
20:14des partis politiques américains.
20:16Oui, parce qu'ils ont été
20:16très malins,
20:17vous le dites dans le doc,
20:19il y en a un
20:20qui vote républicain
20:21et l'autre qui vote...
20:21Enfin,
20:22un qui influence
20:22les démocrates...
20:23Il y en a un qui est très
20:23proche des démocrates
20:24et l'autre qui est proche
20:25des républicains.
20:26Donc on gagne
20:26sur tous les tableaux.
20:27Moi, ce que j'ai découvert,
20:28c'est que le sucre
20:29dans la première partie,
20:31c'était un luxe.
20:32En fait,
20:32c'était réservé
20:33à une certaine élite
20:36avant de devenir
20:36ce qu'on a dit tout à l'heure.
20:38C'était une denrée
20:38extrêmement rare
20:39et précieuse.
20:41Au British Museum,
20:43vous avez encore
20:43des plans,
20:44des sculptures de sucre
20:45qui ornaient
20:47les banquets
20:47à la Renaissance.
20:49On s'en servait
20:50comme médicaments,
20:51on s'en servait
20:52comme épices.
20:54C'était extrêmement précieux.
20:56Oui,
20:56pour devenir,
20:57par la suite,
20:58bien à l'inverse,
20:59exactement l'inverse.
21:00Un peu la calorie pauvre.
21:01La calorie pauvre
21:02et le sucre,
21:03il faut le rappeler,
21:04n'apportent aucun
21:05élément nutritionnel.
21:07C'est une denrée
21:09vide.
21:10C'est de l'énergie.
21:11C'est une calorie,
21:12mais notre corps
21:13n'en a pas besoin.
21:14Même le cerveau ?
21:15Non,
21:15dans notre alimentation
21:16basique,
21:17il y a tout ce qu'il faut.
21:18Si vous mangez
21:18des fruits,
21:18des légumes,
21:19de la viande,
21:20il y a du sucre dedans,
21:21il y a des apports
21:22en glucides.
21:23Donc on n'en a pas
21:23spécifiquement besoin.
21:25En revanche,
21:27ça crée quelque chose
21:28dans notre cerveau
21:28qui est extrêmement agréable
21:30et on aime le goût.
21:32Un tout petit bébé
21:33va avoir une appétence
21:34pour le goût sucré.
21:35Je vous propose
21:36d'écouter le bord d'annonce.
21:37Au début,
21:38il était un luxe,
21:39le sucre.
21:40Mais il a peu à peu
21:41façonné l'histoire du monde.
21:43Quand on le presse,
21:44il en sort le sang
21:45de la classe ouvrière.
21:46Cannes ou betteraves ?
21:48Notre monde est toujours
21:49profondément affecté
21:50par cette économie du sucre
21:51qui a été forgée
21:52à l'époque de l'esclavage
21:53et qui perdure.
21:56Il n'y a pas de limite
21:57à l'économie sucrière.
21:58Elle veut tout dégrader
21:59et détruire autour d'elle.
22:01Le sucre,
22:02pour la douceur
22:02et pour le pire,
22:04à voir sur la plateforme
22:05arte.tv.
22:08Finalement,
22:08c'est le pire qu'on a eu ?
22:10Comment ça, le pire ?
22:11Pour la douceur
22:13et pour le pire ?
22:13Oui, moi je me suis surtout
22:14intéressée au pire.
22:17Bien évidemment,
22:17la douceur,
22:18on la connaît,
22:19mais on voulait vraiment
22:20dévoiler,
22:21un peu pour
22:22reciter Candide,
22:24le prix de ce sucre
22:26lequel on aspire tellement.
22:28Le prix humain
22:28et environnemental aussi.
22:30Et puis,
22:31il y a un moment,
22:32ça sera sur la dernière minute,
22:34mais qu'il y a une grande partie
22:35de la première partie.
22:36À un moment,
22:37on va,
22:38évidemment,
22:38l'esclavage
22:39va être aboli.
22:41Ça va être une...
22:42Enfin,
22:42ils se sont un peu préparés,
22:44les grandes familles du sucre
22:46à la fin de l'esclavage.
22:47Mais ils vont demander
22:48des compensations.
22:49Ils vont dire,
22:50oh là là,
22:50j'ai plus d'ouvriers,
22:53il faut me donner de l'argent.
22:55Eux vont recevoir de l'argent,
22:56mais les esclaves,
22:57non.
22:57Non.
22:58Bien sûr.
22:59C'est la logique.
23:00C'est-à-dire que l'esclave
23:01était considéré
23:02comme une propriété.
23:03Et au moment de l'abolition
23:05de l'esclavage,
23:05le débat est purement juridique
23:07et finalement comptable.
23:09Et la France,
23:10comme l'Angleterre,
23:11vont indemniser
23:12les propriétaires d'esclaves
23:13pour la perte
23:14de leur propriété.
23:15Pour les esclaves,
23:17contentez-vous de la liberté
23:18toute relative.
23:19Le film retrace
23:20vraiment l'histoire
23:21de l'esclavage
23:22dans ses plateformes
23:22qui a commencé
23:24au 15e siècle,
23:25à Sao Tomé.
23:26Et c'est vrai
23:26que c'est absolument
23:28fascinant
23:29ce que vous racontez.
23:30Et puis,
23:30ce qu'on a voulu aussi montrer,
23:31c'est qu'une fois
23:32que l'esclavage
23:33est aboli,
23:34eh bien,
23:34il faut que le système
23:35puisse continuer.
23:36Et c'est là
23:37où on invente,
23:38moi c'est quelque chose
23:39que j'ai découvert
23:39en travaillant sur ce film,
23:41l'engagisme.
23:42C'est-à-dire
23:42qu'on va déplacer
23:44jusqu'à 2 millions
23:45de personnes indiennes
23:46et également de Chine
23:48pour aller travailler
23:50dans les plantations
23:50et remplacer
23:51à l'autre bout du monde
23:52les esclaves.
23:53Et ça a aussi contribué
23:54à façonner
23:56le destin de pays
23:57comme l'île Maurice,
23:58la Réunion,
23:59le Guyana
24:00et certaines îles des Caraïbes.
24:01Il n'y a pas eu
24:02de difficulté à tourner ?
24:03Il n'y a pas eu
24:03de pression ?
24:05Quand vous étiez
24:06à Saint-Domingue ?
24:07J'y suis allée
24:08un petit peu
24:08à l'arrache,
24:10comme on dit.
24:11C'est à voir
24:12sur arte.tv,
24:13donc c'est en replay
24:14le sucre
24:15pour la douceur.
24:16Et pour le pire,
24:17on a un grand
24:18spécialiste du sucre
24:19la personne
24:20de Péricault-Légas.
24:21Un sucre,
24:22c'est quand même
24:22un sucre formidable.
24:25Regardez ce doc
24:26vraiment passionnant.
24:29C'est en deux parties
24:30et c'est assez
24:32différent.
24:33Un grand moment d'histoire.
24:35Alors Péricault,
24:36de quoi parlons-nous
24:36aujourd'hui ?
24:37Un peu de sucre ?
24:38Je vais aller un petit peu
24:38vers l'Amérique latine
24:39puisque je vais m'inquiéter
24:40du fait que le Mercosur
24:41va être signé
24:41malgré les promesses
24:42du président de la République.
24:43Vous ne croyez pas ?
24:45Il s'était engagé
24:46à ce que ça ne se fasse pas.
24:47Il aurait trouvé des compensations
24:48compensées par des compensateurs.
24:50Donc voilà,
24:50à décrypter.
24:52On va recevoir
24:52l'avocat Laurent Linert
24:53qui défend le policier
24:54Éric Gé
24:55qui a tué
24:56un ressortissant
24:57qui s'était introduit
24:59chez sa grand-mère.
25:00Et qui s'est suicidé.
25:01Et qui s'est suicidé.
25:02On va dire un mot
25:07sur les découvertes bancaires
25:10qui vont être limitées.
25:11Est-ce que c'est réservé
25:12aux riches
25:12ou aux pauvres ?
25:14On recevra
25:14Dominique Enracht
25:16qui est le président
25:17des boulangers
25:18parce qu'ils en ont marre
25:19d'être ennuyés
25:21parce qu'ils veulent ouvrir
25:21le dimanche.
25:23On va revenir
25:23sur les accords
25:24franco-algériens
25:25pour lesquels
25:26le ministre de l'Intérieur
25:27semble extrêmement précautionné.
25:28Et là,
25:29on va à un vote
25:29à l'Assemblée
25:30qui a voté
25:31la résolution
25:31déposée par l'Assemblée nationale
25:32à une seule voix.
25:34185 contre 184.
25:36Et on va recevoir
25:37en dernière heure
25:37le grand Alexandre Jardin
25:39qui est un ami de la maison
25:40pour qu'il nous explique
25:41quelle est la démarche,
25:42cette jacquerie
25:43qu'il a organisée
25:44avec les gueux
25:45pour savoir
25:45si la souveraineté populaire
25:47va pouvoir enfin retrouver
25:48ses prérogatives légitimes.
25:50Merci.
25:51Et on vous retrouve
25:52tout de suite,
25:52Péricault,
25:52sur Sud Radio.
25:53Merci Valérie.
25:54Sud Radio.
25:55Sud Radio.
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