Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demeureux.
00:04Merci de nous rejoindre en direct sur Europe 1, j'accueille mes débatteurs de la première heure,
00:08Sarah Salman, avocate au barreau de Paris, bonsoir Sarah.
00:11Bonsoir Stéphanie, bonsoir à tous.
00:13Jules Thorez, journaliste politique au JDD, bonsoir Jules.
00:16Bonsoir Stéphanie Demeureux, bonsoir à tous.
00:17J'ai beaucoup travaillé, j'ai vu votre signature à nombreuses reprises.
00:20J'ai rien fait aujourd'hui, j'ai dormi toute la journée.
00:22Bon, ça ne change pas forcément des autres jours.
00:24Vous aurez plein de choses à nous dire sur les coulisses d'ailleurs de la dernière réunion de Nicolas Sarkozy.
00:30Oui, mercredi soir.
00:31On en parlera en deuxième partie de cette heure.
00:34Mais tout de suite mon invité Jean-Philippe Cartier, vous êtes entrepreneur, propriétaire de plusieurs hôtels et restaurants
00:40avec votre groupe H8 Invest, président de l'association Le Pouvoir de l'Action.
00:44Bonsoir Jean-Philippe Cartier.
00:45Bonsoir Stéphanie, bonsoir à tous.
00:47Alors j'avais très envie de vous entendre ce soir parce que la France s'enfonce dans la crise politique
00:51et que l'on sait que ce que redoutent évidemment le plus les entreprises, c'est l'instabilité.
00:57Vous avez une parole forte, vous avez aussi beaucoup d'idées pour améliorer les choses, vous allez nous en parler.
01:02Alors depuis septembre, la chute du gouvernement Bayrou, donc le pays est bloqué.
01:06Déjà première question, est-ce que vous en mesurez l'impact dans votre activité ?
01:10Écoutez, déjà merci de m'inviter, de nous recevoir ce soir.
01:13Bonjour à tous.
01:14Oui, on en mesure évidemment l'impact, mais je crois qu'Elisabeth Borne avec son petit air professoral
01:18l'a déjà exprimé cette semaine en expliquant un petit air très sérieux que ça nous avait déjà coûté 15 milliards d'euros.
01:24C'est son chiffre, donc évidemment que l'entrepreneur a besoin d'une chose, de confiance, pas besoin de grand chose de plus.
01:29Elle n'est pas au rendez-vous là.
01:30Elle n'est pas au rendez-vous et je pense que même vous, ça doit vous faire plaisir de recevoir un peu autre chose qu'un politique.
01:35Absolument.
01:35Ça nous fait très plaisir.
01:36Parce que je pense que vraiment il y en a un peu moins et la séquence est absolument détestable.
01:39Pour l'instant, pas politique, parce que je vous vois quand même arriver, Jean-Philippe Cartier,
01:44j'ai lu attentivement vos propositions avec votre association Le Pouvoir de l'Action.
01:49Vous avez quand même des propositions pour que la France aille mieux.
01:52On va y revenir, mais je voudrais quand même vous faire réagir à cette séquence politique.
01:58Alors je sais que vous avez été décoré de chevalier de la Légion d'honneur par Bruno Le Maire.
02:02Vous avez eu des nouvelles ?
02:04Je ne m'attendais pas à ce que vous la fassiez, Salah.
02:07Écoutez, oui, il était ministre de l'économie à l'époque où, en tant qu'autodidacte, il était très flatté de recevoir cette distinction.
02:15Je crois qu'il va bien.
02:16Je ne l'ai pas eu la semaine dernière, mais je peux vous dire que je ne suis pas dans...
02:21Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus.
02:23Donc vous n'avez pas de scouts ce soir.
02:25Non, je n'ai pas de scouts à vous donner, si ce n'est qu'il n'est plus ministre des armées.
02:26Je crois que ça ne vous aura pas échappé.
02:27Il ne va pas être renommé là quand même.
02:28Je n'ai aucune idée, je ne sais pas.
02:30Alors cette séquence ?
02:31Écoutez, on en parlera tout à l'heure.
02:34Non, par contre, ce que je peux vous dire, c'est que je pourrais démarrer en ayant une pensée très appuyée.
02:39J'imagine qu'il y en a beaucoup.
02:40Tous les entrepreneurs, les commerçants, les micro-entrepreneurs, les PME, enfin tous ceux qui nous écoutent.
02:45Parce que ceux-là, ils sont solides.
02:47Ils entreprennent, ils recrutent, ils emploient, ils travaillent.
02:50Ils remontent le moral à d'autres et on vit une période qui ne nous rend pas la vie simple.
02:54Et vraiment, j'ai une pensée très sincère pour ces gens-là que je connais bien, parce que je suis accéléré d'une quarantaine d'entreprises.
02:58Et quand on a le privilège de pouvoir s'exprimer, je vous en remercie, les gens vous disent, allez-y.
03:02Parce qu'on a plus que jamais besoin d'une parole forte de gens qui savent ce qu'ils font au regard d'un climat anxiogène.
03:10Et c'est pour ça qu'on vous invite.
03:12Vous, vous étiez quand même un supporter assez fervent d'Emmanuel Macron au départ.
03:16Vous avez, j'ai lu quelques lignes, vous avez consacré un portrait d'ailleurs d'Anne Fulda dans Le Figaro.
03:23Qu'auriez-vous envie de lui dire aujourd'hui à Emmanuel Macron ?
03:26Je vais déjà, il ne faut pas renier ce qu'on a apprécié.
03:29J'ai pensé, comme tout le monde autour de la table, j'imagine, qu'Emmanuel Macron, ça allait amener du renouveau.
03:33Ça allait amener quelque chose de, non, on peut se tromper, mais je pensais que c'était une ligne nouvelle, moderne.
03:38Et on y a cru un petit peu au début, je pense qu'il y a eu...
03:40C'était bien parti pour les entreprises au départ ?
03:42C'était bien parti, oui, mais enfin, les entreprises, il faut comprendre une chose, pardon d'y revenir, mais c'est le poumon de l'économie.
03:46Vous savez, les PME françaises, c'est le socle social, c'est 10 millions de gens qui travaillent avec des entreprises qui ont deux salariés, 3, 4, 8.
03:53On ne parle pas des multinationales, parce qu'on y reviendra peut-être tout à l'heure, mais on confond souvent le mot grand patron et PME.
03:59Mais les PME, c'est 10 millions de salariés.
04:00Donc oui, je pense que le message d'Emmanuel Macron du départ était plutôt le bienvenu.
04:05Évidemment, maintenant, si vous me demandez si je suis déçu, je pense que si vous faites le tour de table, je pense que là, on est dans un niveau d'incompréhension totale.
04:14Je pense que c'est un président qui a perdu pied, j'imagine que la fonction n'est pas simple.
04:18Mais je pense surtout que la séquence de la semaine, hormis quand on parle du bal des premiers ministres,
04:25je pense que quand vous regardez tous nos députés ou les prétendants de la mairie de Paris ou autres s'exprimer cette semaine,
04:30franchement, qu'on soit de gauche, de droite, rouge, vert, bleu, il y a de quoi pleurer.
04:37Voilà, pleurer.
04:38Et en fait, il y a un ras-le-bol de tous ces entrepreneurs, de tous les gens qui font, qui doivent s'y remettre dès demain matin,
04:44à avoir un espèce d'irrespect envers cette espèce de fonction publique, envers l'argent.
04:49Enfin, l'impôt, c'est notre impôt, c'est le vôtre aussi, c'est les familles, c'est ceux de nous quatre autour de la table.
04:54À un moment donné, qu'est-ce qu'on fait de notre argent ?
04:56Et quand vous voyez la mère du huitième raconter ce qu'elle raconte,
04:59quand vous voyez la passe d'armes entre Anidalgo et Rachida Nathie,
05:03ça devient sincèrement, on peut en rire, moi je trouve ça profondément choquant.
05:08Et ce qui m'inquiète, dans mon pays, où moi je fais attention à tout, à tout ce que je fais,
05:12c'est que dans la manière dont on gère nos entreprises, dans un monde normal,
05:15un État dans cet État-là, c'est un dépôt de bilan.
05:18C'est un État en faillite, c'est un État, voilà, et je pense qu'il va falloir commencer à penser à une politique nouvelle
05:22où on est jugé à la performance.
05:24Nous sommes jugés, nous, dans nos affaires, à la performance,
05:27et dans le cadre de la préparation de l'émission...
05:30On devrait faire pareil avec les politiques, les juger justement sur leur performance.
05:33Mais encore une fois, moi je veux bien payer un million d'euros par an à un homme politique
05:36qui met un excédent budgétaire au-dessus de zéro, et me prend d'une start comme on fait à Singapour.
05:41Aujourd'hui, on a 90% de médiocres, et ces médiocres nous amènent à la situation actuelle.
05:46Enfin, il y a un moment donné, ça devient indécent en fait.
05:48Et moi, ce qui m'inquiète, et pardon encore une fois, c'est la ligne de vous couper,
05:50mais ce qui m'inquiète, c'est de voir le nombre de personnes que j'ai pu croiser.
05:54J'étais à un rendez-vous d'entrepreneurs il y a 3-4 jours.
05:56Voilà, j'ai une dizaine de personnes, et pas des multimilliardaires ou des millionnaires,
06:00pas du tout, des entrepreneurs qui partent, mais qui partent.
06:03Qui partent à Madrid, qui partent en Italie, qui partent vers les Émirats Arabes Unis,
06:07et qui eut cru, avec tout le respect que j'ai pour nos amis espagnols...
06:10A gauche, on vous dit toujours que c'est une fable.
06:12D'ailleurs, vous faites bien d'en parler, justement, vous ne dites pas des milliardaires,
06:18vous avez évidemment suivi ces débats ces dernières semaines, ces derniers mois,
06:22ils ont été confisqués autour de la taxation des plus riches,
06:26de la suspension de la réforme des retraites, c'est à peine si on parle des finances publiques,
06:29on oppose souvent les patrons aux travailleurs, c'est quelque chose qui vous peine ?
06:34C'est plus que ça me peine, j'ai été choqué par deux choses.
06:37La première chose qui m'a profondément choqué, qui m'a donné envie,
06:40moi je tiens un slogan en ce moment, pardon, qui s'appelle « Je me bats où je me barre ».
06:44J'espère que dans les 18 mois, ce pays va bouger, sinon moi, à titre personnel,
06:48après avoir défendu, corps écrit, mon pays, et avoir engueulé les déserteurs
06:54qui partaient pour des mauvaises raisons que j'estimais qui étaient les raisons fiscales,
06:57maintenant je considère qu'on ne peut plus continuer comme cela, et il faut qu'on agisse.
07:01Et quand je vois sur la chaîne du service public France Télévisions,
07:04lors du 20h, Gabriel Zuckman, qui a le droit de défendre des positions,
07:08et qu'on peut respecter,
07:08On lui a déroulé le tapis rouge.
07:11Je ne les partage pas, mais qui laisse dire à la présentatrice et à Salamé,
07:14trois fois de suite, trois fois de suite,
07:17que les entrepreneurs français qui ont des holdings sont des évadés fiscaux,
07:20je vous jure que si vous êtes à ma place, vous étouffez devant votre canapé.
07:23Voilà, vous étouffez devant votre canapé.
07:25Quand vous êtes resté en France, que vous avez payé ce qu'on a payé comme impôt,
07:28qu'on a vendu son entreprise, qu'on est resté là,
07:30et que M. Zuckman oublie de dire que l'entreprise, que la holding sert pour faire du réemploi dans les entreprises françaises,
07:36je vous jure que c'est...
07:37Oui, mais vous voyez, on en est encore là.
07:39C'est ce que demande la gauche, la taxation des hauts revenus...
07:42Mais en fait, les choses ne sont pas bien expliquées.
07:44Les gens ne comprennent pas...
07:45On accuse les entreprises de toucher des subventions...
07:47Mais vous savez, c'est comme quand on nous explique que l'Espagne est à gauche,
07:51mais que l'Espagne a un taux d'imposition de 15% de moins que nous,
07:54et que l'âge de la retraite est à 67 ans,
07:56et que le Portugal a annoncé ce matin être en excédent budgétaire pour la deuxième année de suite,
08:00ce qui est un record, ce que ça veut dire excédent pour ceux qui nous suivent,
08:02ça veut dire qu'ils ont plus de rentrées que de dépenses.
08:06Vous imaginez comment on en est loin, nous ?
08:07C'est vrai que ce qu'on voit depuis un mois est quand même assez lunaire.
08:10On a l'impression de vivre dans un monde parallèle,
08:11où on a l'impression d'être dans un pays socialiste.
08:14On a eu deux semaines de débats sur cette fameuse taxe Zuckman,
08:17avec M. Zuckman,
08:18qui a été une étoile filante du service public,
08:21en étant invité tous les quatre matins pour défendre sa taxe.
08:24On a des sondages qui sont un peu bidouillés par le service public,
08:29c'est-à-dire qu'on vous commande un sondage sur les impôts et les taxations.
08:31On vous dit qu'on a fait un sondage sur la taxe Zuckman,
08:33et puis ensuite ça permet de dire qu'il y a 86% des Français qui sont favorables.
08:36Ça, c'était les deux premières semaines.
08:38Depuis deux semaines, on est sur la réforme des retraites,
08:40on cherche 120 milliards d'euros par an d'économie,
08:42et vous avez des hommes politiques qui vous disent
08:43qu'on peut suspendre, c'est pas très grave,
08:45c'est la seule réforme du quinquennat Macron.
08:47Mme Band peut dire qu'on va suspendre, c'est pas grave,
08:49c'est sa propre réforme, sa seule réforme,
08:51qui va coûter 3 milliards cette année, 5 milliards l'an prochain,
08:53et 13 milliards d'ici 2030.
08:55On est quand même dans un monde de dingue,
08:56au moment où la France est quand même dans une situation économique
08:59qui n'est pas folle.
09:00Donc c'est vrai que les entrepreneurs,
09:01tous les gens du monde économique regardent tout ça
09:04avec une distance et un recul et un certain effarement, je crois.
09:09Moi, ce qui m'interpelle, c'est que vous dites
09:10que vous êtes prêts éventuellement à partir,
09:12et j'entends une partie effectivement de la gauche notamment,
09:14et pas que, qui dit que c'est un mythe
09:16et ça concernerait une minorité de personnes,
09:18et une telle minorité que finalement ce n'est pas si grave.
09:21Et vous, vous me répondez que finalement,
09:23en réalité, là, très concrètement,
09:24des gens sont prêts à partir.
09:25Non, non, mais tout le monde,
09:27dans le réseau qui est le mien
09:29et dans les entrepreneurs que je côtoie,
09:30évidemment, et déjà beaucoup de gens sont partis.
09:32Donc c'est une légende urbaine de la gauche,
09:34les mêmes de gauche qui déjeunaient au restaurant Matignon avant-hier,
09:37avant d'aller à l'Elysée.
09:39Enfin, il faut arrêter de dire n'importe quoi aux gens.
09:41Je suis entrepreneur, je suis accélère d'une quarantaine d'entreprises,
09:43je connais une vingtaine de personnes qui ont décidé de partir
09:45et qui sont des gens importants pour la France avant la fin de l'année 2025.
09:47Et partout en Italie ?
09:48Italie, Espagne, parfois Suisse, parfois Émirats Arabes Unis.
09:50Voilà, et en plus, ils partent pour de plus en plus de nouvelles raisons.
09:54C'est qu'avant, on partait uniquement pour le fiscal,
09:55maintenant, on part pour le fiscal et la sécurité.
09:57On va leur dire qu'ils ne sont pas patriotes, vous savez.
10:00Oui, non, mais je sais, il y a même Piketty qui a expliqué
10:03qu'il irait nous chercher à l'aéroport si on décidait de partir.
10:05Ils veulent l'Europe, ils veulent pour autant la pureur de partir.
10:09Bon, bref, on est un peu chez les fous.
10:11Mais non, je pense qu'en fait, il faut dire les choses telles qu'elles sont.
10:14Le besoin des entrepreneurs et de ceux qui créent, c'est la confiance.
10:18Aujourd'hui, ce pays nous amène à tout sauf à la confiance.
10:21On a besoin d'entrer de la confiance.
10:22Et je pense, personnellement, c'est pour ça que, vous savez,
10:25l'entrepreneur, son métier, c'est d'essayer de déceler des opportunités.
10:28Pas dans le sens de l'opportunisme, mais dans le sens où il y a quelque chose à faire.
10:31Je considère que, pour moi, la politique telle qu'on l'a connue est morte.
10:33Je considère qu'on vit un tournant majeur,
10:36et qu'il y a clairement, pour des gens de bonne volonté,
10:38et qui ont vraiment décidé de retourner la table,
10:42de s'impliquer, de s'engager.
10:44Pas très longtemps, parce qu'on ne veut pas que ça finisse mal,
10:46parce qu'il y en a qui n'ont pas envie de perdre leur poste.
10:47Mais je pense qu'on est assez nombreux, maintenant, à partager cette idée, que c'est le moment.
10:50Des hommes de bonne volonté dont vous faites partie.
10:53Des gens qui savent compter.
10:54Je sais que c'est un mot bizarre et grossier.
10:56Tout le monde ne sait pas compter, c'est vrai.
10:58Le pouvoir de l'action, c'est le nom de votre association.
11:01Objectif, réfléchir aux dix grandes réformes pour se remettre à flot
11:04dans le domaine de la politique, de l'économie, de la santé, de la sécurité.
11:09Vous savez qu'il cherche des gens au gouvernement, en ce moment, Jean-Philippe Cartier.
11:12Là, je suis ma justice, mais au point d'y aller demain,
11:13on ne propose rien, n'importe quoi, que je n'irai jamais.
11:15Il y a bien des LR qui vont y aller.
11:16Non, non, l'idée, ce n'est pas de créer le NEM think tank, je déteste le mot.
11:20L'idée, c'est d'essayer de ramener des gens qui comptent,
11:23qui soient salariés ou entrepreneurs,
11:25parce qu'il est important d'arrêter,
11:26parce qu'il y a d'ailleurs une grosse partie de la politique,
11:29notamment de gauche, qui oppose sans cesse l'entrepreneur.
11:32Et le patron et le salarié,
11:34je ne sais pas ce qu'est le mot patron,
11:35mais l'entrepreneur, il travaille des collaborateurs,
11:37et pour moi, ils sont autant partis de la solution
11:38que celui qui n'est.
11:40Vous avez vu le sondage ce matin dans le JDD,
11:42les Français aiment leur patron,
11:4458% des personnes interrogées ont une bonne opinion des patrons,
11:47contrairement à ce qu'on entend parfois.
11:49Et je crois même 80% une bonne opinion de leurs entreprises.
11:51Exactement, vous avez bien lu, bonne lecture le dimanche matin.
11:55Et pour en rajouter, je crois qu'ils sont 7 ou 8%
11:57à faire confiance à leur politique.
11:59Donc je pense que le pouvoir de l'action,
12:01c'est quelque chose qui est en train d'émerger,
12:03qui va voir le jour entre la fin de l'année et début d'année 2026.
12:06Et on va essayer, pendant un laps de temps court,
12:07puisque 2027 arrive vite,
12:09de se rendre un petit peu indispensable,
12:11et que tous ceux qui se retrouvent dans...
12:13Alors comment ?
12:14En proposant des idées,
12:16en occupant aussi les plateaux,
12:18comme le font les politiques,
12:19matin, midi et soir, on se demande quand ils ont le temps
12:21d'aller dans leur ministère,
12:22parce que nous on le fait de dimanche soir,
12:23parce que demain matin on doit être au bureau.
12:25Mais donc voilà, on va le faire de certaines manières,
12:27on sait communiquer, on sait faire,
12:28on sait se faire entendre,
12:30et sinon il n'y aura pas d'autre solution
12:32que de partir d'un pays dans lequel on ne se sent plus
12:35vraiment, je ne sais pas, à l'aise.
12:39Vous, en tant qu'entrepreneur, en tant que patron,
12:42quelle serait la première mesure que vous attendriez
12:45du nouveau gouvernement ?
12:46Je crois que je l'ai donné déjà à Mme Sandman,
12:47alors qu'on s'est rencontrés à l'accueil.
12:50Ça serait, je serais pour durcir
12:52les indemnités chômage au moins de 30 ans.
12:56Pourquoi ?
12:56Je suis dans des tas de métiers
12:57où on n'a plus un jeune qui a envie de travailler.
12:59Et oui, c'est un jeune qui vous posez la question, évidemment.
13:01Et moi, j'ai démarré à 17 ans sans grand-chose,
13:03et j'ai démarré, je suis un autodidacte,
13:05et la France permet d'être autodidacte.
13:07Vous n'avez pas le bac ?
13:07J'ai arrêté niveau bac.
13:09Vous avez commencé à gagner vos premiers sous à 14 ans.
13:12Vous êtes bien informé, c'est vrai.
13:14Oui, j'aimais travailler, c'est une valeur qui se perd,
13:17mais j'aimais travailler, je voulais réussir pour plein de raisons,
13:19et puis pour aider, voilà, pour gâter ma maman.
13:22Enfin, on a tous des bonnes raisons de réussir.
13:23Et l'école, c'était pas l'école française ?
13:24En tous les cas, ma sœur aimait beaucoup, moi, un peu moins.
13:28On dira ça comme ça.
13:29Mais je pense qu'il est important de remettre les gens au travail
13:33et d'aider, par contre, nos plus anciens.
13:34Donc, je considère qu'aujourd'hui,
13:36avec le niveau de chômage atteint aujourd'hui
13:39et des tas de jeunes de moins de 30 ans pas motivés,
13:41je pense que deux mois de chômage pour un garçon,
13:44une jeune femme, en pleine santé,
13:46avec deux jambes et deux bras,
13:47me paraît quelque chose de largement suffisant.
13:49Vous les rencontrez, ces jeunes, justement ?
13:50Dans l'hôtellerie, je peux...
13:51Oui, justement, la restauration et l'hôtellerie, c'est bien connu.
13:54Ils marrent le 15 juin, ils sont fatigués le 15 juillet.
13:56Non, non, attention, il y a des gens...
13:57C'est pas un cliché, donc ?
13:58Mais c'est pas du tout un cliché.
13:59Les arrêts de travail, c'est pas un mythe, c'est dramatique.
14:03Mais c'est dramatique.
14:05On parle en dizaines de milliards d'euros, là, je pense, d'économie, là.
14:08Je peux vous dire qu'on peut remettre un million de gens au travail
14:09en l'espace de six mois si on prend quelques bonnes décisions.
14:12Par contre, aider nos plus anciens,
14:13par contre, ma maman qui avait une retraite très faible,
14:15qui était infirmière,
14:17et qui est décédée à l'hôpital public
14:18après être passé après 40 personnes
14:20qui n'avaient aucune raison d'être là où ils étaient.
14:22Ça, c'est un problème qui me touche profondément.
14:24Donc voilà, je pense que de mettre un jeune de 25 ans au boulot,
14:26il n'y a même pas l'ombre d'un doute.
14:27Voilà, comme je l'ai fait,
14:28comme je dis souvent à certains journalistes
14:30quand je fais des émissions comme la vôtre,
14:32je pense que si on devait travailler demain matin
14:34tous les deux pour nourrir notre famille
14:35et qu'on perdait nos emplois,
14:36on ferait n'importe quoi, on l'ouvrait nos manches.
14:38Donc à 25 ans, on ne devrait pas y arriver.
14:39Par contre, aider les plus faibles me paraît évident.
14:41Il y a des gens qu'on ne peut plus refaire travailler
14:43à 55 ou 60 ans,
14:44il faut évidemment les aider.
14:45Je pense qu'il faut baisser sensiblement
14:47les charges sur les seigneurs.
14:48Enfin, il y a plein de choses,
14:49je pourrais vous faire une heure là-dessus,
14:50je sais que vous êtes passés.
14:50Mais vous voulez faire de politique pour aujourd'hui ?
14:53Jules Torres qui, lui, n'a pas de mal
14:55à se mettre au travail
14:56puisqu'il est là matin, midi et soir.
14:58Moi, ce n'est pas 14 ans,
15:00mais j'ai gagné mes premiers sauts à 16 ans
15:01et j'ai juste le bac aussi,
15:03donc je me reconnais.
15:04Mais c'est intéressant cette question, par exemple.
15:06On prend quelque chose sur vous ce soir.
15:08Ah bon ?
15:08Oui, je ne fais pas mon CV
15:10quand j'arrive dans l'émission.
15:12Non, mais c'est intéressant.
15:13Il y a une question que je trouve fondamentale là-dedans
15:15et qui n'est pas assez abordée.
15:16Et c'est vrai que dans cette séquence,
15:18on a un peu l'impression
15:18de vivre encore une fois dans un univers parallèle.
15:20C'est la question des retraites.
15:21On a des retraités qui ont des retraites extrêmement faibles.
15:24Mais par ailleurs, on a un système
15:25dont on sait qu'il sera déficitaire
15:28dans les prochaines années,
15:29que la responsabilité dans la dette publique des retraites,
15:32c'est 50% sur ces sept dernières années,
15:35c'est 15% du PIB,
15:36c'est plus de 400 milliards d'euros chaque année.
15:38Et j'ai l'impression qu'on n'a pas de débat rationnel
15:40sur cette question-là.
15:41On est dans une guerre intergénérationnelle.
15:43On vous dit que les boomers ont des retraites
15:45que pour aller sur des croisières Costa.
15:50Alors qu'en réalité,
15:51c'est vrai, vous entendez ça aujourd'hui.
15:53Alors qu'il y a quand même des retraités
15:54qui ont des tout petits salaires.
15:56Il y a des retraites qui sont grandes aussi.
15:57Donc il faut un débat rationnel là-dessus
15:59parce que ça creuse le déficit.
16:01Je me permets juste de vous dire en plus une chose
16:02qu'on oublie de dire trop souvent,
16:04c'est que les pays à qui on nous demande
16:05de nous prêter de l'argent aujourd'hui,
16:07on regarde des besoins financiers dont la France
16:08a énormément besoin,
16:09ont tous des retraites à 67 ans.
16:11Donc nous, on demande à des gens
16:12de nous prêter de l'argent en France
16:13pour financer notre pays
16:15parce qu'on veut la retraite à 62 ans.
16:16Bon, Jean-Philippe Cartier,
16:18on est arrivé à la fin de cet entretien.
16:19Merci beaucoup.
16:20On attend...
16:20J'avais plein de choses à vous dire.
16:21Bah oui, mais on a fait un bon tour déjà
16:23puisque vous réfléchissez vite.
16:26On a compris en tout cas l'idée
16:27pouvoir de l'action
16:28avec 10 grandes réformes.
16:30Merci à vous
16:31et on vous attend dans les prochains gouvernements.
16:33Alors pas celui-ci,
16:34mais peut-être les autres.
16:35Ça, celui-ci, c'est sûr que non.
16:37De toute façon, il ne va pas durer longtemps.
16:38Donc ça a été un CDD assez court.
16:39Ça ne nous intéresse pas.
16:40C'est rapide.
16:41Bon, justement,
16:42on va en parler dans quelques instants
16:43avec vous, Jules Torres et Sarah Salman
16:45puisqu'apparemment, Sébastien Lecornu
16:46est à l'Elysée en ce moment.
16:48A tout de suite sur Europe 1.
Commentaires

Recommandations