00:00Je trouve cela parfaitement normal et légitime. J'entendais l'état des lieux sans concession de Georges Fenech et d'Henri Guénaud et constats que je partage en partie.
00:12Je pense qu'il est parfaitement légitime et normal que Nicolas Sarkozy soit reçu par le président de la République actuelle.
00:19Et Gérald Darmenin est dans son rôle de garde des Sceaux, y compris lorsqu'il entreprend une visite comme celle-ci telle qu'il l'a prévue.
00:26J'ai trouvé Nicolas Sarkozy d'une grande dignité ce matin. Je rappelle à tous ses pourfendeurs qu'il a fait appel et que dans ce cadre-là, sa présomption d'innocence est de mise également.
00:40Et vos mots sont importants parce que d'un point de vue judiciaire, le responsable politique que vous êtes fixe les limites, le cadre. C'est important de l'entendre.
00:48Il y a aussi les images à l'international. Charles Rodouel s'en mélangeait différents événements, mais il est vrai que nous sommes sortis d'une séquence.
00:55D'ailleurs, on n'en est pas tout à fait sortis d'une séquence politique que beaucoup de Français jugent affligeante par ce qui s'est passé.
01:02Nous avons eu des appels à la démission du président de la République actuelle. Nous avons là un ancien président qui est derrière les barreaux.
01:08Selon vous, comment notre pays, et vous avez l'occasion de voyager vous-même assez souvent, est perçu ?
01:13Je pense qu'aujourd'hui, c'est un jour triste pour la démocratie française.
01:21Quoi qu'on pense de Nicolas Sarkozy, quoi qu'on pense de la justice, d'ailleurs, quel que soit le point de vue,
01:26c'est la suite, effectivement, d'une longue série de situations qui, je crois, manifestent les difficultés que notre pays a actuellement.
01:33Vous voyez, là, je suis entre deux sessions en commission des finances. Nous sommes en train de débattre du budget.
01:38Nous venons de rejeter un amendement de la France insoumise qui propose de taxer les entreprises à 120%.
01:44C'est-à-dire qu'une entreprise qui gagne 100%, elle doit le donner à l'État et elle doit donner 20% de plus.
01:50C'est un petit exemple par rapport au grand sujet que vous évoquez aujourd'hui sur votre plateau,
01:55mais qui illustre que la vérité n'est plus de mise et la réalité n'est plus de mise dans nos débats politiques.
02:01Et je partage cela non pas par plaisir, mais parce que nos auditeurs, vos auditeurs et vos téléspectateurs doivent voir comment se comporte
02:08notamment une bonne partie de l'extrême gauche et de la gauche dans notre hémicycle.
02:12Mais je veux aussi leur dire que parmi les politiciens tels que les qualifiés à l'instant Henri Guénaud, il y en a qui se battent.
02:19Ce n'est pas toujours facile, mais je peux vous dire qu'on est au combat pour essayer de trouver un peu de stabilité, un peu de sérénité.
02:24J'ai bien conscience qu'on ne réussit évidemment pas tous les jours, mais honnêtement on le fait avec passion et on va essayer de stabiliser les choses.
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