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  • il y a 6 semaines
"Avoir mal, c'est normal parce qu'on est une femme !" Cette phrase, Christine Leveque ne l'a que trop entendue. Et, à chaque fois, elle bondit. Pour cette gynécologue aixoise, ces douleurs qu'elles soient pelvi-périnéales, liées à l'endométriose, maladie qui touche 10 à 15% des femmes ou autres, ne sont pas une fatalié. "Ce sont des douleurs complexes et multifactorielles. Elles doivent être écoutées et traitées, affirme la chirurgienne.
Cette souffrance, elle la touche du doigt depuis des années dans son cabinet de la clinique Axium à Aix-en-Provence. "Pendant nos études, on nous apprend comment soigner une maladie mais rarement à soulager les symptômes. On reste bloqué dans la technicité en pensant qu'en traitant la pathologie, les symptômes douloureux s'envoleront. Aujourd'hui on s'aperçoit qu'on est loin de la réalité. La perception de la douleur varie d'une femme à l'autre mais elle est bien réelle. Et ces femmes n'ont plus les ressources physiques et psychologiques pour se soigner. Elles restent murées dans leur silence et leur souffrance."

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Transcription
00:00Aix-en-Provence, le centre Résilience s'est imposé comme une référence dans la prise en charge de
00:12l'endométriose et des douleurs pelviennes. Emmanuelle, atteinte d'endométriose, a connu 7 ans
00:18d'endurance médicale avant d'être enfin soignée par cet établissement. Depuis 3 ans, la dromoise
00:23y est suivie et ici elle a retrouvé une nouvelle qualité de vie. Ça a changé ma vie, réellement,
00:29déjà je suis arrivée, il y a de la bienveillance. Tout le monde est bienveillant, tout le monde
00:35connaît la maladie donc on se sent écouté, comprise. On rentre dans une éducation thérapeutique pour
00:42mieux comprendre notre maladie, voir d'autres praticiens. On nous parle de la kiné, j'ai jamais
00:49entendu parler de kiné, là on parle de kiné, d'ostéopathie, de yoga, de choses qu'on peut faire au quotidien.
00:55Comme Emmanuelle, beaucoup de patientes arrivent ici après une longue errance médicale. Au début de
01:01leur parcours de soins, c'est le docteur Lévesque qui les accueille. On va essayer de proposer une
01:07médecine qu'on appelle biomédico-psychosociale, c'est-à-dire qui va prendre en charge à la fois
01:11le patient dans sa problématique médicale avec des traitements médico-chirurgicaux et aussi tout ce qui est
01:19cognitif-comportementaux. Donc c'est vraiment une médecine intégrative, holistique, donc ça c'est vraiment qui est adapté aux patients.
01:25Une dizaine de professionnels assurent le suivi des patientes, parmi eux Lola, infirmière. Elle vérifie
01:32une semaine après le premier rendez-vous avec le docteur Lévesque que toutes les informations
01:36aient bien été comprises. On reprend la consultation globale parce que souvent elles ont beaucoup
01:40d'informations, il y a une errance, en fait il y a une errance de diagnostic, donc il y a beaucoup de
01:44questionnements de douleurs et d'incompréhension. Donc de reprendre la consultation et de leur expliquer
01:48surtout les traitements pour qu'on les met en place parce que souvent il y a des mots comme
01:51anti-dépresseurs, anti-épileptiques qui peuvent un peu les effrayer et du coup leur expliquer
01:55pourquoi on le met en place. Parfois, certaines patientes doivent passer par la chirurgie pour
02:00espérer aller mieux. Le docteur Christine Lévesque a développé une expertise reconnue dans la prise en
02:04charge des douleurs pelviennes. L'objectif là c'est qu'elle ait moins de fuites urinaires et c'est une dame
02:09qui a en fait une descente du rectum. Donc dans ce contexte de descente du rectum en fait elle a une
02:14constipation puisque les selles se coincent et donc c'est qu'elle retrouve une manière de
02:20déféquer qui soit plus naturelle sans que les selles se coincent et moins d'incontinence urinaire.
02:25En France, deux millions de femmes sont touchées par l'endométriose.
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