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  • il y a 6 mois
Chaque jour, Mathieu Coache et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:00Il est tout juste midi, bonjour à tous.
00:00:13A la une, un nouveau sabotage sur le réseau SNCF.
00:00:16Des câbles ont été incendiés volontairement au sud de Valence.
00:00:19Conséquence, le trafic est fortement perturbé entre Paris et Marseille, Montpellier ou Nice.
00:00:24La galère pour des milliers de passagers en pleine vacances scolaires.
00:00:27L'enquête sur le cambriolage du Louvre avance.
00:00:30Les enquêteurs de la police judiciaire ont encore deux jours pour faire parler les suspects interpellés.
00:00:35Les deux hommes ont une trentaine d'années, originaire de Seine-Saint-Denis.
00:00:38C'est leur ADN qui a parlé.
00:00:40Ils ont coûté 17 milliards d'euros l'an dernier.
00:00:43Les arrêts maladie vont-ils être limités à 15 jours lorsqu'ils sont prescrits par un généraliste ?
00:00:49C'est ce que propose le gouvernement.
00:00:50Les députés se penchent sur la question depuis ce matin.
00:00:53Et puis la météo, grise et humide sur toute une partie de l'art France, Loïc.
00:00:58Je vous le confirme, ça va durer pour une bonne partie de cette semaine.
00:01:01Un temps de Toussaint au moins jusqu'au week-end.
00:01:03Donc de la pluie de la Bretagne jusqu'au Jura, jusqu'aux Alpes.
00:01:06Aujourd'hui, c'est même de la neige à partir de 10 800 mètres.
00:01:082 800 mètres, c'est-à-dire que finalement.
00:01:11Les éclaircies, elles reviennent par le nord.
00:01:1216 degrés cet après-midi à Paris.
00:01:14On ira jusqu'à 22 à Bastille.
00:01:15A la une donc, ce nouvel acte de vandalisme contre la SNCF.
00:01:21Des câbles de signalisation qui ont été incendiés.
00:01:23Ça s'est passé au sud de Valence.
00:01:25Et du coup, de grosses conséquences sur le trafic.
00:01:26Oui, le trafic très perturbé vers tout le sud-est.
00:01:29Le retour à la normale n'est pas attendu.
00:01:31Avant demain, au mieux.
00:01:32Mathéo Pasto avec Marion Russel, Célia Vallée et Romain Etuin.
00:01:36Des annulations en série et plus de 2h30 de retard sur les trains maintenus au départ de la gare de Lyon.
00:01:43Un véritable cauchemar pour ce père de famille.
00:01:46C'est catastrophique.
00:01:47Catastrophique.
00:01:48J'ai deux enfants.
00:01:49Donc je ne sais pas qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui.
00:01:52Je n'ai pas de réponse claire.
00:01:54Ils nous disent, revenez tout à l'heure.
00:01:56On ne sait pas s'il y aura des trains, il n'y aura pas.
00:01:57Pour moi, c'est incompréhensible.
00:02:00Cette nuit, des câbles ont été volontairement incendiés sur la commune d'Alexandre, non loin de Valence-TGV.
00:02:05Un acte de vandalisme qui paralyse totalement la ligne Lyon-Marseille.
00:02:09Alors devant la part d'yeux, les voyageurs sont exaspérés.
00:02:12C'est une faute puce.
00:02:13C'est toujours pareil avec la SNCF.
00:02:15Ça ne va jamais.
00:02:16On est toujours en retard.
00:02:18Partout, partout, partout, partout.
00:02:20Privilégier les transports en commun, mais ils sont toujours en retard.
00:02:24Un peu plus au sud, à la gare Saint-Charles, la pagaille est la même.
00:02:27Le trafic ne devrait pas reprendre avant demain matin.
00:02:30Alors, les voyageurs s'organisent.
00:02:32Là, j'attends des amis.
00:02:33On a l'option location de voiture.
00:02:36Je pense qu'il n'y a pas d'autre option.
00:02:38Les bus sont pleins, donc pas d'autre option.
00:02:40Finalement, on va rester à Marseille.
00:02:42On va se faire rembourser, j'espère.
00:02:45La SNCF précise que ses agents sont mobilisés pour remplacer les câbles incendiés
00:02:49et affirme regretter cette situation pour les voyageurs.
00:02:53Bonne galère.
00:02:54Illustration avec Alexis Pluiette.
00:02:56On vous retrouve gare Saint-Charles à Marseille.
00:02:58Le tableau des arrivées et des départs est plus qu'éloquent.
00:03:00Quasiment tous les TGV sont supprimés.
00:03:02Et du coup, des passagers qui se retrouvent bloqués.
00:03:04Oui, absolument.
00:03:07C'est le cas de Séverine qui est là avec six enfants et qui devait aller à Lille depuis Marseille.
00:03:13Mais ça ne va pas se passer comme ça malheureusement aujourd'hui.
00:03:15Séverine, racontez-nous.
00:03:16Vous deviez prendre le train ce matin ?
00:03:18Oui, tout à fait.
00:03:19On avait un Marseille-Lille en Ouigo à 10h.
00:03:22Donc, il a été annulé.
00:03:24Et donc, voilà.
00:03:26Donc, là, on a réfléchi à plusieurs options pour rentrer chez nous à Lille.
00:03:30Et donc, là, voilà.
00:03:32On prend un train à 13h jusqu'à Lyon.
00:03:36Ensuite, Lyon-Paris.
00:03:38Et ensuite, Paris-Arras.
00:03:39Donc, vous allez arriver avec un peu de retard à Lille ?
00:03:41Beaucoup.
00:03:41Combien de retard ?
00:03:43On devait arriver à 14h30 à Lille.
00:03:46Et là, on arrivera à Arras 21h.
00:03:50Donc, là, on voit que vous êtes avec trois de vos enfants.
00:03:52Il y a trois enfants aussi de votre amie.
00:03:54Comment ça se passe ?
00:03:55Vous étiez là pour les vacances dans le sud, sous le soleil ?
00:03:57Oui, tout à fait.
00:03:57On était au Lavandou.
00:03:59On a passé une très bonne semaine de vacances sous le soleil.
00:04:02Mais bon, voilà.
00:04:03Du coup, un petit goût amer pour la fin des vacances.
00:04:06Est-ce que ça a été compliqué de trouver d'autres billets ?
00:04:10Oui, et puis surtout, il faut réfléchir à la meilleure option avec les trois enfants.
00:04:15Oui, oui, on a un peu galéré.
00:04:17Mais bon, voilà.
00:04:18Il est arrivé quand même.
00:04:19Merci beaucoup.
00:04:19Et bon courage à vous.
00:04:20Et donc, la SNCF qui invite les voyageurs à décaler leur trajet à demain, si c'est possible.
00:04:24Parce que le retour à la normale n'est pas prévu avant demain matin, ici en gare Saint-Charles.
00:04:28Alexis Puyette avec Anne Bouaziz.
00:04:30Et on ira tout à l'heure du côté de la gare de Lyon à Paris.
00:04:32Ça n'est pas beaucoup mieux.
00:04:34Vous verrez, c'est toute la ligne qui est fortement perturbée, Rosely.
00:04:37Et dans une demi-heure, le point presse de la SNCF pour savoir ce qui s'est passé précisément
00:04:40et comment éviter que ça se reproduise, comment notamment sécuriser les voies.
00:04:45Dans l'actualité également, l'interrogatoire des deux suspects interpellés dans l'enquête
00:04:48sur le spectaculaire vol à Londres, au Louvre, qui se poursuit.
00:04:52Leurs gardes à vue peuvent durer jusqu'à mercredi soir à Paris.
00:04:55Oui, ils étaient dans les radars des enquêteurs depuis plusieurs jours maintenant.
00:04:59Ils sont tous les deux originaires d'Aubervilliers, en région parisienne,
00:05:02et ils sont déjà connus des services de police.
00:05:05Pierre-Olivier Dantan, Laura Champion.
00:05:08Dans ces bâtiments de la police judiciaire parisienne,
00:05:12deux suspects placés en garde à vue et auditionnés depuis samedi.
00:05:16À ce stade, voici ce que l'on sait de ces individus soupçonnés d'être
00:05:20deux des quatre principaux suspects du cambriolage du Louvre.
00:05:23Âgés d'une trentaine d'années, ils sont tous les deux originaires d'Aubervilliers,
00:05:27sont connus des services de police et de justice.
00:05:29Un ADN déterminant retrouvé sur la scène du vol a permis de remonter jusqu'à eux.
00:05:35Lorsqu'on fait des prélèvements de traces ADN,
00:05:37tous ces ADN, on les met dans une machine, dans un fichier qui s'appelle le FNAEX.
00:05:42C'est le fichier national automatisé des empreintes génétiques.
00:05:46Et là, il y a donc eu un match entre l'ADN du suspect qui a été interpellé mardi
00:05:50et l'ADN déterminant qui a été retrouvé sur la scène du cambriolage.
00:05:53Pour ces deux hommes, la cavale a pris fin samedi soir aux alentours de 22h.
00:05:58L'un des deux suspects est interpellé à Aubervilliers,
00:06:01l'autre à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
00:06:03Il s'apprête à monter dans un avion direction l'Algérie.
00:06:06Des auditions capitales donc, qui pourraient aider à mettre la main sur le reste du commando.
00:06:11Il y aura toute une analyse sur la téléphonie, sur les empreintes digitales,
00:06:17peut-être même des perquisitions.
00:06:19Au terme de ces 96 heures, il y a tout lieu de considérer que les suspects seront déférés au tribunal.
00:06:27Les enquêteurs continuent également leurs investigations à partir des objets laissés sur la scène du vol.
00:06:32Une disqueuse, un gant ou un casque de moto ont pu être récupérés par la police scientifique.
00:06:38Et Mélanie Bertrand, grand reporter au service police-justice de BFM TV, est avec nous.
00:06:41Mélanie, deux suspects arrêtés, mais sur combien on se doute que les enquêteurs traquent tous leurs complices potentiels ?
00:06:47Oui, on sait qu'ils sont au moins quatre. Ce sont les images qui circulent depuis une semaine qui nous l'indiquent.
00:06:52Ensuite, la question est de savoir si l'équipe, le commando est beaucoup plus vaste.
00:06:56Ça, nous ne le savons pas encore.
00:06:58Ce qu'il faut dire, c'est que l'arrestation de samedi, elle n'était certainement pas dans les plans initiaux de la BRB,
00:07:02la brigade de répression du banditisme, qui suivait cet homme depuis, sept ou ces deux hommes d'ailleurs, depuis plusieurs jours.
00:07:08Et qu'il a vu tout d'un coup qu'il partait vers Roissy, qu'il allait s'apprêter à embarquer dans un vol pour l'Algérie.
00:07:14Ils l'ont interpellé en zone post-frontière.
00:07:16Une fois que cette personne avait déjà montré ses passeports, c'est sans doute évidemment pour qu'il prenne la fuite vers un pays
00:07:21où les relations diplomatiques sont quasiment inexistantes et très compliquées.
00:07:25Mais c'était sans doute pas le projet initial.
00:07:27Le but était sans doute de les suivre, de récolter des éléments, de les peut-être placer sur écoute
00:07:31et de voir avec qui ils correspondent et surtout d'essayer de retrouver les fameux bijoux.
00:07:36Ça contredit leur plan.
00:07:37Ils en ont interpellé deux, pas que l'on sache en tout cas depuis hier, mais la traque évidemment, elle continue.
00:07:43On rappelle qu'une centaine d'enquêteurs sont mobilisés.
00:07:45Alors c'est une avancée majeure dans l'enquête, mais est-ce que pour autant on a la moindre trace des bijoux ?
00:07:51Pas à notre connaissance.
00:07:52On aurait adoré que ça pique en passant les contrôles de sécurité dans la valise de ce suspect de Roissy.
00:07:59Ce n'a pas été le cas et les enquêteurs le déplorent évidemment.
00:08:01C'est, vous le disiez, évidemment, c'est une avancée majeure.
00:08:04Les enquêteurs ont déjà interpellé deux suspects.
00:08:07La question maintenant, c'est est-ce que les bijoux sont encore en France ?
00:08:10Est-ce qu'ils ont quitté nos frontières ? Est-ce qu'ils sont en lieu sûr ?
00:08:13Est-ce qu'ils ont déjà peut-être, et c'est la grande crainte de tous les amoureux de l'art,
00:08:17été dessertis pour être revendus.
00:08:19C'est la grande question et peut-être que les prochaines heures nous en diront plus.
00:08:22Voilà. Est-ce qu'il est trop tard pour retrouver des complices et des bijoux ?
00:08:24Ce sera le thème de notre À la Une à 13h40.
00:08:27On en vient au témoignage de Marguerite.
00:08:29On aimerait en fait en croiser plus comme elle, avoir son courage aussi.
00:08:33C'est cette femme qui a mis fin à une tentative de viol dans le RERC en région parisienne mi-octobre.
00:08:37Elle raconte comment elle a secouru la victime, Jordana, une jeune brésilienne.
00:08:42Elle a sorti son téléphone pour filmer l'agresseur et elle a crié pour attirer son attention.
00:08:47Écoutez.
00:08:47Et là, je vois Jordana qui a ce jeune homme allongé sur elle et elle qui se débat dans tous les sens.
00:08:56Lui qui touche tout ce qu'il peut toucher.
00:08:59Je l'ai vue, sa bouche posée sur la sienne malheureusement.
00:09:04Et je fais un grand cri.
00:09:06Quel mot exactement je ne pourrais le dire ?
00:09:08Mais ça devait être qu'est-ce qui se passe ? Vous faites quoi ?
00:09:11C'est vraiment un mot pour alerter de mon détonnement de la scène.
00:09:16Et là, étonné parce qu'il pensait être seul dans la trabe.
00:09:21Il se redresse et elle en profite quand il se redresse pour le bousculer et venir vers moi.
00:09:28Donc je me rapproche d'elle et je la fais passer derrière moi pour qu'entre lui et elle, je sois l'intermédiaire entre les deux.
00:09:38Un témoignage recueilli par Victor Pérez-Boucheron et Margot Vizade.
00:09:41Alors l'agresseur présumé a été arrêté vendredi grâce notamment aux images de Marguerite.
00:09:46Mais la Nargenal vous retrouve devant le tribunal judiciaire de Créteil où il doit être présenté à un juge.
00:09:54Oui, il va d'abord être présenté à un juge d'instruction qui décidera peut-être de sa mise en examen.
00:10:00Il sera ensuite face à un juge des libertés et de la détention pour être peut-être placé en détention provisoire.
00:10:07Le parquet de son côté requiert la mise en examen du suspect ainsi que son placement en détention provisoire.
00:10:13Cet homme donc de 26 ans jusqu'à présent inconnu de la justice française a donc été arrêté interpellé vendredi soir grâce à plusieurs moyens.
00:10:22Notamment la téléphonie, l'audition de témoins mais aussi la vidéoprotection.
00:10:27Et lors de sa garde à vue justement, il a admis une altercation avec la plaignante.
00:10:34Il s'est également reconnu sur les images qui lui ont été montrées.
00:10:37En revanche, il conteste toute agression sexuelle, toute tentative de viol.
00:10:43La victime de son côté décrit des attouchements et des coups.
00:10:47Cette garde à vue, elle a donc pris fin hier.
00:10:50Suite à cette garde à vue, ce suspect va donc être déféré aujourd'hui dans le cadre d'une information judiciaire ouverte du chef de tentative de viol.
00:10:58Milane Argelas avec Thomas Errigo.
00:11:01Il est 12h11, la politique et aura-t-on un budget pour l'an prochain ?
00:11:05C'est la question qu'on va se poser jusqu'au 31 décembre.
00:11:08Alors c'est laborieux à l'Assemblée, on vous le dit tous les jours aussi,
00:11:11qui entame aujourd'hui en commission l'examen du budget de la Sécurité sociale auquel a été intégrée la suspension de la réforme des retraites.
00:11:19Le texte, Roselyne, est explosif.
00:11:20Et en parallèle, dans l'hémicycle, tous les députés vont débattre du volet recette du budget général.
00:11:25En fait, il y a deux budgets.
00:11:27Et l'EPS met la pression.
00:11:28Soit il y a une taxe sur les hauts revenus, soit il fait tomber le gouvernement.
00:11:33Aujourd'hui, il n'y a pas de deal.
00:11:34Aujourd'hui, il n'y a pas de deal.
00:11:35Je vous le dis sincèrement, il n'y a pas de deal.
00:11:37Tout le monde se parle.
00:11:37J'ai vu mes homologues de Renaissance, du Modem, d'Horizon, d'Europe Écologie Les Verts, du Parti communiste français.
00:11:46Il y a eu une discussion sur laquelle on a posé ces enjeux-là.
00:11:51Donc moi, quand j'entends, y compris dans le Bloc Central, c'est vrai qu'il faudrait mieux et plus taxer les riches,
00:11:56mais que derrière, il n'y a pas de passage à l'acte et que c'est non à tout, je le dis, il y a une difficulté.
00:12:01Alors à quoi ressemblerait cette taxe Zuckman allégée, taxe Zuckman light, voulue par le Parti Socialiste, on en parlera.
00:12:08Avec toi, Sofiane, à midi 20.
00:12:10Nela Latrousse est avec nous également.
00:12:12On a l'impression, Nela, on le disait, que ce feuilleton s'éternise, qu'ils ne sont d'accord sur rien.
00:12:17Est-ce qu'on peut y croire ou pas à ce budget ?
00:12:20Merci Nela.
00:12:22Vous avez vu ma grimace ?
00:12:24Bon, ça, c'est ce qu'on se dit, effectivement, en regardant tous les débats qui ont lieu à l'Assemblée
00:12:29et les prises de parole médiatiques des uns et des autres.
00:12:32Peut-être un élément juste de calendrier pour que vous compreniez bien l'ultimatum qui est posé par le Parti Socialiste.
00:12:37Il faut avoir en tête qu'il ne reste plus beaucoup de temps de débat à l'Assemblée pour pouvoir examiner cette taxe Zuckman.
00:12:43Pourquoi ?
00:12:44Parce que tout le volet sur la justice fiscale, il a été décalé à mercredi.
00:12:48Donc, mercredi, les députés vont siéger, ils vont débattre et on imagine âprement sur cette question-là.
00:12:53Jeudi, suspension des débats.
00:12:55Pourquoi ? Parce qu'il y a la niche parlementaire RN, donc c'est les textes portés par Marine Le Pen qui vont être examinés.
00:13:00Vendredi, les députés réexaminent les propositions du Parti Socialiste.
00:13:07Samedi, dimanche, rien.
00:13:08Sur l'agenda de l'Assemblée nationale, pour l'instant, il n'y a pas de séance prévue ce week-end.
00:13:12Lundi, dernière tentative pour se mettre d'accord.
00:13:16Mardi, vote solennel.
00:13:18Si on compte bien, il reste trois jours pour se mettre d'accord sur un sujet sur lequel les députés peinent à trouver un accord depuis, allez, à peu près sept ans.
00:13:26On va voir.
00:13:28Merci, Néla Latrousse.
00:13:30C'est très clair, mais ce n'est pas très encourageant.
00:13:33C'est un monstre impressionnant.
00:13:35Vu de l'espace, l'ouragan Mélissa qui balaye les Caraïbes, elle s'est renforcée et a été élevée à la catégorie maximale.
00:13:41Plusieurs personnes ont déjà péri en Haïti et en République.
00:13:44Ils se dirigent maintenant vers la Jamaïque qu'ils devraient toucher dans l'heure qui vient.
00:13:48On y attend des inondations absolument catastrophiques.
00:13:53Direct région, c'est maintenant, on part dans l'héros, Roselyne, avec cette histoire absolument incroyable qui est arrivée hier à Gladys et à son mari.
00:14:02Bonjour Gladys, vous êtes en direct avec nous.
00:14:05Alors, vous rouliez sur l'autoroute à 75 quand vous avez eu une sacrée surprise et surtout, on imagine, une sacrée peur.
00:14:14On va voir cette image parce que vous avez croisé tout simplement un véhicule à contresens.
00:14:20Le voilà.
00:14:20Racontez-nous.
00:14:23Eh bien, écoutez, c'est passé tellement vite que je n'ai pas eu le temps, finalement, de me poser des questions, d'avoir peur.
00:14:34Entre l'apparition du véhicule, le temps que je le perçois, il s'est passé une seconde.
00:14:41Et le temps que je passe à l'action, j'ai passé à l'action une seconde après.
00:14:47Parce que vous étiez au volant, Gladys ?
00:14:49Oui, exactement, j'étais au volant.
00:14:52Et donc, dans ces cas-là, se rabattent trop plus vite ?
00:14:55Ah ben, je n'ai pas réfléchi.
00:14:58Je me suis rabattue sur la droite, quitte à ce que, si j'avais un véhicule sur ma droite, que j'allais le bousculer.
00:15:05Je n'ai pas vraiment regardé dans les rétros.
00:15:07À ce moment-là, en fait, on ne réfléchit pas et on passe à l'action.
00:15:14Gladys, vous saviez que vous aviez de tels réflexes ?
00:15:16Parce que quand on voit cette image, très franchement, à la vitesse où ça s'est passé, c'est assez impressionnant.
00:15:23Oui, même moi, je m'impressionne.
00:15:27Bon, après, je ne vais pas vous mentir, mais j'ai ma passion.
00:15:31Je pilote des jet-ski, donc j'adore la vitesse, passer les bouées et tout ça.
00:15:35Donc, je me dis que, d'un côté, peut-être que j'étais exercée avec cette réaction-là.
00:15:40Heureusement, parce que sinon, effectivement, c'était l'accident.
00:15:43Qu'est-ce que vous avez fait après avec votre mari ?
00:15:45Vous appelez, j'imagine, la police, les gendarmes ?
00:15:48Ah oui, je lui ai dit tout de suite d'appeler la police, les gendarmes, importe.
00:15:53Parce que, directement, j'ai pensé à l'accident qui aurait pu se passer derrière moi, en fait.
00:15:58Et c'est surtout que, je pense, j'avais ma fille, en fait, un bébé, 22 mois, dans ma voiture.
00:16:08Et je me disais que, si, pareil, il y a un bébé, une famille, ça peut vraiment détruire une famille.
00:16:15Et voilà, je voulais préserver au mieux ces personnes-là qui pouvaient avoir cette réaction face à ce véhicule-là.
00:16:22Alors, tout est allé très, très vite.
00:16:25Mais est-ce que vous avez pu apercevoir quelque chose dans le véhicule en face ?
00:16:28Ou est-ce que, depuis, la police vous a donné des informations sur le conducteur ?
00:16:32Eh bien, écoutez, c'est assez fou.
00:16:36J'ai pu regarder en face, dans le véhicule, quel genre de personne j'avais en face de moi.
00:16:44Et j'ai vu deux têtes blanches, en fait, on va dire, grisonnantes.
00:16:50Donc, là, je me suis dit, j'ai eu affaire, en fait, à un couple de personnes âgées.
00:16:58Est-ce qu'ils ont perdu la tête ?
00:17:01On se demande, à partir d'un certain âge, en conduisant, s'il y a toute la tête qui est là.
00:17:07Et les gendarmes ont pu confirmer cette piste de personnes âgées qui, visiblement, ne savaient pas ce qu'elles faisaient ?
00:17:14Alors, ils n'ont pas du tout confirmé.
00:17:16Quand on a appelé, alors, malheureusement, mon conjoint a eu beaucoup de mal à joindre la gendarmerie.
00:17:23Il s'est passé au moins cinq minutes avant qu'il réponde.
00:17:26Donc, je pense que les lignes étaient occupées déjà parce qu'il y a eu déjà des automobiles qui ont dû le signaler.
00:17:32Donc, du coup, ils nous ont dit, oui, oui, nous sommes au courant, on nous a déjà contactés.
00:17:39Nous sommes en train de traiter le problème.
00:17:42Eh bien, bravo, Gladys.
00:17:44Je pense qu'on peut vous féliciter pour votre sang-froid, votre calme.
00:17:47Mais on voit que vous n'êtes pas, en tout cas, vous n'avez pas peur de reconduire.
00:17:50Parce que si j'en crois les images, vous êtes au volant d'une voiture aujourd'hui.
00:17:53Donc, voilà, on vous remercie pour votre témoignage dans Midi BFF.
00:17:58Et voilà, il n'y a pas eu d'accident.
00:17:59Ça, c'est bien fini.
00:18:00Tout le monde a été époustouflé.
00:18:02Mais voilà, ça, c'est bien fini.
00:18:03On revient sur cette fameuse taxe Zuckman qui revient par la fenêtre, on va dire, à l'Assemblée en version allégée.
00:18:10C'est dans Midi Éco avec Sofiane.
00:18:23Alors, Sofiane, le Parti Socialiste propose un amendement au budget sur la contribution des ultra-riches.
00:18:44En fait, c'est une nouvelle mouture de la taxe Zuckman qui est censée être acceptable pour le gouvernement.
00:18:50Oui, on va comparer les deux versions plutôt, les deux boissons.
00:18:54L'original et puis la version light, ça vous rappelle peut-être un soda.
00:18:57À l'époque, l'impôt de 2% sur un patrimoine de plus de 100 millions d'euros, c'est la taxe Zuckman.
00:19:02Ça, on sait que ça ne passera pas.
00:19:03Le bloc central est contre.
00:19:05L'URN aussi.
00:19:07Et LR, j'en parle même pas.
00:19:08La nouvelle version, la recette allégée en sucre, propose d'instaurer un impôt minimum de 3% cette fois sur les patrimoines de 10 millions d'euros.
00:19:17Donc, une assiette beaucoup plus large.
00:19:19Alors, en quoi est-ce que c'est allégé ?
00:19:21Eh bien, en recette.
00:19:22Mais en recette pour l'État, en réalité, en gain.
00:19:25On paye plus, mais il gagne moins.
00:19:26Oui, c'est ça.
00:19:265 à 7 milliards d'euros par an contre 15 milliards d'euros espérés par le Parti Socialiste pour la taxe Zuckman originelle.
00:19:34C'est paradoxal, mais en fait, il y a une explication.
00:19:37C'est parce que les entreprises innovantes, type les start-up, sont exclues, ainsi que les entreprises familiales, pour essayer de faire passer le texte auprès des députés macronistes.
00:19:47Eh bien, résultat, Gabriel Zuckman, lui-même, à l'origine, évidemment, de sa taxe, est contre.
00:19:53La limitation, c'est que quand on introduit des exonérations, des échappatoires, c'est prendre le risque de lancer la machine à optimisation.
00:20:02Le risque, c'est que les personnes très fortunées, vous savez, elles sont bien conseillées.
00:20:05Et donc, elles risquent de trouver, d'exploiter ces échappatoires pour échapper à l'impôt.
00:20:12Alors, est-ce qu'il a raison, Gabriel Zuckman ? Est-ce que ça permettrait de l'optimisation fiscale ?
00:20:15Oui, c'est sûr. Dès que vous prévoyez des exceptions dans un système, forcément, il y a des failles.
00:20:20Regardez avec les holdings, donc maintenant, on veut raboter les holdings qu'on disait familiales.
00:20:24Finalement, on a laissé permettre des yachts, notamment, de rentrer, tous des biens personnels qu'on a taxés moins.
00:20:32D'autant que dans la Zucklite, il y a une mesure qui est prévue, c'est l'exonération de ceux qui détiennent plus de 50% d'une entreprise,
00:20:40en considérant que c'est du patrimoine professionnel.
00:20:42On sait tout le pataquès que ça a fait la dernière fois avec les entreprises type Mistral AI,
00:20:48dont les actionnaires ne possédaient pas l'argent sur leur compte.
00:20:52Eh bien, l'économiste, il prend un exemple.
00:20:54La famille Arnaud, elle possède un peu moins de 49% d'LVMH.
00:20:58Donc, en théorie, elle devrait être imposée.
00:21:00Elle est concernée par cette nouvelle taxe light.
00:21:02Sauf que, mettez-vous à leur place, est-ce qu'ils ont intérêt à payer plusieurs milliards d'euros d'impôts supplémentaires
00:21:09ou tout simplement à monter au capital pour franchir la barre des 50% ?
00:21:13Vous avez la réponse, tout simplement.
00:21:15Donc, en fait, ce qui va être débattu mercredi dans l'hémicycle, parce que ça a été repoussé,
00:21:19ça devait être en fin de semaine, puis finalement, on a beaucoup, beaucoup de retard.
00:21:22Par 300 amendements pris en considération, il en reste 3 000, c'est vous dire.
00:21:28Eh bien, l'objectif du PS, c'est d'éviter l'imbroglio autour de la taxation de ces biens professionnels.
00:21:32Mais le rapporteur du budget, Philippe Juvin, dit que c'est rien d'autre qu'un ISF total.
00:21:37Et la fille parle d'une taxe Zucman homéopathique.
00:21:39Bref, personne n'est d'accord.
00:21:40On avait la version originale, la version light, et vous aurez peut-être la version zéro.
00:21:44La Zuclight, quelqu'un va vous la voler, celle-là.
00:21:47J'en suis sûr.
00:21:48Merci, Sofiane.
00:21:49Midi et demi, bienvenue si vous nous rejoignez à la une.
00:21:51Toutes les dernières informations sur les suspects arrêtés après le cambriolage du Louvre.
00:21:56Ils ont une trentaine d'années, sont originaires d'Aubervilliers, tout près de Paris.
00:21:59Des traces ADN ont permis de les retrouver.
00:22:01Les enquêteurs ont encore deux jours pour les faire parler et retrouver la trace des bijoux.
00:22:06Hugo Smag nous attend devant la PJ à Paris.
00:22:08Le trafic des TGV est fortement perturbé dans tout le sud-est.
00:22:12Des câbles ferroviaires ont été incendiés volontairement entre Lyon et Avignon.
00:22:15En pleine vacance scolaire, des dizaines de trains sont déjà annulés.
00:22:19On verra ça notamment Gare de Lyon avec Noémie Vira à Paris.
00:22:22Imaginez pour les familles.
00:22:23Et si les arrêts maladie étaient limités à 15 jours ?
00:22:26C'est ce que propose le gouvernement pour réduire le déficit de la sécurité sociale.
00:22:30Les députés doivent faire 6 milliards d'économies sur le prochain budget de la sécu.
00:22:34Et puis la météo grise, humide sur toute une partie du pays.
00:22:40Ça va durer comme ça jusqu'au week-end prochain avec des températures en baisse.
00:22:43Ça montera à peine jusqu'à 23 au bord de la Méditerranée.
00:22:49On en sait plus sur les deux suspects interpellés ce week-end après le cambriolage spectaculaire du Louvre.
00:22:55Ils sont interrogés depuis samedi maintenant dans les locaux de la police judiciaire à Paris.
00:22:59Et ça peut durer jusqu'à mercredi.
00:23:00Hugo Smac, vous êtes sur place pour BFM TV.
00:23:03Et les enquêteurs essaient de faire parler les suspects pour tenter de retrouver leurs complices et les bijoux.
00:23:09Que sait-on pour le moment de ces deux hommes ?
00:23:14Les informations que nous avons sur leur profil, on peut vous dire qu'ils ont une trentaine d'années.
00:23:18Ils sont originaires de la région parisienne d'Aubervilliers plus précisément.
00:23:23Et qu'ils étaient déjà connus des services de police et de la justice.
00:23:27Ils sont suspectés de faire partie de l'équipe qui s'est introduite directement dans le Louvre et qui a dérobé les bijoux.
00:23:33Ce ne sont pas des suspects périphériques dans cette affaire.
00:23:36Ce sont des suspects très importants.
00:23:38On sait également que c'est le travail de la police scientifique et technique qui a permis de les identifier et de remonter leurs traces.
00:23:46Ils ont été interpellés samedi soir pour l'un d'entre eux à l'aéroport de Roissy.
00:23:50Alors qu'il s'apprêtait à quitter le territoire français pour rejoindre l'Algérie.
00:23:53L'autre a été lui interpellé à Aubervilliers.
00:23:56Ils ont été placés en garde à vue ici à la brigade de répression du banditisme dans le 17ème arrondissement de Paris.
00:24:02Une garde à vue qui a commencé depuis 36 heures.
00:24:05Qui peut durer jusqu'à 96 heures.
00:24:07Quatre jours pendant lesquels les enquêteurs vont essayer de les faire parler.
00:24:10D'obtenir des indices, des pistes pour retrouver, pour localiser les bijoux qui ont été dérobés.
00:24:16Le deuxième objectif de ces gardes à vue, c'est aussi d'obtenir des informations sur les autres suspects.
00:24:24Parce que là, on parle de deux suspects qui ont été interpellés.
00:24:27Mais il y a au moins quatre personnes qui sont recherchées depuis dimanche 19 octobre.
00:24:30Merci Hugo, avec Thomas Loriot.
00:24:32Et justement, est-ce trotter pour retrouver d'éventuels complices et les bijoux ?
00:24:36Ce sera le thème de notre 13h40 à la une.
00:24:39La SNC est victime d'un nouvel acte de vandalisme sur la ligne Avignon-Lyon.
00:24:44Lyon-Avignon, conséquence, le trafic des TGV est fortement perturbé dans tout le sud-est ce matin.
00:24:48Des câbles, en fait, ont été volontairement incendiés au sud de Valence-TGV.
00:24:53Voilà ce que dit le ministre des Transports ce matin, qui pense évidemment aux voyageurs, au retard important,
00:24:58surtout qu'on est en pleine période de vacances scolaires.
00:25:01Noémie Vira, vous êtes à la gare de Lyon à Paris, qui dessert donc toute cette partie du pays.
00:25:07À quoi ressemble le tableau des départs ce midi ?
00:25:10C'est un vrai champ de bataille, le tableau des départs.
00:25:17Celui qui est annoncé à midi 36 en direction de Marseille, qui est annoncé comme annulé.
00:25:22Et c'est vrai que c'est un lundi noir pour la SNCF, des dizaines de trains supprimés,
00:25:26des voyageurs en galère, Ludo et Lise qui en font partie.
00:25:30Alors vous venez d'Evreux, en Normandie.
00:25:32Racontez-nous comment a commencé votre journée de galère.
00:25:34Alors ce matin, on est parti à 8h d'Evreux pour regagner la capitale.
00:25:41Durant ce trajet, on a appris que notre TGV pour Avignon était annulé.
00:25:46Donc depuis 10 heures, on fait plusieurs fois la queue dans divers services de la SNCF afin d'être enseigné.
00:25:53On n'a toujours pas d'idée.
00:25:56Puisque je vous ai rencontré, vous faisiez la queue et vous avez dû refaire la queue une deuxième fois.
00:26:00Donc la communication, c'est pas trop ça ?
00:26:02Alors effectivement, au niveau organisationnel, on n'était pas au top.
00:26:05Bon, après, je ne vais pas...
00:26:08Je vous interromps, priorité au direct.
00:26:10Justement un point sur ces...
00:26:12On est à 300 mètres au sud de la gare de Valence.
00:26:14Acte de malveillance qui a été détecté par nos équipes dès les premières heures.
00:26:18Puisque nous avons eu une série de dérangements sur la ligne.
00:26:20Et nous avons donc envoyé des équipes qui ont constaté en fait des câbles en train de brûler sur le bord de la voie.
00:26:25Et donc, c'est cet acte de malveillance aujourd'hui qui interrompt les circulations sur la ligne à grande vitesse.
00:26:31Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est-à-dire qu'il y a eu intrusion ? On a soulevé des dalles de béton ?
00:26:35Enfin, on est vraiment allé pour vraiment détériorer les câbles ?
00:26:39Alors, le détail, je ne l'ai pas.
00:26:40Et le fait est que la gendarmerie vient de réaliser son enquête et vient de nous autoriser l'accès en fait à nos emprises pour pouvoir engager les réparations.
00:26:49Toutes nos équipes sont déjà sur place.
00:26:50Le matériel est déjà sur place.
00:26:52Nous avons près de 16 câbles qui sont endommagés.
00:26:54Et quand je dis un câble, ce n'est pas forcément un brin.
00:26:57C'est pour ça que je me suis permis de prendre un échantillon, effectivement, où on voit bien qu'un câble, c'est potentiellement des dizaines de petits câbles à l'intérieur.
00:27:04Et donc, nous avons engagé les opérations.
00:27:07C'est aussi de la fibre optique.
00:27:08Donc, voilà, c'est 16 câbles.
00:27:10Nous allons donc faire en sorte de les réparer dans la journée pour essayer de rétablir les circulations en fin de journée et rendre un trafic normal demain aux premières heures.
00:27:20Il faut remplacer les câbles, c'est ça ?
00:27:22Très concrètement, effectivement, les équipes doivent remplacer les 16 câbles qui sont endommagés et donc raccorder chacun des brins à l'intérieur de ces câbles.
00:27:31Donc, c'est à peu près 25 mètres de câbles à remplacer pour chacun d'eux.
00:27:34Et donc, une fois que tous ces raccordements seront terminés, c'est bien sûr aussi des essais.
00:27:38Des essais, puisque nous avons des normes de sécurité extrêmement strictes sur l'ensemble du réseau.
00:27:43Donc, c'est essayer tous ces raccordements avant de rétablir les circulations à la normale.
00:27:47Et c'est ce que nos équipes sont en train de réaliser, ont commencé à réaliser sur le terrain.
00:27:50Et s'il le faut, évidemment, jusqu'au milieu de la nuit, ils le termineront jusqu'à ce que les câbles soient totalement remis en état.
00:27:56Est-ce qu'on peut espérer un retour du trafic demain matin ?
00:27:59Alors, en termes de retour de trafic, le fait est, comme je le disais, voilà, les enquêtes de gendarmerie viennent de se terminer.
00:28:04Donc, on a pris place sur la zone de chantier, sur la zone de réparation.
00:28:09On en a pour, effectivement, un bon moment, jusqu'à au moins fin de journée, pour la remise en état, et possiblement une partie de la nuit.
00:28:18Et donc, de faire en sorte d'une reprise des circulations progressives dès demain matin, effectivement, c'est l'ambition.
00:28:23En tout cas, c'est l'objectif qu'on s'est fixé très clairement.
00:28:25Est-ce qu'on a des informations sur les individus qui auraient...
00:28:30Comme je vous ai dit, voilà, l'enquête de gendarmerie s'est réalisée ce matin.
00:28:33Moi, je n'ai pas d'informations à ce niveau-là.
00:28:35Encore une fois, nous, SNCF Réseau, notre priorité, c'est de rétablir les circulations dans le délai le plus rapide possible.
00:28:41Donc, vous avez à peu près vingtaine d'agents SNCF Réseau qui sont sur place.
00:28:45Le matériel est sur place.
00:28:46Voilà, on a commencé à réaliser ces raccordements.
00:28:49C'est notre priorité maintenant pour les heures qui viennent et pourront.
00:28:52Est-ce qu'en tant qu'entreprise, vous vous sentez attaqué, visé aussi par ce genre d'actes ?
00:28:57Écoutez, aujourd'hui, voilà, on est face à cette situation concrète qu'on essaye de traiter.
00:29:03Le fait est, et je crois que vous avez une entreprise juste à côté aussi qui a été impactée par ces actes de malveillance.
00:29:09Donc, voilà, on a un réseau qui couvre 28 000 kilomètres de ligne.
00:29:12Donc, il y a forcément un caractère d'exposition.
00:29:14Mais encore une fois, notre priorité, c'est bien de rétablir l'incident sur lequel on est maintenant
00:29:18et avec la vingtaine d'agents SNCF qui sont à pied d'œuvre jusqu'au milieu de la nuit, s'il le faudra.
00:29:24Qu'est-ce qui rend cet incident aussi complexe ?
00:29:26Pourquoi il y a autant de retard et autant de conséquences sur cet incident ?
00:29:31La complexité, c'est que vous avez absolument tous nos réseaux d'informations et de communication
00:29:36qui circulent dans les câbles qui ont été endommagés, dans ces câbles qui ont été brûlés ce matin.
00:29:41Et donc, il n'y a plus de possibilité, en fait, de communiquer sur la ligne, sur cette partie de voie, je le précise bien,
00:29:47puisque donc, en termes de circulation, nous détournons les TGV sur ce tronçon, sur une ligne classique.
00:29:53Mais qui dit ligne classique dit forcément débit moindre et donc des retards,
00:29:57ce qui explique, en fait, la situation à laquelle on est confronté aujourd'hui.
00:30:00Est-ce qu'on a une idée du nombre de personnes qui sont impactées aujourd'hui par ce taré des trains ou pas du tout ?
00:30:06Voilà, pour le coup, en tant que directeur des opérations, je suis vraiment concentré sur la relève de l'incident,
00:30:11sur la réparation des dommages.
00:30:13Et encore une fois, voilà, en termes de circulation, un certain nombre de TGV,
00:30:16tous transporteurs confondus sont détournés sur la ligne classique,
00:30:20mais forcément avec un débit moindre par rapport à ce qu'on peut connaître sur les lignes à grande vitesse.
00:30:24Le feu a été mis à des câbles directement ou à un local pour commencer ?
00:30:28Alors, de ce que j'en ai vu, puisque j'étais sur site avec les équipes il y a quelques minutes,
00:30:32le feu a été mis directement dans les chambres de tirage, en fait, des câbles.
00:30:37Mais encore une fois, voilà, je n'ai pas plus de précision sur le mode opératoire.
00:30:40Et encore une fois, les enquêtes de Gendarmerie ont été réalisées ce matin.
00:30:43Peut-être que ça permettra de déterminer plus précisément comment ils ont agi.
00:30:47Des chambres de tirage, c'est-à-dire, vous pouvez expliquer comment ça va ?
00:30:49Les chambres de tirage sont en fait des zones, voilà, vous avez toute une série de câbles qui se retrouvent,
00:30:54qui se rejoignent et qui ensuite partent dans des caniveaux, voilà, le long des voies pour cheminer d'un poste à un autre.
00:31:01Voilà.
00:31:02Merci beaucoup.
00:31:03Voilà, le directeur des opérations Sud-Est qui montre, regardez ce qui est arrivé à ces câbles ce matin du côté de Valence-TGV dans la Drôme,
00:31:15au sud de la gare de Valence-TGV, 16 câbles endommagés.
00:31:19Il explique qu'à chaque fois, c'est 25 mètres, donc au total, on est à 400 mètres de câbles à réparer.
00:31:23On comprend pourquoi ça prend autant de temps et cet impact colossal.
00:31:26Toutes les lignes à grande vitesse vers le Sud-Est, Marseille, Nice, mais aussi vers Montpellier, qui sont durement impactées.
00:31:34Et pas de retour à la normale avant demain matin.
00:31:36C'est l'objectif et ce sera progressif.
00:31:38Oui, ils vont travailler toute la journée, peut-être toute la nuit pour essayer de remettre le réseau en état.
00:31:44L'enquête de gendarmerie, elle, est terminée, nous disait ce responsable de la SNCF.
00:31:49Il est 12h40, le procès pour cyberharcèlement de Brigitte Macron s'ouvrira à 13h30 à Paris.
00:31:5710 personnes sont accusées d'avoir diffusé de fausses informations pendant des années sur le genre de la première dame.
00:32:03Au cœur de ce procès, il y a notamment un publicitaire ou une prétendue médium qui ont propagé cette rumeur jusqu'aux Etats-Unis,
00:32:09où il y aura également un procès pour diffamation.
00:32:13L'ouragan, Mélissa maintenant, c'est un monstre impressionnant vu de l'espace.
00:32:18Regardez cette image absolument impressionnante de la mer des Caraïbes.
00:32:23L'ouragan qui balaye donc les Caraïbes, qui s'est renforcé, qui a été élevé à la catégorie maximale, Roselyne.
00:32:29Mathéo Pasto commente ces images.
00:32:32La Jamaïque s'attend à des inondations catastrophiques.
00:32:35Aéroports désertés, hôtels barricadés, 24 heures avant l'arrivée de l'ouragan Mélissa, la Jamaïque se prépare.
00:32:46Un ouragan de catégorie 5 avec des rafales de vent pouvant dépasser les 300 km heure, accompagné de pluies torrentielles.
00:32:52Alors sur les côtes, l'ordre est donné d'évacuer.
00:32:57Mais certains Jamaïcains rechignent à quitter leur logement.
00:33:01C'est très difficile, vraiment très difficile.
00:33:03Les gens trouvent toujours des excuses pour rester.
00:33:07Nous faisons donc de notre mieux pour évacuer autant de personnes que possible, en particulier les personnes âgées et les enfants.
00:33:13En Haïti, Mélissa a déjà fait des dégâts.
00:33:18Vents violents, inondations, sur l'une des îles les plus pauvres des Caraïbes, se mettre à l'abri est parfois compliqué.
00:33:25Je voudrais évacuer, mais je n'ai nulle part où aller.
00:33:28J'ai tout emballé, je n'ai pas les moyens de partir.
00:33:31La République dominicaine a également été touchée.
00:33:33Mais c'est bien en Jamaïque que les plus gros dégâts sont attendus au cours de la journée de demain.
00:33:38C'est l'heure de Midi Politique avec Néla Latrousse.
00:33:43Et on sent bien, au milieu des discussions laborieuses pour le budget, que le PS essaye de prendre le plus de place possible.
00:33:50Ils sont 66, on le rappelle, à l'Assemblée.
00:33:5269 en comptant les dégâts.
00:33:5369 même, ça va peut-être tout changer.
00:33:55Est-ce le PS qui mène la danse ?
00:33:57Vous savez, en politique, en tout cas, qui maîtrise l'agenda, maîtrise le récit.
00:34:00Et pour l'instant, c'est le Parti Socialiste qui dicte l'agenda médiatique.
00:34:03C'est Olivier Faure, Boris Vallaud, qui mettent sur la table des propositions, des contre-propositions,
00:34:08qui posent des ultimatums, des oucazes, hurlent les cadres du bloc central.
00:34:14Et c'est donc, de fait, le Parti Socialiste qui, effectivement, maîtrise le récit,
00:34:17qui obtient des victoires, victoires symboliques et virtuelles, puisque pour l'instant, rien n'est voté.
00:34:22Mais dans l'opinion publique, c'est le PS qui arrache la suspension de la réforme des retraites,
00:34:27dont on ne connaît pas encore les modalités précisément.
00:34:30Évidemment, victoire aussi sur la justice fiscale, puisque Sofiane l'expliquait,
00:34:33à défaut de la taxe Zuckman, le PS propose un dispositif approchant.
00:34:37Alors, sauf que vous le disiez, ce sont des victoires virtuelles.
00:34:40J'aime bien ce terme. Pourquoi c'est virtuel ?
00:34:43Parce que rien n'est voté.
00:34:44Et c'est ce qui explique même, d'ailleurs, la stratégie du PS de ces derniers temps.
00:34:48Est-ce que vous vous souvenez des fables de La Fontaine de Pierrette et le Potolet ?
00:34:53Adieu, veau, vache, cochon, couvée.
00:34:55Le PS voit bien ce qu'il peut tirer de ses victoires.
00:34:57Mais six victoires y a à la fin.
00:34:58Or, pour l'instant, le calendrier est extrêmement contraint.
00:35:01On le voyait à l'instant.
00:35:02Il reste trois jours uniquement pour parler de ces mesures de justice fiscale
00:35:06proposées par le Parti socialiste.
00:35:08Et donc, au PS, on a peur de finir comme l'héroïne de Jean de La Fontaine,
00:35:12c'est-à-dire de se retrouver gros gens comme devant.
00:35:14Le plan A, c'est de gagner.
00:35:14Le plan B, on perd tous ensemble.
00:35:17Mise en garde adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu
00:35:19et aux députés du Bloc central.
00:35:21Si on n'obtient pas nos victoires, il n'y a pas de budget.
00:35:24Voir, il y a dissolution.
00:35:26Et c'est là que le serpent se mord la queue.
00:35:27Parce que les députés du Bloc central se disent
00:35:29« S'il y a dissolution et qu'on retourne aux urnes,
00:35:31on veut pouvoir défendre auprès de notre électorat
00:35:33au moins une forme de rectitude intellectuelle
00:35:35et de ne pas avoir voté des mesures
00:35:37contre lesquelles on s'opposait. »
00:35:39Est-ce que Sébastien Lecornu peut faire sans le PS ?
00:35:42Non.
00:35:43Arithmétiquement, il ne peut pas faire sans le PS.
00:35:45Pourquoi ?
00:35:45Parce que le PS est incontournable d'abord pour ne pas être censuré.
00:35:47Vous vous souvenez, la censure, c'est 289 députés.
00:35:49Quand le PS s'abstient, les gouvernements tiennent.
00:35:51Ce qui se passe avec François Bayrou en février,
00:35:53ce qui se passe avec Sébastien Lecornu,
00:35:54il y a à peine dix jours.
00:35:55Mais sauf que le gouvernement a aussi besoin des socialistes
00:35:58pour faire voter un budget.
00:36:00Là, l'abstention des 69 députés socialistes,
00:36:03s'il arrive à avoir en plus les écologistes avec,
00:36:06ça peut permettre de faire voter le budget.
00:36:10Elle est là la voie de passage.
00:36:11Mon raisonnement ne tient que si tout le monde vote
00:36:14comme il est censé le faire.
00:36:16C'est-à-dire aussi les députés du Bloc central,
00:36:18s'ils votent comme ils sont censés le faire.
00:36:20Là aussi, ce n'est pas fait.
00:36:21Donc vous voyez, ça complique un petit peu
00:36:22nos calculs arithmétiques.
00:36:25En fait, le gouvernement, il est pris dans des injonctions contradictoires.
00:36:27C'est un peu les vases communicants.
00:36:28Ce qui gagne côté PS, il le perd du côté des députés
00:36:30qui le soutiennent, notamment le centre, les Républicains.
00:36:33D'ailleurs, il n'y a qu'à voir comment les députés du Bloc central
00:36:35votent ces derniers jours.
00:36:37Tout n'importe quoi, jamais ensemble.
00:36:39Le vote solennel, c'est mardi prochain.
00:36:41Le gouvernement n'a que quelques jours pour trouver cette voie de passage.
00:36:44Merci beaucoup, Néla Latrousse, pour Midi politique.
00:36:48On en vient à la santé.
00:36:49Oui, parce que justement, en ce moment même,
00:36:51à l'Assemblée, en commission, est examiné le projet de budget
00:36:55pour la Sécu.
00:36:57Et là aussi, ça s'annonce explosif.
00:37:00En fait, il y a deux textes.
00:37:01Le budget général, le budget de la Sécu,
00:37:03où on va nous demander de raboter les arrêts maladie,
00:37:07les dépassements d'honoraires des médecins.
00:37:09On va en parler dans un instant avec le docteur Tomasso,
00:37:12qui va donner son point de vue de généraliste.
00:37:15Mais d'abord, on fait le point tout de suite avec ce sujet.
00:37:17La mesure doit entre autres permettre de financer la suspension de la réforme des retraites.
00:37:24Les arrêts maladie sont dans le viseur du gouvernement pour le budget 2026.
00:37:29L'objectif affiché est clair.
00:37:30Réduire les dépenses liées à l'assurance maladie
00:37:33et réaliser 7 milliards d'euros d'économie dans la santé.
00:37:36Voici donc les principaux changements si vous deviez être arrêté.
00:37:39Si votre arrêt maladie est prescrit par un médecin de ville,
00:37:43il ne pourra pas dépasser 15 jours.
00:37:45Et pour le prolonger, il faudra retourner voir votre médecin.
00:37:48Même principe, si l'arrêt est prescrit en hôpital,
00:37:51il ne pourra durer qu'un mois au maximum.
00:37:54Avec des dépenses liées aux arrêts maladie évalués à 11 milliards d'euros en 2024,
00:37:58le gouvernement parle d'une hausse non soutenable
00:38:00et entend retrouver la maîtrise de ce système.
00:38:03Ces Strasbourgeois sont dubitatifs.
00:38:05Pour eux, il faut davantage viser les abus.
00:38:08On peut s'attaquer à la durée des arrêts maladie, oui,
00:38:11mais il faut, avant qu'il y ait des statistiques de fait,
00:38:14et voir quel type d'arrêt de maladie.
00:38:17L'idée, ce n'est pas de réduire.
00:38:18Les gens qui en ont besoin, il est normal qu'on les soutienne.
00:38:23Mais il faut, par contre, vérifier que c'est distribué à bon escient.
00:38:26Les dépenses liées aux arrêts maladie ont augmenté de 6% en moyenne
00:38:30entre 2019 et 2023.
00:38:31Docteur Thomas Solleux, docteur de BFMTV, est avec nous.
00:38:36Vous avez vu ce sujet, vous avez vu la réaction des Français aussi,
00:38:39et qui ça ne plaît pas, franchement, cette idée de réduire les arrêts maladie.
00:38:42Est-ce que c'est une bonne idée, selon vous ?
00:38:44Ce qu'on voit surtout dans cette réforme qui est proposée,
00:38:47c'est la primo-prescription, c'est-à-dire la première prescription de l'arrêt.
00:38:51Et donc, on la réduit à 15 jours pour la ville,
00:38:53donc les médecins de cabinet, et un mois pour l'hôpital.
00:38:55Mais donc, ça veut dire qu'après, il doit y avoir réévaluation, 6 prolongations.
00:38:58Donc, en soi, on n'est pas dans l'idée de diminuer ou d'arrêter les arrêts de travail.
00:39:02On est surtout dans l'idée de majorer le suivi des patients
00:39:04et le recontrôle des patients.
00:39:06Ce qui est important, parce qu'on voit que sur les dernières années,
00:39:08le nombre d'arrêts de travail en jour augmente.
00:39:12On est passé entre 2022 et aujourd'hui,
00:39:15de 26 jours au total d'absence par an, à 27.
00:39:19Donc, on voit bien que la durée augmente.
00:39:21Et donc, pour ça, il faut recontrôler les patients.
00:39:23Oui, la question, c'est de savoir s'il y a des abus, en fait.
00:39:25C'est quoi la cause principale de ces arrêts maladie ?
00:39:28Quand on vient dans votre cabinet, c'est pourquoi ?
00:39:29Je te pousse, docteur ?
00:39:31Effectivement, ça change.
00:39:32Ça change énormément.
00:39:33Ces dernières années, on voit que les populations
00:39:35et les demandes d'arrêts se modifient.
00:39:37Les arrêts courts pour justement l'atout,
00:39:39les gastros diminuent, voire ne viennent plus.
00:39:41Parce que les gens ont un autre mode de vie.
00:39:43Il y a le travail et le télétravail
00:39:46qui permet d'arrêter ces arrêts de travail.
00:39:47Et donc, on voit bien que les arrêts sont de plus en plus longs
00:39:49parce que le premier symptôme d'arrêt,
00:39:51c'est quand même le syndrome dépressif
00:39:52qui crée des arrêts très longs
00:39:54où il faut réévaluer.
00:39:56Alors, est-ce que vous, par exemple,
00:39:57vous en prescrivez beaucoup des arrêts maladie
00:40:00de plus de 15 jours ?
00:40:01Parce que ça semble quand même assez exceptionnel.
00:40:03Ça peut paraître exceptionnel,
00:40:05mais finalement, on en prescrit régulièrement
00:40:06parce que ça dépend vraiment du symptôme.
00:40:08Mais quand on est face à quelqu'un
00:40:09qui a un problème de tristesse, d'angoisse,
00:40:11qui ne peut pas retourner au travail,
00:40:13c'est une vraie question.
00:40:14Est-ce qu'en 15 jours, on améliore les choses ?
00:40:16La plupart du temps, non.
00:40:17Et effectivement, le travail qu'on a,
00:40:19c'est de réévaluer, pouvoir revoir le patient
00:40:21et rediscuter avec lui une prolongation.
00:40:23Mais donc, la réévaluation, ça veut dire
00:40:24un nouveau rendez-vous,
00:40:25un nouveau remboursement par la sécu ?
00:40:27Exactement.
00:40:28Ça veut dire et un nouveau remboursement par la sécu,
00:40:30mais aussi du temps et un parcours patient.
00:40:33On voit bien que dans nos cabinets,
00:40:34on est de plus en plus pris par le temps,
00:40:36qu'on a des suivis qui sont de plus en plus raccourcis.
00:40:38Par contre, pour un certain nombre de patients
00:40:40qui, eux, veulent des arrêts peut-être un peu plus abusifs,
00:40:43ceux-là, effectivement, on aura plus de facilité
00:40:45à arrêter plus rapidement les arrêts.
00:40:48Docteur, vous dites que le syndrome dépressif
00:40:50est celui qui conduit le plus à des arrêts longs.
00:40:54On entend beaucoup dire,
00:40:55oui, mais avec de la prévention,
00:40:56les arrêts de travail, on peut contourner.
00:40:58Un burn-out, si je comprends ce que vous évoquez,
00:41:01ça ne se prévient pas forcément.
00:41:04Exactement.
00:41:05Il y a bien sûr toute une partie qu'on peut prévenir
00:41:07dans les syndromes dépressifs.
00:41:08Ce n'est pas toujours, heureusement, centré sur le travail.
00:41:11Donc, bien sûr, sur les burn-out, c'est par rapport au travail.
00:41:13Donc, il y a une vraie question de la mise en retrait
00:41:15par rapport au travail.
00:41:16Mais il y a plein d'arrêts de travail
00:41:17et plein de syndromes dépressifs
00:41:19qui ne sont pas du tout en lien avec le travail.
00:41:21Et eux, bien sûr, que plus on en parle tôt,
00:41:22plus on parle précocement,
00:41:24plus on peut éviter l'arrêt de travail
00:41:25qui n'est pas forcément le pilier du syndrome dépressif.
00:41:29Il faudra trouver un médecin aussi au bout de 15 jours,
00:41:30parce que dans les déserts médicaux, ce n'est pas...
00:41:32Voilà. Merci, docteur.
00:41:33Et puis, on verra déjà si ça passe ou pas à l'Assemblée
00:41:35parce qu'on a quand même pas mal de surprises
00:41:38avec des alliances, plus qu'improbables.
00:41:40Donc, si ça se trouve, ça sera retoqué en commission.
00:41:43Vous restez avec nous à venir.
00:41:44Les rendez-vous de midi BFM.
00:41:47Le dossier du 13h, retraite Zuckmann.
00:41:49Quel accord entre le cornu et le PS ?
00:41:51On en parlait à l'instant avec Néla.
00:41:52Et puis, à la une, 13h40,
00:41:54on reviendra sur l'enquête après le cambriolage au Louvre.
00:41:56Oui, parce qu'il y a deux suspects
00:41:57qui sont toujours en garde à vue
00:41:59et les enquêteurs ont encore deux jours,
00:42:01un tout petit peu plus de deux jours
00:42:02pour les faire parler.
00:42:03A tout de suite.
00:42:03Mais d'abord, la météo.
00:42:06La météo avec paruventdu.fr.
00:42:09Sur paruventdu.fr,
00:42:10trouvez votre futur chez vous partout en France.
00:42:13Retrouvez votre météo avec EBS Énergie.
00:42:17EBS Énergie, financeur de vos travaux de rénovation énergétique.
00:42:22La météo avec TGV Inouï.
00:42:24Il ne fait pas beau chez vous ?
00:42:25Le soleil vous attend dans l'une de nos 200 destinations en France
00:42:28et aussi en Europe.
00:42:30Loïc, un temps de Toussaint qui va durer jusqu'à la Toussaint, précisément.
00:42:34Oui, jusqu'au week-end, au moins.
00:42:36Le soleil se lève plus tôt, mais pas très en forme en ce moment.
00:42:38Vous l'avez constaté, probablement, notamment en Bretagne, à Dinard.
00:42:42Des averses, à peine 14 degrés.
00:42:44Il y a beaucoup d'humidité en réserve, au large, sur l'océan.
00:42:47En réalité, il y aura quasiment une perturbation par jour pour cette semaine.
00:42:51Dans ce flux de nord-ouest, ça reste assez frais.
00:42:54Et c'est donc assez humide, notamment de la Bretagne.
00:42:57En descendant vers le Jura, les Savoies, on a eu de la neige à partir de 1000 mètres ce matin.
00:43:001800 mètres pour cet après-midi, avec de bonnes quantités,
00:43:03de 15 à 20 centimètres cumulés.
00:43:06Pour cet après-midi, ce sera souvent gris.
00:43:09Un peu plus lumineux, tout de même, en seconde partie de journée, au nord de la Seine.
00:43:12Près de la Méditerranée, là aussi, le soleil va résister.
00:43:14Mais le vent va souffler fort, jusqu'à 90, voire même 100 km heure, pour la côte varoise.
00:43:20Et en direction de la Corse, on surveille donc ce vent.
00:43:22Cet après-midi, il est assez frais, au nord, une douzaine de degrés.
00:43:26À Nancy, comptez 17, à Bordeaux, jusqu'à 22, 23 degrés.
00:43:30Pour la Corse, aujourd'hui, rapidement, un coup d'œil sur la journée de demain.
00:43:33Les pluies vont remonter vers le nord, cette fois-ci.
00:43:36Alors, peu à peu, on aura un temps plus sec en descendant vers le sud de la Loire,
00:43:39toujours assez lumineux, des Pyrénées jusqu'à la Méditerranée, pour cette journée de mardi.
00:43:43Votre rendez-vous avec Révolu de Business, la banque pro pour accélérer votre business.
00:43:57Partez à l'aventure en regardant votre programme avec le nouveau Mitsubishi Outlander hybride rechargeable.
00:44:02Votre rendez-vous avec la gamme d'outils à Patrice Steele.
00:44:08Steele, tous les outils pour entretenir votre jardin.
00:44:1013h pile, merci d'être avec nous à la une du midi BFM.
00:44:15Ce nouveau sabotage contre des voies SNCF.
00:44:18Des câbles ont été incendiés volontairement au sud de Valence.
00:44:21Conséquence, le trafic est fortement perturbé entre Paris et Marseille, Montpellier ou Nice.
00:44:26La galère pour des milliers de passagers en pleine vacances scolaires.
00:44:29Alexis Pluiette nous attend à Marseille où le trafic ne reprendra pas normalement avant demain matin au mieux.
00:44:34L'enquête sur le cambriolage du Louvre avance.
00:44:37Huit jours après, les enquêteurs de la police judiciaire ont deux suspects sous la main.
00:44:41Ils ont jusqu'à mercredi pour obtenir des informations sur les bijoux.
00:44:47L'agresseur du RERC va comparer, être présenté à un juge.
00:44:53C'est grâce à un témoin qui a pu filmer la scène que le pire a été évité.
00:44:58On sera avec Milana Argelas au tribunal.
00:45:00La politique, le gouvernement et le PS arriveront-ils à se mettre d'accord sur une taxe Zuckman allégée ?
00:45:07Une nouvelle mouture acceptable pour tout le monde.
00:45:10Elle épargnerait les entreprises innovantes et familiales mais rapporterait beaucoup moins.
00:45:13On en parlera avec Néla Latrousse et le monsieur budget du PS.
00:45:16La météo, elle est grise, elle est humide, Loïc ?
00:45:19Le vent souffle fort également.
00:45:21En Méditerranée jusqu'à 90, voire 100 km heure pour les côtes varoises et pour l'accord sur le reste du pays.
00:45:26C'est souvent gris, souvent humide pour cet après-midi.
00:45:28Ça se dégage tout de même au nord de la Seine.
00:45:31Les températurels ne bougent pas de 11 à 22 degrés aujourd'hui.
00:45:3616 câbles, 16 câbles incendiés ce matin au sud de Valence.
00:45:41TGV et ça provoque de très grosses perturbations, vous le voyez, vers tout le sud-est.
00:45:46De très nombreux TGV en plein milieu des vacances scolaires sont au mieux retardés, au pire carrément annulés.
00:45:53Et ça va durer encore un moment parce qu'il va falloir toute une partie de la journée et peut-être même la nuit pour réparer ces câbles.
00:45:59Alexis Plouillette, vous êtes Gare Saint-Charles à Marseille où le tableau des arrivées est un véritable désastre aujourd'hui.
00:46:07Oui, c'est la pagaille ici, Gare Saint-Charles.
00:46:12La galère pour les usagers, vous le disiez, les trains sont soit supprimés, soit parfois détournés sur la ligne classique, pas la ligne grande vitesse.
00:46:18Mais là, il faut évidemment compter au minimum deux heures et demie de retard.
00:46:22Et donc, je vous le disais, la galère pour les voyageurs.
00:46:24Il y a notamment Eric qui devait emmener 45 enfants en colonie de vacances à Disneyland Paris.
00:46:30Eric, il devait partir à 9h ce matin.
00:46:31Qu'est-ce qui se passe là ?
00:46:32Donc, nous devions partir sur un train, le train de 9h04 pour aller amener nos 45 enfants sur un séjour organisé par notre organisme, l'association Rêve à Disney.
00:46:42Et puis, on a été informés à partir de 7h30, 8h qu'il y avait donc la pagaille sur le train,
00:46:48qu'il y avait un dysfonctionnement important au départ.
00:46:51Puis après, on a su que c'était par rapport à des dégradations.
00:46:54Et donc, il a fallu tous et toutes retrouver des solutions de substitution.
00:46:58La galère, parce que certains parents, certains enfants, certains se mettaient à pleurer et d'autres disaient, on ne va plus partir, etc.
00:47:05On a essayé de trouver une solution qu'on a retrouvée avec un autocar de substitution.
00:47:09Donc, nous, on a pu retrouver un autocar qui a fait partir les enfants il y a à peu près une heure sur Paris en autocar.
00:47:15Donc, forcément, avec un coût supplémentaire important qui nous est imputé.
00:47:19Et puis...
00:47:20C'est des coûts supplémentaires de combien ?
00:47:22C'est des coûts supplémentaires qui va à peu près de 50% de ce qu'on a payé en plus par rapport à ce qu'on payait sur le transport en train.
00:47:31Mais bon, on va essayer avec nos partenaires et avec la bienveillance de chacun d'essayer de trouver une solution.
00:47:36Mais ce n'est pas facile.
00:47:37Certaines familles et certains individuels avaient de fortes galères ce matin.
00:47:40Merci beaucoup, Eric.
00:47:42On vous souhaite bon courage.
00:47:43Et on a entendu beaucoup d'émages comme ça depuis ce matin.
00:47:45Il va falloir s'en mettre patient.
00:47:46Parce que vous le disiez, le retour à la normale n'est pas prévu avant demain matin ici en gare Saint-Charles.
00:47:51Je vais être avec Anne Bois-Yizoui.
00:47:52Parce qu'en fait, ce sont des câbles de signalisation qui ont été touchés.
00:47:56Communication, mais aussi signalisation entre les différents trains.
00:47:59Ça explique l'ampleur des dégâts.
00:48:01Et puis, il y a 16 endroits différents qui ont été touchés.
00:48:04C'est ce qu'expliquait tout à l'heure le directeur des opérations Sud-Est SNCF.
00:48:10En direct sur BFM TV.
00:48:12Nous avons eu une série de dérangements sur la ligne.
00:48:15Et nous avons donc envoyé des équipes qui ont constaté des câbles en train de brûler sur le bord de la voie.
00:48:20Nous avons près de 16 câbles qui sont endommagés.
00:48:22Et quand je dis un câble, ce n'est pas forcément un brin.
00:48:25C'est pour ça que je me suis permis de prendre un échantillon, effectivement.
00:48:28Où on voit bien qu'un câble, c'est potentiellement des dizaines de petits câbles à l'intérieur.
00:48:32Et donc, nous avons engagé les opérations.
00:48:35C'est aussi de la fibre optique.
00:48:36Donc, voilà, c'est 16 câbles.
00:48:37Nous allons donc faire en sorte de les réparer dans la journée pour essayer de rétablir les circulations en fin de journée et rendre un trafic normal demain à la première heure.
00:48:47Autre grand titre de l'actualité ce midi, l'interrogatoire des deux suspects interpellés dans l'enquête sur le spectaculaire cambriolage du Louvre se poursuit.
00:48:55Leur garde à vue peut durer jusqu'à mercredi soir.
00:48:57Ils étaient dans les radars des enquêteurs depuis plusieurs jours, visiblement, enquêteurs qui n'avaient pas forcément prévu de les arrêter aussitôt, mais l'un allait s'enfuir à l'étranger.
00:49:04Ils sont tous les deux originaires d'Auberville et en région parisienne et déjà connus visiblement des services de police.
00:49:10Pierre-Olivier Dantan avec Laura Champion.
00:49:11Dans ces bâtiments de la police judiciaire parisienne, deux suspects placés en garde à vue et auditionnés depuis samedi.
00:49:21À ce stade, voici ce que l'on sait de ces individus soupçonnés d'être deux des quatre principaux suspects du cambriolage du Louvre.
00:49:28Âgés d'une trentaine d'années, ils sont tous les deux originaires d'Aubervilliers, sont connus des services de police et de justice.
00:49:33Un ADN déterminant retrouvé sur la scène du vol a permis de remonter jusqu'à eux.
00:49:39Lorsqu'on fait des prélèvements de traces ADN, tous ces ADN, on les met dans une machine, dans un fichier qui s'appelle le FNAEG.
00:49:46C'est le fichier national automatisé des empreintes génétiques.
00:49:50Et là, il y a donc eu un match entre l'ADN du suspect qui a été interpellé mardi et l'ADN déterminant qui a été retrouvé sur la scène du cambriolage.
00:49:58Pour ces deux hommes, la cavale a pris fin samedi soir aux alentours de 22 heures.
00:50:02L'un des deux suspects est interpellé à Aubervilliers, l'autre à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
00:50:08Il s'apprête à monter dans un avion direction l'Algérie.
00:50:11Des auditions capitales donc, qui pourraient aider à mettre la main sur le reste du commando.
00:50:15Il y aura toute une analyse sur la téléphonie, sur les empreintes digitales, peut-être même des perquisitions.
00:50:24Au terme de ces 96 heures, il y a tout lieu de considérer que les suspects seront déférés au tribunal.
00:50:31Les enquêteurs continuent également leurs investigations à partir des objets laissés sur la scène du vol.
00:50:36Une disqueuse, un gant ou un casque de moto ont pu être récupérés par la police scientifique.
00:50:42Un témoignage à présent, celui de Marguerite Settel qui a mis fin à une tentative de viol dans le RERC en région parisienne mi-octobre.
00:50:50Elle raconte comment elle a secouru la victime, Jordana, une jeune brésilienne.
00:50:55Elle a sorti son téléphone pour filmer l'agresseur et elle a crié pour attirer son attention.
00:50:59Je vois Jordana qui a ce jeune homme allongé sur elle et elle qui se débat dans tous les sens.
00:51:09Lui qui touche tout ce qu'il peut toucher.
00:51:11Moi, je n'ai aucun doute que ça aurait pu très très mal finir si je n'étais pas là.
00:51:15Oui, parce qu'il n'y avait personne dans le wagon.
00:51:18Ce n'est pas un wagon où il y avait des rentrées de personnes.
00:51:22Voilà, témoignage BFM TV recueilli par Victor Pérez-Boucheron et Margot Visade.
00:51:26L'agresseur présumé a été arrêté vendredi dernier grâce notamment aux images tournées par Marguerite.
00:51:32Milan Argelas, on vous retrouve au tribunal judiciaire de Créteil.
00:51:35C'est là que cet homme doit être présenté à un juge.
00:51:37Oui, il va donc être présenté à un juge d'instruction dans la journée pour peut-être être mis en examen.
00:51:45Il fera face ensuite à un juge des libertés et de la détention pour peut-être être placé en détention provisoire.
00:51:52Le parquet de son côté requiert la mise en examen du suspect ainsi donc que son placement en détention provisoire.
00:51:59Cet homme donc de 26 ans, inconnu jusqu'à présent de la justice française, a été interpellé vendredi soir grâce à plusieurs moyens
00:52:06comme par exemple la téléphonie, l'audition de témoins mais aussi la vidéoprotection.
00:52:12Et lors de cette garde à vue justement, il a contesté les faits de viol, les accusations de tentatives de viol ou d'agression sexuelle.
00:52:21En revanche, il admet une altercation avec la victime et il s'est aussi reconnu sur les images qui lui ont été montrées.
00:52:29Cette garde à vue, elle a donc pris fin hier.
00:52:32Suite à cette garde à vue, il y a donc ce déferment qui doit avoir lieu aujourd'hui.
00:52:37Un déferment dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour tentative de viol.
00:52:42Milan Argelas avec Thomas Errigo.
00:52:44Il est 13h09, tout juste, info, conso dans Midi BFM avec Eva Jacquet.
00:52:51La grande distribution, Jaco, pourquoi Jacquet ? Pardon, on a des Jacquet à la rédaction.
00:52:55La grande distribution dans le viseur du Sénat avec plusieurs questions très intéressantes auxquelles vous allez répondre aujourd'hui.
00:53:01Notamment, est-ce que la grande distribution serait responsable de la hausse des prix dans les rayons ?
00:53:06Oui, est-ce qu'elle s'en est mis plein les poches ? Au cours des dernières années, les prix ont tellement flambé.
00:53:10C'est à tel point, Eva, qu'une commission d'enquête parlementaire a été demandée par les écologistes.
00:53:15Oui, tout à fait. C'est vrai qu'alors qu'entre 2021 et 2023, l'inflation générale a atteint 12%,
00:53:21les prix alimentaires ont augmenté de 20% en cause de l'énergie, la guerre en Ukraine
00:53:26et aussi la mécanique des marges qui pèsent sur nos courses.
00:53:30Et c'est ça, le point de départ de cette commission.
00:53:33L'ambition ici, c'est de faire le point sur le manque de transparence des marges des distributeurs,
00:53:38comprendre où vont les super profits.
00:53:40Et c'est vrai que vous vous êtes sûrement demandé, quand vous êtes à la caisse,
00:53:42où est-ce que va l'argent que vous dépensez ?
00:53:45C'est à cette question que doit répondre cette commission d'enquête
00:53:48en auditionnant tous les acteurs de la chaîne, les distributeurs, les grands industriels et les producteurs.
00:53:54Alors, à qui revient la faute, justement ? Est-ce qu'on a une idée ?
00:53:57Cette commission va passionner beaucoup de gens.
00:53:58Oui, en réalité, la faute ici, elle est partagée.
00:54:01Quand les industriels ont fait de grosses augmentations sur les produits,
00:54:05la grande distribution a été plus raisonnable au moment de fixer les prix.
00:54:09A l'inverse, quand les industriels ont eu la main plus légère,
00:54:13les distributeurs se sont rattrapés.
00:54:15Si on regarde dans le détail, pour la hausse des pâtes, par exemple, et des céréales,
00:54:19c'est les industriels qui ont eu la main plus lourde.
00:54:22Pour les laitages et la viande, c'était plutôt la grande distribution.
00:54:26Alors, il y a eu l'inflation, pas de déflation.
00:54:29Les prix, eh bien, ils n'ont pas baissé, les prix des produits alimentaires.
00:54:32Et puis, quand les prix n'ont pas augmenté, il y a eu aussi ce phénomène de shrink-flation qui continue.
00:54:37Vous savez, on réduit le contenu des paquets, mais on ne baisse pas le prix.
00:54:41Moins de pâtes, mais toujours le prix aussi élevé.
00:54:44Exactement.
00:54:45Résultat, les Français ont fait des arbitrages.
00:54:47Deux Français sur trois ont modifié leur comportement d'achat.
00:54:50Ils se sont tournés vers, vous savez, les marques distributeurs.
00:54:53Ce sont des produits moins chers, mais c'est aussi des produits sur lesquels les distributeurs font plus de marge.
00:54:58Oui, on ne fait plus les courses comme avant.
00:55:00Qu'est-ce qui va se passer ? Ça va bouger ? Ça va déboucher sur quelque chose ?
00:55:03Oui, mais cette enquête, elle va se poursuivre, notamment pendant les négociations commerciales.
00:55:08Et là, il faut rappeler qu'il y a cette guerre des prix, toujours, entre les distributeurs et les industriels,
00:55:14sachant que la grande distribution, elle est connue tout de même pour avoir des marges nettes qui sont peu élevées.
00:55:19C'est-à-dire qu'on imagine qu'ils font plus 20, plus 30 %.
00:55:22En réalité, ce n'est pas le cas. La marge nette, elle ne dépasse pas les 3 %.
00:55:26L'enquête va donc étudier les centrales d'achat, les industriels agroalimentaires également.
00:55:32Là, dans le calendrier, la prochaine date, c'est le 5 novembre.
00:55:35Il y aura la commission des présidents qui va décider de la suite du calendrier.
00:55:40Et on vous tiendra au courant, parce qu'effectivement, ça nous concerne tous et nos caddies également.
00:55:44– Dans un instant, le dossier de midi BFM, on va reparler du budget, parce que décidément…
00:55:51– Il y a longtemps.
00:55:51– Est-ce que l'EPS et le gouvernement peuvent trouver un accord sur une taxe Zoukman allégée,
00:55:57la taxe Zouklaït, qui a été nommée par Sofiane tout à l'heure, à tout de suite ?
00:56:02– Le dossier du 13h du midi BFM, retraite Zoukman, quel accord entre le corps nu et l'EPS ?
00:56:11On va en parler avec Néla Latrousse, Sofiane Aklouf qui sont avec nous.
00:56:13– Et Philippe Brun, bonjour, merci d'être en direct.
00:56:16– Bonjour.
00:56:16– Vous êtes député socialiste de l'heure, vice-président de la commission des finances
00:56:19et surtout, vous êtes le monsieur budget du PS.
00:56:21Donc si on a bien compris, pour trouver un accord avec le gouvernement,
00:56:25pour vous, ça passe par une taxe sur les hauts revenus, sinon vous le lâchez.
00:56:28– Ce n'est pas exactement ça.
00:56:30La réalité, c'est qu'il y a à peu près 15 milliards d'horreurs dans le budget de M. Lecornu.
00:56:34Il y a la désindexation des retraites, il y a la suppression de l'abattement de 10% pour les retraités,
00:56:38il y a des remboursements de médicaments, il y a les franchises médicales,
00:56:41il y a des remboursements des consultations,
00:56:43il y a la désindexation du barème de l'impôt sur le revenu,
00:56:46il y a un impôt qu'ils sont en train de créer sur les arrêts maladie.
00:56:48Bon bref, si on veut supprimer tout cela, il faut d'autres recettes.
00:56:52Il y en a pour 15 milliards d'horreurs infligées aux classes populaires et aux classes moyennes.
00:56:56Donc on dit, pour supprimer ces 15 milliards, il faut pouvoir les compenser.
00:56:59Soit on les compense par du déficit supplémentaire, on a bien compris que ce n'était pas possible,
00:57:03maximum 5% de déficit cette année.
00:57:05Donc on doit les compenser par d'autres recettes,
00:57:07et nous proposons en effet un impôt, non pas sur les hauts revenus, mais sur les hauts patrimoines,
00:57:12c'est-à-dire sur les milliardaires, qui finalement payent très peu d'impôts sur le revenu,
00:57:15puisque tout est logé dans leur holding, dans leurs actifs financiers.
00:57:20C'est donc une taxe sur les actifs financiers que nous proposons.
00:57:23Concrètement, est-ce que vous êtes prêt à faire voter une taxe Zuckmann allégée,
00:57:28c'est-à-dire pas exactement la taxe Zuckmann que vous souhaitiez,
00:57:31mais un compromis qui serait acceptable, notamment pour le gouvernement et le bloc central ?
00:57:35Oui, nous avons déposé deux amendements.
00:57:37L'un qui est la taxe Zuckmann, dans sa pure et pure universitaire,
00:57:41vous la connaissez, 2% sur l'ensemble des actifs, au-dessus de 100 millions d'euros.
00:57:45Très bien.
00:57:46Et il y a la nôtre, que nous avons proposée en complément,
00:57:49qui prend en compte les critiques qui ont été adressées à la taxe Zuckmann.
00:57:52Vous vous souvenez, il y avait deux critiques.
00:57:53La première, c'est que c'était compliqué pour les start-up qui réalisent aucun euro de bénéfice,
00:57:57de faire payer par leur fondateur une taxe.
00:58:00Et puis la deuxième, c'était sur les entreprises industrielles, les ETI familiales,
00:58:05entreprises de taille intermédiaire industrielle,
00:58:07qui dégagent très peu de rentabilité et font partie de notre tissu économique local.
00:58:11On a donc décidé, effectivement, de déposer un amendement de repli,
00:58:14c'est-à-dire un amendement de compromis,
00:58:16dans lequel il y a toujours cette taxation des hauts patrimoines.
00:58:19Mais on enlève de l'assiette, c'est-à-dire de ce sur quoi on calcule l'impôt,
00:58:22les start-up, donc pendant 7 ans,
00:58:24et les entreprises de taille intermédiaire familiale industrielle,
00:58:28qui investissent et qui produisent en France.
00:58:31Ça rapporterait 7 milliards,
00:58:33on taxerait vraiment la spéculation,
00:58:35les actifs financiers,
00:58:37les portefeuilles d'actions qui font qu'on peut gagner 19 milliards d'euros en une journée,
00:58:41mais on préserverait l'outil productif français.
00:58:44C'est une proposition de compromis que nous faisons aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
00:58:48et nous avons bon espoir qu'elle soit adoptée.
00:58:51Mais Philippe Brun, Gabriel Zuckmann lui-même,
00:58:54dit que ça ouvrirait la boîte à l'optimisation fiscale.
00:58:57Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:58:59Est-ce que vous avez mis des choses concrètes en place pour éviter que cet argent ne s'évapore ?
00:59:03Cet argent ne s'évaporera pas,
00:59:05puisque de toute façon les règles sont assez strictes,
00:59:08à la fois les règles de détention de la société.
00:59:11Notre amendement, il fait 6 pages.
00:59:14Donc il y a de nombreux garde-fous qui ont été prévus.
00:59:19Et puis dans la navette parlementaire,
00:59:21on aura le loisir avec le Sénat d'améliorer le plus possible le dispositif.
00:59:24Mais ce qui compte pour nous, en tout cas, c'est que l'Assemblée nationale adopte une fiscalité sur les très hauts patrimoines.
00:59:29On ne peut pas demander aux gens qui sont aujourd'hui assassinés d'impôts,
00:59:32en vérité, les classes populaires et les classes moyennes, la TVA, la CSG,
00:59:36l'impôt sur le revenu qui est de plus en plus important,
00:59:38puisque le gouvernement veut le désindexer de l'inflation.
00:59:41On ne peut pas supprimer l'abattement de 10% sur les retraités,
00:59:44et dans le même temps dire que ceux qui ne payent quasiment pas d'impôt sur le revenu soient exemptés d'efforts.
00:59:48Donc la question, c'est une question de justice dans l'effort qui est demandé à tous les Français.
00:59:51C'est cet impôt plancher que nous proposons, qui est une voie de compromis,
00:59:56et dans une assemblée qui est très fragmentée, je crois qu'elle peut obtenir une majorité de voix.
01:00:00Philippe Brun, vous dites « je crois qu'elle peut obtenir une majorité de voix » d'ici à mardi,
01:00:04parce que si j'ai bien compris, le vote est mardi.
01:00:07Il vous reste trois jours à peine pour évoquer vos amendements,
01:00:11puisque toute la question de la justice fiscale arrive en réalité en hémicycle à partir de mercredi.
01:00:15Si je compte bien, mercredi, vendredi, lundi, pour débattre de vos mesures,
01:00:21est-ce que ça va suffire en temporalité ?
01:00:25Oui, bien sûr, ça arrive même dès demain mardi.
01:00:27On ne sait pas à quelle heure passera notre amendement, probablement mercredi.
01:00:33Ça va arriver très vite en vérité, donc ce sera bien sûr débattu avant la fin de la semaine.
01:00:37Et tous les sujets sont sur la table.
01:00:40Je rappelle que l'idée de la taxe Zoukman, elle est dans le débat depuis que nous l'avons proposée,
01:00:45nous les socialistes, au mois d'août, et qu'on a eu de très nombreux échanges à l'Assemblée nationale sur le sujet.
01:00:49On en parle justement depuis le mois d'août, et il y a eu une levée de bouclier.
01:00:51Qu'est-ce qui vous fait penser qu'aujourd'hui, ça passerait ?
01:00:55Alors je vous rappelle que l'Assemblée a adopté, c'était il y a six mois, déjà une fois la taxe Zoukman.
01:01:00C'était une petite proposition de loi, mais qui était très bien écrite,
01:01:03qui était portée par une députée écologiste.
01:01:05Et ça, ça a été adopté par l'Assemblée nationale.
01:01:07Avec la même composition qu'aujourd'hui.
01:01:09Donc à l'époque, déjà, on avait réussi à trouver une majorité sur la taxe Zoukman.
01:01:13Depuis, les positions d'un certain nombre d'acteurs ont évolué, notamment du RN, qui maintenant y est défavorable.
01:01:17Mais ce que nous proposons, le compromis que nous proposons,
01:01:20il ressemble beaucoup à ce que le RN propose aussi, vous savez, il propose un impôt sur les fortunes financières.
01:01:24Bref, on verra bien dans les prochains jours ce qu'il en sera.
01:01:28Mais personne ne comprendrait, je le pense, que l'on continue d'assassiner d'impôt la plupart des Français,
01:01:34et que dans le même temps, on exempte d'efforts ceux qui peuvent se le permettre.
01:01:37Philippe Brun, est-ce que si cette taxe Zoukman ou une variante était adoptée,
01:01:43ça amènerait le Parti Socialiste à voter le budget ?
01:01:45Puisqu'il y a deux sujets.
01:01:46Il y a la question de la justice fiscale et le sujet du texte global qui sera soumis au vote mardi.
01:01:51Bon, notre ligne, c'est clair. Pas d'efforts pour les classes populaires et les classes moyennes et de la justice.
01:01:57Si on arrive à supprimer tous les efforts qui sont demandés aux classes populaires et aux classes moyennes,
01:02:00on est en train de le faire d'ailleurs, on a réussi à réindexer le barème de l'impôt sur le revenu,
01:02:04je suis convaincu qu'on arrivera à supprimer l'abattement de 10% sur les retraites,
01:02:07et qu'en plus, on a la justice fiscale que nous demandons,
01:02:10bien sûr, le Parti Socialiste laissera passer le budget.
01:02:12C'est bien l'enjeu de la discussion que nous avons aujourd'hui.
01:02:14Laissera passer, ça veut dire voter pour ou s'abstenir ?
01:02:16Il y a tout de même une petite distinction.
01:02:18Vous pouvez voter pour un budget ?
01:02:20On en discutera.
01:02:21On est dans une position aujourd'hui, vous le savez,
01:02:24qui est totalement inédite,
01:02:25où ça va se jouer à deux ou trois voix.
01:02:28Nous verrons quelle sera notre position de vote.
01:02:29Mais l'essentiel, c'est qu'on puisse arriver à un compromis
01:02:32sur la taxation des hauts patrimoines.
01:02:34Et c'est le seul compromis qui permettra au budget de passer.
01:02:37Et si on n'y arrive pas, justement ?
01:02:39Écoutez, la difficulté, c'est qu'il n'y a pas que les socialistes.
01:02:41Quand vous ajoutez, il y a 210 députés du socle commun.
01:02:44LR Macroniste, 210.
01:02:46Il y a 213 députés, si vous ajoutez LFI et RN,
01:02:49qui votent au contre, quoi qu'il arrive.
01:02:51Et puis, vous avez les écologistes et les communistes
01:02:54qui, comme nous, sont prêts ou à s'abstenir,
01:02:56plutôt à s'abstenir ou à voter contre, mais plutôt à s'abstenir.
01:03:00Donc, pour que tout cela fonctionne,
01:03:01il faut à la fois que les 210 députés du socle commun votent pour,
01:03:04que les socialistes soit s'abstiennent, soit votent pour,
01:03:06et qu'en plus, il y ait une abstention bienveillante
01:03:08des écologistes et des communistes.
01:03:09Tout ça pour dire qu'on ne pourra pas s'en sortir
01:03:11sans une vraie taxation du patrimoine,
01:03:13car tous ces groupes-là demandent une seule chose,
01:03:15de rééquilibrer l'effort, de donner davantage de justice.
01:03:18C'est donc ça qui va se jouer ce mardi à l'Assemblée.
01:03:20Et voilà, et votre dernière intervention nous dit
01:03:23à quel point tout cela va être extrêmement compliqué.
01:03:25En tout cas, merci d'avoir été le plus clair possible ce midi.
01:03:28Philippe Brun, il est 13h26.
01:03:30Dans un instant, on revient sur ce sabotage sur le réseau SNCF.
01:03:34Des câbles ont été incendiés volontairement au sud de Valence,
01:03:37ce qui fait qu'il y a une centaine de TGV annulés
01:03:40et une pagaille dans toutes les gares du Sud-Est.
01:03:43Et puis vous l'avez vu, 13h40 à la Une,
01:03:45huit jours après le cambriolage au Louvre,
01:03:47bijoux complices, peut-on encore les retrouver ?
01:03:50Il y en a deux qui sont interrogés,
01:03:52mais combien encore dans la nature et que sont devenus les diamants ?
01:03:55Bienvenue si vous nous rejoignez dans Midi BFM à la Une.
01:03:59Plus d'une centaine de TGV perturbés aujourd'hui.
01:04:02Oui, des câbles ferroviaires ont été incendiés volontairement
01:04:05entre Lyon et Avignon en pleine vacances scolaires.
01:04:09C'est la pagaille des deux côtés de la ligne,
01:04:11à Paris où nous attend Noémie Vira et à Marseille où se trouve Alexis Pluiette.
01:04:16Le procès pour cyberharcèlement de Brigitte Macron débute à l'instant à Paris.
01:04:2010 personnes qui comparaissent pour avoir propagé une fausse information sur le genre de la première dame.
01:04:25BFM TV a eu accès à des documents inédits
01:04:27qui montrent comment cette rumeur infondée a pu prendre de telles proportions.
01:04:32On en sait plus sur le profil des deux suspects dans le cambriolage du Louvre.
01:04:35Ils ont une trentaine d'années, sont originaires d'Aubervilliers tout près de Paris.
01:04:39Des traces ADN ont permis de les retrouver.
01:04:42Les enquêteurs ont encore deux jours pour les faire parler et retrouver la trace des bijoux.
01:04:46Ils ont coûté 17 milliards d'euros l'an dernier.
01:04:48Les arrêts maladie vont-ils être limités à 15 jours lorsqu'ils sont prescrits par un généraliste ?
01:04:53C'est ce que propose le gouvernement.
01:04:55Les députés s'attaquent à la question depuis ce matin.
01:04:58La météo grise et humide sur toute une partie de la France.
01:05:01Et ça va durer jusqu'à la Toussaint.
01:05:02Les températures 13 à Lille, 16 à Paris, 17 à Bordeaux.
01:05:05Et la maximale à Bastia, 22 degrés.
01:05:07C'est donc un nouvel acte de vandalisme contre la SNCF.
01:05:13Des câbles de signalisation qui ont été incendiés.
01:05:17Ça s'est passé au sud de Valence ce matin.
01:05:2016 au moins.
01:05:21Et ça profoque une sacrée pagaille.
01:05:23Oui, parce qu'une centaine de TGV ont été annulés aujourd'hui.
01:05:28Le tableau des départs à la gare de Lyon est épouvantable.
01:05:31On y sera dans un instant.
01:05:32Mais d'abord, retour sur ces perturbations avec Mathéo Pastaud, Romain Etuin, Antoine Marguirin et Clémence Renard.
01:05:40Des annulations en série et plus de 2h30 de retard sur les trains maintenus au départ de la gare de Lyon.
01:05:46Un véritable cauchemar pour ce père de famille.
01:05:48C'est catastrophique.
01:05:50Catastrophique.
01:05:50J'ai deux enfants.
01:05:52Donc je ne sais pas ce que je dois faire aujourd'hui.
01:05:55Je n'ai pas de réponse claire.
01:05:56Cette nuit, des câbles ont été volontairement incendiés sur la commune d'Alixandre, non loin de Valence-TGV.
01:06:02Un acte de vandalisme qui paralyse totalement la ligne Lyon-Marseille.
01:06:05Alors devant la part d'yeux, les voyageurs sont exaspérés.
01:06:08C'est une faute puce.
01:06:09C'est toujours pareil avec la SNCF.
01:06:11Ça ne va jamais.
01:06:13On est toujours en retard.
01:06:14Partout, partout, partout.
01:06:16Un peu plus au sud, à la gare Saint-Charles, la pagaille est la même.
01:06:18Et le tout en pleine vacances scolaires.
01:06:21Alors pour certaines familles, c'est le début d'un interminable périple.
01:06:24On prend un train à 13h jusqu'à Lyon, ensuite Lyon-Paris, ensuite Paris-Arras.
01:06:31Donc vous allez arriver avec un peu de retard à Lille ?
01:06:34Beaucoup.
01:06:34Combien de retard ?
01:06:35On devait arriver à 14h30 à Lille.
01:06:39Et là, on arrivera à Arras 21h.
01:06:42La SNCF a lancé d'urgence des réparations.
01:06:45Mais le trafic ne devrait pas reprendre de si tôt.
01:06:48Au moins fin de journée pour la remise en état et possiblement une partie de la nuit.
01:06:52Et donc de faire en sorte d'une reprise des circulations progressives dès demain matin.
01:06:56Effectivement, c'est l'ambition, en tout cas c'est l'objectif qu'on s'est fixé très clairement.
01:06:59L'enquête pour retrouver le ou les auteurs de cet acte de vandalisme a été confiée à la brigade de Romand-sur-Isère.
01:07:05Voilà, bonne galère donc au moins jusqu'à demain.
01:07:10On va aller retrouver la reporter du Midi-BFM, Noémie Vira.
01:07:13Gare de Lyon à Paris qui dessert tout le sud-est avec des passagers qui se retrouvent en fait bloqués, Noémie.
01:07:21Exactement, je suis avec Céline et sa fille Élise qui est là avec sa petite famille.
01:07:26Ça fait deux heures que vous êtes arrivée ici à la gare de Lyon.
01:07:28L'objectif c'est d'entrer à Avignon.
01:07:30Vous êtes passée par Rouen pour un spectacle.
01:07:33Expliquez-nous un peu votre journée.
01:07:34Oui, en fait on est allé à Rouen au championnat de France de Majorette, donc tout le week-end.
01:07:39Et donc on devait rentrer aujourd'hui.
01:07:41Et là, super, ce matin, on a reçu le message de la SNCF comme quoi le train était annulé.
01:07:46On a quand même décidé de venir depuis Rouen jusqu'à Paris-Gare de Lyon en se disant qu'il y aurait sans doute une alternative.
01:07:53Et là, malheureusement, la billetterie était prise d'assaut, tout comme les locations de voitures.
01:07:59Donc on a pris notre mal en patience et puis on va finalement rentrer en voiture.
01:08:03Oui, finalement, c'est ce que vous avez décidé.
01:08:05Vous avez décidé de louer une voiture pour rentrer à Avignon.
01:08:08Le trajet va être long, mais c'est vrai qu'il y avait deux heures d'attente pour faire la queue.
01:08:11C'est ça, voilà.
01:08:12C'était un peu long, mais du coup, on a réussi.
01:08:14Enfin, on espère.
01:08:15C'est à 14 heures.
01:08:16Donc on espère avoir une voiture qui nous attend chez le loueur.
01:08:20Et puis après, effectivement, au moins 7 ou 8 heures de route, ça va être un peu compliqué.
01:08:25Mais ce soir, ce sera un mauvais souvenir.
01:08:27Et puis, on repense au beau week-end qu'on a passé.
01:08:31Et ça nous remet du bon mot cœur.
01:08:34Merci beaucoup.
01:08:35On vous souhaite bon courage, en tout cas, bonne route, parce que ça va être long jusqu'à Avignon.
01:08:39Vous voyez donc ces voyageurs qui sont en galère depuis ce matin.
01:08:43Et normalement, la SNCF qui annonce un retour à la normale demain, mardi.
01:08:48Ils admirent ces voyageurs parce qu'ils gardent le sourire malgré tout.
01:08:51Vous seriez du genre à râler, vous.
01:08:53Peut-être.
01:08:54En plus, il y a des frais qui s'ajoutent à tout ça parce que la location de voiture, elle n'est pas gratuite.
01:08:58On va aller de l'autre côté de la ligne, à Marseille, retrouver Alexis Pluyette pour BFM TV.
01:09:03Alors, Alexis, le tableau des départs et des arrivées est épouvantable, on peut le dire ?
01:09:11Oui, absolument.
01:09:12Vous le disiez, il y a une centaine de trains qui sont perturbés.
01:09:15Alors ici, ils sont soit annulés, soit détournés sur la voie classique, pas la voie TGV.
01:09:19Mais là, il faut compter au moins deux heures et demie de retard.
01:09:21Au départ, elle est arrivée de Marseille.
01:09:23Donc, vous le disiez, la grosse galère pour les voyageurs.
01:09:25On en a rencontré beaucoup ce matin, notamment un monsieur qui devait emmener 45 enfants en colonne des vacances à Disneyland Paris.
01:09:31Et du coup, impossible de trouver un train aujourd'hui parce qu'il faut savoir qu'il y a une file d'attente géante dans la gare
01:09:38pour faire modifier ou pour se faire rembourser son biais.
01:09:40Donc, il a préféré choisir l'autocar.
01:09:42Mais évidemment, c'est des frais supplémentaires, au moins 3 000 euros supplémentaires pour emmener les enfants en vacances.
01:09:47Voilà des témoignages comme ça.
01:09:48On en a eu beaucoup des voyageurs qui vont devoir s'armer de patience.
01:09:51Car, vous le disiez, le retour à la normale n'est pas prévu avant demain matin.
01:09:55Au mieux.
01:09:55Alexis Pluiette avec Anne Boisise.
01:09:59On en vient au procès pour cyberharcèlement de Brigitte Macron qui vient de s'ouvrir à Créteil.
01:10:0510 personnes sont accusées d'avoir diffusé de fausses informations.
01:10:08Vous voyez l'image en direct de la salle d'audience où va s'ouvrir le procès.
01:10:14Une dizaine de personnes donc accusées d'avoir diffusé de fausses informations pendant des années sur le genre de la première dame.
01:10:19Oui, au cœur de ce procès, un publicitaire notamment, une prétendue médium également, qui ont propagé cette rumeur jusqu'aux Etats-Unis.
01:10:26BFM TV a enquêté sur cette thèse complotiste qui a pris des proportions, vous allez voir, insensées.
01:10:32Régis Desconclois, Jérémy Muller, Juan Palencia pour Ligne Rouge avec Eléa Morel.
01:10:37Ils ont entre 41 et 60 ans.
01:10:41Sont galeristes, enseignants, informaticiens ou encore médiums.
01:10:44Huit hommes et deux femmes sont jugés pour cyberharcèlement à l'encontre de Brigitte Macron.
01:10:51Parmi eux, Delphine J., alias Amandine Roy.
01:10:55Dans une vidéo fin 2021, elle relaie la thèse complotiste d'une autre femme qui affirme que la première dame serait un homme.
01:11:03La forme du visage, c'est une forme de visage spécifique à la jante masculine.
01:11:08Et cette forme de visage-là, avec ses caractéristiques, n'existe pas chez les femmes.
01:11:12Une fausse information depuis largement reprise sur les réseaux sociaux.
01:11:17De son côté, Brigitte Macron a déposé plainte en août 2024.
01:11:22Je me suis rendu compte qu'ils étaient en train de bouleverser ma généalogie.
01:11:25Comment ça ?
01:11:25C'est-à-dire qu'ils avaient changé mon arbre généalogique.
01:11:27C'est-à-dire les trois quarts de la famille, c'était bien.
01:11:30Puis d'un seul coup, on arrive à mon frère, je suis mon frère.
01:11:33Et là, on touche à la généalogie de mes parents.
01:11:36Et là, c'est impossible.
01:11:37Les prévenus jugés aujourd'hui sont accusés d'avoir tenu de nombreux propos malveillants.
01:11:42Ils en courent jusqu'à deux ans d'emprisonnement.
01:11:45Le budget à présent, il y en a deux en fait.
01:11:47Le budget général débattu en hémicycle.
01:11:49Et puis, il y a aussi le budget de la Sécu qui est arrivé ce matin en commission à l'Assemblée.
01:11:53Objectif, réussir à réduire le déficit abyssal.
01:11:58On doit passer de 23 milliards à 17 seulement.
01:12:00Oui, ça va faire un gros budget.
01:12:04Enfin, 6 milliards, tout simplement, à trouver.
01:12:05Voilà, c'est très simple.
01:12:06Alors, dans le collimateur des députés, il y a les arrêts maladie.
01:12:09Ils sont en forte hausse depuis plusieurs années.
01:12:12Et le gouvernement Lecornu propose de les limiter à 15 jours lorsqu'ils sont prescrits par un médecin généraliste.
01:12:18Les contrôles seraient aussi renforcés.
01:12:19Pierre-Olivier Dantan.
01:12:20La mesure doit entre autres permettre de financer la suspension de la réforme des retraites.
01:12:27Les arrêts maladie sont dans le viseur du gouvernement pour le budget 2026.
01:12:32L'objectif affiché est clair.
01:12:33Réduire les dépenses liées à l'assurance maladie et réaliser 7 milliards d'euros d'économie dans la santé.
01:12:39Voici donc les principaux changements si vous deviez être arrêté.
01:12:42Si votre arrêt maladie est prescrit par un médecin de ville, il ne pourra pas dépasser 15 jours.
01:12:47Et pour le prolonger, il faudra retourner voir votre médecin.
01:12:51Même principe, si l'arrêt est prescrit en hôpital, il ne pourra durer qu'un mois au maximum.
01:12:57Avec des dépenses liées aux arrêts maladie évalués à 11 milliards d'euros en 2024,
01:13:01le gouvernement parle d'une hausse non soutenable et entend retrouver la maîtrise de ce système.
01:13:06Ces Strasbourgeois sont dubitatifs.
01:13:08Pour eux, il faut davantage viser les abus.
01:13:11On peut s'attaquer à la durée des arrêts maladie, oui.
01:13:14Mais il faut, avant qu'il y ait des statistiques de fait, voir quel type d'arrêt de maladie.
01:13:20L'idée, ce n'est pas de réduire.
01:13:21Les gens qui en ont besoin, il est normal qu'on les soutienne.
01:13:26Mais il faut, par contre, vérifier que c'est distribuable en essai.
01:13:29Les dépenses liées aux arrêts maladie ont augmenté de 6% en moyenne entre 2019 et 2023.
01:13:3413h40 à la une, bijoux complices, peut-on encore les retrouver 8 jours après le spectaculaire cambriolage au Louvre ?
01:13:44On va en parler avec Mélanie Bertrand, grand reporter poli-justice de BFMTV qui nous rejoint à l'instant.
01:13:49Jacques-Charles Fonbonne, général de gendarmerie en retraite, consultant poli-justice BFMTV.
01:13:55Il y aura aussi Philippe Davadi, ancien directeur de l'enseignement et de la recherche du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale.
01:13:59Bonjour à vous. Également, vous allez nous expliquer à quel point l'ADN a été crucial dans les dernières avancées de l'enquête.
01:14:06Alors, on a beaucoup de questions, évidemment, à se poser sur ce qui se passe.
01:14:09On va commencer avec vous, Mélanie Bertrand.
01:14:12Deux suspects sont donc entendus depuis samedi soir.
01:14:16Ça peut durer jusqu'à mercredi soir.
01:14:18Qu'est-ce qu'on sait de ces suspects pour le moment ?
01:14:20On sait qu'ils ont la trentaine, qu'ils sont tous les deux connus des services de police pour différentes infractions,
01:14:25qu'ils sont tous les deux originaires de la Seine-Saint-Denis, plus particulièrement d'Aubervilliers.
01:14:30Ils étaient dans les radars des enquêteurs depuis plusieurs jours, nous dit-on.
01:14:34Ce que l'on comprend, c'est que ce ne sont pas des suspects périphériques,
01:14:37parce qu'on sait qu'ils sont au moins quatre à faire partie du commando du Louvre,
01:14:41si on peut l'appeler comme ça, mais qu'il y a peut-être une équipe beaucoup plus vaste.
01:14:45Ils ne font pas partie de cette équipe d'une autre ampleur.
01:14:48Ils font vraiment partie de ces quatre suspects que l'on a vus, que l'on aperçoit pour certains sur les vidéos.
01:14:52On ne sait pas trop ce qu'il se dit en garde à vue, s'il coopère ou pas, pas sûr vu le profil de ces personnes,
01:14:58mais encore une fois, ça reste pour l'instant, rien ne filtre beaucoup.
01:15:01C'est long quatre jours.
01:15:02C'est long quatre jours et en même temps, ça permet aux enquêteurs d'avoir,
01:15:05comme on est en bande organisée, ça peut durer jusqu'à quatre jours en effet,
01:15:09ça permet d'aborder beaucoup d'éléments, de commencer par la grande identité,
01:15:13comme on dit, de faire un interrogatoire un peu sur le parcours, sur l'identité, sur l'environnement,
01:15:18sur les occupations aussi, qu'est-ce que vous faisiez ces derniers mois, ces derniers jours.
01:15:21On resserre petit à petit.
01:15:23De ce que l'on comprend pour l'instant, les faits n'ont pas encore été tout à fait abordés.
01:15:26On va y venir.
01:15:27Il reste aujourd'hui, mardi et mercredi.
01:15:30Ils seront forcément, la fin de la garde à vue arrivera forcément le mercredi soir.
01:15:34Ce que l'on sait sur leur interpellation, c'est qu'a priori,
01:15:37les plans de la brigade de répression du banditisme de la BRB n'étaient pas de les interpeller aussi vite.
01:15:42Mais ils n'ont pas eu le choix en fait, parce que l'un de ces hommes était à l'aéroport de Roissy,
01:15:48s'apprêtait à monter dans un avion pour l'Algérie, pour rejoindre ce pays avec lequel la France,
01:15:53on le sait, entretient des relations diplomatiques très compliquées.
01:15:56Et qu'évidemment, le but, c'était de ne pas le laisser filer.
01:15:59Ils l'ont interpellé alors qu'il avait déjà passé les contrôles de la PAF,
01:16:02qu'il était vraiment dans une espèce de zone d'embarquement.
01:16:04Il fallait aller vite.
01:16:05Il ne fallait pas qu'il embarque à bord de cet avion.
01:16:07Donc ils n'ont pas eu d'autre choix, in extremis, de l'interpeller.
01:16:10Dans la foulée, ils ont interpellé un second homme, un second suspect.
01:16:14Mais ce n'était sans doute pas dans leurs plans initiaux.
01:16:17Et maintenant qu'ils sont en garde à vue, il faut les interroger.
01:16:19Mais il reste du monde à interpeller.
01:16:21Qu'est-ce que ça change pour l'enquête d'avoir dû peut-être comme ça accélérer,
01:16:24anticiper cette arrestation avant qu'il s'échappe en fait ?
01:16:26Oui, oui, tout à fait.
01:16:27Je pense que ça va contrarier l'enquête, forcément.
01:16:30Parce que l'intérêt, on est dans le cadre de criminalité organisée.
01:16:34Ça veut dire qu'il y a, a priori, ils n'ont pas fait ça tout seul,
01:16:37il y a des petites mains, les exécutants,
01:16:39ceux qui sont montés sur la benne et qui ont laissé échapper la couronne.
01:16:42Il y a forcément des commanditaires.
01:16:44Entre les deux, il y a des intermédiaires jusqu'aux recelers.
01:16:48Ensuite, les recelers ont encore des intermédiaires jusqu'aux acheteurs potentiels,
01:16:53collectionneurs ou bijoutiers, si les pierres sont desserties et si l'or est fondu.
01:16:58L'intérêt dans ce cas-là, c'est d'attendre d'avoir le maximum de renseignements.
01:17:03Je dirais, priorité numéro un, essayer de localiser les objets volés.
01:17:06Ensuite, essayer de démanteler un maximum de réseaux.
01:17:10Et puis, c'est comme dans les stups, c'est-à-dire qu'à un moment donné,
01:17:13on a retrouvé la marchandise, on a les commanditaires,
01:17:15on a un, deux, trois des malfaiteurs qui sont montés sur la grue.
01:17:21On interpelle tout le monde.
01:17:22Là, évidemment, c'est un coup de pied de la fourmière.
01:17:25Donc, où les bijoux vont rester planqués, le temps que ça se refroidisse,
01:17:28s'ils ne sont pas déjà partis ? Bien malin qui peut le dire.
01:17:31Et puis, ceux qui se sentent concernés par l'enquête, avec l'ADN qui a été prélevé,
01:17:38forcément, ça veut dire que c'est un délinquant qui a déjà eu contact avec les forces de police ou de gendarmerie,
01:17:43qu'il est donc dans le fichier national.
01:17:45C'est comme ça qu'ils ont fait le lien.
01:17:47S'il y en a un autre qui est dans cette situation,
01:17:49ils vont aller se cacher au fond des bois,
01:17:51ou ils vont partir évidemment à l'étranger pour ce souci-là ou l'investigation.
01:17:53– Ces interpellations, elles s'accompagnent forcément de perquisitions.
01:17:56– Oui.
01:17:57– Donc, qu'est-ce qui peut se passer en ce moment ?
01:17:59Parce que ça n'est pas en dis public, mais il se passe beaucoup de choses.
01:18:01– Oui, comme le disait Mélanie, 96 heures parce que criminalité organisée.
01:18:05Pourquoi ces 96 heures ?
01:18:06Pourquoi ce régime juridique dérogatoire ?
01:18:10Parce qu'on considère qu'à partir du moment où l'on a de la criminalité organisée,
01:18:14ça veut dire qu'il y a des investigations qui sont difficiles à faire,
01:18:17éventuellement à l'étranger, avoir des complices.
01:18:20Et donc, comme vous le dites, c'est des perquisitions qui vont être extrêmement fouillées
01:18:25parce qu'on n'organise pas ce genre de choses sans avoir des contacts
01:18:29avec les commanditaires, avec les receleurs ou avec les gens qui servent d'intermédiaire.
01:18:33Donc, évidemment, téléphonie, mais ça, ça vient à l'esprit de tout le monde.
01:18:37Évidemment, investigation sur tout ce qui va être informatique,
01:18:41tablette, ordinateur, ordinateur portable.
01:18:45Perquisition physique au domicile, puisqu'il y en a un qui a été pris à son domicile
01:18:50et l'autre, évidemment, ils connaissent le domicile,
01:18:52ne serait-ce que par les relations avec le premier.
01:18:55Explotation de leurs téléphones, même si c'est ce qu'on appelle des téléphones de guerre,
01:18:58c'est-à-dire des choses qui ne servent que pour ça.
01:19:01Et puis l'environnement, l'environnement classique,
01:19:03c'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne se parle pas au téléphone,
01:19:06on est extrêmement prudent, mais on se donne bien des rendez-vous.
01:19:09Et puis, on joue ensuite sur le fait de donner tout à fait petit à petit des renseignements.
01:19:19Monsieur, vous nous avez dit que vous ne connaissiez pas un tel.
01:19:21Comment se fait-il qu'on trouve son numéro dans votre agenda ?
01:19:25Quatre jours, on joue sur la fatigue aussi ?
01:19:26Alors, on joue sur tout.
01:19:28On joue d'abord sur l'empathie.
01:19:32Donc, la première question, j'allais dire, qu'on pose à garder la vue, c'est
01:19:36« ça va, vous avez soif, si vous avez soif, vous le dites, si vous avez envie, vous le dites aussi. »
01:19:42Le gentil méchant flic qu'on voit dans les films, ça existe vraiment...
01:19:44Oui, mais ce n'est pas on parle ou on est maltraité.
01:19:48C'est on essaye d'avoir une relation d'empathie dans la son de confiance.
01:19:52Là, ça va être très difficile.
01:19:53Cette relation d'empathie, on l'a quand vous avez quelqu'un qui a tué son voisin, son parent, etc.
01:19:58Là, c'est des professionnels, ils ne diront rien parce qu'ils n'ont plus à craindre de leur complice que de la police ou de la justice.
01:20:04Et comme ils sont déjà connus de la police, ils ont déjà sans doute été placés en garde à vue.
01:20:08Donc, ils connaissent un petit peu les schémas, le fonctionnement de l'empathie.
01:20:11Ils peuvent ne rien dire, peut-être.
01:20:12Et puis, c'est un droit, c'est l'article préliminaire du code de procédure pénale.
01:20:18On parlait de l'affaire Grégory il y a quelques jours.
01:20:20Lorsque Jacqueline Jacob a été mise en garde à vue en 2017, ils lui ont posé plus de 300 questions.
01:20:25Elle a répondu à la première « est-ce que vous avez toujours habité là ? »
01:20:28Elle a dit « oui ».
01:20:29Ensuite, je demande l'exercice de mon droit de silence.
01:20:32Ok, deuxième question.
01:20:33Et pendant toute la durée de la garde à vue, mais ce n'est pas facile.
01:20:36Il faut avoir un sacré mental ou avoir peur de ce qui peut se passer ensuite en prison ou quand on sera sorti.
01:20:41L'importance aussi du travail de la police scientifique, l'ADN qui a permis de retrouver ces hommes, de les identifier.
01:20:47Philippe Davadi, un travail titanesque, 150 prélèvements, mais qui ont mené à une identité.
01:20:52Oui, alors ce qu'il faut savoir, avant de rentrer dans les détails, c'est que l'ADN c'est quand même quelque chose de très technique.
01:21:00C'est une technique qui était également relativement récente, puisqu'elle est utilisée depuis seulement une quarantaine d'années.
01:21:07Et en 40 ans, les progrès qui ont été réalisés sont absolument phénoménaux.
01:21:12Et ils continuent encore d'être réalisés.
01:21:14Il y a d'autres progrès qui sont en cours.
01:21:15Il y a des travaux de recherche de manière à rendre justement l'identification par l'ADN plus sûre, plus précise, plus stable.
01:21:22Alors comment ça se passe ?
01:21:23Le premier point qu'il ne faut pas oublier, c'est que ce n'est pas si simple que ça, parce que l'ADN, ça ne se voit pas.
01:21:30C'est une trace qui est invisible.
01:21:31Alors on trouve de l'ADN dans les fluides biologiques, donc effectivement une trace de sang, une flaque de sang, on va l'avoir.
01:21:38Maintenant, il va falloir aller dans cette flaque de sang pour récupérer l'ADN.
01:21:43Alors comment ça se fait ?
01:21:45Le prélèvement s'effectue par un écouvillon.
01:21:47C'est un système qui est standardisé.
01:21:50Et d'ailleurs, récemment, les biologistes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ont mis en point un système, un kit universel,
01:21:59qui fonctionne aussi bien pour les traces, donc pour relever les traces comme celles qu'il y a sur des scènes de crime,
01:22:04que pour les individus, c'est-à-dire quand on met l'écouvillon dans la bouche.
01:22:09Et en fait, la question qui se pose, c'est où aller chercher cet ADN ?
01:22:13Donc en fait, on peut dire que c'est une méthode hypothéco-déductive.
01:22:20En fait, la question, c'est très simple, c'est où y a-t-il le plus de chances que le malfaiteur ait laissé son ADN ?
01:22:25Donc d'après ce qui se dit dans la presse, il y avait encore des éléments, des casques, des gants, donc bien évidemment, on va les chercher là.
01:22:31Il y a sur les outils qui ont pu être laissés, sur les vitrines éventuellement.
01:22:38Donc ça, c'est la première phase.
01:22:39C'est la phase de prélèvement qui n'est pas si simple que ça et qui est très délicate, puisque de ce prélèvement, la qualité du prélèvement...
01:22:48Et les cambrioleurs ont laissé beaucoup de traces qui devaient être brûlées, parce qu'on sait qu'ils ont essayé de brûler ces éléments.
01:22:54Est-ce que c'est ça qui a donné une chance à ces enquêteurs de la police scientifique de retrouver de l'ADN ?
01:23:00En fait, vous savez, sur les techniciens en investigation criminelle, comme on dit en gendarmerie, on l'habitude, ce sont des experts de la scène de crime.
01:23:09Donc quand on leur donne en gros le scénario possible de ce qui a pu se passer, ils vont tout de suite aller aux endroits qui sont les plus propices pour retrouver de l'ADN.
01:23:21Donc là, on avait lu des photos, des images où vous aviez les techniciens en combinaison blanche sur le balcon, parce que bien évidemment, ils se sont appuyés sur le balcon,
01:23:31ils ont ouvert la fenêtre, même s'ils ont cassé la vitre auparavant.
01:23:34Donc là, il est vraisemblable qu'il y ait de l'ADN.
01:23:37Ils ont pu en laisser également sur les vitrines qu'ils ont fracturées, sur les objets qu'ils ont laissés tomber dans leur fuite.
01:23:45Donc ça, ce sont des lieux sur lesquels les prélèvements vont être effectués en priorité.
01:23:50Et donc ça aboutit à ces deux arrestations.
01:23:52Après, ce qui est intéressant, Mélanie, c'est l'homme qui a tenté de fuir.
01:23:56Il l'a fait quasiment une semaine après le cambriolage.
01:23:59Qu'est-ce qu'il a fait pendant cette semaine ?
01:24:01Est-ce que ça peut aider à retrouver les bijoux d'éventuels complices ?
01:24:05Ou est-ce que c'est trop tard ?
01:24:06Non, il a pu être en contact.
01:24:07En une semaine, on peut cacher tellement de choses.
01:24:09Oui, il a pu être en contact avec d'autres individus qui font partie de cette équipe du Louvre.
01:24:14Il était suivi, on va dire, depuis quelques jours, nous dit-on, sans avoir de datation précise.
01:24:20Alors évidemment, peut-être qu'on ne va pas dévoiler ici les techniques des investigations,
01:24:25mais peut-être que d'autres gens de son entourage intéressent aussi les enquêteurs.
01:24:29Peut-être que les différents trajets qu'il a pu effectuer ont été suivis de près ou de loin.
01:24:34C'est vrai que c'est surprenant qu'il n'ait pas pris la fuite plus tôt.
01:24:38Peut-être pensait-il qu'il avait, et c'est souvent, ça a été le cas,
01:24:41et c'est ce qu'a reconnu hier le patron de la PJ parisienne dans une interview au Monde.
01:24:45Oui, ils avaient un coup d'avance et il a fallu aller très vite, il a fallu rattraper le retard.
01:24:49Ils ont mis en branle un travail énorme avec, il disait, un rouleau compresseur de la PJ,
01:24:55avec l'ABRB en chef de file, en chef d'orchestre,
01:24:58et autour énormément de policiers dans différents groupes qui se sont organisés, notamment la police scientifique.
01:25:03Jean-Jacques Fontbonne, cette question vous est posée par un amateur de série américaine,
01:25:06donc pardon si elle est un peu légère.
01:25:08Mais est-ce que, dans la négociation, dans cette garde à vue dont vous nous parliez tout à l'heure,
01:25:12on peut passer, en quelque sorte, un deal avec les cambrioleurs,
01:25:16en leur disant, si vous nous donnez des informations sur les bijoux,
01:25:20votre sort sera un peu meilleur au moment du...
01:25:22Oui, mais alors, c'est pas l'américaine, c'est-à-dire que c'est pas une procédure accusatoire,
01:25:26c'est prévu juridiquement, une procédure américaine, c'est une des coûts.
01:25:30Là, c'est pas le cas.
01:25:31C'est évidemment le magistrat qui dirige l'enquête,
01:25:36c'est pas le gendarme, c'est pas le policier, c'est pas l'officier de police judiciaire.
01:25:39Après, il peut y avoir, je dirais, un appel à la raison,
01:25:43c'est-à-dire qu'en se présentant avec un dossier où, manifestement,
01:25:49vous niez votre participation aux faits,
01:25:51alors qu'il y a des éléments accablants, il y a votre ADN sur les lieux,
01:25:54vous avez été vu, vous avez etc.
01:25:56Peut-être que si vous voulez éviter le mandat de dépôt,
01:26:00peut-être que si vous voulez éviter un contrôle judiciaire extrêmement strict,
01:26:03ça serait peut-être plutôt intelligent d'aller dans le sens des choses qui sont évidentes.
01:26:09Après, c'est sans garantie du gouvernement, c'est le cas de le dire.
01:26:11Le magistrat peut être absolument, absolument inflexible.
01:26:14généralement, le police judiciaire prend son téléphone,
01:26:18monsieur le procureur, monsieur le juge,
01:26:21est-ce qu'on peut essayer d'aller sur ce terrain-là
01:26:23et lui faire comprendre que ça serait pas mal s'il collaborait,
01:26:28s'il coopérait un tout petit peu avec nous ?
01:26:30Mais bon, moi je suis sans grande illusion.
01:26:33Vous pensez que ce sont des pros qui vont rien dire ?
01:26:35Même s'ils sont des pros, comme disait Mélanie,
01:26:36ils sont déjà passés en garde à vue.
01:26:37Et puis, c'est un vol.
01:26:39Alors, ça déclenche un émoi extraordinaire au sens littéral du terme
01:26:45parce que c'est l'objet du vol.
01:26:47Mais ça n'est qu'un vol, même s'il est tombant d'organisé,
01:26:49même si c'est 15 ans de réclusion.
01:26:50Philippe, tu avais dit, il nous reste une minute.
01:26:53Est-ce qu'à votre avis, l'ADN a donné tout ce qu'il pouvait jusqu'à présent
01:26:56ou on peut espérer que de nouvelles analyses débloquent encore la situation ?
01:27:01Alors, on dit qu'il y a eu 4 personnes.
01:27:03Pour l'instant, l'équipe était composée de 4 personnes.
01:27:07Donc, pour l'instant, il y a 2 personnes en garde à vue.
01:27:09Donc, potentiellement, il y a au moins 2 personnes qui restent.
01:27:12Est-ce que les analyses d'ADN qui ont été faites aux données
01:27:15ont matché avec l'ADN des 2 personnes placées en garde à vue ?
01:27:18Ça, pour l'instant, je ne sais pas.
01:27:20Donc, si on estime que oui, il y a encore potentiellement 2 ADN
01:27:23qui peuvent donner des réponses.
01:27:26Et savoir que si les individus sont déjà fichés au FNAEG,
01:27:29les ADN qui ont été récupérés par les experts
01:27:34vont être envoyés au FNAEG.
01:27:36Et là, si l'individu est déjà fiché au FNAEG,
01:27:39son identité sortira.
01:27:41Et donc, l'identité sera envoyée directement au service d'enquête.
01:27:45Et ensuite, l'ADN aura fait tout ce qu'on lui aura demandé.
01:27:49Et donc, ça sera au service d'enquêteur, ensuite,
01:27:51de poursuivre les investigations.
01:27:53Merci. Merci beaucoup à tous les trois.
01:27:55Évidemment, on continue à suivre cette enquête sur BFM TV.
01:27:58– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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