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[#Interview] Affaire Harold Leckat : réaction de Marcel Libama - député de la transition

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Transcription
00:00Mon avis est simple, c'est un recul démocratique.
00:13Le pouvoir d'Ali est tombé, ce n'est pas par excès de démocratie, mais par insuffisance de démocratie.
00:26Et dans un système démocratique, la presse est le pilier central.
00:35Et en tant que défenseur des droits de l'homme et député à l'Assemblée nationale du Gabon,
00:45moi-même ayant été victime de ces méthodes,
00:50nous pensions qu'à l'ère de la Ve République, nous ne devions plus voir la résurgence des monstres de l'ancienne époque.
01:03Et comme disait Albert Londres, dans sa formule forte,
01:10le journaliste doit porter la plume dans la plaie.
01:14Un journaliste ne peut pas être indifférent à la corruption,
01:22indifférent aux mésusages,
01:25indifférent à toute forme de privation de liberté.
01:31Donc, cette arrestation arbitraire cache mal le désir du pouvoir en place de ne pas libérer le dynamisme des citoyens.
01:49Parce que nous connaissons, dans ce pays,
01:53quand on veut arrêter un journaliste,
01:55quand on veut arrêter un syndicaliste,
01:57quand on veut arrêter un opposant ou un homme politique,
02:00on utilise des prétextes.
02:07Hier, on avait arrêté Jean-Rémi Yaman,
02:11parce qu'il avait lancé le caillot au policier.
02:13On m'avait arrêté pour outrage à un magistrat.
02:18La liste est longue.
02:19On avait arrêté Désiré et Jonas Moulinda.
02:21On avait arrêté Alphonse Ongo,
02:24toujours pour des prétextes.
02:25La vérité est celle-ci.
02:27La vérité que porte le journaliste dérange.
02:33Pas forcément le président de la République,
02:36mais ce qui est autour de lui.
02:39Ali est tombé de cette manière-là.
02:44Et nous sommes venus ce matin
02:46dire non à ces méthodes
02:51qui ne grandissent pas à notre pays.
02:54Nous sommes à l'ère de la restauration des institutions.
03:02Il est inadmissible
03:04qu'on aille accueillir un journaliste
03:08qui rentre de son pays
03:09de cette manière.
03:14Mettre dans un camion,
03:14l'envoyer,
03:15ça ne devait plus avoir lieu
03:16dans la Ve République.
03:17C'est pourquoi nous interpellons
03:19le chef de l'État.
03:20Je voudrais m'adresser personnellement
03:21au chef de l'État.
03:24Quelqu'un disait
03:25méfiez-vous de vos amis.
03:33Mes ennemis, je les connais.
03:35Et je crois que le président de la République
03:36doit se méfier
03:37de ses alliés.
03:38C'est comme cela qu'Ali est tombé.
03:42C'est comme cela qu'Ali est tombé.
03:43Donc, nous demandons,
03:44nous sommes venus demander
03:45la libération pure et simple.
03:49Les motifs d'argent et autres,
03:51ce n'est qu'un prétexte.
03:52Le vrai problème,
03:53c'est que les écrits
03:55de Gabon Times
03:58dérangent
03:59certains collaborateurs
04:02dont je ne voudrais pas citer les noms ici.
04:05Ça les dérange.
04:06Donc, je ne voudrais pas m'étendre.
04:10Je voudrais aussi
04:11profiter de cette interview
04:13pour dénoncer l'indifférence.
04:18Je hais
04:20les indifférents.
04:23Parce que l'indifférence,
04:25c'est la lâcheté.
04:28L'indifférence,
04:29c'est la non-vie.
04:31L'indifférence,
04:33c'est le parasitage.
04:34L'indifférence,
04:37c'est le poids mort
04:40de l'histoire.
04:44Hier, nous étions
04:46dans l'opposition politique
04:47et dans l'opposition civile.
04:52Nous dénoncions ces choses-là.
04:56Il y a des journalistes
04:57qui sont restés
04:58dans ce combat
04:59que nous avons toujours mené
05:00pour la véritable libération.
05:03nous étions une opposition
05:04qui se battait.
05:05Nous étions une société civile
05:06qui se battait.
05:07J'ai encore en mémoire
05:08l'arrestation de Désiré
05:11et de Jonas.
05:13Nous avons passé
05:14presque la moitié de la nuit
05:15à la DGR.
05:18Où sont tous ces combattants
05:19de la liberté ?
05:21Où sont tous ces combattants
05:22de la démocratie ?
05:24Parce qu'aujourd'hui,
05:25nous sommes devenus députés ?
05:28Parce qu'aujourd'hui,
05:29nous sommes devenus ministres ?
05:30Parce qu'aujourd'hui,
05:31nous sommes devenus membres
05:32du Conseil économique et social ?
05:35Parce que nous sommes devenus
05:36sénateurs ?
05:38que nous refusons
05:41de percer ce brouillard
05:43qui nous empêche de rêver,
05:49qui nous empêche d'avancer.
05:51Je dis non.
05:53C'est pourquoi je lance ici
05:54un appel
05:55au sursaut,
05:57au ressaisissement.
05:58Il y a deux actes
06:03qui salissent l'entrée
06:04de la Ve République.
06:07Un,
06:09cette élection
06:09à Bracadabrotesque.
06:12Deux,
06:13l'arrestation d'Arnold.
06:16J'interpelle encore une fois
06:18le chef de l'État
06:18de libérer
06:20Arnold
06:22sans condition.
06:23Je dis bien
06:24sans condition.
06:26Parce que l'image du gamin
06:27aujourd'hui salit.
06:28toutes les organisations
06:31des défenses
06:32des droits de l'homme
06:33sont devant des bouts,
06:34sont étonnées
06:35que Comengabon
06:36qui sort de la
06:374ème République obscure
06:38perpétue
06:41les continuations
06:42du système
06:44Bongo PDG.
06:46Nous voulons la rupture
06:48de ces pratiques
06:50d'un outrage.
06:51Je vous remercie.
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