- il y a 3 mois
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00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Europe 1 Soir Weekend, deuxième heure, et j'accueille mes débatteurs,
00:09Elliot Mamman, chroniqueur politique. Bonsoir Elliot.
00:12Bonsoir.
00:13Victor Hérault, journaliste politique à valeur actuelle. Bonsoir Victor Hérault.
00:16Bonsoir Stéphanie.
00:17Et pour la première fois, Antoine Fenech, journaliste et chroniqueur.
00:20Vous avez bien entendu Antoine et non pas Georges.
00:22C'est bien ça.
00:23Je vous laisse...
00:24Je suis ravi d'être présent Georges.
00:25Moi aussi, bienvenue à vous Antoine Fenech.
00:28Et mon invité, Jean-Michel Fauvergue, ancien chef du RAID,
00:33auteur de « Ni capitulation, ni résignation, osons le courage » aux éditions Fayard.
00:38Bonsoir Jean-Michel Fauvergue.
00:40Bonsoir.
00:40Alors dans votre livre, vous appelez un sursaut collectif.
00:43Vous faites du courage, le fil rouge de votre essai,
00:47courage d'agir, de dire la vérité, de regarder le réel en face.
00:51On y trouve plusieurs thèmes qui trouvent un fort écho dans l'actualité.
00:56On va y revenir avec vous.
00:57Mais tout d'abord, je voulais m'arrêter sur cette interview que vous avez donnée
01:00à Sonia Mabrouk sur CNews cette semaine.
01:04Écoutez ce petit passage qui a fortement attiré mon attention.
01:08Ce livre est un programme présidentiel.
01:10Si être candidat à la présidentielle, c'est effectivement déployer du courage.
01:14Si c'est faire le bilan des choses telles qu'on doit les faire.
01:17Si c'est apporter un certain nombre de solutions.
01:19Et si c'est ensuite travailler sur ces solutions-là, oui, je suis candidat.
01:23Ça va peut-être faire bouger les choses.
01:24Jean-Michel Fauvert, vous êtes candidat à la présidentielle.
01:27Oui, oui, tout à fait.
01:28Il faut que vous nous expliquiez un petit peu.
01:30Parce que je crois que notre consoeur était elle-même surprise de vous entendre.
01:36Oui, parce qu'on ne s'attend évidemment pas à ça.
01:41Mais ce n'est pas l'apanage des hommes politiques que d'être candidat à eux tout seuls.
01:48Surtout en ce moment.
01:49Non, en fait, en réalité, d'abord ce livre, ni capitulation, ni résignation, osons le courage.
01:56C'est un livre éminemment politique.
01:58Et c'est un vrai programme, d'ailleurs.
02:00C'est vrai.
02:01Et je l'ai fait dans ce sens-là, j'y ai travaillé depuis deux ans,
02:04je l'ai fait dans ce sens-là pour apporter au débat public quelque chose de plus,
02:10quelque chose que j'ai vécu dans mes 40 années de policier,
02:13et quelque chose que j'ai vécu pendant cinq ans à l'Assemblée nationale.
02:17Parce que je ne traite pas que des affaires...
02:19Je traite de la sécurité, je traite de l'immigration, mais pas que.
02:24Et je pense qu'il est temps maintenant, effectivement, d'oser le courage
02:29pour sortir le pays du marasme dans lequel il est.
02:32Et donc, ce programme-là était fait pour ça.
02:36Et puis, en voyant comment les choses évoluent aujourd'hui,
02:41évoluent très mal, la façon dont se comportent les chefs de parti à l'Assemblée nationale,
02:47qui changent d'avis tous les jours, qui menacent de censure,
02:51qui font de la non-censure, etc.
02:54Je pense qu'ils ont pris la France en otage, et je dis qu'il y en a marre de tout ça.
02:57Et donc, du coup, je me suis décidé à, effectivement, poser ma candidature...
03:04On a encore un peu le temps, mais...
03:06Poser ma candidature pour les élections présidentielles.
03:09On n'est pas à l'abri d'une élection présidentielle.
03:13Je pense qu'on ira au boom.
03:14C'est vrai, vous pensez ?
03:14Oui.
03:15Oui ?
03:15C'est-à-dire 2027 ?
03:17Oui, je pense qu'il n'y aura pas de démission.
03:19Oui.
03:19C'est fort à parier, effectivement.
03:21En tout cas, Emmanuel Macron fait tout pour l'éviter.
03:25Vous commencez votre ouvrage sur ce 13 novembre 2015, dont on se souvient tous.
03:31Vous dites, à la tête de mes équipes du RAID, je franchissais les portes du Bataclan en jambant les cadavres glissant sur le sang répandu.
03:38Nous avons dépassé ce jour-là les limites de ce qu'une société civilisée pouvait supporter en temps de paix.
03:45Depuis une décennie, c'est écoulé.
03:47Aujourd'hui, où en sommes-nous de notre courage ?
03:49Justement, où en sommes-nous ?
03:51Oui, et puis je fais aussi, j'ai un fil rouge qui est le livre de Marc Bloch, « L'étrange défaite ».
04:00Absolument.
04:00Et je m'aperçois, Marc Bloch, je l'ai lu une dizaine de fois à peu près, je m'aperçois qu'il y a des similitudes dans nos lâchetés respectives.
04:10Il va à la fois aller l'acheter des hommes politiques, des femmes et des hommes politiques, l'acheter aussi des Français qui, en 40, ont demandé à ce que les villes de plus de 20 000 habitants soient ouvertes à l'ennemi.
04:24L'acheter des organisations syndicales, la CGT en particulier, qui en 40, on avait le pacte germano-soviétique, la CGT était très communiste.
04:35Et donc, à préférer dire à ses adhérents, il faut combattre le patronat plutôt que combattre l'ennemi.
04:41Vous comparez à cette période sombre ?
04:44Oui, parce que vous avez aujourd'hui, alors on n'est plus effectivement dans cette menace-là, mais on est sur des nouvelles menaces et on est dans une société qui est particulièrement...
04:57Alors n'espérez pas trop parce qu'il y a aussi la guerre à nos portes en Ukraine en particulier.
05:03On en parlait d'ailleurs.
05:04Et j'en parle, et ça, ça m'inquiète beaucoup.
05:08Mais ce que je voulais dire, c'est qu'on est dans une société qui, aujourd'hui, est très individualiste,
05:15qui est consumériste, individualiste, et sur lequel on a pris l'habitude, particulièrement en France, de vivre sous perfusion.
05:26Oui, vous savez, d'ailleurs, vous rejoignez un petit peu François Bayon sur ce point, qui avait visé les Français, vous vous souvenez, dans son discours.
05:33Et vous dites, d'ailleurs, nous avons remplacé le courage par la plainte.
05:37Ça veut dire quoi, Jean-Michel Fauvert ? L'État-providence a-t-il, selon vous, désinvesti, déresponsabilisé les Français ?
05:45Bien sûr, il manque, on manque aujourd'hui.
05:48Alors, il n'y a pas que les Français, il y a d'autres peuples qui sont comme ça, mais en France, c'est quand même poussé vers l'absolu.
05:53On manque, effectivement, de responsabilité personnelle.
05:57C'est-à-dire, quand il nous arrive quelque chose, on recherche, en général, les causes ailleurs.
06:06Et on est prompt à accuser les autres.
06:09Mais pas partout.
06:11C'est ce que je voudrais dire.
06:12Il y a des zones d'espoir.
06:14Moi, j'ai vécu l'hyper-cachère, j'ai vécu le Bataclan, j'ai vécu ces périodes de troupes.
06:20Je peux vous assurer que les Français sont courageux.
06:25Sauf que, pour l'instant, ils n'appliquent pas leur courage.
06:27Je peux vous assurer qu'il y a eu des choses merveilleuses qui ont été faites.
06:32Par exemple, des gens qui ont sauvé des vies en faisant des points de compression au péril de la leur, parce que ça tirait encore.
06:38Il y a eu des tas de choses qui ont fait...
06:40On a cette énergie-là.
06:42On est dans un beau pays.
06:43On est la France, quand même.
06:45On est la France.
06:46On est dans un beau pays.
06:47On a cette énergie-là.
06:49Il faut qu'on arrive à la mobiliser pour sortir de ce marasme actuel.
06:53Victor Herrault, vous avez intervenu.
06:54Jean-Michel Fouberg, j'ai une question.
06:57Vous titrez votre livre « Osons le courage ».
07:00Et j'aimerais vous demander, le courage peut-il s'apprendre ?
07:06Et prolongement de cette question, faut-il changer le personnel politique parce qu'il n'a pas de courage ?
07:11Ou peut-on former le personnel politique actuel au courage ?
07:15Le courage n'est pas inné, à mon avis.
07:20Vous savez, De Gaulle disait que le talent, c'est des hommes au milieu des circonstances.
07:27Et les circonstances ont changé la vie du général De Gaulle.
07:30Le courage n'est pas inné.
07:32Le courage est quelque chose qui s'apprend tout au long de la vie et qui arrive à s'inculquer.
07:36Et dans les périodes troubles, dans les périodes importantes, dans les périodes où vraiment on est en sa part à volo,
07:43on peut être capable, chacun d'entre nous, du meilleur comme du pire.
07:48Mais je pense que la population française a prouvé qu'elle était capable du meilleur, de se ressaisir.
07:55Alors, est-ce qu'on peut inculquer aux hommes politiques un peu plus de courage ?
07:59Je l'espère, on voit en ce moment des spectacles qui sont quasiment vomitifs.
08:07C'est difficile de voir ces spectacles.
08:09Lesquels ? Ce qui se passe à l'Assemblée en ce moment, par exemple ?
08:12Oui, oui, les chefs de partis qui vous disent, on va voter, on ne va plus voter, il faut voter si ça, si ça se passe comme ça.
08:22Enfin, voilà, ils passent la politique, le budget et finalement la France sous leur fourche-codile, les uns comme les autres.
08:31Donc, à un certain moment, il faut arrêter ça et oui, ça peut s'apprendre, ça peut se ressaisir.
08:38Et c'est aussi pour ça que j'ai écrit ce livre, que ces responsables-là le lisent et ça me semble être important.
08:49Et comme vous le disiez, vous balayez plusieurs sujets, vous parlez effectivement même de l'international avec ce qui se passe en Ukraine,
08:56vous parlez de l'islamisme, du terrorisme, de la justice.
09:01Quelle est, selon vous, Jean-Michel Fauvergue, la plus grande des lâchetés de ces dix dernières années, selon vous ?
09:08On rappelle quand même que vous étiez aussi député La République En Marche, vous étiez proche d'Emmanuel Macron.
09:14Quelle est peut-être votre pire déception de ce double quinquennat ?
09:19Alors, il y a deux questions, la pire déception du quinquennat et la plus grande lâcheté.
09:23Oui, c'est ce qui peut se rejoindre d'ailleurs.
09:24Et moi, je ne pense pas que ça se rejoigne, mais enfin, la plus grande lâcheté, à mon avis, c'est de faire en sorte que dans ce pays-là, on n'ait plus de justice.
09:36Plus.
09:36Justice, elle est complètement absente.
09:39Et ça, ça s'est fait pendant des décennies.
09:41On a laissé tomber cette notion de justice qui est pourtant une belle notion.
09:44Et on l'a laissé entre les mains de quelques-uns, de quelques magistrats qui sont orientés politiquement, mais aussi d'une idée, même ceux qui ne sont pas orientés politiquement, ont une idée que la justice ne doit pas sévir.
10:00Elle doit être réparatrice, elle doit permettre de repartir, ce qui est vrai quelquefois.
10:06Mais on a laissé tomber cette idée de justice.
10:09Alors, ça dépend, regardez le verdict de la mortrière de la jeune Lola, regardez celui de Nicolas Sarkozy.
10:15C'est ce que j'allais dire, pas tous les magistrats.
10:16Parfois, il y a de la sévérité, quand même.
10:19Est-ce que, quel est votre regard, d'ailleurs, sur cette affaire ?
10:21D'ailleurs, Nicolas Sarkozy, c'est intéressant de vous entendre là-dessus.
10:24Vous trouvez que la justice n'a pas été au rendez-vous ?
10:26Donc, du coup, je ne réponds pas.
10:27Non, mais j'y reviendrai, mais là, j'avoue que j'avais envie de vous poser cette question.
10:32Écoutez-moi, je ne connais pas l'affaire Sarkozy, donc je ne vais pas, sur le fond, vous dire quoi que ce soit là-dessus.
10:39Mais je ne vais pas faire mon homme politique, et je vais vous répondre sincèrement sur beaucoup de choses.
10:44D'abord, ce que j'admire en Nicolas Sarkozy, c'est le courage qu'il a eu quand il est allé délivrer des enfants dans l'école maternelle de Neuilly.
10:55C'est un courage physique.
10:57Il a délivré 4 ou 5 enfants, dans un milieu où il y avait des explosifs, il y a un fou furieux avec ces explosifs-là.
11:06Et là, évidemment, les hommes et les femmes politiques de l'époque, et encore maintenant, disent, ouais, mais bon, c'était de la pub, etc.
11:11Je connais peu, et je connais pas mal d'hommes et de femmes politiques, je n'en connais peu qui auraient fait la même chose.
11:16De ce point de vue-là, moi je l'admire, mais c'est une admiration professionnelle en tant qu'ancien chef du Rennes.
11:21La deuxième chose que je voulais vous dire, et qui me semble aussi importante, c'est qu'il a été condamné sur une seule et unique base, c'est la base d'associations de malfaiteurs.
11:31Nous aurions aimé, nous policiers, moi j'aurais aimé quand j'étais policier, que l'ensemble des bandes de dealers soient condamnés, y compris les guetteurs, sur ces bases-là, ça n'a jamais été le cas.
11:44La deuxième chose, c'est qu'il a pris une peine de 5 ans de prison ferme.
11:48Nous aurions aimé, nous policiers, et je pense les gendarmes, que les dealers, que ceux qui commettent des délits de ce type soient condamnés avec les mêmes peines, ça n'est en général pas le cas.
12:02Et il a été condamné en lui interdisant l'appel par une exécution provisoire.
12:08Nous aurions aimé, et j'aurais aimé, que cette exécution provisoire puisse s'appliquer aux délinquants.
12:14Et j'en reviens donc, puisque je ne perds pas le fil à la deuxième question que je vous avais posée, votre pire déception de ce double mandat, vous qui avez été député à La République En Marche ?
12:24Alors, j'ai été député à La République En Marche, je ne suis pas représenté, c'est important de le dire, je ne suis pas représenté en 2022.
12:35La déception, la désillusion, c'est évidemment cette dissolution qui ne correspond à rien, qui a heurté, chagriné, blessé, meurtri des copains et des copines qui sont députés encore,
12:50qui n'ont pas compris non plus ces choses-là, et stratégiquement c'est quelque chose qui est complètement incompréhensible.
12:57Même si, je m'empresse de le dire, et ça fait le joint avec mon livre, même si, la veille de la dissolution, 60% des Français étaient pour la dissolution, ne l'oublions pas.
13:07Oui.
13:08Eliott Maman.
13:08Oui, et alors justement sur ce point-là, le lien entre ce que vous dénoncez et éventuellement l'opinion publique, vous parliez à l'instant du procès de Nicolas Sarkozy,
13:15ce qui est intéressant, c'est que dans la décision des magistrats, on peut voir une forme de justicialisme, c'est-à-dire une espèce de populisme
13:22qui voudrait voir des élites absolument licencieuses par essence et qu'il nous faudrait donc condamner.
13:27Mais ma question est donc, face à ces risques de capitulation ou de résignation que vous dénoncez,
13:33qui blâmez-vous, qui estimez-vous nous faire courir le plus grand danger ?
13:37Est-ce que c'est une élite qui serait absolument déconnectée du reste de la population ?
13:40Ou est-ce que parfois aussi les électeurs, dans leurs revendications, nous conduisent également dans des situations qui sont particulièrement difficiles ?
13:47Vous dénonciez à l'instant l'incurie politique à l'Assemblée nationale.
13:50Les partis politiques sont aussi face à des électeurs qui ont bloqué le pays lorsque l'on a souhaité réformer le système des retraites, par exemple.
13:58Donc, qui est responsable ?
13:59Les deux. Les deux, tout à fait.
14:01On est dans une nation, c'est des hommes politiques qui doivent conduire le pays
14:07et avec une population derrière qui, à un certain moment, va leur donner les clés du pouvoir, va les soutenir.
14:15Aujourd'hui, on assiste au fait que, d'abord, très peu de gens vont voter.
14:22Il y a une défection de ce point de vue-là.
14:25Et moi, j'espère, et ma candidature à l'élection présidentielle, j'espère récupérer des voix.
14:33Si je dois aller jusqu'au bout, si les choses bougent, j'espère récupérer les voix des gens qui ne vont pas voter.
14:39Et donc, il y a des gens qui ne vont pas voter.
14:41Ensuite, il y a effectivement le vote de la nation qui fait qu'on amène au Parlement un certain nombre,
14:50soit de majorité, soit de groupes qui ne forment pas de majorité.
14:54Mais après, une fois qu'on a fait ça, dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui,
14:58qui n'est pas une situation classique sur la Ve République,
15:01on doit absolument trouver des majorités d'alliances, etc.
15:05Aujourd'hui, tout le monde s'y refuse à l'Assemblée nationale.
15:09Et ils se refusent dans un spectacle, que ce soit les uns ou les autres,
15:12tout le monde d'ailleurs, dans un spectacle qui est profondément heurtant pour les Français.
15:17Donc, on n'a ni l'homme politique qui doit entraîner ça,
15:22et rassembler les gens autour de lui ou de son mouvement,
15:26ni les Français qui, aujourd'hui, n'y croient plus.
15:29Donc, il faut leur redonner espoir là-dessus.
15:31Jean-Michel Fauvert, il y a plusieurs...
15:33Alors, malheureusement, le temps ne va pas à ses fils,
15:35mais il y a plusieurs chapitres extrêmement intéressants.
15:38Vous parlez de l'immigration, vous ne mâchez pas vos mots.
15:41C'est en rupture assez avec, d'ailleurs, ce qu'on a pu entendre chez les macronistes.
15:45Vous parlez clairement d'une immigration délinquante et criminelle
15:48qui revêt plusieurs aspects.
15:50Vous parlez d'une immigration délinquante et criminelle.
15:52Il ne se passe pas une semaine sans une agression, un délit ou un crime commis par un étranger,
15:56quelquefois sous OQTF.
15:57Les faits les plus graves sont d'un niveau tel qu'ils en deviennent insupportables.
16:02Vous parlez de choc culturel, l'égalité de l'homme et de la femme,
16:06ainsi que la supériorité des préceptes de la loi sur ceux de la religion,
16:09dont la régulation de la vie en société représente, avec d'autres, des principes de base
16:13dont la transgression conduit à des actes répréhensibles et est puni par les textes.
16:17C'est vrai que c'est assez audacieux.
16:19C'est un discours qu'on entend souvent, d'après les médias mainstream, si j'ose dire, à l'extrême droite, ça.
16:28Oui, justement, il faut arrêter de dire ça.
16:30Ce discours-là, ce n'est pas un discours d'extrême droite, c'est un discours de bon sens.
16:34Et tout le monde subit ça, et le français subit ça aussi.
16:38Moi, je distingue trois types d'immigration.
16:40L'immigration agressive, c'est effectivement des étrangers qui nous font des crimes et des délits,
16:47des attentats, etc.
16:49Il ne faut pas que l'on se prive du fait de les renvoyer chez eux, à un certain moment.
16:54On a du mal.
16:56Et si vous voulez tout savoir, puisque j'étais dans la campagne d'Emmanuel Macron en 2017,
17:04c'est des fiches qu'on lui avait fait là-dessus, je n'étais pas le seul, sur ça.
17:10Donc, ça vous surprendra peut-être, mais ça n'a pas été mis en application.
17:13La deuxième chose, c'est l'immigration invasive, c'est-à-dire celle qui nous arrive de partout,
17:19avec des étrangers en situation irrégulée, pas forcément délinquante,
17:22mais à un certain moment, on ne peut plus supporter cette immigration-là.
17:25Et là, pour le coup, ce n'est pas au pays à réagir, mais c'est le pays avec l'Union européenne.
17:32Et la troisième sélection qui est importante pour pouvoir combattre les deux autres,
17:36c'est l'immigration sélective, c'est-à-dire récupérer les gens qui ont du talent,
17:40récupérer les gens qui ont de la main d'œuvre, on en a besoin.
17:43Vous aurez l'occasion de nous en reparler, puisque vous êtes candidat à la présidentielle,
17:47vous reviendrez nous voir en campagne.
17:48Merci Jean-Michel Fauvergue, et je rappelle, ni capitulation, ni résignation,
17:53osons le courage aux éditions Fayard, merci d'être passés par le studio d'Europe 1.
17:56Merci.
17:57Europe 1 Soir Weekend, 19h-21h, sur Europe 1.
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