- il y a 9 mois
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00:00Punchline sur CNews et Europe 1.
00:0318h-19h, Laurence Ferrari.
00:11En pile, nous sommes en direct sur CNews et sur Europe 1,
00:15toujours avec Geoffroy Lejeune, Gauthier Lebrecht,
00:16et nous accueillons Éric Ciotti, notre invité.
00:18Bonsoir à vous.
00:19Quoi ?
00:19Président de l'ULR, UDR et député des Alpes-Maritimes.
00:23Nous sommes en plein cafarnaum politique, Éric Ciotti,
00:26avec d'un côté le Rassemblement National et la France Insoumise,
00:29ainsi que votre parti qui défendait une position de censure
00:33du gouvernement de Sébastien Lecône, dissolution,
00:35et puis de l'autre, on a des partis traditionnels,
00:38on va parler du PS et surtout de la droite,
00:40qui sont tiraillés par des dissensions internes.
00:43Vous, qu'est-ce que vous pensez sur cette suspension
00:45de la réforme des retraites ?
00:47Que vous aviez validé la réforme des retraites à l'époque ?
00:50Cette suspension des retraites, elle s'inscrit dans un cadre global.
00:54Elle est un des éléments qu'exige le Parti Socialiste,
00:59qui désormais a posé un pistolet sur la tempe du Premier Ministre.
01:04Il a pris à notage le gouvernement.
01:07Le Premier Ministre est quasiment un Premier Ministre socialiste.
01:11Le macronisme revient finalement à sa naissance.
01:15Le macronisme était un avatar du socialisme.
01:18M. Macron a été le ministre de M. Hollande.
01:22Il a été créé par M. Hollande.
01:24Eh bien, M. Hollande, qui hier riait aux éclats dans l'hémicycle,
01:28et on le voyait exprimer une forme de jouissance,
01:32quelque part, c'était sa victoire.
01:35C'était sa politique qui clôturait la mort du macronisme.
01:40On est passé du macronisme déliquescent au socialisme,
01:44dont la réforme des retraites,
01:45ce n'est que le début du long calvaire,
01:49du long chemin de croix que les socialistes
01:51sont en train d'imposer à la macronie
01:55pour qu'ils restent en place,
01:57pour que le Premier Ministre garde son Marocain,
02:00pour que les ministres gardent leurs fonctions, leurs voitures.
02:04Ça veut dire que vous pensez que ce gouvernement
02:05ne peut pas être renversé demain ?
02:07Non, il ne sera pas renversé.
02:08Il ne sera pas renversé.
02:09Il ne sera pas renversé,
02:10parce que toutes ces personnes,
02:13vous parliez des parties traditionnelles,
02:16je dirais des parties usées du système,
02:19des parties du passé,
02:20ils se sont répartis,
02:23les postes, les places, les prébandes,
02:27et y compris, et je le dis avec une réelle tristesse,
02:32une partie de mes anciens amis de LR,
02:34six ministres,
02:35qui sont désormais dans cette table,
02:38autour de cette table, quelque part,
02:40pour partager ce dîner ou ce déjeuner honteux
02:45sur le dos des Français.
02:46Donc vous êtes plutôt d'accord avec Bruno Retailleau
02:48qui dit qu'il fallait quitter ce gouvernement
02:50et qu'il s'insurge ?
02:51Avant d'arriver chez vous,
02:54je viens de lire le très long communiqué
02:56de Bruno Retailleau.
02:58Donc je partageais quasiment mot pour mot
03:00le constat lucide et sévère
03:04qu'il vient de dresser.
03:05Mais à un moment, c'était tellement long,
03:07j'avais peur d'arriver en retard chez vous,
03:09je suis allé à la dernière ligne.
03:12Et la dernière ligne, normalement,
03:14de ce réquisitoire aurait été censure.
03:18Je n'ai pas trouvé ce mot.
03:19Mais on est là dans la contradiction.
03:22Si ce gouvernement est socialiste,
03:24si ce gouvernement embarque le pays
03:27sur une voie dangereuse,
03:28il faut avec courage en tirer les conclusions.
03:31C'est ce que j'ai fait, moi, l'année dernière.
03:33Et là, on est, pour Bruno Retailleau,
03:36il est à cette même décision.
03:38Il ne m'a pas suivi l'année dernière.
03:40Le pays a perdu un an et demi.
03:43Plus d'insécurité, plus d'immigration,
03:45plus de dettes, plus de déficits, plus d'impôts.
03:47On a perdu un an et demi
03:48parce qu'on n'a pas voulu faire l'alliance l'année dernière.
03:52On ne m'a pas suivi.
03:53Ce fut, je crois aujourd'hui,
03:54tout le monde peut le reconnaître,
03:56du moins à droite, une erreur.
03:58Et aujourd'hui, il y a la seconde chance.
04:01Il faut que Bruno Retailleau la saisisse.
04:03Moi, je lui tends la main.
04:04Je lui dis, c'est le moment pour tous ceux.
04:07Et je crois que c'est...
04:08Je sais que c'est un homme de conviction sincère.
04:11Il a donné des signes,
04:12notamment sur la législative dimanche dernier,
04:15qui a permis l'élection d'un député UDR,
04:18Hérène,
04:18dans la première circonscription du Tarn-et-Garonne.
04:21Il n'a dit pas une voie à gauche.
04:22Moi, j'ai accueilli.
04:23Je le remercie d'avoir eu cette avancée.
04:26Mais maintenant, il faut qu'il franchisse le pas.
04:28Il ne peut pas rester au milieu du guet.
04:30Il ne peut pas être l'otage d'un gouvernement socialiste.
04:34Il faut qu'il en sorte.
04:35Il a eu le courage de ne pas y participer.
04:39Mais maintenant, il faut qu'il en tire les conséquences.
04:41Il faut qu'il y ait des élections.
04:43Et il faut que nous nous retrouvions dans ces élections.
04:45Donc, censure, dissolution, élection, alliance.
04:49Et on redresse la France.
04:50Éric Ciotti, une question de Gauthier Le Bret.
04:52Oui, Éric Ciotti, vous dites,
04:52Bruno Retailleau doit sortir de cette alliance avec les socialistes.
04:55Mais s'il vous rejoignait à l'UDR, il serait allié avec le RN, Marine Le Pen,
05:01qui veut aussi suspendre la réforme des retraites.
05:03Donc, on y revient à la suspension de la réforme des retraites.
05:06C'est un point, vous en conviendrez,
05:08qui n'est pas essentiel compte tenu de la gravité de la situation du pays.
05:13Nous, avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella,
05:17on porte un projet de redressement économique.
05:21On porte un projet pour produire plus en France,
05:24pour valoriser le travail.
05:26On porte un projet pour réformer radicalement l'État,
05:29pour supprimer toutes les agences qui ne servent à rien.
05:32Il y en a des centaines pour supprimer les normes,
05:35pour baisser drastiquement les dépenses publiques,
05:38pour faire des économies,
05:39pour baisser les impôts de production.
05:41Vous savez, j'ai entendu, et notamment de la part de certains de mes anciens amis,
05:45beaucoup de caricatures disant,
05:46mais nous, ce qui nous gêne au Rassemblement Rational,
05:50c'est qu'il y a un projet économique, un programme économique qui est de gauche.
05:54Mais rien n'est plus faux.
05:57Qui prône la baisse des dépenses publiques ?
06:01Qui prône la baisse des prélèvements obligatoires ?
06:05Qui prône la réforme de l'État ?
06:08Est-ce que c'est socialiste de vouloir baisser les dépenses publiques ?
06:12Improductives, inutiles, stériles ?
06:14Pas toutes, bien entendu.
06:16Qui prône la baisse des impôts ?
06:18Les impôts de production pour favoriser la compétitivité des entreprises,
06:22c'est dans le contre-budget du RN, c'est pas le mien, c'est celui du RN.
06:26Qui porte la règle d'or pour revenir à l'équilibre budgétaire ?
06:30Alors, arrêtons avec les caricatures.
06:32C'est le dernier argument de ceux qui n'en ont plus.
06:35Mais vous dites, vous prenez cet aspect sur les retraites.
06:38Moi, je n'ai pas, oui mais il y en a plein d'autres, je n'ai pas voté l'abrogation de la réforme des retraites
06:44quand le RN l'a demandé.
06:47Je suis cohérent, moi.
06:48J'ai soutenu la réforme.
06:50J'ai soutenu la réforme parce que je considère que compte tenu de l'évolution démographique,
06:55il y a une obligation de travailler plus sur la durée de la vie.
07:00Le RN a la même analyse en disant, il faut qu'il y ait plus de travail.
07:05Mais il faut qu'il y ait plus de personnes qui travaillent.
07:07Notamment sur la fin de carrière, sur les personnes,
07:10on a un taux d'emploi pour les seniors qui est très faible
07:13et on a une date d'entrée sur le marché du travail qui est aussi très tardive.
07:19Les jeunes commencent à travailler beaucoup plus tard que chez nos grands voisins en France.
07:24Donc le RN a un projet pour dire, on travaille plus jeune
07:28et les seniors, on ne les met pas au chômage,
07:31on les accompagne pour travailler parce qu'ils sont utiles à la société.
07:35Donc on est loin des caricatures.
07:37Mais nous, notre projet, est-ce que vous avez entendu,
07:40parce qu'on parle des retraites, c'est le totem offert au socialisme,
07:44est-ce que vous avez entendu dans le discours de M. Lecornu
07:47parler du mot immigration ?
07:49Une fois, ce qu'on détaillé.
07:50Qu'est-ce qu'on fait ?
07:51Renoncer une fois.
07:52Sur la violence, sur l'insécurité.
07:54Ce sont les premiers sujets avec le pouvoir d'achat de préoccupation des Français.
08:00Ces mots, ils sont absents.
08:02Et ils traduisent, là aussi, parce que ça c'est le non-dit,
08:05mais la concession au Parti Socialiste.
08:07Est-ce qu'on va aller vers l'augmentation de la durée de rétention ?
08:11Est-ce qu'on va aller sur la diminution du nombre de titres de séjour,
08:15la réduction de l'asile, du regroupement familial ?
08:18Toutes ces idées qui sont indispensables aujourd'hui,
08:21si on veut arrêter la subversion migratoire, la réduction de l'AME.
08:25Le ministre de l'économie a dit aujourd'hui,
08:28on n'allait pas toucher à l'AME.
08:29Alors qu'il y a 15 jours, c'était encore d'actualité.
08:33Donc tout ça, ça veut dire qu'on va vers une politique socialiste,
08:37sur l'économie, plus d'impôts.
08:41Madame Prompivet veut taxer les héritages.
08:44L'impôt sur la mort, que personnellement je veux supprimer.
08:47C'était, vous vous en rappelez, mon programme dans la primaire de la droite en 2021.
08:51Donc on va aller vers les impôts, les impôts, plus d'immigration,
08:55et la conséquence, ça sera aussi plus d'insécurité.
08:58Donc on est, monsieur Hollande est revenu au pouvoir.
09:02Éric Sotty, vous êtes, quand vous tendez la main à Bruno Rotaillot,
09:05vous prenez l'union des droites.
09:07On va juste écouter Marine Le Pen qui était interrogée ce matin sur ce thème-là.
09:10Elle n'y croit pas.
09:12On écoute Marine Le Pen.
09:13Je n'y crois pas.
09:15Je suis pour l'union nationale.
09:17Je suis la dernière gaullienne peut-être de la vie politique française.
09:20Vous vous souvenez que le général de Gaulle, déjà à l'époque,
09:22disait que la droite et la gauche étaient des étiquettes qui étaient largement dépassées.
09:27Je pense la même chose que lui.
09:29Je pense que c'est l'intérêt national qui compte.
09:31Je pense qu'on ne regarde pas d'où viennent les patriotes.
09:35Ils peuvent venir de droite, ils peuvent venir de gauche.
09:37Et encore une fois, je vous rappelle que j'ai dans mon cabinet
09:39deux anciens électeurs de Jean-Luc Mélenchon.
09:42C'est-à-dire que l'idée, c'est que si nous obtenons une majorité qui soit une majorité
09:47qui ne soit pas absolue, mais qui soit relative, mais à un niveau très haut,
09:52nous nous tournerons vers les députés de l'hémicycle élus
09:55pour savoir qui accepte de participer à une coalition-gouvernement.
10:00Ce n'est pas contradictoire avec ce que vous nous dites, Eric ?
10:02Je ne crois pas.
10:02Ce que dit Marine Le Pen.
10:03Marine Le Pen est candidate à l'élection présidentielle.
10:05C'est assez légitime qu'elle prenne, qu'elle adopte cette position qui est très gaullienne.
10:12Elle l'a rappelé, le général de Gaulle disait,
10:14la France, ce n'est ni la droite, la France n'est ni la gauche.
10:17Ce sont tous ces Français qui aiment la patrie.
10:20Moi, je suis à la tête d'une formation politique qui est de droite,
10:25que je revendique de droite.
10:26Donc, j'ai vocation à participer à ce rassemblement.
10:31Et en tant que président d'une formation politique de droite,
10:34je prône l'alliance avec les formations qui me paraissent les plus proches de moi.
10:40Donc, je l'ai fait l'année dernière avec le Rassemblement National.
10:44Et j'invite aujourd'hui les LR.
10:47Parce que sur l'essentiel, sur l'immensité des sujets,
10:52on pense la même chose.
10:53Et nos électeurs, moi, dans mes rues de Nice,
10:55ils me disent, mais depuis des années, regroupez-vous.
10:59On est tombé dans le piège inventé avec une forme de réussite et de génie
11:05par François Mitterrand ou de machiavélisme.
11:08François Mitterrand, il a réussi de prouesse.
11:11Il a réussi à ce que l'alliance des gauches les plus dangereuses se fasse,
11:16avec lui, à l'époque, avec le Parti communiste.
11:19Ça a été réitéré depuis avec les Insoumis,
11:21y compris après le 7 octobre.
11:23Ça n'a posé problème à aucun commentateur.
11:26Qu'on s'allie avec le Parti communiste,
11:28que la gauche sociale-démocrate s'allie avec le Parti communiste.
11:31Ça a été noté.
11:32Chez vous, naturellement.
11:34Mais pas dans ceux qui sont censés prôner la neutralité de l'information.
11:39Bon, c'est plutôt le contraire.
11:42Et puis, il a interdit à la droite de s'allier.
11:44Il a fracturé la droite depuis 40 ans.
11:49Et certains sont tombés dans ce piège.
11:51J'ai voulu en sortir.
11:53D'autres, avant moi, avaient tenté.
11:54Ils ont échoué.
11:55J'ai voulu en sortir l'année dernière.
11:57Je crois qu'on est en train de réussir.
11:59Je crois qu'on est en train de réussir.
12:01J'ai bréché ce mur.
12:03Ce mur, il est ouvert.
12:04Et il faut que tout le monde s'y engouffre désormais.
12:06Éric, c'était une question de Geoffroy Lejeune.
12:08Alors, c'est précisément sur ce point,
12:09puisque vous avez ouvert cette brèche en juin 2024.
12:13Ma question, c'est pourquoi il n'y en a pas d'avantages
12:15qui vous ont suivi ou qui vous suivent aujourd'hui ?
12:17Vous racontez, je crois, dans votre livre,
12:18que vous avez des gens qui vous disent à cette époque-là
12:20« Je suis avec toi »
12:21et qui finalement ne viennent pas.
12:23Aujourd'hui, on voit bien qu'on est un an et demi après
12:25que votre diagnostic de l'époque a été conforté.
12:28Lutôt validé.
12:30Pourquoi il n'y a pas plus de gens qui ne franchissent pas ?
12:31Est-ce que c'est un problème de l'acheter ?
12:32Est-ce qu'il y a un blocage psychologique ?
12:35Vous les connaissez par cœur.
12:36Qu'est-ce qu'il y a dans leur tête ?
12:37D'abord, il manque peut-être une vertu, c'est le courage.
12:40Et puis, il y a aussi cette habitude.
12:45Je vois les députés LR à l'Assemblée.
12:48Quand je leur parle de façon individuelle,
12:50ils me disent « Tu as raison ».
12:52Et puis, quand ils se retrouvent dans la salle
12:54de leur réunion de groupe,
12:55avec la pression des chapeaux à plumes,
12:58ceux qui disent « On fait comme on a toujours fait ».
13:00Mais on a toujours fait, ça nous a conduit
13:02à 4-7 à la présidentielle.
13:04Et si aujourd'hui, M. Wauquiez est candidat à la présidentielle,
13:07il ne va pas faire 4,7.
13:08Il va faire 2.
13:10Et déjà, je pense que ça sera un exploit.
13:13Là où il a conduit son groupe parlementaire.
13:17La réalité, elle est là.
13:18Donc, il faut arrêter de faire comme on a toujours fait.
13:21Il faut faire différemment.
13:22Il faut avoir du courage.
13:23Il faut oser.
13:25Il faut casser les codes.
13:26Il ne faut pas avoir honte du jugement des médias de gauche.
13:29Il ne faut pas avoir honte des pseudo-intellectuels de gauche
13:34qui jettent des anathèmes,
13:36qui posent des étiquettes infamantes.
13:39Voilà, l'extrême droite.
13:40Même, on a qualifié ma formation politique
13:44qui porte le nom de celle de la dernière formation politique
13:48du général de Gaulle d'extrême droite.
13:50C'est M. Darmanin au ministère de l'Intérieur,
13:54validé par le Conseil d'État,
13:56présidé par un socialiste.
13:57Voilà la réalité de ce piège pervers,
14:00de ce système qui est usé jusqu'à la corde
14:03et qui a conduit la France dans le mur.
14:05Donc, il faut balayer tout ça.
14:07Et il faut avoir le courage de balayer
14:09ceux qui sont les derniers
14:10tenant d'un système qui ne tient plus debout.
14:13Que tu le brettes ?
14:14Oui, hasard de l'histoire de la droite républicaine,
14:18Éric Ciotti, vous avez été exclu,
14:19notamment par Annie Gennevar.
14:20Je n'ai pas été exclu.
14:21Oui, enfin, ils vous ont exfiltré.
14:23J'ai gagné trois fois devant les tribunaux
14:25et j'ai décidé à un moment
14:27de prendre mes responsabilités
14:28et de créer une autre formation politique.
14:30C'est qu'Annie Gennevar vous a poussé vers la porte
14:33et aujourd'hui, c'est elle-même
14:35qui est poussée par la porte,
14:36par Bruno Retailleau,
14:37puisqu'elle reste ministre de l'Agriculture,
14:38du gouvernement.
14:39Elle vous accusait de vous fondre au sein du RN
14:41et elle, aujourd'hui,
14:42elle est accusée de se fondre
14:43non seulement avec la Macronie,
14:44mais avec le socialisme.
14:46Qu'est-ce que ça vous évoque comme commentaire ?
14:48Une forme d'ironie.
14:49Il y a Mme Gennevar,
14:50il y a M. Tabarro et Mme Tabarro
14:54qui veulent garder des postes,
14:56des places,
14:57qui font pression sur les uns, sur les autres.
14:59C'est assez pathétique,
15:01c'est assez triste,
15:02c'est tout ce qu'on déteste aujourd'hui en politique,
15:05c'est tout ce que l'on rejette.
15:06Quand vous voyez
15:07qu'il y a un dimanche dernier,
15:10M. Wauquiez disait à M. Retailleau
15:12il faut partir du gouvernement,
15:14il ne faut plus siéger dans le gouvernement.
15:16Et depuis lundi,
15:18il dit il faut aller au gouvernement.
15:19Mais qu'est-ce que les militants
15:21et a fortiori les Français
15:23peuvent comprendre
15:24à ces revirements opportunistes ?
15:26Il n'y a aucune cohésion,
15:28aucune colonne vertébrale,
15:29aucun courage.
15:30Vous pensez que LR va disparaître ?
15:32LR tel qu'il est aujourd'hui
15:34avec ceux qui le dirigent,
15:35oui.
15:36Donc il faut un sursaut.
15:39Mais moi,
15:40j'ai pris mes responsabilités.
15:41L'héritier du parti gaulliste,
15:43c'est l'UDR.
15:44Donc j'appelle d'abord,
15:46et je fais un appel à Bruno Retailleau
15:48de nous rejoindre,
15:49et je lance un appel aux militants.
15:50Vous savez, depuis dimanche,
15:52on a des centaines d'adhésions.
15:53Il y a, regardez,
15:55certains de vos confrères
15:56ont sorti les boucles
15:57des dialogues
15:58des présidents de Fédération LR.
16:00Ils disent,
16:00on reçoit des centaines
16:01de cartes déchirées.
16:03Eh bien, je dis à ces personnes,
16:04l'espoir, il est là,
16:05il est chez nous.
16:06On vous a menti l'année dernière.
16:08Venez ici,
16:09c'est là qu'est l'espérance
16:10de cette belle alliance,
16:11parce que nous,
16:13ce qui nous intéresse,
16:13c'est la France,
16:14et on veut redresser la France.
16:16Le pays n'a jamais été aussi à droite.
16:18C'est quoi la droite ?
16:19L'ordre,
16:20le respect de notre identité,
16:21conserver notre histoire,
16:23notre héritage,
16:24et la liberté économique.
16:26Jamais ces valeurs
16:26n'ont été autant plébiscité,
16:28et on s'oriente vers la gauche,
16:30qui a produit
16:30les pires erreurs historiques
16:32depuis 1981.
16:34La retraite à 60 ans,
16:35les 35 heures,
16:36la fin du nucléaire,
16:37l'immigration de masse.
16:38Et on revient à ces gens-là
16:39qui ont ruiné la France.
16:41C'est catastrophique.
16:42Merci beaucoup d'être venu
16:43ce soir dans Punchline,
16:43sur CNews et Europe.
16:44Pendant un instant,
16:45Pierre de Villeneuve sur Europe,
16:46à Christine Kelly sur CNews
16:47pour passer à l'info.
16:48Bonne soirée à vous
16:48sur nos antennes.
16:49À demain.
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