- il y a 4 mois
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00:00Europe 1 soir, 19h, 21h, Pierre De Villeneuve.
00:04Avec pour m'accompagner jusqu'à 20h, Jules Thorez.
00:06Bonsoir, journaliste politique au journal du dimanche.
00:09Bonsoir Jean-Claude Dacier.
00:10Bonsoir.
00:10Et bonsoir à vous Prisca Tévenot.
00:12Bonsoir Pierre De Villeneuve.
00:13Merci d'être avec nous député EPR des Hauts-de-Seine.
00:16Est-ce que vous comprenez quelque chose à ce qui nous paraît en tout cas benoîtement antagonique
00:22avec d'un côté Sébastien Lecornu qui énonce que la suspension des retraites serait de la réforme.
00:28serait ajoutée au budget de la sécurité sociale.
00:31Et le Président, qui normalement n'interfère jamais dans les affaires intérieures quand il est à l'étranger,
00:38qui nous dit ni abrogation, ni suspension, seulement un décalage et peut-être bientôt un référendum.
00:46Aidez-nous à comprendre.
00:48Je vais vous répondre depuis l'Assemblée nationale.
00:50Factuellement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé aujourd'hui par quelle voie législative,
00:58par quel véhicule législatif il allait proposer le débat de la suspension de la réforme des retraites aux parlementaires.
01:04Et donc, je dis bien proposer le débat sur la suspension de la réforme des retraites.
01:09D'ailleurs, avant que je vienne sur votre plateau, j'étais en commission des affaires sociales
01:13où les quatre ministres du travail de la santé étaient auditionnés devant les députés
01:18et ils ont aussi rappelé qu'un débat pouvait être ouvert sur la suspension.
01:22Donc, factuellement, il y aura un moment, un vote sur la suspension.
01:26Je vais vous donner un grand scoop.
01:27Si la suspension est mise en débat, elle risque de passer.
01:31Je ne vous apprends rien.
01:33Énorme scoop.
01:35Oui, désolé.
01:35J'essaie de vous faire des annonces.
01:37Mais ensuite, par rapport à ce qu'a annoncé le Président de la République,
01:41je pense que c'est surtout sur la suite.
01:43Parce que si la suspension est votée, la question du financement du modèle actuel continue quand même à se poser.
01:49C'est peut-être pire si ça passe par ordonnance et donc, c'est la copie avec la lettre rectificative,
01:56la copie qui sera donc celle de la fin de semaine avec la suspension qui est décidée par Sébastien Lecornu.
02:04Ce sera peut-être pire que le débat qu'on pourra avoir.
02:07Non, je pense que ce qui est pire aujourd'hui, c'est de commencer à enjamber le débat parlementaire
02:11qui vient à peine de commencer et de considérer déjà qu'il y aura des ordonnances, pas des ordonnances.
02:16Je pense qu'on a le droit de rentrer dans ce débat parlementaire sans reprendre les sujets
02:20et les prises de position sémantiques du Rassemblement National et de la France Insoumise
02:25qui, effectivement, ne voulaient pas de ce débat.
02:27Ils nous l'ont suffisamment dit la semaine dernière.
02:29Là, on rentre dans le débat.
02:30Le débat sur le projet de loi de finances de l'État a commencé hier.
02:33Celui du financement de la sécurité sociale va commencer jeudi.
02:37Et au vu des teneurs des échanges qui peuvent avoir lieu en ce moment en commission,
02:41j'ose espérer qu'on pourra continuer à se lancer à débattre.
02:43C'est ça qu'on voudrait savoir parce que les déclarations, on les a.
02:47Ce qu'on n'a pas, c'est qu'on n'est pas une petite souris, justement, en commission
02:50et on ne sait pas quelle est l'ambiance, en fait, d'une manière générale.
02:53Est-ce qu'on arrive à se parler ?
02:54Oui, les débats ont lieu.
02:55Les débats ont lieu.
02:56Les échanges peuvent avoir lieu correctement.
02:59Les amendements sont étudiés.
03:01Les votes sont respectés.
03:02Ensuite, il faut être très clair.
03:04Ce qui se passe en commission est une préchauffe pour le débat en séance.
03:08Mais déjà, sur la forme, on peut dire que ça se passe correctement sur le débat.
03:14Maintenant, sur le fond, ça va être tout autre chose.
03:16Bah oui, parce que tout est proposé.
03:18Jean-Claude Dacier.
03:19Bon, écoutez, moi, j'ai entendu le chef du gouvernement tenir des propos très clairs,
03:23tout à l'heure à l'Assemblée nationale.
03:25Il a dit, répété, qu'il y aurait un débat sur la réforme des retraites,
03:30ou plus exactement, sur ce qu'on peut appeler la suspension de la réforme des retraites.
03:35Point.
03:37Alors ensuite, je suis tout à fait capable aussi de comprendre, comme vous,
03:41que le Président a quelques regrets devant sa loi,
03:45qui est devenue une espèce de symbole,
03:47et qui fait que tout le monde s'agite autour,
03:50et qu'ils disent, mais non, c'est pas une disparition de la loi,
03:53c'est une...
03:54On verra tout ça après le débat à l'Assemblée nationale,
03:58après le vote du budget.
03:59Et on verra bien, le référendum me paraît un peu audacieux,
04:05et pour tout dire, un peu ridicule,
04:07parce qu'il y a une expression populaire qui semble être opposée à la réforme des retraites.
04:13Je pense que ça va pas durer.
04:15Et je pense que petit à petit, les Français, l'opinion, se rend compte
04:19qu'avec moins de deux actifs au boulot,
04:23il y aura du mal à financer à l'avenir la réforme des retraites pour les autres.
04:28Donc je pense que ça va se mettre en place.
04:30Mais bon, pour le moment, il y a un débat qui est annoncé à l'Assemblée.
04:33Je suis moins sûr que vous.
04:34Je suis pas sûr que les gens soient opposés à la réforme des retraites.
04:39Je pense qu'ils sont opposés au financement tel qu'il devrait exister
04:42dans le mode de système actuel.
04:44Soyons très clairs, aujourd'hui, imaginons aujourd'hui,
04:47il n'y a pas de réforme, il n'y a pas de système de retraite.
04:50Est-ce qu'on mettrait en place un système par répartition
04:52au regard du défi démocratique qui est devant nous ?
04:54Non.
04:55Donc ce qu'on doit pouvoir aussi interroger,
04:57c'est peut-être en finir avec les réformes paramétriques
05:00qui usent le débat politique,
05:02qui fatiguent les Français,
05:03et qui en plus, pardon, mais empoisonnent vraiment
05:07tout ce qu'on pourrait faire par ailleurs.
05:08On devrait parler de toute autre chose.
05:09En fait, depuis trois ans, on est enfermés dans ce débat.
05:12Ce qu'il faudrait faire, et c'est ce que nous proposons avec Gabriel Tal,
05:14c'est de remettre le système à plat.
05:15De le remettre complètement à plat,
05:17au regard aujourd'hui de la démographie
05:19et des enjeux qui sont les nôtres.
05:20Donc de ne plus avoir de système de retraite,
05:22mais de le revoir.
05:23Avec de la capitalisation,
05:25avec un âge de départ libre.
05:27C'est ce qu'a commencé à faire le ministre Farandou,
05:28avec sa sortie dans les échos,
05:30où il a dit qu'il y aurait peut-être une partie par capitalisation,
05:33sortir donc de la répartition,
05:35et peut-être un système par points,
05:37comme ça existe dans d'autres pays d'Europe.
05:39Donc ça veut dire que,
05:40je ne dis pas que ça remet en question
05:42ce que vous proposez avec Gabriel Tal,
05:44c'est juste que c'est déjà plus ou moins en place,
05:46même si ce n'est pas, j'allais dire,
05:49ce n'est pas électoralement très marketing,
05:54très vendeur,
05:55avant une échéance comme 2027.
05:57On est en 2025, ça tombe bien.
06:00Non, ce qu'il faut dire aujourd'hui,
06:01c'est que c'est très beau,
06:02ça fait un beau slogan de dire,
06:03c'est bon, on a suspendu,
06:05on a abrogé, enfin ce que vous voulez,
06:06la réforme de 2023.
06:07Sauf que le problème reste entier.
06:09L'année prochaine, c'est 500 millions,
06:11dans deux ans, c'est 1,2 milliards.
06:12Il est obligatoire de refaire une réforme de 2023 obligatoire.
06:15Mais même au-delà de ça,
06:16parce que j'entends tout de suite la gauche me dire,
06:18j'ai une solution, taxer les riches.
06:19Ok, super.
06:20Mais au-delà de ça,
06:21ce qu'on est en train de faire,
06:22et je le dis en étant très ironique,
06:24on est enfermé dans ce débat,
06:26et on ne parle pas de souveraineté,
06:28on ne parle pas d'industrialisation,
06:29on ne parle pas d'intelligence artificielle,
06:31on ne parle pas d'emploi.
06:32Enfin, en fait,
06:33on passe notre temps à parler
06:35dans un seul et unique sujet.
06:37Et avec un retour en arrière
06:39qui est quand même catastrophique,
06:40c'est-à-dire que tous les pays européens
06:41regardent vers l'avant.
06:42C'est la question de 67, 68, 69 ans.
06:45Ça, on l'a dit.
06:46Qu'est-ce que vous répondez à Olivier Faure,
06:48qui tout à l'heure dit,
06:49parce que vous parliez de taxation des riches,
06:51« Ah ben voilà,
06:53les masques tombent ».
06:53Ça, c'est la grande phrase
06:55dans les hémicycles,
06:56dans les grandes déclarations politiques,
06:58les masques tombent,
06:58parce qu'évidemment,
06:59on ne leur a pas donné la taxe Zuckman,
07:01ou en tout cas,
07:02ils veulent la remettre.
07:03On veut quand même redéfinir ça.
07:05Il y aura une discussion
07:06sur les holdings.
07:08Vous-même, Priscatevno,
07:09qu'est-ce que vous pensez ?
07:11L'embryon a été déjà donné tout à l'heure,
07:15où vous avez dit,
07:15« Ah ben voilà, super,
07:16la taxation des riches ».
07:17On a l'impression que c'est toujours
07:18les mêmes anciennes,
07:19j'allais dire,
07:20mitterrandiennes.
07:21Non, mais je pense qu'il faut
07:22qu'on en finisse.
07:22Le nerf de la guerre,
07:23ce n'est pas comment augmenter les taxes,
07:25mais c'est comment baisser la dépense.
07:27Et en un moment,
07:28il va falloir qu'on y aille aussi.
07:30Et ensuite,
07:30si Olivier Faure,
07:31moi je peux l'entendre,
07:33s'attend à ce qu'il s'agisse
07:34simplement de faire une lettre
07:35pour dire,
07:35« Ben en fait,
07:36j'aurai ça,
07:36j'aurai ça,
07:36j'aurai ça »,
07:37ben non,
07:37bienvenue dans le débat parlementaire.
07:38C'est pas la liste du Père Noël ?
07:40Ben en fait,
07:40bienvenue dans le débat parlementaire,
07:42bienvenue à l'Assemblée nationale,
07:43où il ne s'agit pas simplement
07:44de censurer et de rejeter.
07:46Lui, il a une autre logique,
07:47c'est justement de censurer et de rejeter.
07:48Donc,
07:48est-ce que vous avez une crainte
07:50que ce gouvernement fraîchement constitué
07:53tombe ?
07:54Parce que si les socialistes censurent,
07:56il risque d'y avoir un train de députés
07:58d'autres formations derrière.
08:00On ne peut pas passer son temps
08:01en permanence à se dire de gauche
08:03et d'avoir de gauche
08:04que ça place dans l'hémicycle.
08:06Je m'explique.
08:07Ils disent vouloir parler du pouvoir d'achat,
08:09très bien.
08:09Ils disent vouloir parler du salaire
08:12des travailleurs,
08:12très bien.
08:13Ils disent vouloir parler
08:14de la solidarité dans notre pays,
08:15très bien.
08:16En fait,
08:16tout cela n'existe pas
08:17si on ne peut pas y travailler
08:18dans l'hémicycle.
08:19Et faire tomber un gouvernement
08:21en permanence,
08:22pardon,
08:22ça empêche l'Assemblée nationale
08:24de travailler
08:24puisque quand le gouvernement tombe,
08:25l'Assemblée ne se réunit pas.
08:27Donc,
08:28à un moment,
08:28il faut comprendre qu'aujourd'hui,
08:29le fait majoritaire
08:30dans notre pays n'existe pas.
08:31Ce n'est pas de notre fait,
08:32c'est la volonté des Français.
08:33Et donc,
08:34ça,
08:34il va falloir respecter
08:35et commencer chacun
08:36à se dire
08:37ça va être dur
08:37mais on va faire un débat.
08:39Et ce que je constate aujourd'hui,
08:40c'est qu'une majorité
08:41de nos oppositions
08:42ont réellement peur
08:43du débat parlementaire.
08:44Est-ce que vous avez l'impression
08:45de vivre dans un pays
08:46où on n'a pas le droit
08:46d'être riche ?
08:48Non mais avec la gauche,
08:48oui.
08:49Vous travaillez,
08:50c'est une injure.
08:51Vous épargnez,
08:52c'est une insulte.
08:53Donc,
08:54à un moment,
08:54il faut aussi pouvoir
08:55remettre les choses
08:56au cœur du débat.
08:58Nous avons la valeur travail
09:00dans notre ADN.
09:01Nous voulons permettre
09:02aux travailleurs
09:02de vivre mieux
09:03parce que oui,
09:04beaucoup aujourd'hui
09:05nous le disent.
09:05Ils ont l'impression
09:06de travailler en permanence
09:08pour payer des choses
09:09dont ils ne bénéficient
09:09même pas eux-mêmes.
09:11Donc,
09:11à un moment,
09:12il faut sortir
09:12et c'est une députée
09:13de la NFP
09:14qui le disait
09:15en début de semaine,
09:15enfin hier pardon,
09:16j'ai l'impression
09:16que le temps passe vite
09:17en commission,
09:18qui disait
09:18nous avons gagné
09:19le récit culturel.
09:22Et nous,
09:22on va continuer
09:23à se battre
09:24pour que ça n'existe pas en fait.
09:26On doit pouvoir valoriser
09:27celles et ceux qui travaillent,
09:28celles qui font un effort.
09:30Ça ne veut pas dire
09:31nier la solidarité nationale
09:32mais cette solidarité
09:33n'existe pas
09:34si on ne permet pas
09:35aux uns et aux autres
09:36de pouvoir travailler
09:37et vivre de leur travail.
09:3819h26,
09:38une pause
09:39et on vous retrouve
09:39dans un instant.
09:40Priscatev,
09:40nos invités politiques
09:41d'Europe 1 soir.
09:42Toujours avec Jean-Claude Dacier,
09:48avec Jules Thores
09:50et avec Priscatevnaud,
09:52députée EPR des Hauts-de-Seine.
09:53Je remarque
09:54que vous ne portez pas
09:54de montre,
09:56Priscatevnaud.
09:58Je ne sais pas
09:58s'il va y avoir
09:59une jurisprudence
10:00mais c'est vrai
10:01que l'image,
10:01c'est ce plateau
10:03à salle des quatre colonnes.
10:04C'est là où
10:04les journalistes
10:06interrogent
10:07tous les députés
10:08qui sortent
10:09de l'hémicycle.
10:10Et puis,
10:11il y a eu quand même
10:11cette petite image volée
10:12où on voit
10:12Louis Boyard
10:13de LFI
10:14qui enlève sa montre.
10:16Certains disent
10:17que c'est une montre
10:18de très très grande valeur.
10:19Lui dit que non.
10:20Écoutez sa justification
10:21tout à l'heure,
10:23Louis Boyard.
10:24Voilà,
10:24j'ai été grillé.
10:26Apparemment,
10:26j'aurais une Rolex.
10:28Et du coup,
10:28désolé de vous décevoir
10:29mais je n'ai pas de Rolex.
10:30J'ai cette montre.
10:31Elle coûte 295 euros.
10:33C'est mes amis
10:33qui me l'ont offert
10:34pour mon anniversaire
10:35des 25 ans.
10:35Merci les gars.
10:36Je l'apporte
10:37sur plein de vidéos
10:37juste avant les interviews
10:39ou les plateaux
10:39comme je parle avec mes mains
10:40que je peux cogner
10:41sur des tables ou autres.
10:42J'ai pris l'habitude
10:43de l'enlever.
10:44Et du coup,
10:44je ne sais pas quoi ajouter de plus
10:46si ce n'est que c'est encore
10:47une désinformation supplémentaire.
10:49Je ne sais pas
10:49si c'est une désinformation
10:50mais pourquoi l'enlever
10:51dans ce cas-là ?
10:51Non mais surtout que c'est faux
10:52parce qu'en plus,
10:54c'est un endroit
10:54où on fait énormément d'interviews
10:56et son argument,
10:57c'est ça peut taper
10:58sur une table.
10:59En fait, non
10:59parce qu'on est debout
11:00donc il va taper sur quoi ?
11:02Je veux dire,
11:02un moment,
11:03très bien,
11:03il aurait pu passer ça.
11:04Il aurait pu...
11:05Peu importe.
11:05Le sujet qu'on a aujourd'hui,
11:07c'est que vous vous rendez compte
11:07que ce monsieur,
11:09Louis Boyard,
11:10c'est le summum
11:12de ce qui se fait de mieux
11:13au sein de la LFI.
11:15Ça pose quand même question
11:16aujourd'hui.
11:18Et au sein de la LFI,
11:19qui se veut être
11:20cette capacité hégémonique
11:22de gérer aujourd'hui
11:23ce que représente la gauche
11:25dans notre pays ?
11:26Et ça,
11:27c'est ça la vraie question.
11:27Qui laisse amontes,
11:28pas samontes,
11:28etc.
11:29En vrai,
11:29je m'en fous.
11:30Enfin,
11:30je m'en moque.
11:30Pardon,
11:31excusez-moi.
11:31C'est juste que ça n'est rien.
11:32Non, c'est votre if qui parle.
11:33Et je veux dire,
11:35et qu'on soit obligé
11:36de commenter
11:37l'amonte de Louis Boyard
11:38qui en plus ment
11:38et est monté ment,
11:39etc.
11:39C'est pas ça le sujet.
11:40Moi,
11:41ce que je lui demande,
11:41c'est plutôt
11:42d'être en capacité
11:43de travailler pour le pays,
11:44de nous faire
11:45des vraies propositions de loi,
11:46de nous faire
11:46des vrais amendements.
11:47Or,
11:47la seule chose
11:48qu'il a réussi à nous faire
11:48en trois ans de mandat,
11:50c'est une proposition de loi
11:50sur Netflix
11:51pour le partage d'écran.
11:53On se rend compte.
11:54Très important.
11:55Non,
11:55mais c'est vrai.
11:56On ne va pas passer
11:56non plus la nuit là-dessus.
11:58Si vous le voulez bien,
11:59je voulais quand même
12:00vous entendre.
12:01Je voudrais qu'on parle
12:01de Nicolas Sarkozy,
12:03incarcéré depuis 9h39
12:05ce matin
12:05à la prison de la Santé.
12:07Christophe Ingrain,
12:08l'un de ses avocats,
12:09a été l'invité
12:10de Laurence Ferrari
12:10tout à l'heure
12:11dans Punchline.
12:11Il a raconté
12:12la discussion
12:14dans la voiture
12:15sur le trajet
12:16ce matin.
12:16Écoutez.
12:17Il était strictement identique
12:19au Nicolas Sarkozy
12:21aux côtés duquel
12:21j'ai eu la chance
12:22de travailler
12:22depuis plusieurs années.
12:23Pas un mot
12:24pour se plaindre,
12:24mais pas un mot
12:25pour se plaindre,
12:26pas un mot
12:27pour regretter
12:29des choses,
12:30on aurait mieux,
12:31on a mal fait...
12:31Exprimer de la peur,
12:32de l'appréhension ?
12:33Aucune, aucune, aucune.
12:35Il a prononcé
12:36quelques mots
12:36au moment où
12:36il est sorti de la voiture ?
12:37Oui, oui,
12:38il s'est levé,
12:39il a juste dit
12:40bon à plus tard,
12:41il a caqué la porte,
12:41il avait des livres
12:42sous le bras
12:43et les personnes
12:45de l'administration
12:46pénitentiaire
12:46l'attendaient
12:47pour effectuer
12:48les formalités
12:48administratives
12:49quand on arrive
12:50en détention.
12:51Voilà,
12:51il veut montrer
12:52à tous ceux
12:52qui étaient là
12:53qu'on ne l'atteint pas.
12:54Il fait face,
12:55on ne l'atteint pas
12:55avec ça.
12:56Christophe Ingrin,
12:56l'un des avocats
12:57de Nicolas Sarkozy,
12:58c'est une première
12:58Priscatevno
13:00dans la Ve République,
13:01un président
13:02qui est incarcéré.
13:03Comment est-ce que vous,
13:04vous avez vécu
13:05cette journée historique
13:06encore une fois ?
13:07Alors,
13:07j'ai suivi ce matin
13:08effectivement
13:09les informations.
13:11C'est simplement
13:12le respect
13:13de l'état de droit
13:13n'empêche pas
13:14d'avoir une pensée
13:15pour l'homme
13:16et pour sa famille
13:18bien évidemment.
13:18Et vous l'avez ce soir ?
13:20Bien sûr.
13:22Et le respect
13:23de l'état de droit
13:23justement,
13:24ce n'est pas
13:24d'être en accord
13:26avec le double
13:27degré de juridiction
13:28qui dit
13:30que quelqu'un
13:31qui n'est pas condamné
13:32de manière définitive
13:33ne doit pas aller en prison ?
13:35La question peut se poser
13:36de façon plus générale.
13:37Il n'y a pas que Nicolas Sarkozy
13:38qui est dans ce cadre-là
13:39et dans ce cas-là
13:40puisque je pense
13:41qu'il y a énormément,
13:42je crois,
13:43c'est la moitié,
13:43vous m'arrêtez si je me trompe,
13:45des cas dans lesquels
13:46ça se produit.
13:47Maintenant,
13:47je le dis encore une fois,
13:48on peut commenter
13:50une décision politique,
13:51on peut s'en évoquer,
13:52mais on doit la respecter
13:54dans le cadre
13:55de l'état de droit précisément.
13:56Oui,
13:57Emmanuel Macron a réagi
13:58sur cette question.
13:59Le chef de l'état
13:59estime que
14:00c'est un débat légitime,
14:02celui sur l'exécution provisoire
14:04dans une démocratie
14:05parce que tout le monde
14:06souhaite qu'il puisse y avoir
14:07des voies d'appel
14:08et de recours.
14:08c'est un débat
14:09qui doit être mené
14:10dans le calme
14:10pour que notre justice
14:11puisse se faire,
14:12puisse évoluer
14:13dans la sérénité
14:14qui convient.
14:15La question qui est posée
14:16c'est qu'on ne peut pas
14:17faire appel
14:18contre cette exécution provisoire.
14:21C'est ce que mettent
14:22sur la table
14:23les avocats
14:24de Nicolas Sarkozy.
14:25Jean-Claude Dessier.
14:26Je crois qu'on est au cœur
14:28de quelque chose
14:29qui est très préoccupant
14:30pour l'avenir
14:30de la démocratie française,
14:32à savoir
14:33un règlement de compte.
14:34On ne peut pas employer,
14:36me semble-t-il,
14:36une autre formule,
14:39entre la justice
14:40et le monde politique.
14:43C'est vrai que les images
14:44auxquelles nous avons assisté
14:45ce matin
14:46étaient,
14:47je n'ose dire,
14:47spectaculaires.
14:49C'est quand même
14:49quelque chose
14:50qui, moi,
14:51personnellement,
14:52m'a frappé.
14:55J'ai mal vécu
14:56cette séquence
14:57où on voyait
14:58cette voiture
14:59avec cette nuée
15:00de motards autour
15:02pour arriver
15:03jusqu'à la prison
15:05de la santé
15:06avec les conditions
15:07de vie
15:08que l'on connaît,
15:08l'isolement total.
15:10Bon,
15:10il va recevoir
15:11ses avocats
15:12tous les jours,
15:13il verra sa famille
15:14de temps en temps.
15:15C'est la première fois,
15:16encore une fois,
15:16qu'un président de la République
15:17est incarcéré.
15:19On ne va pas insister
15:20sur cet aspect
15:21des choses
15:22qui n'est pas
15:22le plus important.
15:24Encore une fois,
15:25s'il n'y avait pas
15:27de doute
15:27sur la culpabilité
15:28de Sarkozy...
15:29On va pas refaire
15:29le dossier,
15:30Jean-Claude.
15:30Non,
15:31je ne tiendrai pas
15:31ce discours,
15:32mais moi,
15:32je conserve
15:33un doute profond
15:35sur la volonté
15:36de la justice
15:37de se payer
15:38au fond
15:38le scalp
15:39de Nicolas Sarkozy.
15:41Ça a commencé
15:41avec l'affaire
15:42Bettencourt.
15:43Ça n'arrête pas.
15:45Alors,
15:45je veux bien
15:45qu'il ait tous les défauts
15:46et qu'il ait collectionné
15:48les imprudences.
15:50Honnêtement,
15:51il y a quelques années,
15:52les politiques faisaient
15:53à peu près ce qu'ils voulaient
15:54avec la justice.
15:56Depuis quelque temps,
15:57c'est l'inverse
15:57qui se produit
15:58et je suis,
15:59moi,
15:59personnellement,
16:01très opposé
16:01à une justice
16:03avec des magistrats
16:04qui sont clairement
16:05à gauche,
16:06pour ne pas dire
16:06à l'extrême gauche,
16:07et qui se réjouissent
16:08de ce qui est arrivé
16:09à Sarkozy aujourd'hui.
16:11Gérald Darmanin a dit
16:12qu'il allait le voir
16:12en prison.
16:13Ça donne lieu,
16:14évidemment,
16:14à une polémique.
16:16Écoutez,
16:16cette passe d'arme
16:17entre Benjamin Lucas
16:18et Gérald Darmanin
16:20dans l'hémicycle
16:20aujourd'hui.
16:21La justice est parfaitement
16:23indépendante
16:24dans notre pays.
16:24C'est le cas
16:25pour tous les citoyens
16:26et Nicolas Sarkozy
16:27n'est pas une exception.
16:29Mais par ailleurs,
16:30il est tout à fait normal
16:30et c'est tout à fait légitime
16:32de s'enquérir
16:33comme pour tous
16:33les détenus de France.
16:34Mais celui-ci,
16:35avouez-le,
16:35pose des questions
16:36plus complexes
16:37de sa sécurité.
16:38Monsieur le garde des Sceaux,
16:39vous êtes décidément
16:39bien macroniste.
16:40On vous reconnaît bien là.
16:41Le en même temps
16:42appliqué à Nicolas Sarkozy.
16:43On ne peut pas être
16:44au Panthéon une semaine
16:45et à la santé l'autre.
16:46On ne peut pas glorifier
16:47Badinter et piétiner,
16:48tergiverser avec l'État de droit
16:49la semaine suivante.
16:50Il est tout à fait normal
16:51que dans la séparation
16:52des pouvoirs,
16:53l'exécutif ou le législatif
16:55vienne voir ce qui se passe
16:55en prison.
16:56Vous ne vous en privez pas
16:57d'ailleurs.
16:57Votre groupe,
16:58ainsi qu'un groupe
16:58de la France Insoumise,
16:59a visité plus de dix fois
17:00M. Georges Ibrahim Abdallah,
17:03condamné définitivement
17:04pour crime à perpétuité
17:05pour assassinat.
17:06Je pense que tous les détenus,
17:08qu'on soit parlementaire
17:09ou ministre,
17:09puissent voir les conditions
17:10de détention.
17:11Un peu de hauteur,
17:11M. le député,
17:12vous grandirez.
17:13Qu'est-ce que vous pensez
17:13de cette réponse
17:14du ministre de la Justice
17:15à Benjamin Lucas,
17:16député écologiste et social
17:17des Yvelines,
17:18prise qu'à TV Nouveau ?
17:19Benjamin Lucas a cherché
17:20Gérald Darmanin,
17:21il l'a trouvé.
17:22Et je pense qu'à un moment,
17:23il faut aussi se préparer
17:25quand on recherche
17:26à créer de la polémique
17:28là où il n'y en a pas,
17:29à être prêt à se recevoir
17:31aussi ces cas de vérité
17:32directement à l'Assemblée nationale.
17:34Donc vous soutenez
17:35Gérald Darmanin, bien sûr ?
17:36Bien sûr.
17:37Gérald Darmanin
17:38le dit assez simplement,
17:40en tant que garde des Sceaux,
17:41il est de son devoir aussi
17:43et de sa responsabilité,
17:44de s'assurer de la sécurité
17:45de tous les détenus
17:46de notre pays.
17:48Et vous conviendrez
17:49que Nicolas Sarkozy
17:50est un détenu
17:51un peu particulier et spécial
17:52qui risque,
17:54pour plein de raisons évidentes,
17:55pour sa sécurité.
17:57Et donc,
17:57il n'y a pas de traitement
17:58de faveur,
17:59c'est juste, au contraire,
18:00faire en sorte que sa sécurité
18:01soit garantie
18:02pendant sa détention.
18:04C'est aussi simple que ça.
18:05Ça fâche la gauche,
18:06ou en tout cas,
18:07M. Lucas,
18:08il a eu sa réponse.
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