00:00As everyone knows, we all have spent 24 hours in an anguish, in doubts, in confusion,
00:10because we didn't know what happened until yesterday, the agent who prepared the coup
00:19d'état to face his declaration to show that the President Roque Cavoury came to be
00:27the coup d'état. When we saw the exacerbation of the security crisis, the exacerbation
00:40of the social crisis, we expected more or less to this denouement.
00:45Yes, of course, beyond the insecurity, you know, after the popular election of the 30th and 31 October,
00:53there were elections in 2015, people doubted very well what was going on. We were not sure
01:00that they would solve the real concerns of the Burkinawans, which is mainly in the fight
01:08against corruption, against impunity, against the mal-governance, the installation of a real
01:13state of law, as we proclaimed it in the transition, the plus rien ne sera comme avant.
01:18Malheureusement, force est de constater que six ans de pouvoir, ces mots-lĂ n'ont pas
01:25disparu, à la limite si, ils n'ont pas progressé. Donc tout cela conjugué donc au facteur
01:32sécuritaire qui est venu aggraver, qui est venu montrer un peu l'incapacité de ce régime
01:37Ă y faire face, tout cela a fini par avoir raison d'eux. Je ne suis pas dans les secrets de Dieu,
01:42mais ce qui est sûr, si c'est Blaise Compaoré qui est derriÚre, nous mettons en garde,
01:48en tout cas, ce nouvel homme fort et son régime. En tout cas, le peuple burkinabé n'accepterait
01:53pas la restauration de l'ancien rĂ©gime. Ăa, il faut que ça soit trĂšs clair, il faut que les gens
01:58l'affirment, il faut qu'ils le comprennent et qu'ils en tiennent compte. Il s'agit pour les
02:05Africains, notamment les Africains de l'Ouest, de s'asseoir, d'analyser, sans passion ni
02:11effervescence, les relations d'ensemble, pas seulement l'armée française, les relations
02:16d'ensemble avec la France. Si aujourd'hui, nous estimons que la France ne fait plus
02:20notre affaire, nous disons qu'elle ne fait pas notre affaire. Et c'est un droit, ce n'est
02:25mĂȘme pas nĂ©gociable. C'est un droit de nĂ©gocier avec qui nous voulons, d'ĂȘtre en partenariat
02:29avec X ou Y, de ne pas ĂȘtre en partenariat avec X ou Y. Mais tout cela doit se faire dans
02:34l'intĂ©rĂȘt majeur et dans le seul intĂ©rĂȘt du peuple burkinabĂ©.
02:39Vous savez, la CEDEA est dans son rÎle. C'est une institution sous-régionale
02:43que nous avons adhĂ©rĂ© librement. Tous les 15 Ătats ont adhĂ©rĂ© librement.
02:46Si nous nous écartons de ces rÚgles-là , naturellement que la CEDEAO va prononcer des sanctions,
02:51nous avons, avec intelligence et sagesse, pu éviter les sanctions de la CEDEAO.
02:55Il serait donc clair d'établir un lien entre ce putsch et le procÚs de Thomas Sankara.
03:02Parce que lorsque le procÚs s'est ouvert, beaucoup de gens s'inquiétaient.
03:06Ah, est-ce que le procĂšs va arriver Ă terme ? Est-ce que, est-ce que...
03:09Bon, c'est à la jeune de rassurer le peuple burkinabé que ça n'a rien à voir.
03:15Ils ne vont pas remettre en cause les acquis du peuple burkinabé.
03:19Parce que c'est de longues années que nous nous sommes battus pour obtenir ce procÚs,
03:22pour que justice soit faite et nous n'accepterons pas.
03:25Il faut que ça soit trÚs clairement dit, il faut que le message tombe dans les oreilles de la nouvelle jeune.
03:30Mais comme je l'ai dit, que ce soit Gilbert Guengueret, Blaise Compaoré,
03:34le plus rassurant pour cette jeune, c'est en tout cas de réaffirmer trÚs clairement
03:40qu'il ne s'agit pas de restaurer l'ancien systĂšme, qu'il ne s'agit pas de faire sortir Gilbert Guengueret.
03:45Il a été déjà condamné pour le pitch manqué de 2015.
03:50Il est en procĂšs actuellement pour le dossier Thomas Sankara.
03:53Je crois que sa place est au niveau de la justice.
03:55Laissons la justice vider tous ses dossiers.
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