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  • il y a 3 mois

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00:00On va parler du budget et pour comprendre l'ambiance à la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale,
00:04je vous propose d'écouter dans l'ordre Éric Coquerel, président LFI de la Commission,
00:08Géraud Verny, député UDR des Bouches-du-Rhône et François Ruffin, député de la Somme.
00:12Entre 2025 et 2026, les taxes sur les hauts patrimoines et les très grandes entreprises,
00:17dans le budget, elles ont diminué de 4 milliards.
00:19C'est-à-dire qu'on s'apprête à examiner un budget qui impose les grands patrimoines
00:26et les grandes entreprises de moins de 4 milliards par rapport à l'an dernier.
00:28En réalité, ce qu'on essaye de nous dire, c'est toujours la même chose,
00:33toujours la même logorée gauchiste, abat les riches.
00:36Bon, on n'est pas là-dedans.
00:37Que, à minima, les revenus du capital soient taxés par l'impôt sur le revenu à l'équivalent des revenus du travail,
00:44ça paraît le minimum de décence.
00:46Moi, je serais même favorable à ce que, évidemment, les revenus du capital soient surtaxés par rapport aux revenus du travail.
00:51Donc, vous voyez, on fait un effort de modération.
00:53Faites-en un peu les extrémistes de l'argent, faites un petit effort aussi de votre côté.
00:56Bon, ça commence bien, comme on dit, mais pour revenir sur la symbolique,
01:00vous qui allez représenter les Français de l'étranger, en l'occurrence d'une partie très particulière,
01:05qui est la Suisse, on imagine qu'il y a quand même beaucoup de Français fortunés dans ces pays-là.
01:11Et qu'est-ce que ça vous inspire, Marc Ferracci ?
01:14Bon, je suis désolé de vous détromper un petit peu.
01:18Mais c'est très bien.
01:18Il y a parfois des pensifs, et encore une fois, je suis...
01:22Je suis contre les clichés.
01:23Exactement, il faut éviter les clichés.
01:25Il y a très peu de Français de Suisse qui vivent en Suisse pour des raisons fiscales.
01:28Il y en a entre 1 et 2% qui bénéficient de ce qu'on appelle du forfait fiscal.
01:34En réalité, la plupart des Français...
01:35Ceux-là ne sont plus Français, ils sont Suisses.
01:37Non, non, pas du tout.
01:37Vous pouvez bénéficier du forfait dans ces conditions-là.
01:40La réalité, c'est que beaucoup de ces Français qui sont établis en Suisse
01:43travaillent parfois dans des métiers rémunérateurs,
01:47mais ils travaillent pour l'industrie, pour la finance.
01:49Et donc, il ne faut pas rester sur cette idée qui est parfois une idée reçue.
01:54Maintenant, là où vous soulevez un vrai sujet,
01:56c'est que ce qui est en train de se passer aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
01:59ce qui va se passer dans les prochaines semaines, est très scruté.
02:02Très scruté en Suisse, mais très scruté dans le monde entier,
02:05et particulièrement par les Français qui habitent à l'étranger.
02:08Pourquoi est-ce que c'est scruté ?
02:09Parce qu'il y a un enjeu qui devient un enjeu presque existentiel pour notre pays,
02:13qui est de trouver un peu de stabilité politique,
02:15et qui est surtout d'adopter un budget.
02:17Stabilité politique et financière.
02:18On a besoin de trouver les trois sommets d'un triangle.
02:22Le premier sommet, c'est de faire en sorte que le gouvernement ne soit pas censuré,
02:26que le budget soit adopté.
02:27C'est, j'ai envie de dire, le sommet politique du triangle.
02:30Il y a le sommet budgétaire, c'est être sous les 5% de déficit.
02:33Et puis, il y a le sommet économique, c'est-à-dire ne pas défaire
02:36ce qui a été fait depuis 8 ans, maintenant.
02:39C'est-à-dire une politique favorable aux entreprises.
02:41La question, et je vais y mettre toute mon énergie
02:44quand je reviendrai à l'Assemblée nationale en tant que député,
02:46c'est d'essayer de rendre compatibles ces trois objectifs.
02:49Le budgétaire, le politique et l'économique.
02:52Est-ce qu'il y arriverait, d'étant donné, tous les gages
02:56que le gouvernement a donnés aux socialistes ?
02:58Alors, à un moment, quand on fait un compromis politique,
03:04il faut que chacun fasse un pas.
03:06On a fait un gros pas, un énorme pas,
03:09avec la suspension de la réforme des retraites,
03:11avec le fait de la proposer au Parlement.
03:13Moi, j'ai eu l'occasion de le dire, je l'ai dit d'ailleurs
03:15à mes collègues députés du groupe EPR,
03:18Renaissance, ensemble pour la République, il y a 15 jours.
03:21J'ai eu l'occasion de leur dire, je trouve que cette suspension,
03:24elle a un coût extrêmement élevé,
03:26un coût à court terme, un coût à moyen terme,
03:28un coût à la fois économique et politique,
03:30parce que moi, en tant que ministre,
03:32quand j'allais faire des conseils européens
03:34et discuter avec mes homologues,
03:35je sentais bien que la situation budgétaire en France
03:38pouvait éroder ou limiter notre capacité à peser en dehors.
03:43C'est un des exemples des conséquences
03:46qu'a le fait d'abandonner une réforme très structurelle comme celle-ci.
03:49Maintenant, on a aussi une valeur associée à la stabilité,
03:53une valeur économique,
03:54et j'ai aussi, en tant que ministre, pu constater
03:55que partout dans les territoires,
03:57les entrepreneurs, les industriels avaient besoin de stabilité.
04:01Le choix a été fait de mettre cette suspension sur la table,
04:04mais moi, mon message maintenant,
04:05puisque vous évoquez les gages donnés aux socialistes ou à d'autres,
04:08c'est qu'on ne doit pas détricoter ce qui a été fait.
04:11Et c'est aussi à eux de faire des pas
04:14vers la majorité très relative,
04:16puisqu'elle est très limitée,
04:19mais de faire des pas pour que chacun puisse sortir
04:22de manière honorable de cette adoption du budget.
04:25Suite de l'entretien avec vous, Marc Ferraci,
04:27dans quelques minutes, vous restez bien avec nous sur Europe 1.
04:30A tout de suite.
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