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  • il y a 5 mois
EXCLU - Rackettée, une commerçante brise le silence dans « Morandini Live » sur CNews

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Transcription
00:00Je voulais commencer cette émission avec un témoignage exclusif.
00:03Je vous propose de partir à Salon de Provence avec un jeune homme propriétaire d'une pizzeria
00:09qui a été visitée à deux reprises par de très jeunes gens d'une quinzaine d'années.
00:12La semaine dernière, envoyée par un individu, se revendiqua de la DZMafia.
00:17Il réclamait 20 000 euros pour assurer sa protection.
00:20Et comme il a refusé, ils ont décidé de le menacer
00:25et d'envoyer également des gens pour tirer sur la devanture de sa pizzeria.
00:30Ça s'est passé il y a 48 heures.
00:32On est en direct avec la co-gérante de cette pizzeria
00:35qui est également la sœur de ce jeune homme et qui accepte de parler.
00:39Bonjour madame, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:42Bien évidemment, on ne verra pas votre visage pour des raisons de sécurité qu'on comprend bien
00:46puisqu'a priori, ces jeunes qui sont venus vous menacer se présentent comme des gens de la DZMafia.
00:50Donc on imagine le risque, on imagine ce que vous courez.
00:53Vous êtes dans quel état d'esprit ?
00:58Je suis...
01:00J'ai vraiment peur.
01:07Je ne trouve pas les mots aujourd'hui.
01:11C'est-à-dire ?
01:13C'est-à-dire qu'on a déjà été menacés en mars 2024 suite...
01:26On a été victimes déjà à ce moment-là.
01:29On nous a mis le feu à notre épicerie.
01:33Le maire, on a sollicité le maire pour notre protection.
01:42Rien n'a été fait.
01:44La seule chose qui puisse nous faire...
01:47C'est de nous faire fermer les épiceries plutôt que prévu au niveau des horaires.
01:56Mais est-ce que quelqu'un assure votre protection ?
01:59Est-ce qu'il y a des gens pour assurer votre protection ?
02:02Est-ce qu'il y a des rondes de police qui sont plus nombreuses ?
02:04Non, je n'ai pas l'impression parce que suite à la première affaire,
02:12les enquêteurs m'ont dit qu'ils n'avaient pas le temps pour enquêter sur cette affaire-là,
02:18qu'ils ne voyaient rien à la caméra, qu'ils n'ont pas pu faire...
02:23Pour moi, ça n'a pas été fait jusqu'au bout.
02:26Je n'ai même pas eu un coup de téléphone pour dire
02:28« Madame, l'affaire est clôturée, elle est sans suite, il n'y a pas assez de preuves, rien jusqu'à ce jour ».
02:33Aujourd'hui, ça recommence.
02:38Pareil, on nous mena, on essaie de nous raqueter,
02:42mais nous, on ne se laisse pas faire parce qu'on est des gens très corrects, on travaille.
02:47On vous a demandé 20 000 euros, c'est bien ça ?
02:49Et c'est des jeunes plutôt qui vous demandent ça ?
02:52Oui, ils nous demandent 20 000 euros.
02:55Et en fait, il y a deux jeunes, si j'ai bien compris,
02:57il y a deux jeunes qui sont venus vous voir,
02:59deux jeunes qui avaient une quinzaine d'années ?
03:02Deux jeunes, oui, mineurs,
03:06qui, l'un d'entre eux a été interpellé.
03:12Et ils disent qu'ils viennent de la part de la DZ Mafia, c'est bien ça ?
03:16Oui, c'est ça, c'est ça.
03:18Avec un téléphone, bien sûr,
03:19donc on ne sait pas par qui ils viennent exactement.
03:22Et vous envisagez quoi ?
03:26De quitter les affaires ?
03:27Parce que ça doit être invivable pour vous.
03:28Vous envisagez peut-être de fermer le commerce, de partir ?
03:31Vous êtes dans quel état d'esprit ?
03:33Non, je ne fermerai pas mes commerces.
03:35Là, pour le moment, oui, on a fermé le snack
03:38parce que tout le monde est sous le choc
03:41et on est choqué de ce qui se passe.
03:47Donc, non, non, je ne me laisserai pas intimider par ces gens-là.
03:54Mais on a tiré également sur la devanture de votre magasin,
03:57il y a 48 heures, c'est ça ?
03:59Oui, mardi à minuit, minuit et demi, minuit, oui, à peu près, vers ces horaires-là.
04:07Ça, c'est la première fois que ça arrive ?
04:09Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
04:13Mais ils m'ont menacé aussi sur les réseaux, sur Snap.
04:21Ils sont venus filmer devant ma porte, de chez moi.
04:24Moi qui étais chez moi, seule avec mes enfants, chez moi, dans mon appartement.
04:28Ils ont filmé ma porte d'entrée.
04:33Et le lendemain matin, ils ont envoyé ça sur les réseaux sociaux
04:36que voilà, on filme chez votre sœur.
04:42Si vous ne nous payez pas, préparez un billet pour partir.
04:47Vous êtes très courageuse, vous êtes très courageuse de dire je tiens le coup,
04:50vous êtes très courageuse de parler aujourd'hui
04:52parce que même si, bien évidemment, on ne dit ni votre prénom, ni votre nom,
04:56on ne montre pas votre visage non plus,
04:57mais vous avez un courage exceptionnel.
04:59Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que vous tenez bon, vous ?
05:04Écoutez, c'est mon gagne-pain.
05:10Je paye des impôts, je paye mes charges.
05:13Je ne verrai pas pourquoi je ne tiendrai pas le coup.
05:17Non, bien sûr, mais il faut de la volonté, il faut du courage.
05:19Surtout que vous avez peur, vous avez peur pour votre famille, je suppose,
05:22vous avez peur pour vos enfants ?
05:25Oui, j'ai peur pour ma famille, j'ai peur pour mes enfants.
05:29J'ai peur, oui, pour mes commerces aussi, c'est normal.
05:36Aujourd'hui, je ne me sens pas protégée.
05:40Le soir même, quand on nous a tirés sur le snack,
05:49un des employés a appelé, non, c'est plutôt,
05:54enfin, comment vous expliquez ?
05:56On appelle la police, la police nous dit d'appeler le 17,
05:59le 17, on lui dit d'appeler le municipal.
06:02Quand il y a danger, ils ne tombent pas là.
06:07Et quand il n'y a pas danger, je vous donne un exemple.
06:10Cet été, mon frère a mis deux tables et deux chaises
06:12devant la devanture du snack.
06:14On a été verbalisés tous les soirs.
06:17Est-ce que vous pensez que vous êtes le seul commerce
06:19victime de cette entretien de chantage
06:21ou c'est quelque chose qui se développe à Salon-Provence
06:24et dans le sud de la France globalement
06:26depuis que la DZ Mafia a de plus en plus de pouvoir ?
06:29Moi, je pense que c'est dans le sud
06:31et ça commence à être partout, oui, oui, oui, bien sûr.
06:36Écoutez, bon courage, on va voir un policier dans un instant,
06:39donc on va parler avec lui de votre cas, bien évidemment,
06:41pour essayer de comprendre, pour essayer de faire avancer les choses
06:43parce que c'est incroyable, quand on est en France,
06:46on est en 2025, on est dans le sud de la France
06:48et on se retrouve avec des gens comme vous
06:50qui disent « moi, je tiendrai bon ».
06:51Et c'est un courage incroyable aujourd'hui, on le sait,
06:53donc bravo à vous, on est de tout cœur avec vous
06:55et j'espère que votre passage sur l'antenne de CNews
06:58va pouvoir faire bouger les choses
06:59parce que c'est incroyable qu'on soit là en France.
07:02Merci beaucoup, madame.
07:03Merci.
07:03Voilà, c'était aussi quand même, je sollicite beaucoup
07:06et je remercie la BAC, elle fait vraiment son travail
07:09et vraiment, c'est le seul soutien que j'ai eu.
07:12Je n'ai pas eu de soutien par la mairie,
07:15ni par le maire, ni par personne d'autre,
07:19personne, personne, en sachant qu'ils savent ce qui se passe.
07:21Il n'y a personne qui va passer un coup de fil
07:23ou me dire « madame, vous allez où ?
07:25Vous allez faire comment ?
07:26Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on ne peut pas faire ? »
07:29Vraiment, j'ai l'impression qu'ils ne mettent que les bâtons dans les roues.
07:33Et voilà.
07:35Vous l'avez dit en tout cas, je pense que la mairie de Salon-de-Provence
07:37qui nous regarde forcément va réagir
07:38après vous avoir entendu et bravo à la BAC comme vous l'avez dit.
07:41Merci beaucoup, madame.
07:42Bon courage à vous et merci d'avoir été avec nous.
07:45Merci.
07:46Merci.
07:47Merci.
07:48Merci.
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