"Avoir mal, c'est normal parce qu'on est une femme !" Cette phrase, Christine Leveque ne l'a que trop entendue. Et, à chaque fois, elle bondit. Pour cette gynécologue aixoise, ces douleurs qu'elles soient pelvi-périnéales, liées à l'endométriose, maladie qui touche 10 à 15% des femmes ou autres, ne sont pas une fatalié. "Ce sont des douleurs complexes et multifactorielles. Elles doivent être écoutées et traitées, affirme la chirurgienne. Cette souffrance, elle la touche du doigt depuis des années dans son cabinet de la clinique Axium à Aix-en-Provence. "Pendant nos études, on nous apprend comment soigner une maladie mais rarement à soulager les symptômes. On reste bloqué dans la technicité en pensant qu'en traitant la pathologie, les symptômes douloureux s'envoleront. Aujourd'hui on s'aperçoit qu'on est loin de la réalité. La perception de la douleur varie d'une femme à l'autre mais elle est bien réelle. Et ces femmes n'ont plus les ressources physiques et psychologiques pour se soigner. Elles restent murées dans leur silence et leur souffrance."
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