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  • 3 months ago

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00:00Et la première présente...
00:03Bonjour, bienvenue dans Outre-mer, l'hebdo, votre rendez-vous avec ces territoires français dans le monde.
00:09A la une cette semaine, les conséquences du passage de la tempête Géry en Guadeloupe.
00:14Un décès est à déplorer et des sinistrés nombreux parmi les agriculteurs.
00:19On en parle dans quelques instants. A tout de suite.
00:30Un automobiliste de 53 ans a été emporté par les eaux lors du passage de la tempête.
00:43Géry a soufflé sur la Guadeloupe, causant d'importants dégâts.
00:47Les plus sinistrés sont sans doute les agriculteurs.
00:49A Saint-François, par exemple, presque toutes les récoltes sont perdues.
00:54On fait le point avec Nora Noné et nos équipes sur place.
00:56Une marée d'eau et des sols boueux remplacent les productions de pastèques, de tomates ou de courgettes.
01:04Conséquence des pluies diluviennes engendrées par la tempête tropicale Géry.
01:08Cet agriculteur, pourtant habitué aux intempéries, est découragé.
01:11Mais cette fois-ci, le débit d'eau était vraiment élevé.
01:15C'est arrivé jusqu'à nos pieds.
01:18La parcelle était quasiment recouverte.
01:21Ça fait au moins 25 ans que nous n'avons pas eu autant d'eau.
01:24Je suis à 13 000 euros de pertes, de dépenses et de pertes en même temps.
01:30Teddy Nemorin s'est lancé il y a un an dans le maraîchage.
01:34La tempête a ruiné ses espoirs.
01:37On investit, on attend de récupérer son investissement aujourd'hui.
01:41C'est une perte sèche qui se calcule en plusieurs milliers d'euros pour beaucoup de voies de vous payer.
01:46On va avoir aussi une augmentation significative des tarifs sous le marché.
01:49Vous savez, c'est la loi de la demande, l'offre et la demande.
01:53Moins il y a de produits, plus c'est cher.
01:54Plus il y en a, moins c'est cher.
01:56Sur toute la commune, les exploitations sont inondées.
02:00Ça fait 37 ans que je fais l'agriculture.
02:03C'est la première fois que je vois autant d'eau comme ça sur Saint-François.
02:07Et c'est dommage.
02:08Il y a beaucoup de dégâts.
02:11Saint-François est touché pratiquement à 90%, pour ne pas dire à 100%.
02:14On demande que la collectivité de Saint-François déclare cette commune catastrophe naturelle.
02:21La préfecture a lancé une mission d'enquête pour évaluer les pertes des agriculteurs sinistrés.
02:26Une étape préalable pour déclencher la procédure de reconnaissance de calamités agricoles.
02:32C'est une première française.
02:35Le déplacement du village de Miquelon pour faire face à la montée des eaux,
02:38dû au réchauffement climatique, au chemin des Roses.
02:42C'est tout un quartier qui commence à sortir de terre.
02:45Depuis la délivrance des premiers permis de construire,
02:47pionniers et entrepreneurs travaillent d'arrache-pied avant l'hiver.
02:51Le reportage d'Élise Marnet et Claudio Arthur.
02:56Elle est la toute première maison couverte au chemin des Roses,
03:00celle de la parcelle numéro 9.
03:02Environ 120 mètres carrés de surface habitable,
03:05plein pied, une cave et beaucoup d'huile de coude.
03:08S'ils avaient de la cuisine, salle de vie, salon, salle à manger,
03:15des chambres plus loin, deux chambres, puis une salle de bain.
03:19Mis à part le terrassement, cet ancien entrepreneur a tout piloté lui-même et en famille.
03:25C'est-à-dire que je suis du métier, déjà ça va...
03:28Puis bon, il faut suivre, si les matériaux sont là, ça va vite.
03:30Chez les futurs voisins, le brouillard s'est levé pour l'arrivée de la bétonneuse.
03:35Le coulage des murs commence, avec lui, la concrétisation d'un rêve.
03:39On est plutôt satisfaits, puisqu'on a mis le premier coup de pelle le 27 août.
03:45Nous, on a choisi une reconstruction avec une partie, avec les entreprises,
03:51et une partie auto-construction.
03:54Et c'est vrai qu'aujourd'hui, à partir du moment où on fait appel aux entreprises,
03:59ils répondent spontanément, les fournisseurs aussi, tout est déjà en stock.
04:04Les pionniers ont tous misé sur un habitat moins énergivore.
04:08Une fois terminés, les murs en coffrage bétonné devraient approcher les 40 cm d'épaisseur.
04:14Des maisons mieux isolées, donc, mais aussi plus petites.
04:17Pour leur projet, Philippe et son épouse ont diminué la surface habitable d'un tiers
04:22et ont opté pour du plein pied.
04:23On ne conçoit pas une maison, je pense, à plus de 60 ans, comme on la conçoit à 20 ans.
04:29On a essayé de gommer toutes les erreurs qu'on a pu faire dans celle actuelle depuis 40 ans.
04:35On en fera probablement d'autres.
04:37Entre les travaux entrepris par les ménages pionniers et ceux d'extension des réseaux,
04:42le va-et-vient des engins de chantier devrait se poursuivre bon train jusqu'à la pause hivernale.
04:48On l'appelle là-bas le rori, le concombre de mer.
04:51Les rori jouent un rôle clé dans les lagons de Polynésie.
04:54Sa pêche est encadrée depuis plus de 10 ans, mais une nouvelle filière voit le jour, celle de l'élevage.
04:59Un secteur prometteur, capable de transformer le rori en ingrédient pour la cosmétique et la pharmacie.
05:06C'est le dossier de cet hebdo.
05:07Il est signé Touloulou, Guérard et Dylan Fels.
05:09Du coup, ici, nous avons nos deux espèces de rori que l'on élève.
05:18Le rori titi blanc, c'est une espèce qui est endémique d'ici.
05:22Et le rori titi noir, du coup, qui est endémique de Rimattara.
05:27On a dû faire importer pour pouvoir faire une production toute l'année,
05:31ce qui ne compte pas aux mêmes dates.
05:33Ils sont là pour, essentiellement, un stade de grossissement,
05:39pour pouvoir après, plus tard, les transformer et en faire des produits cosmétiques et pharmaceutiques.
05:47Depuis un an et demi, ce laboratoire s'est spécialisé dans la transformation du rori,
05:51afin d'en faire une matière première.
05:53Dans cette salle, on a des machines pour les découper de manière spécifique.
06:00Cela va nous aider à optimiser notre séchage qu'on fait ensuite dans ce déshydrateur.
06:05En parallèle, on a aussi développé un procédé qui a été patenté,
06:10qui nous permet d'extraire les molécules actives des concombres de mer sans les tuer,
06:15donc sans souffrance animale également.
06:17Après sa transformation, la matière première prend la direction de l'Hexagone.
06:21Elle y est utilisée pour concevoir des produits cosmétiques et certains compléments alimentaires.
06:26Riche en molécules actives, ces propriétés sont particulièrement reconnues pour leurs effets anti-âge.
06:31On les envoie en métropole, dans des laboratoires spécialisés,
06:36qui ont des labels, qui sont intéressants pour le commerce international,
06:41parce qu'aujourd'hui, c'est presque normal d'avoir un label bio,
06:45d'avoir les bonnes pratiques en laboratoire,
06:48et c'est quelque chose qu'on ne pouvait pas encore faire ici.
06:51Mais qu'à terme, on souhaite ramener en Polynèse.
06:54En partenariat avec la commune de Teveyouta,
06:57le comité de gestion des Rahoui a aussi lancé un élevage de Rori en mer.
07:01En période d'interdiction, les pêcheurs deviendront aussi éleveurs.
07:05On ferme une zone, donc voilà, ils sont quand même un peu impactés,
07:09même s'ils peuvent pêcher sur d'autres zones.
07:11Et si on veut faire de la pêche durable,
07:12donc on va leur trouver un complément,
07:15donc le Rori, pour venir compléter les revenus de ces familles-là.
07:22Depuis 2019, ces deux Rori à Mamel sont classés parmi les espèces en danger.
07:27Très prisés en Asie, ils ont été surexploités et massivement exportés au début des années 2010.
07:33Face à cette pression, le pays a encadré dès 2012 la pêche de toutes les hauts loturies.
07:38Si les élevages se développent, le Rori pourrait bien devenir le symbole d'une ressource préservée et porteuse d'avenir.
07:46Ce jeudi marquait la journée mondiale de l'alimentation saine,
07:51l'occasion de nous pencher sur cette initiative à Walis et Futuna.
07:54Un fruit à la récré, l'objectif est clair,
07:57encourager les plus jeunes à adopter de bonnes habitudes alimentaires.
08:01On voit cela avec Mélodie Sionnet.
08:02Il faut manger des fruits et des légumes pour être en bonne santé.
08:09Mais encore faut-il passer à l'action.
08:11C'est tout le sens du programme.
08:12Un fruit à la récré expérimenté dans quatre écoles de Walis en 2024.
08:17Tous les mercredis et vendredis, on doit toujours manger des fruits.
08:21On ne doit plus manger de sucreries, pas de sandwiches ni de gâteaux.
08:25Cette année, le dispositif s'étend aux sept écoles de Lille,
08:28soit plus de 2600 élèves concernés.
08:30Une à deux fois par semaine, les écoliers reçoivent au goûter des bananes,
08:34de la pastèque, de l'ananas, de la papaye,
08:37des produits du fainois livrés par la CCIMA
08:39et accompagnés par le service de la prévention santé.
08:44La distribution d'un fruit est une mesure éducative
08:46qui vise à promouvoir les produits locaux
08:49et à faire connaître à certains enfants le goût des fruits.
08:53Tout simplement, c'est ce qu'on appelle l'éveil sensoriel.
08:56On espère bien créer chez l'enfant un changement de comportement.
08:59Derrière cette idée simple, le pari de changer les habitudes alimentaires
09:04dès le plus jeune âge,
09:05mais aussi de professionnaliser la production locale encore largement familiale.
09:10Du côté des écoles, le programme s'intègre aux actions déjà menées
09:13sur l'alimentation et la santé.
09:15TEPA, école pilote, est aujourd'hui labellisée établissement en santé.
09:18C'est un très bon projet pour les enfants
09:22parce que je pense que la sensibilisation doit commencer à l'école
09:26pour pouvoir le transporter à la maison.
09:31Plus d'un an et demi après son lancement, le bilan est positif.
09:35Prochaine étape, étendre le dispositif à Futuna,
09:38puis au collège et lycée.
09:40Un enjeu essentiel quand on sait qu'un tiers des enfants de Wallis et Futuna
09:43sont déjà en surpoids ou obèses.
09:47Pour finir, je vous emmène dans les coulisses
09:49du parc zoologique et forestier de Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
09:53Un site emblématique, riche de plusieurs centaines d'espèces,
09:57mais surtout de femmes et d'hommes passionnés
09:59qui œuvrent chaque jour pour préserver ce patrimoine vivant.
10:03Découverte avec Natacha Lassos-Cognard et Laura Chintu.
10:06Il est 5h30 du matin au parc zoologique et forestier
10:12lorsque Marianne Bonzon dépose qui pue, la roussette.
10:16La responsable du site l'a surveillée toute la nuit à son domicile.
10:19Elle la confie maintenant aux soigneurs.
10:23Ça c'est une roussette qu'on a reçue il y a 16 ans, tout bébé.
10:26Et elle est tombée dans sa volière, donc elle s'est fait mal.
10:31Si on n'était pas intervenu, on ne donnait pas cher de sa peau.
10:34Mais il n'est pas content.
10:38Ici, les animaux blessés sont pris en charge toute l'année.
10:41En 2024, 200 animaux ont été déposés par le grand public.
10:45Une fois soignés, 40% d'entre eux sont relâchés dans la nature.
10:50La première chose qu'on fait en arrivant,
10:53c'est que vu que c'est des animaux assez sensibles,
10:55il faut qu'on se désinfecte les mains avec un gel hydroalcoolique.
11:00Et ensuite, on va ramasser la nourriture de la veille
11:04pour pouvoir nettoyer les plateformes et remettre la nourriture fraîche.
11:09Lise Gavin dépose des morceaux de viande dans des cachettes
11:12et c'est aux corbeaux calédoniens de les trouver pour les manger.
11:14Il y a une famille de corbeaux sauvages qui vit dans le parc
11:19et on a pu observer des échanges entre ceux qui sont à l'extérieur
11:22et ceux qui sont dans les volières.
11:24Ceux de l'extérieur donnant des outils à ceux qui sont dedans
11:27et ceux qui sont dedans leur apportant de la nourriture en échange.
11:30Il y a eu des corbeaux calédoniens qui étaient très intelligents.
11:35Mais avant, on ne savait pas ça.
11:36Et quand j'ai vu ça, ça m'a choquée un peu, mais j'étais intéressée.
11:41En 2023, 79 600 personnes ont visité le site.
11:48Voilà, c'est la fin de cet hebdo.
11:49Merci de l'avoir suivi.
11:51Pour le revoir et retrouver toute l'actualité des Outre-mer,
11:54rendez-vous sur france24.com et lapremière.fr.
11:58Je vous souhaite une belle journée, une belle soirée
12:00ou que vous soyez l'information continue sur France 24.
12:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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