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  • il y a 3 mois

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00:00Avec Joseph Masses-Caron, avec Victor Hérault et Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président de l'UDI.
00:08À quel moment le Sénat va-t-il faire rempart envers ce qui se passe à l'Assemblée Nationale ?
00:16Nous avons là les socialistes qui mènent à la baguette le bloc central.
00:21On a appris donc qu'un amendement a alourdi de 2 milliards d'euros la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises
00:27qui, je mets toujours une parenthèse, mais les Français le savent, nos auditeurs le savent, mais je le redis,
00:33ce sont des entreprises qui créent de l'emploi, qui payent des impôts, qui embauchent des gens,
00:37qui font tourner l'économie française, qui créent de la croissance.
00:42Et je vous propose d'écouter Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes,
00:46qui menace de censurer le gouvernement si la taxe Zuckmann, qu'on appelle maintenant allégée,
00:52on pourrait l'appeler Candérel aussi si on veut, proposée par le PS, n'est pas dans le budget.
00:55Il s'agit de donner un budget au pays, un budget juste, il s'agit d'être capable de financer nos services publics,
01:02il s'agit d'être capable de demander à ceux qui, souvent, je le dis, sont les passagers clandestins de la Solidarité Nationale,
01:08des efforts supplémentaires.
01:09S'il n'y a pas une taxe Zuckmann ou des propositions que nous avons formulées,
01:13s'il n'y a pas une taxation des hauts patrimoines, une mise à contribution des très grandes entreprises,
01:18et bien oui, plus rien ne sera possible, puisque après, nous n'aurons pas les ressources pour épargner les Français.
01:23Il y aura censure d'essayer.
01:24Et c'est ça, je ne sais pas si c'est cette semaine, tout est possible.
01:27Hervé Marseille, qu'est-ce que c'est un budget juste au sens de Boris Vallaud et au sens d'Hervé Marseille ?
01:35Ça ne doit pas être exactement la même définition ?
01:37Non, au sens de Boris Vallaud, je pense que c'est un budget socialiste.
01:41Mais ça veut dire quoi, un budget socialiste ?
01:42Un budget socialiste ?
01:43C'est la phrase de Thatcher qui disait le socialisme, c'est quand on a terminé de dépenser tout l'argent des autres, c'est ça ?
01:48Voilà. Pour l'instant, c'est beaucoup d'impôts et pas beaucoup de résultats.
01:53Donc, vous me disiez quand est-ce que ça va arriver au Sénat ?
01:57Quand l'Assemblée aura fini.
01:59Il y a 50 jours, je crois, pour le PLFSS, le budget social, et 70 jours.
02:05Et donc, au bout de 40 jours, ça doit venir de l'Assemblée au Sénat.
02:10Alors déjà, est-ce qu'ils auront le temps de terminer, vu le nombre d'amendements ?
02:14Parce qu'ils produisent beaucoup d'amendements, notamment chez LFI.
02:17S'ils n'ont pas le temps de faire tous les amendements, après, ça passe sans les amendements.
02:20Voilà. Donc, chez LFI, c'est une fabrique permanente d'amendements.
02:24Il doit y avoir une imprimerie souterraine, je ne sais pas comment ça fonctionne.
02:27Et M. Bompard se plaignait, on l'a entendu, on l'a dit à 19h, en disant, attendez, on a deux secondes pour examiner le truc.
02:32Voilà. Donc, ils prennent leur temps.
02:34Bon, alors, après, ça vient au Sénat.
02:38Et au Sénat, nous, on va appliquer les posologies qui sont celles du Sénat.
02:43Le docteur Marseille.
02:44Non, énoncé par le professeur Larcher dans Le Parisien ce week-end.
02:54C'est-à-dire que nous, on est favorables au rétablissement, évidemment, de la réforme des retraites.
03:01Parce que, déjà, il faut se souvenir que, si on a fait cette réforme, c'est sur la base d'un amendement du Sénat, l'amendement Savary, qu'on votait tous les ans.
03:09Et c'est sur le fondement de cet amendement que la réforme a été faite.
03:13Pourquoi ? Parce que la démographie, elle est défaillante.
03:17Et ça n'a pas changé. Elle est toujours défaillante.
03:19Donc, déjà, tout le monde s'accorde à dire que cette réforme était insuffisante.
03:23Et qu'il aurait fallu y revenir.
03:25Donc, si on supprime, on voit bien qu'il faut payer en contrepartie.
03:28Et qui va payer ? Formidable.
03:30Les retraités eux-mêmes.
03:31C'est-à-dire qu'on leur dit, les gars, on va suspendre.
03:35Et en fait, abroger.
03:36Et tous les Français à travers les complémentaires santé.
03:38Voilà.
03:39Parce que, bien sûr, ça a augmenté.
03:41Les cotisations vont augmenter.
03:42Les mutuelles, ils ne vont pas faire ça gratis pro domo.
03:45Ça ne s'est jamais vu.
03:47Donc, on sait que c'est tous les Français qui vont payer encore.
03:50Donc, ça n'est pas acceptable.
03:52Et il faut moins d'impôts.
03:54Parce que là, c'est parti.
03:56L'absence de 49,3, c'est la fête.
03:58Je veux dire, il y a des majorités successives.
04:00Et les FIER, ERN, avec je ne sais pas trop qui.
04:03Bon.
04:03Tous les jours, on vous invite.
04:04Vous devez avoir des difficultés à vous y retrouver.
04:06Ah oui, oui.
04:07Il va falloir un compteur GGR pour regarder tout ça.
04:11Bon.
04:11Et aujourd'hui, donc, il faut moins d'impôts.
04:14Et plus d'économies de la part de l'État.
04:17Parce qu'aujourd'hui, les seules recettes, c'est les impôts.
04:20Mais ça vous...
04:20Pardon.
04:23Les ministres, en l'occurrence en charge, madame de Montchalin, etc.
04:27Ce sont quand même des gens qui sont plus ou moins centristes.
04:30Qu'est-ce que vous comprenez à leur proposition ?
04:34C'est ce que j'ai appelé, à l'occasion de la déclaration de politique générale,
04:39ce qui a été théorisé par le gouvernement,
04:40c'est le théorème de Chevalier et Laspalès.
04:44C'est-à-dire que...
04:45Régis, si tu l'écoutes...
04:48C'est vous qui voyez.
04:49C'est-à-dire qu'ils font des propositions,
04:52et ils disent au Parlement, c'est vous qui voyez.
04:54Ben, on voit.
04:55Parce que comme il n'y a pas de 49.3,
04:57ça vote dans tous les sens.
04:59Et tous les jours, on invente un impôts nouveau.
05:01Mais ça finira par des ordonnances, peut-être.
05:02On ne sait pas.
05:02Joseph Masescaon.
05:04Je vous connais un peu, Hervé Marseille.
05:06Et il y a une époque, quand même, où une partie du centre et de la droite,
05:11s'il avait été question des retraites,
05:13n'aurait pas esquivé la question des retraites publiques et des retraites privées.
05:21Or, aujourd'hui, pardonnez-moi, ça a complètement disparu.
05:24De paysage parlementaire, du paysage politique.
05:26Qu'est-ce qui s'est passé ?
05:28Alors que le scandale est toujours là, et même encore plus fort.
05:31Oui, c'est vrai qu'il y a un sujet, c'est effectivement les retraites de la fonction publique.
05:38C'est un gros sujet, parce qu'une bonne partie du déficit, c'est là.
05:44C'est l'État qui paye, c'est-à-dire, c'est l'ensemble des Français qui payent.
05:48J'ajouterais que là-dedans, vous pouvez ajouter la CNRACL, pour nos auditeurs,
05:52c'est-à-dire la retraite de la fonction publique territoriale.
05:56Et qui coûte très cher également.
05:58Mais ça, on ne va pas régler ça dans la semaine qui vient.
06:03Donc ça, ce sont des sujets qu'il faudra de toute façon régler,
06:06à l'occasion, normalement, des présidentielles, en 2027.
06:10Oui, mais comment se fait-il ?
06:10Pardonnez-moi, attendez.
06:12La politique, c'est élément de langage contre élément de langage, aussi.
06:16Alors, ceux qui ont le vent en poupe sur les éléments de langage,
06:20c'est le Parti Socialiste, c'est eux qui font les propositions.
06:22Et pourquoi est-ce que personne au centre ou à droite se lève pour dire des choses
06:27que moi j'ai connues ?
06:28Autrefois, on ne parlait que de ça.
06:30Que de ça.
06:31Et aujourd'hui, plus personne n'en parle.
06:32De même d'ailleurs que plus personne ne parle de la croissance.
06:35C'est quoi ? C'est le trouillomètre à zéro ?
06:36On en revient toujours à la même chose ?
06:38C'est-à-dire que les gens ont une carrière électoraliste et qu'ils pensent surtout à ça ?
06:42Chaque jour suffit sa peine.
06:43Il y avait une réforme qui a été, j'allais dire, réussie, enfin qui a abouti à grand
06:49peine, vous vous en souvenez, les manifestations, des millions de gens dans la rue, etc.
06:55Les socialistes ont cru bon de devoir ramener ce débat aujourd'hui pour en faire un trophée.
07:00Parce qu'ils disent, c'était un 49-3.
07:02Oui, enfin c'était, il nous faut quelque chose pour justifier qu'on ne censure pas le gouvernement,
07:08on ne veut pas de bricole.
07:09C'était le gros truc, c'était les retraites.
07:12Et un 44-3 au Sénat avant ?
07:14Alors que quand vous regardez dans les préoccupations des Français,
07:19ce n'est pas une préoccupation des Français, les retraites.
07:22C'était 5 ou 6ème préoccupation.
07:24Leur grosse préoccupation, c'est la santé, c'est la sécurité.
07:27C'est l'insécurité, d'abord, et le pouvoir d'achat ensuite.
07:30Et la santé.
07:31Et la retraite, c'était 6ème à peu près préoccupation.
07:35Et là, on a ramené ce sujet-là, alors qu'il faut le régler dans le budget de cette année.
07:40Donc, revenir là-dessus, nous on va se contenter déjà, première chose,
07:43de faire en sorte que cette réforme, l'annulation de la réforme,
07:46soit remise à niveau dans le budget au Sénat.
07:50On va revenir là-dessus, parce qu'on ne peut pas laisser les choses dans l'État.
07:53Victor Hérault.
07:54Alors, une petite parenthèse sur le fait que moi je joins totalement le sujet du pouvoir d'achat et celui des retraites,
07:59surtout vis-à-vis des actifs, puisque c'est l'actif qui paye les retraites.
08:01Donc, ça fait du pouvoir d'achat en moins pour lui.
08:04Maintenant, accélérons le film pour nos auditeurs.
08:07On va tout au bout, les 70 jours.
08:09Il y a de grandes chances, nous n'allons pas nous mentir vers Merseille,
08:13que tout cela se finisse en ordonnance ou en loi spéciale.
08:16Pour nos auditeurs, loi spéciale, on reconduit le budget de l'année dernière.
08:19Ordonnance, c'est le budget initial déposé par Sébastien Lecornu.
08:2112ème promisoire.
08:22Grâce à la lettre rectificative, donc, la suspension de la réforme des retraites, qui passerait.
08:27Quelle option vous paraît la plus favorable, sachant que dans les deux cas,
08:31les discussions au Sénat seront toutes aussi inutiles qu'à l'Assemblée nationale ?
08:34R.E. Marseille.
08:35D'abord, je ne suis pas sûr que ce soit le budget avec la réforme des retraites annulée dedans,
08:41parce que ce serait le budget de tout départ.
08:44C'est une astuce, d'ailleurs, qui fait que beaucoup disent socialistes,
08:51vous avez vu comment vous vous êtes fait avoir.
08:54Il y a des pièges dans tout ça, parce qu'il ne faut pas seulement pratiquer le constitutionnalisme,
08:59il faut aussi faire l'art devinatoire, parce que la constitution, elle est tordue dans tous les sens, tous les jours.
09:05Donc, suivant ce qui va se passer, on va voir si c'est effectivement loi spéciale ou,
09:11puisque l'article 47, c'est ou ordonnance, c'est plutôt loi spéciale, en circonstance,
09:15parce que l'ordonnance, ça serait l'inverse, ça serait avec le texte dont vous parliez.
09:20Donc là, il faut savoir ce qui se passe à l'Assemblée, en clair.
09:25Bon, est-ce qu'ils votent ou est-ce qu'ils ne votent pas ?
09:27Puis après, ça vient au Sénat.
09:28Et nous, on va remettre d'aplomb par rapport à ce que l'on croise.
09:31Oui, mais après, ça revient à l'Assemblée nationale ?
09:33Non, ça passe d'abord par la CMP.
09:35Ah oui, mais chez la CMP, vous êtes majoritaire.
09:38Voilà, 50-50.
09:39Il y a moitié sénateur, moitié député.
09:42Et c'est la droite et le centre, normalement, qui sont majoritaires.
09:44Voilà, c'est ça.
09:45Mais il y a de fortes chances pour que l'Assemblée nationale,
09:47récupérant le texte de la CMP, ne soit pas d'accord.
09:50Ah, donc, c'est le bon.
09:52Qu'est-ce qu'il se passe ?
09:54On remet une pièce dans le...
09:55Le chronomètre de 70 jours arrive à son terme.
09:58Si l'Assemblée nationale, en bout de course, dit
09:59« Non, je n'accepte pas le texte de la CMP, si tant est qu'elle soit conclusive »,
10:02à ce moment-là, il n'y a plus de texte.
10:04Les amis, vous voyez, là, on discute, on explique aux auditeurs...
10:08C'est technique, c'est technique.
10:09On explique aux auditeurs comment ça marche.
10:11Mais l'auditeur, pardonnez-moi, je vais être un peu familier,
10:14l'auditeur, il s'en fout.
10:16Il s'en fout de savoir comment ça marche.
10:19Il veut que ça marche, que ça fonctionne,
10:21qu'il y ait une répercussion pour lui.
10:23Et Hervé Marseille, juste en quelques secondes,
10:25comment est-ce que vous pourriez, pardonnez-moi, docteur Marseille,
10:29rassurer les auditeurs en disant
10:31« Oui, nous avons un fonctionnement démocratique
10:33qui repose sur la démocratie représentative
10:35avec deux assemblées qui forment le Parlement. »
10:38Et c'est comme ça que ça fonctionne.
10:40Et malheureusement, on est obligé de passer par là,
10:43même si le résultat doit être A, B, C ou D,
10:46pour vous, les Français, au bout du poste qui nous écoutez.
10:48Écoutez, la règle du jeu, c'est la Constitution.
10:50Voilà.
10:50Et donc, on est bien obligé de s'y tenir.
10:53Après, nous, au final...
10:54Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne pommade, ça m'en fait.
10:56Oui, d'accord, mais il faut bien qu'on fasse avec.
10:58Et à partir de là, on va essayer de faire en sorte
11:00qu'il y ait un budget,
11:01mais pas à n'importe quel prix.
11:02Parce que si, au final, on abroge les retraites,
11:05mais que c'est les Français qui payent,
11:06parce que c'est les retraités qui touchent moins,
11:09ou que c'est les mutualistes qui payent plus,
11:11ça ne va pas le faire.
11:12Mais est-ce que ça ne va pas être finalement ça, Hervé Marseille ?
11:15Sans être un devin.
11:16Si il y a ordonnance, oui.
11:17On va tout faire pour que ce ne soit pas le cas.
11:19Eh bien voilà, le parachute du Sénat.
11:22On verra comment ça se passe.
11:23Merci en tout cas de votre participation à cette émission.
11:26Fidèle comme d'habitude, Hervé Marseille.
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