Skip to playerSkip to main content
  • 3 months ago

Category

🗞
News
Transcript
00:00On ouvre ce journal avec ces images qui nous viennent de Madagascar.
00:04Un vent de colère, vous le savez, souffle sur le pays depuis des semaines maintenant.
00:08Ce samedi encore, ils étaient plusieurs milliers à investir la rue dans la capitale.
00:13Manifestation contre le pouvoir.
00:15Il y a ces images et il y a cet appel aussi lancé aujourd'hui par un contingent de l'armée
00:20encourageant la désobéissance.
00:22Bonjour à vous Gaëlle Borgia, vous êtes sur place pour France 24.
00:26Gaëlle, je ne sais pas si vous m'entendez, vous êtes avec nous ?
00:29Oui, je vous entends bien ?
00:30Merci d'être avec nous Gaëlle.
00:31Je le disais, ce message est porté par le contingent militaire du CAPSAT,
00:35corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques,
00:38qui appelle à la désobéissance.
00:39Vous avez pu leur en parler ?
00:41Oui, on nous a autorisé à entrer dans la caserne du CAPSAT
00:47et les militaires ont confirmé leur message de désobéissance.
00:52A l'instant, je suis au centre-ville.
00:55Ils viennent de se rendre là où le gros des manifestants se trouve.
01:01Et je suis donc avec les manifestants un petit peu en retrait pour des raisons de sécurité.
01:06Mais là, il semblerait que les barricades tenues par les gendarmes sont forcées.
01:12Vous l'entendez, autour de moi, les manifestants crient leur joie.
01:17Il semblerait qu'ils peuvent enfin manifester au centre-ville.
01:22Ils ne sont pas encore arrivés sur la fameuse place de la démocratie qu'ils demandent depuis des semaines.
01:27Mais il semble que la brèche se soit ouverte.
01:31Donc là, je ne sais pas exactement ce qu'il se passe parce que je suis un petit peu en retrait avec les manifestants.
01:36Il y a beaucoup de... On entend beaucoup de tirs.
01:39Il y a eu beaucoup de charges à la grenade lacrymogène.
01:42Et on ne sait pas encore ce qu'il se passe depuis que des éléments du CAPSAT sont allés au niveau de la barricade et au cœur des manifestations.
01:52Donc je vous en dirai plus tout à l'heure.
01:54Est-ce que vous pouvez déjà nous donner quelques éléments, Gaëlle, sur la suite, sur ce à quoi il faudrait s'attendre dans les prochaines heures ?
02:01Alors, ce qu'on attend, c'est de savoir si les autres corps de l'armée vont suivre le contingent du CAPSAT.
02:10On attend de savoir comment va réagir la gendarmerie, notamment le G6, cette unité qui est très, très violente durant les manifestations et qui réprime violemment les manifestants.
02:20Donc je m'avance là, au moment où je vous parle, près du cœur de la manifestation.
02:27Et c'est un peu le chaos.
02:28Il y a des barrages, des pneus en flammes, des manifestants un peu partout, avec des masques, des foulards.
02:38Et l'idée, c'est qu'ils voudraient pouvoir avancer.
02:43Parce que depuis le début de cette manifestation, les manifestants sont repoussés par les forces de l'ordre et ne peuvent pas se rassembler.
02:49et s'exprimer.
02:51Donc là, pour l'instant, c'est un petit peu le chaos.
02:53Ils viennent de... Alors là, je m'approche.
02:56Et ils viennent de brûler un véhicule militaire.
03:04Donc il n'y a plus de force de l'ordre pour arrêter les manifestants.
03:08Au moment où je vous parle, un véhicule blindé, qui est habituellement utilisé par la gendarmerie,
03:19est en flamme, est en flamme.
03:21Donc on est au cœur d'une révolution.
03:24D'une révolution.
03:25Les manifestants sont inarrêtables.
03:27A l'heure où je vous parle, je suis vraiment devant le véhicule saillassé et brûlé.
03:31Un véhicule blindé de la gendarmerie.
03:32Merci beaucoup, Gaëlle.
03:35On a bien compris ce qui se passait grâce à votre description, pour le moins précise,
03:40de ce qui est en train de se passer en ce moment, même dans la capitale malgache.
03:43Les forces de l'ordre laissent donc ces manifestants hostiles au pouvoir
03:46évoluer complètement librement, sans barricades qui se dressent sur leur chemin.
03:52On essaiera de retrouver Gaëlle Borgia tout au long de cet après-midi
03:56pour refaire un point, ce que notre correspondante a qualifié à l'instant de révolution en cours.
04:00On y reviendra.
04:00On y reviendra.
Be the first to comment
Add your comment

Recommended