00:00Ah mais nous, on a toujours proposé un fonds souverain qui permet de valoriser l'épargne et que les Français soient actionnaires du CAC 40, des TPE PME françaises, des infrastructures françaises et qui évidemment soient une épargne de précaution pour leur retraite.
00:12Il n'y a pas du tout à opposer les deux. Mais la vérité, moi j'ai fait un rapport sur l'épargne des Français. Bon, ça fait 50 ans qu'on dit aux Français, mettez vos produits, mettez de l'argent, parfois beaucoup d'argent dans des produits qui ne rapportent rien et qui n'investissent pas dans l'économie française, dans les HLM ou dans les prix aux collectivités territoriales.
00:26Dans le livret A, etc. Oui, pendant l'inflation, ça représentait presque 200 milliards de pouvoirs d'achat qui a disparu dans les limbes. Alors que s'ils avaient, par exemple, si les Français possédaient le CAC 40, pas les banques ou les fonds de pension, les Français eux-mêmes, les foyers français, les 90 milliards de dividendes et de rachats d'actions, ils n'iraient pas dans la poche des fonds américains, ils iraient dans la poche de tous les Français, y compris les classes moyennes.
00:46Voilà. Bon, donc il y a des choses à proposer, mais ce n'est pas opposer les deux. Par ailleurs, nous, on reste pas gratis, on dit qu'il faut relocaliser massivement l'industrie, on dit qu'il faut se remettre au travail pour ceux qui veulent travailler, mais encore faut-il qu'il y ait des emplois.
00:56Quand on dit oui, les Français sont fainéants, il y a 300 000 emplois de libres, il y a 6 millions de chômeurs ou de gens sous-employés, donc il faut arrêter de se déresponsabiliser.
01:02Ce n'est pas les Françaises et les Français qui ont fermé leurs usines, les Français ont tout de suite senti, depuis les années 90, avec mon mentor Philippe Séguin, que la désindustrialisation serait un drame pour le pays, pendant qu'il y avait des gens, soi-disant, très intelligents, qui expliquaient qu'on n'avait plus besoin d'usines, qu'on n'allait faire que des services.
01:17C'est le drame. C'est le drame de Mère de Rosemont, voilà.
01:19Ça ne vient pas des Français, pas de M. Toitier.
01:21C'était les dirigeants, justement, de l'époque, qui ont sacrifié un industriel français. Et maintenant, on dit, tiens, on va faire machine arrière.
01:25Mais ils n'ont rien fait.
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