00:00– Avant d'aborder, moi je voulais revenir sur le financement des films.
00:05Il se trouve que dans les dernières années de ma vie professionnelle à TF1,
00:09je me suis occupé des nouvelles chaînes et notamment j'ai dirigé les chaînes documentaires.
00:13Et j'ai vu comment se produisait, si vous voulez, le financement des films.
00:18Yala, c'est la plus grande entreprise de copinage que j'ai rencontrée.
00:23Et j'en sais quelque chose, moi j'ai coproduit au nom de TF1 500 films.
00:29– Alors les grandes chaînes, à l'époque TF1 était une grande chaîne,
00:33elle est un petit peu moins aujourd'hui, mais ça va bien.
00:37Elles ont l'automaticité du financement.
00:39Mais pour le reste, ceux qui viennent avec un projet, c'est le copinage absolu.
00:44Alors tu peux imaginer, vous pouvez imaginer dans quel sens le copinage.
00:49C'est-à-dire que la gauche caviar intellectuelle à pignon sur rue,
00:53tous les films sont quasiment en automatique
00:56et le petit producteur qui a une bonne idée, que ce soit Sacré-Cœur ou un autre,
01:01il a un mal de chien et il faut qu'il trouve le moyen alors d'avoir éventuellement un copain
01:06qui dise, ben nous on essaiera de te mettre le film.
01:08Donc autrement dit, il y a une réforme du financement.
01:12Quand je vois, et c'est vrai aussi pour les films de cinéma,
01:15quand je vois le palmarès d'un certain nombre de films
01:18qui ne dépassent pas 50 000, quand je dis 50 000, c'est 20 000 on pourrait dire.
01:23Non, 20 000 non, mais moi je dis 100 000.
01:26Il y en a beaucoup qui disent 100 000.
01:27On dit 100 à 100 000, mais c'est extraordinaire le financement.
01:31Mais vous êtes un peu...
01:32Mais vous êtes un peu...
01:33Merci.
01:34Merci.
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