00:00On va parler des entreprises. Peut-être y a-t-il des entrepreneurs qui nous regardent ce soir ?
00:05Des entrepreneurs atterrés aussi.
00:06Des entrepreneurs atterrés justement parce qu'il y a un avis, on peut dire un gros vent de tempête sur les entreprises.
00:13On va voir des chiffres qui font un peu froid aux yeux.
00:17Regardez le résultat de l'incertitude politique.
00:21Les faillites sont en pleine envolée.
00:22Il y a eu au troisième trimestre 15 000 faillites.
00:26C'est plus 5% seulement pour le troisième trimestre depuis le début de l'année.
00:3050 000 faillites d'entreprises.
00:32Effectivement, on a posé la question cette semaine à l'ex-dirigeant de Stellantis, Carlos Tavares.
00:38On lui pose une question très claire.
00:39Est-ce que la France peut s'en sortir ?
00:41Et il répond, j'ai un doute.
00:43Geoffroy Audebézieux, ancien président du MEDEF, est-ce que vous partagez ce doute ?
00:48Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, la France peut s'en sortir ?
00:52Je suis entrepreneur, donc je suis optimiste par nature.
00:55Sinon, on fait un autre métier.
00:56Mais ce qui est vrai, c'est qu'il y a une énorme, comment dire, il y a une pesanteur énorme du climat politique qui pèse sur tous les acteurs économiques.
01:05D'ailleurs, pas seulement les entrepreneurs, les ménages.
01:06Vous avez le taux d'épargne à 18,6%.
01:08Je crois que c'est le plus élevé depuis 30 ans.
01:11Quand on ne sait pas ce qui va se passer, quand on ne sait pas comment seront les impôts, quand on ne sait pas comment sera l'inflation, etc., etc.,
01:18qu'est-ce qu'on fait ? On met la petite voile de tempête et on attend que ça passe.
01:21Donc, quand on est entrepreneur, on n'investit pas, on n'embauche pas.
01:24Et quand on est consommateur, on n'achète pas de voiture, on n'achète pas de maison.
01:28Alors, Sébastien Lecornu a quand même échappé à deux motions de censure.
01:32Donc, a priori, le gouvernement est sauvé.
01:34Ça vous a rassuré, ça ?
01:35Non, parce que, si vous savez, c'est le lâche soulagement de Neuville-Chamberlin rentrant de Munich.
01:41C'est-à-dire qu'on se dit tous que, vu les positions antagonistes sur le budget entre les socialistes et ce qui s'appelle le socle commun au bloc central, ça ne va pas tenir.
01:54Donc, il va y avoir une dissolution très bientôt.
01:56Olivier Faure qui dit qu'il faut mettre plein d'impôts et si la taxe du commun ne passe pas, je mettrais la taxe Y, la taxe Z et de l'autre.
02:03Alors, des gens qui sont plutôt comme moi et qui disent qu'il y a trop de taxes, il faut arrêter, ça ne peut pas tenir.
02:09Et comme il n'y a pas de culture du compromis, moi, ce qui m'a beaucoup frappé, c'est que, bon, il y a cette abrogation, enfin, cette suspension, pardon, de la réforme des retraites.
02:15C'est quand même un énorme part qu'on aime ou pas à Macron, je veux dire, c'est quand même une concession majeure.
02:20Et le lendemain ou même le soir même, poussé par la France insoumise, Olivier Faure en rajoute sur les taxes.
02:25Donc, on n'a pas du tout la culture des Allemands, on ne sait pas faire de gouvernement de compromission.
02:29Moi, je serais prêt à payer plus d'impôts, je vous dis très honnêtement.
02:32Mais si ça donnait une stabilité jusqu'à la présidentielle, j'ai peur que ce ne soit pas le cas.
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