- il y a 4 mois
Notre équipe Sud Radio Rugby aux côtés de François Trillo débriefent le début de la 6e journée du Top 14 et l'actualité rugby du moment
Les invités du jour : Thomas Domingo (entraîneur de la mêlée de la Section Paloise) et Anthony Belleau (demi d'ouverture des Northampton Saints)
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##AU_COEUR_DE_LA_MELEE-2025-10-11##
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SportTranscription
00:00Sud Radio, au cœur de la mêlée, François Trios.
00:04Au cœur de la mêlée, l'émission pour revenir sur toute l'actualité rugby du samedi,
00:0919h-20h avec Jean-Baptiste Elisabeth et Philippe Spanguero.
00:13Au sommaire, les résultats bien sûr de la sixième journée, le débrief de ce multi notamment,
00:18on reviendra sur la victoire bonifiée de Pau face à Bayonne.
00:21Thomas Domingo sera notre invité et puis on ira un petit peu en Angleterre
00:25avec un des héros du jour, Anthony Bello.
00:28Avec lui, on parlera bien sûr de son exil à Northampton et également du match du soir.
00:32Clermont-Toulon, coup d'envoi 21h, vous pouvez nous appeler bien sûr, 0826 300 300.
00:38C'est parti pour une heure au cœur de la mêlée.
00:40Sud Radio, au cœur de la mêlée.
00:42Merci de nous rejoindre, si vous nous rejoignez, on est ensemble depuis 14h30.
00:46Et depuis 14h30, que s'est-il passé ? Beaucoup de choses sur la planète ovale.
00:51Sixième journée du top 14, Pau à Batubayonne, 47-24 bonus bonifié pour les Palois.
00:57Victoire sur le fil du Stade français face à La Rochelle, 26-24.
01:00Lyon, c'est défait de Perpignan, 44-19 bonus offensif.
01:04Victoire du Racing, 32-25 face à Montpellier.
01:07Victoire de Castres à Montauban, 32-28 bonus défensif.
01:11Les conséquences, Cyprien Béthou au classement.
01:13Les principaux enseignements de ces résultats, c'est que la section Palois et le Stade français sont collideurs.
01:19Avec 19 points suivis du Loup, 18 points.
01:22Du Racing, 92-17 points.
01:24Bayonne passe 5e, 16 points.
01:26Et Castres monte à la 6e place avec 15 points.
01:29Je rappelle que ce soir, le match en retard, ce sera clairement face à Toulon.
01:34Et demain, le Stade Toulousain face à Bordeaux, qui ont déjà des matchs en retard.
01:38Notamment pour Toulon, en bas du classement.
01:40Et donc, c'est Montauban, 13e avec 3 points.
01:43Et Perpignan qui ferme la marche, 0 points.
01:45Parce que 6 matchs, 6 défaites.
01:46Oui, on en a parlé il y a quelques instants avec les supporters.
01:51Jean-Baptiste Elisal est avec nous.
01:52Bonsoir Jean-Baptiste et bonsoir Philippe Spanguero.
01:56Bonsoir messieurs.
01:57Salut à tous.
01:59Jean-Baptiste, on a rappelé les résultats.
02:03Est-ce qu'il y a un résultat que tu veux mettre en avant ?
02:06Ou un scénario peut-être ?
02:08Le scénario, on ne va pas aller chercher très loin.
02:12C'est le Stade français face à La Rochelle.
02:14Dans un pur match de top 14.
02:16Avec beaucoup d'intensité.
02:17Mais de l'intensité combattue uniquement.
02:19Pas trop courue.
02:22Et la mêlée du Stade français qui a été trop bonne, très bonne.
02:27Est-ce qu'elle a été certainement meilleure que celle de La Rochelle ?
02:30Ou est-ce que celle de La Rochelle qui était un peu faible, notamment du côté droit ?
02:33Je ne sais pas certainement un peu des deux.
02:35Mais voilà.
02:37Un scénario.
02:38La Rochelle marque à la 77e.
02:40Sur le coup d'envoi, il y a eu une mêlée.
02:42Et la mêlée du Stade français explose celle de La Rochelle.
02:46Et Carbonelle met les trois points de la victoire.
02:47Mais La Rochelle a montré un meilleur visage quand même que la semaine dernière.
02:52En termes d'état d'esprit, c'est sûr.
02:53Juste deux points que tu soulèves.
02:55D'abord, est-ce que l'essai de Jégou, où il y a eu un appel vidéo, pour peut-être, on va dire, et certains supporters du Stade français ne sont pas forcément favorables à ça.
03:06Mais est-ce que le ballon était sorti du Ruc, sur la sortie de camp de Paul Abadie, qui a été surpris par Le Garek, qui lui a chipé le ballon quasiment dans les pieds.
03:16Et ensuite, c'est Jégou qui a conclu.
03:18Donc, pour remettre le Stade Rochelle devant, est-ce que pour toi, cette décision arbitrale était justifiée, Jean-Bas ?
03:25Oui, sans aucun doute.
03:27On voit bien, il y a un plan qui est très clair à la télévision, vu de derrière.
03:31On voit bien que le ballon sort, il est quasiment 50 centimètres en dehors du Ruc.
03:36Et Le Garek a bien fait de monter.
03:38Bon, voilà.
03:39Derrière, sur la mêlée, rien à dire aussi sur la supériorité.
03:43Ça mérite une pénalité, cette pénalité qui fait quand même basculer le match ?
03:46Vous savez, sur l'ensemble du match, l'arbitre a dans sa tête, c'est un film qui déroule.
03:52Je l'avais appris ça avec Alexandre Ruiz, ancien arbitre qui avait entraîné avec moi.
03:56Et quand, sur les quatre premières mêlées du match, le Stade Français emporte les mêlées rochelaises,
04:04il le garde en tête tout ça, tout le long du match.
04:06Alors, La Rochelle a fait sortir son pilier, un jeune pilier, un de 19 ans, à faire entrer un autre.
04:12L'autre a pris quand même un carton jaune pour fautes répéter.
04:14Et à la fin du match, tu sens que ça va arriver.
04:20Et cette dernière mêlée, oui, oui, La Rochelle se relève et subit.
04:24Et je pense que comme il y a une petite action litigieuse juste avant, l'arbitre le met.
04:28Mais pour moi, l'arbitre n'a pas été, enfin moi qui suis neutre sur ce match-là,
04:32pas trop neutre, mais un peu neutre quand même.
04:33Mais l'arbitre n'a pas été, voilà, n'a pas volé le match au Rochelais.
04:40D'accord, donc après, Louis Carbonelle fait le reste.
04:43Et on peut être satisfait pour le buteur parisien qui n'avait pas vécu une grande saison l'an dernier
04:47et qui en tout cas fait un bon début de saison.
04:49Philippe Spanguero, toi, qu'est-ce que tu retiens de ces quatre résultats du multi ?
04:53Là, Jean-Bas mettait en avant la victoire un peu sur le fil du Stade Français.
04:57Qu'est-ce que tu retiens, toi ?
04:58Moi, je retiens le match abouti de la section paloise parce que cette équipe de Pau,
05:03elle conforte son statut dans ce top 6.
05:06Elle est venue échouer ces deux dernières saisons de peu.
05:09On sent qu'elle gagne en maturité.
05:12On l'a vu assez maîtresse de son sujet aujourd'hui, notamment avec une bonne entame,
05:15maîtriser, être assez pragmatique sur ses temps forts,
05:19ce qui lui a manqué beaucoup la saison dernière à domicile
05:22où il y a eu quelques matchs rattrapés un peu en fin de match,
05:25mais une fébrilité qu'on ressentait, qu'on n'a pas vue aujourd'hui
05:28face à une grosse équipe de Bayonne qui arrivait avec l'intention de confirmer
05:32un très gros résultat la semaine dernière.
05:34Alors, est-ce qu'il y a eu un peu de décompression du côté des têtes bayonnaises ?
05:37C'est une question qu'on peut se poser.
05:39Mais c'est vrai que cette équipe de la section, elle est très plaisante à voir jouer.
05:42On sent qu'il y a un collectif qui s'est densifié, un recrutement intelligent,
05:46de la densité de vent qui a été trouvée.
05:48C'est ce qui manquait peut-être un peu la saison dernière encore pour franchir ce cap.
05:52Donc, c'est le match que je retiens.
05:53Bon, on va en parler dans un instant avec notre invité qui sera Thomas Domingo,
05:56l'entraîneur des avants de Pau, bien sûr.
05:59Quelques faits marquants quand même, Cyprien.
06:02Notamment la première victoire à l'extérieur de Castres, 32 à 28.
06:07En effet, le match s'est déroulé assez bizarrement,
06:10avec une première mi-temps largement à l'avantage des Castrés,
06:15avec même un bonus offensif en poche.
06:17Puis, les Montalbanais ont rentré dans la rencontre en deuxième mi-temps.
06:21Et c'est un peu les Castrés qui ont lâché prise en fin de mi-temps.
06:25Ça aurait pu même basculer vers une victoire montalbanaise
06:28si les Castrés n'avaient pas mieux défendu.
06:30Victoire, en effet, pour les Castrés qui enchaînent deux victoires de suite,
06:33ce qui n'était pas arrivé depuis le début du championnat.
06:35Défaite frustrante pour les Montalbanais,
06:37qui récupèrent malgré tout un point de bonus défensif.
06:39Mais il y avait peut-être mieux à faire des deux côtés.
06:42Notamment pour les Castrés, un bonus offensif n'aurait pas été de trop,
06:45en effet, pour se mettre en confiance.
06:47Mais ça leur permet, malgré tout, avec 15 points maintenant, en 6 journées,
06:49d'intégrer le top 6 actuellement.
06:51Oui, il y a deux points sur lesquels je voudrais revenir
06:54avant d'accueillir Thomas Domingo qui sera avec nous.
06:55C'est d'abord, Jean-Bas, le zéro pointé de Perpignan après 6 journées.
07:00Il y a eu une bonne heure catalane à Lyon, mais ils ont ensuite craqué.
07:05Il y a eu des changements dans le staff.
07:08Réception de l'UBB samedi prochain.
07:10Comment tu vois les choses ?
07:12Toi qui as connu aussi des saisons un peu difficiles,
07:15après avoir connu des belles saisons notamment.
07:18Pas facile, là, de relever la tête côté catalan.
07:22Si on veut voir le verre à moitié plein,
07:26on va regarder la première heure de Perpignan,
07:31avec une... tu le sens quand même, un état d'esprit tout autre.
07:36Alors par contre, s'il faut virer deux entraîneurs
07:37pour avoir un meilleur état d'esprit,
07:39alors il faut virer les deux autres pour que la semaine prochaine
07:41faire une heure et demie.
07:42Je crois que ça ne marche pas comme ça, en fait.
07:47Bien sûr, ils ont eu du renfort.
07:49J'espère que les joueurs ont eu une petite réaction là
07:51et qu'ils en auront une belle la semaine prochaine.
07:53Je pense que Franck et son équipe ne méritent pas ce qu'il arrive.
07:56Ils avaient fait du très bon boulot.
07:58C'est parti du mauvais pied cette année, mais...
08:01Voilà.
08:01Et si tu veux voir le verre à moitié vide,
08:04eh bien, t'en prends quand même encore 40 passés.
08:09Tu craques dans les 20 dernières minutes et tu reçois Bordeaux.
08:11Une équipe quand même qui va faire tourner un petit peu demain soir
08:14et qui arrivera plein de fraîcheur pour aller faire le plein là-bas
08:17comme tout le monde le fait.
08:18Donc, ouais, ça risque d'être compliqué.
08:21J'espère que les coachs vont positiver sur cette première heure,
08:24que les joueurs vont s'apercevoir qu'il faut se bouger un peu plus, eux, maintenant,
08:29plus que les coachs,
08:31et que ça va rouler un peu mieux pour Perpignan.
08:34Mais sinon, ça risque de faire un début de saison très, très, très, très, très mauvais.
08:39La chance qu'ils ont, c'est que Montauban fait quasi du surplacé aussi.
08:43Donc, bon, ça jouera entre ces deux équipes.
08:45Ouais, zéro point pour Perpignan, deux points pour Montauban.
08:48Ça veut dire que c'est jamais la faute des coachs pour toi, Jean-Bas ?
08:51Non, je n'ai pas dit ça non plus.
08:52Mais je pense qu'il y a une part pour les coachs,
08:57mais aussi une part pour les joueurs.
08:58Tu ne peux pas voir cette réaction à Lyon pendant une heure
09:01parce que Zaza et Gérald Bastide, pardon, David Marti et Gérald Bastide
09:05ont été, sont partis ou ont démissionné ou se sont fait, voilà.
09:09Je pense que c'est la réaction, ils auraient pu l'avoir un peu avant.
09:12Alors maintenant, il faut que les joueurs prennent conscience d'eux,
09:15qu'ils se mettent derrière, s'ils ont encore la confiance de Franck, j'en suis sûr,
09:20derrière Franck Azema et qui s'y lance à fond dans cette saison.
09:24Maintenant, perdu pour perdu, je vous dis, ils montent au banc,
09:26ils ne sont que trois points devant, c'est une victoire.
09:28Voilà, l'histoire peut être belle, tu bats Bordeaux ce week-end,
09:31tu vas être dans les clous, tu repasses 13e,
09:34et puis après, il va falloir, voilà.
09:35Eux, ils ont l'habitude de jouer cette fin de descente et cette fin de tableau,
09:40mais il faut qu'ils se réveillent très vite.
09:42Et d'ailleurs, juste coupe 30 secondes, François,
09:44un Montauban-Perpignan le 25 octobre, le samedi 25 octobre,
09:47à Montauban, à Sapiac, lors du multiplex.
09:49Voilà, après la première parenthèse européenne,
09:53voilà, on termine la semaine prochaine au bloc de sept matchs.
09:57Tu as vu du orange, tu as vu du rouge, toi, aujourd'hui,
09:59Quentin Cabanis, qui suivait Montauban-Castres ?
10:01Moi, j'ai complété la collection, j'ai eu les trois cartons aujourd'hui.
10:05Ça avait démarré à la septième minute avec Stany Force,
10:07qui avait pris un carton orange, qui a pénalisé les Castrés,
10:11mais finalement, pas tant que ça en termes de scoring,
10:13puisque sous ce carton orange, les Castrés ont inscrit deux essais,
10:16un essai par Huleux et un autre par Teddy Durand.
10:21Et puis, on a vu le carton rouge de Villiga,
10:23qui là aussi n'a pas finalement handicapé les Montalbanais,
10:26puisque c'est là où ils ont le mieux joué.
10:28Le carton a été reçu à la 51ème minute,
10:31et puis les Montalbanais ont inscrit des essais à la 62ème,
10:33à la 70ème et à la 77ème minute.
10:36Donc voilà les infériorités numériques,
10:38qui ont été plutôt bien gérées de la part des équipes,
10:40ou c'est l'inverse, la supériorité numérique
10:42qui a été très mal gérée de la part des deux effectifs.
10:44Et Philippe, moi je disais, hors antenne,
10:47je disais à Cyprien et Quentin,
10:48bon, de toute façon, on ne verra plus de carton rouge.
10:50Et Villiga, il prend un carton rouge pour un plaquage pas du tout maîtrisé.
10:55Disons que s'il ne célèbre pas derrière, il n'y a peut-être pas le rouge.
10:59C'est bon signe que les arbitres arrivent quand même
11:02à prendre encore leur responsabilité sur ce champ d'action,
11:04mais moi j'ai une question pour Jamba,
11:05sur ce scénario de match, mais ça se répète quand même.
11:08Quel regard tu portes sur l'évolution dans le rugby moderne ?
11:12Parce que ces dernières saisons, vraiment, on sent que l'infériorité numérique,
11:16elle n'est plus vraiment un frein pour les équipes.
11:18Que ça fait moins basculer les situations de jeu qu'il y a quelques saisons.
11:23Est-ce que tu es d'accord avec ça ?
11:24Oui, je pense qu'il y a 4-5 ans, les coachs,
11:27moi je sais que j'ai beaucoup réfléchi à ça.
11:30J'avais regardé que ça se passait à peu près presque 2,2 et quelques
11:36tous les 3 matchs.
11:37C'est-à-dire qu'il y avait au moins des périodes,
11:40tous les 3 matchs, il y avait au moins 2 périodes
11:42où tu étais à 14, voire même des fois 13.
11:45Et on développait des scénarios à l'entraînement.
11:48Alex Ruiz, encore une fois, qui était un ancien arbitre,
11:51m'avait veillé là-dessus,
11:52de donner aussi une bonne image à l'arbitre.
11:54Quand on vient de prendre un carton,
11:56l'arbitre nous a un peu dans le viseur.
11:58Et là, il faut passer 5 minutes où on doit être très très propre
12:01pour ne pas accumuler les fautes et en rajouter.
12:04Donc on travaillait,
12:04et je pense que beaucoup d'entraîneurs travaillent
12:06sur ces périodes un peu faibles,
12:08avec un jeu peut-être un peu plus restrictif,
12:11ou en tout cas limité sur la largeur du terrain.
12:13C'est-à-dire 2 tiers terrain à peu près,
12:16d'une touche jusqu'à l'extérieur du deuxième poteau,
12:19comme si on jouait sur un mini-terrain
12:22avec 20 mètres de moins sur les côtés.
12:24et en limitant le nombre de possessions trop longues,
12:28parce que c'est là où tu te fragilises souvent,
12:30et tu peux prendre des contres,
12:31et en ayant un jeu au pied,
12:34une des possessions très adaptées,
12:36qui est plutôt longue dans le terrain,
12:37avec un rideau,
12:38et puis tu arrives à modeler avec ton fond de terrain
12:41en passant 14-1, 14-1,5,
12:44pour essayer de...
12:45Tu contestes plus les rugs, par exemple.
12:47Donc je pense que tout le monde s'y est un peu adapté,
12:49et puis c'est devenu une telle...
12:51ça arrive tellement souvent, en fait,
12:53que je crois que ça ne perturbe plus non plus les joueurs
12:55qui se démobilisent à ce point-là.
12:57Voilà, et c'est un petit peu technique, en tout cas,
13:00mais on a compris l'idée, Jean-Bas.
13:03Je pense à, bien sûr, tous nos auditeurs,
13:05qui adorent le rugby,
13:05mais c'est intéressant de voir que ce sont des scénarios travaillés,
13:08comme tu l'as expliqué,
13:10et on comprend mieux aussi pourquoi on résiste mieux.
13:12Mais en tout cas, le rouge,
13:13qu'on pensait complètement oublier,
13:15est toujours présent.
13:16Il y en a eu deux aujourd'hui,
13:17un pour Véragues, du côté de Créteil,
13:19et un à Montauban, pour Villegas.
13:21Voilà, on va se retrouver dans un instant sur Sud Radio
13:22avec notre premier invité dans Au cœur de la mêlée.
13:24Vous êtes les bienvenus, vous aussi,
13:25au 0826 300 300.
13:26A tout de suite.
13:28Sud Radio, Au cœur de la mêlée,
13:30François Triot.
13:32Au cœur de la mêlée, l'émission rugby
13:34pour faire le point sur ce samedi
13:36qu'on a vécu ensemble sur Sud Radio
13:38depuis 14h30.
13:40On est avec Jean-Baptiste Elissal,
13:41notre consultant Sud Radio,
13:42ancien joueur, ancien entraîneur,
13:44ancien international, bien sûr,
13:46et qui décrypte, bien sûr,
13:47tous ces matchs avec beaucoup de précision.
13:50Philippe Spanguero avec nous également.
13:53Cyprien Béthou, toute l'équipe Sud Radio,
13:55Quentin Cabanis, bien sûr.
13:57Thibaut, qui est la supporter du Stade Français,
14:00qui est resté avec nous.
14:01Et on est heureux d'accueillir Thomas Domingo,
14:03entraîneur des avants de la section paloise,
14:07victorieuse 47 à 24
14:09et surtout leader du top 14.
14:11Alors, pas d'enflammade,
14:13c'est qu'après six journées, j'imagine,
14:14mais quand même, il doit y avoir une pointe de satisfaction ce soir,
14:17Thomas, après ce succès bonifié face aux voisins baïonnés.
14:20Bonsoir.
14:22Bonsoir à tous.
14:23Oui, forcément, ça fait du bien à la tête.
14:26Ça fait du bien de gagner encore aujourd'hui avec cinq points.
14:30Donc, c'est important pour la suite du championnat.
14:32Oui, certes, mais c'est vrai qu'on n'est qu'à la sixième journée.
14:34C'est toujours ça de pris.
14:35C'est important pour la suite des choses.
14:36Mais le championnat est encore le long.
14:39Jean-Baptiste Elistal avec nous, notre consultant.
14:42Forcément, j'imagine qu'il y a un petit truc que tu as vu qu'on n'a pas vu, nous, Jean-Baptiste.
14:47Là, tout le monde l'a vu, en tout cas.
14:49Parce qu'aujourd'hui, il y a eu trois ballons portés mis derrière la ligne par les Palois.
14:55De mémoire, il y en avait eu deux contre le Stade français, ce qui n'est pas rien.
15:00Puis peut-être un ou deux qui traînent par là.
15:01Donc, ça fait presque deux ballons portés mis derrière la ligne par match.
15:06D'où la question que je vais poser.
15:08Bien sûr que Pau, sur les années précédentes, était un peu, entre guillemets, décrié sur sa densité physique.
15:15Et la question que je voulais poser à Thomas, bonjour d'abord Thomas,
15:17c'était de savoir si vraiment l'accent avait été mis sur cette phase de jeu,
15:26entre guillemets, ces phases de jeu avec la mêlée,
15:28puisque tu entraînes 9 ans à l'intersaison,
15:30pour pouvoir exister un peu mieux dans le top 14.
15:34Oui, forcément, on a travaillé beaucoup dessus sur l'intersaison.
15:38On a fait un gros focus avec l'entraîneur des avant,
15:43l'autre entraîneur des avant, Thomas Chauveau.
15:44On a mis un accent là-dessus, on a fait un stage un peu...
15:48On s'est délocalisé à Lourdes, à côté de Pau,
15:51pour faire un mini-stage, on veut dire que sur le jeu d'avant,
15:54sur la conquête, où on s'est centré beaucoup là-dessus.
15:57On met des gros accents sur les entraînements et durant la semaine
16:00pour essayer d'être le plus performant.
16:01Parce qu'aujourd'hui, si on veut exister dans notre championnat
16:05qui devient de plus en plus rude et de plus en plus serré,
16:07il faut essayer d'avoir un pack qui peut être dominant
16:11et qui surtout arrive à inscrire des essais sur ces moments-là.
16:14Donc c'est vrai que dès qu'on arrive à rentrer dans le cadre vert,
16:18c'est des phases de jeu qui sont importantes
16:20et il faut arriver à se corréer là-dessus.
16:23Oui.
16:24La deuxième question que je voulais poser à Thomas,
16:26excuse-moi François,
16:28c'était de savoir, pour arriver avec un peu plus de fraîcheur aussi,
16:31est-ce que le staff a pas mis l'accent aussi
16:34sur beaucoup plus de jeux au pied que vous ne le faisiez par le passé ?
16:38Non, parce que c'est pour arriver avec un peu plus de fraîcheur,
16:43on va dire que c'est plutôt le contenu des semaines
16:45et la manière de fonctionner avec nos joueurs actuellement
16:47qui font qu'il faut être intelligent,
16:50d'oser comme il faut nos séquences d'entraînement
16:53parce que la saison est longue et harassante
16:56et il faut arriver à gérer ça comme il faut.
16:59Est-ce que tu es un entraîneur de la mêlée satisfait,
17:01toi, sur ton point technique ce soir, Thomas ?
17:06Oui, je suis satisfait, même si je pense qu'il y a quelques pédalités
17:10peut-être qu'on aurait pu éviter,
17:12donc on va dire à demi satisfait.
17:14Jamais satisfait un coach, Thomas ?
17:16Non.
17:17Non, jamais, surtout sur le secteur de la mêlée,
17:20il faut savoir rester humble et se remettre en question
17:22parce que c'est un secteur qui change rapidement tous les week-ends
17:25et il faut savoir avancer avec ça.
17:28Philippe Spanguero avec Thomas Domingo,
17:31notre invité, entraîneur des avants de la mêlée paloise.
17:36Salut Thomas, bravo pour ce début de saison.
17:39Je parle régulièrement de la section
17:41et quelque part du succès de sa stratégie et de sa vision
17:45parce que ça fait plusieurs saisons qu'il y a une volonté
17:48de faire évoluer la formation du cru
17:52et on voit que ces joueurs aujourd'hui prennent de l'expérience,
17:54ils ont pris le leadership et ça vous sert à regarder vers le haut.
17:59On a eu plusieurs joueurs et puis dirigeants
18:01et notamment Fabien Gros-Boiry la semaine dernière
18:03qui nous disait qu'en fait,
18:06ils ne sentaient vraiment pas de pression de la part du staff.
18:11Quelque part, on a l'impression que tout est mis en place de votre côté
18:15pour enlever totalement la pression à ces joueurs
18:19qui gagnent en expérience.
18:21Est-ce qu'il y a un mot d'ordre du côté du staff,
18:23une vraie volonté de préserver vos joueurs
18:25et quelque part d'absorber, vous, toute cette pression-là ?
18:31Oui, c'est vrai que là-dessus, c'est surtout Sébastien Piccaroni
18:34qui absorbe tout ça et qui s'occupe de relâcher, on va dire,
18:39la pression au niveau des joueurs et lui l'encaisser un peu plus.
18:42C'est vrai qu'on a une génération de joueurs
18:45qui sont arrivés avec nous depuis quelques années,
18:46qui ont évolué et qui explosent aujourd'hui.
18:49Donc c'est quelque chose de satisfaisant.
18:51C'est un projet qui a été mis en place quand Sébastien est arrivé
18:54au sein de la sélection paloise
18:55et qui aujourd'hui, ça met toujours un petit peu de temps,
18:58mais qui aujourd'hui commence à payer
19:00avec encore des joueurs qui explosent un petit peu cette saison.
19:03Et deuxième question rapide,
19:05tu as connu d'autres clubs.
19:07C'est vrai que la réussite de ce club de la sélection,
19:10c'est cette capacité à rester focus sur un objectif moyen-long terme,
19:16même avec la pression de saison,
19:17notamment il y a trois saisons où c'était vraiment risqué sportivement
19:20et où la direction a maintenu sa confiance au staff, etc.
19:24Est-ce que tu ressens quelque chose de différent dans ce club
19:27par rapport à cette vision au temps long
19:30qui n'est pas trop impactée finalement par le très court terme ?
19:34Écoute, oui, forcément aujourd'hui,
19:37ça a été un parti pris de la part de la direction du club
19:40de miser sur ce projet-là.
19:42Et aujourd'hui, on commence à récolter les fruits.
19:46Donc je pense que le club va continuer un peu sur cette démarche-là
19:49pour aller de l'avant
19:51et continuer à développer ces jeunes joueurs en pleine explosion.
19:55Cyprien Béthou, avec Thomas Domingo, notre invité.
19:58Bonsoir Thomas, on l'a vu dans les tribunes aujourd'hui,
20:02Rulian Montoya, le capitaine de l'Argentine,
20:04qui a signé à la sélection pour deux ans.
20:06Qu'est-ce que tu attends de ce joueur,
20:08115 sélections avec l'Argentine ?
20:10Qu'est-ce que tu attends de lui
20:11et que ce soit en mêlée au niveau du leadership
20:13et au niveau de l'expérience
20:15et également dans les zones de combat
20:16où il est très attendu également ?
20:19Oui, forcément, c'est le joueur d'expérience.
20:21C'est le joueur qu'on connaît tous.
20:23Avec les performances qu'il fait actuellement avec l'Argentine,
20:26ça va être un plus pour nous.
20:27Forcément, son expérience est apportée, on va dire,
20:31ce petit plus qui peut nous manquer sur certains joueurs
20:33et d'autant plus sur le pack de devant.
20:36Aujourd'hui, Rulian est arrivé à intégrer l'équipe cette semaine.
20:42Donc, il arrive très humble,
20:43beaucoup à l'écoute, à la découverte du projet,
20:47de notre jeu également.
20:52Il arrive plutôt d'une manière, on va dire, très humble.
20:56Il est plutôt, pour le moment, sur une phase d'observation.
20:59On avait quand même beaucoup échangé avec lui en amont.
21:01Il était très demandeur depuis qu'il a signé la sélection
21:04sur le projet de jeu.
21:06sur notre fonctionnement.
21:07On a réalisé quelques visions entre-temps avec lui.
21:10Il était demandeur de connaître mon système de touche.
21:12Donc, de gagner un maximum de temps avant d'arriver.
21:15Ce qui en dit long un peu sur l'homme qu'il est
21:20et sur la volonté d'apporter au club.
21:22Thomas Domingo, tu es corésien.
21:25Mais tu as passé quand même, outre ta formation,
21:28tu as surtout passé du temps à Clermont
21:30avant de terminer ta carrière à Pau,
21:32quand tu étais joueur.
21:34Est-ce qu'il y a des similitudes
21:35entre le Clermont que tu as connu, la SM,
21:37et la section Paloise, là, qui se construit petit à petit ?
21:41Oui, il y a une certaine similitude, on va dire,
21:44dans l'environnement déjà du club,
21:46à faire confiance à des jeunes.
21:48À l'époque, quand j'ai attaqué avec Clermont,
21:49on était nombreux jeunes à sortir du centre de formation
21:52et avoir notre chance chez les pros.
21:53C'est ce qui se passe un peu à la section Paloise.
21:55Il y a aussi l'environnement.
21:56Une ville qui est à l'échelle humaine,
21:58qui vit énormément en rugby,
22:00avec un public qui pousse de plus en plus fort
22:03et qui suit de plus en plus le rugby,
22:04alors qu'ils le suivaient déjà,
22:05mais qui touche un peu plus de monde.
22:07On le voit encore à l'image d'aujourd'hui.
22:08Alors, certes, c'est un derby,
22:09mais le stade était bondé,
22:12les supporters étaient chauds.
22:15Et ça me rappelle un peu l'époque avec Clermont.
22:18Donc, il y a beaucoup de similitudes entre ces deux clubs.
22:20On te souhaite en tout cas la même réussite
22:22et la même évolution.
22:24Ça passera aussi par l'affrontement contre Toulouse
22:27le week-end prochain.
22:28C'est l'un des rendez-vous que vous aurez à vivre
22:32avec la section Paloise.
22:34Ce sera le samedi à 21h.
22:36Voilà, au amour.
22:37Merci, Thomas Domingo, d'avoir été avec nous.
22:39Avec Jean-Bahé Lissal, Philippe Sponguero et toute l'équipe.
22:42C'était un plaisir de t'avoir.
22:43On te souhaite...
22:44Ça ne te manque pas trop ?
22:45Aigleton, quand même, en Corrèze ?
22:48Un petit peu.
22:49J'y retourne quand même de temps en temps.
22:51J'ai encore toujours un petit pied-tâté là-bas
22:54où je retrouve un peu mes parents et ma famille.
22:55Bon, super.
22:56Je m'y arrête quand je prends la route de Clermont.
22:58Bon, super.
22:59Vive la Corrèze et Aigleton, notamment.
23:01Merci, Thomas Domingo.
23:03A bientôt sur l'antenne de Sud Radio.
23:05On va se retrouver dans un instant
23:06pour parler d'un sujet qui est sur toutes les lèvres en ce moment.
23:09C'est le salarié cap.
23:10On n'entend parler que de ça.
23:11L'éclairage dans un instant de Philippe Spanguero
23:13et de toute l'équipe.
23:14A tout de suite sur Sud Radio.
23:15François Trio.
23:16Au cœur de la mêlée,
23:17l'émission rugby du samedi soir 19-20 heures.
23:20Avant, bien sûr, de se projeter sur le match du soir.
23:24Le match du soir, c'est Clermont-Toulon.
23:25Toulon, évidemment.
23:27Et on aura un ancien Clermont-Tour, un ancien Toulonais,
23:29en la personne d'Anthony Bello,
23:30qui est en plus auteur d'un très bon début de saison
23:32avec Northampton.
23:33Un doublé même pour lui aujourd'hui.
23:34Bon, voilà.
23:35Dans quelques minutes,
23:36on est avec Jean-Baptiste Elissal,
23:37on est avec Philippe Spanguero, bien sûr,
23:40et toute l'équipe Sud Radio.
23:41Et forcément, Philippe,
23:44ravi de t'avoir avec nous,
23:44parce que c'est vrai qu'il y a un sujet
23:46qui brûle toutes les lèvres en ce moment,
23:47en tout cas,
23:48dès qu'on ouvre une page ou une rubrique rugby,
23:51quelque part,
23:52c'est le salarié cap.
23:53On a l'impression
23:54que personne n'est satisfait,
23:57ni les clubs,
23:58parce qu'il y a une forme d'inégalité
23:59d'un club à l'autre.
24:01Il y a un plafond pourtant,
24:0210,7 millions de masse salariale,
24:05mais les joueurs ne sont pas contents.
24:07Antoine Dupont est monté aussi au créneau,
24:10rejoint par Greg Aldrit,
24:12Mathieu Jalibert,
24:12bref, ça fait parler,
24:15et c'était l'occasion de faire un point.
24:16Pas facile de faire répondre aussi les gens
24:18qui sont en charge de ces organismes de contrôle,
24:22c'est normal,
24:23mais que penses-tu du débat actuel ?
24:26Y a-t-il, d'abord,
24:28le plafond est-il trop bas pour les clubs,
24:30et deuxièmement,
24:31les joueurs sont-ils lésés ?
24:32La première question,
24:33et puis ensuite,
24:33on ira demander à Jean Bas son avis.
24:35Le plafond est-il trop bas ?
24:37Alors, c'est une question délicate,
24:38parce que forcément,
24:39je vais aller un peu à l'encontre des joueurs.
24:42Si on raisonne en économie globale,
24:44je crois que le rugby a besoin,
24:46le rugby français particulièrement,
24:48a besoin de voir
24:49quelle est sa place dans le monde.
24:51Il y a un leadership du rugby français
24:56qui a été pris dans le monde du rugby
24:58d'un point de vue de son économie,
25:00qui est assez flagrant.
25:01Le salaire moyen d'un joueur de rugby de top 14
25:04est bien supérieur à tous les autres championnats du monde,
25:08à part quelques exceptions d'internationaux sud-africains
25:11et néo-zélandais,
25:13parce qu'il y a la prise en charge
25:14d'une partie de leur salaire par leur fédération.
25:16Mais à côté de ça,
25:19les salaires moyens du rugby français
25:20sont bien supérieurs à ce qui se passe dans le monde du rugby.
25:23Donc, ça amène une deuxième question.
25:24La question de dire,
25:25est-ce que finalement,
25:27on a besoin quelque part
25:29de continuer cette surenchère entre nous,
25:31en sachant que les joueurs
25:32n'ont pas vraiment d'offres ailleurs mieux disantes ?
25:37Parce que quand on voit malgré tout
25:38qu'on reste sur une économie assez fragile,
25:41pourquoi se faire la guerre entre nous finalement,
25:44alors qu'on est déjà bien plus fort que les autres ?
25:46Ça, c'est une première question
25:47et ça, la Ligue se l'est posée cette question
25:49puisque on a décidé,
25:50ce qui est très dur,
25:51c'est jamais facile de faire marche arrière,
25:53on a décidé de baisser le salarié cap
25:55sur deux saisons consécutives
25:57et on est revenu à 10,7 millions.
25:59Alors ça, c'est la règle pour tout le monde.
26:02Mais après, vous avez un potentiel de dépassement par joueur
26:05en fonction du nombre d'internationaux.
26:07Et c'est ce que reprochent pas mal de clubs à Toulouse,
26:10alors indirectement,
26:11en disant,
26:11mais vous avez pris le lead
26:13avec un nombre d'internationaux important
26:15et du coup, c'est vous qui avez le plus gros montant
26:17de dépassement de salarié cap possible
26:19et du coup, vous serez toujours en avance
26:21parce que vous avez la possibilité
26:23d'avoir les meilleurs joueurs.
26:25On rappelle que pour un joueur international
26:27qui est appelé en équipe de France
26:28et qui est dans les listes,
26:29comme ça,
26:30c'est 180 000 euros par saison
26:31de possibilité de dépassement de salarié cap
26:35pour son club.
26:36Dans la masse salariale du club concerné.
26:38Donc, une équipe comme Toulouse,
26:39puisque c'est quand même le stade toulousain
26:41qui est souvent pointé du doigt sur ce dispositif,
26:43c'est 1,8 million de possibilités
26:46de dépassement du salarié cap.
26:47Donc, ça, c'est une question.
26:49Donc, moi, pour répondre à ta question,
26:50je pense que cette volonté d'avoir essayé
26:53de rabaisser un peu le salarié cap
26:55et de l'avoir positionné à 10,7 millions,
26:57à l'échelle du monde du rugby,
26:58c'est une décision raisonnable
26:59et qu'on n'a pas vocation à remonter là-dessus.
27:02Donc, ça, c'est la première réponse.
27:04François, Philippe, pardon, j'étais sur autre chose.
27:07Philippe, la question, c'est,
27:08est-ce que, là, c'est des internationaux
27:10qui montent au créneau,
27:12on est d'accord que si on change de salarié cap,
27:14ça va changer la vie de quoi ?
27:1710, 15 joueurs maximum ?
27:18La globalité du top 14
27:20et des joueurs du top 14
27:21ne sont pas du tout concernés
27:22par ce que demandent là Jalibert,
27:25Aldri ou encore Dupont.
27:26Oui, parce qu'en fait, si vous voulez,
27:27pour qu'on comprenne bien où est le débat.
27:30Honnêtement, ces joueurs-là,
27:31ils n'ont pas tort
27:32dans l'analyse qu'ils en font.
27:35Mais encore une fois...
27:36Juste, rappelons l'analyse,
27:37en gros, Antoine Dupont, il dit
27:38moi, je ne peux pas bénéficier
27:41de droits d'image,
27:42en tout cas de contrats
27:43avec des sponsors du club
27:44parce que sinon,
27:45ça fait partie de la masse salariale du club.
27:48Donc, du coup, c'est reversé ce montant
27:50par exemple s'il gagne 20 000
27:52avec un sponsor,
27:54enfin, on va dire 100 000
27:55avec un sponsor,
27:57mais ça s'ajoute à la masse salariale du club.
27:59Donc, du coup,
28:00ils se sentent, on va dire, contraints.
28:02C'est exactement ça,
28:03mais je répète ce que j'ai dit
28:04il y a 15 jours,
28:05c'est-à-dire qu'on a un salary cap manager
28:07qui fait un boulot extrêmement difficile
28:09puisqu'il est un peu seul contre tous.
28:12Il est le garant, quelque part,
28:14de l'équilibre de notre modèle.
28:16Et en fait,
28:17on a adapté des règles
28:19dans le rugby français
28:20pour essayer de répondre
28:22à des cas d'école.
28:24Et malheureusement,
28:25on a vécu une époque
28:26dans le rugby français
28:26où les présidents de clubs
28:28rivalisent d'inventivité
28:30pour contourner le salary cap.
28:33Et donc...
28:33C'est quoi les rivalisers ?
28:35C'est-à-dire qu'il y a des paiements off-shore ?
28:36C'est allé très loin.
28:37Il y a eu une époque
28:38où un joueur sud-africain
28:40a été payé en tête de bétail
28:42en Afrique du Sud.
28:45Ils ont su aller très, très loin
28:47dans l'originalité,
28:49certains présidents.
28:49Et donc,
28:51le salary cap manager,
28:53avec toutes ces remontées d'informations,
28:55il a essayé de mettre en place
28:56une règle
28:57qui soit la plus large possible
28:59parce que certains clubs
29:00avaient vraiment des possibilités
29:02de détournement de salary cap
29:03par une multitude de sociétés.
29:05Et donc,
29:06ils ont dit
29:07tout ce qui est en lien direct
29:09avec le club
29:10en termes de sponsors,
29:11on considérera
29:12que c'est réintérêt
29:13dans le salary cap.
29:14Parce qu'il y a une autre règle
29:15que le grand public ne connaît pas
29:16et qui explique pourquoi
29:18ça concerne que très peu de joueurs,
29:19cette problématique,
29:21c'est la différence
29:21entre le droit d'image individuel
29:22et le droit d'image collectif.
29:24C'est-à-dire qu'un sponsor
29:25qui achète l'association de l'image
29:28au stade toulousain,
29:29au stade français,
29:30à partir de trois joueurs,
29:32il bénéficie de l'image collective.
29:34C'est-à-dire qu'il peut dire
29:34au stade français
29:35je veux faire une campagne
29:36de communication,
29:37vous me trouvez trois joueurs
29:38et je m'associe
29:40à l'image du club
29:41à travers ces joueurs.
29:43Le problème,
29:43c'est que vous avez
29:44des têtes d'affiches
29:44comme Romain Entama,
29:46comme Antoine Dupont
29:46qui sont tellement forts
29:48que les sponsors disent
29:49non mais moi,
29:49je suis partenaire
29:51du stade toulousain
29:51mais à côté,
29:52je veux lui.
29:53Et donc,
29:54ça concerne combien de joueurs
29:55cette problématique
29:56du droit d'image individuel pur ?
29:59Une petite quinzaine.
30:01Je comprends que Mathieu Jalibert
30:02monte au créneau
30:03parce qu'il est concerné,
30:04Antoine Dupont bien sûr,
30:05Romain Entama
30:06qui aurait pu monter au créneau,
30:07on ne l'a pas entendu,
30:07il est concerné.
30:08Mais voilà.
30:09Et donc,
30:09mon inquiétude c'est de dire
30:11est-ce qu'il n'y a pas
30:11une discussion à mener
30:12avec ces joueurs-là
30:14en prenant une règle
30:15en disant
30:15voilà,
30:16il y a quelques joueurs
30:16qui ont le potentiel
30:17à titre individuel
30:18d'avoir des revenus
30:19très élevés.
30:20Est-ce qu'on ne peut pas
30:20avoir un regard
30:21un peu particulier ?
30:22Une exception en gros.
30:23Une exception.
30:24Mais c'est aussi difficile
30:25parce que ça vaut la boîte
30:26de Pandore
30:27mais parce qu'à côté de ça,
30:28changer la règle générale
30:30pour ces joueurs-là,
30:31ça revient à fragiliser
30:32notre modèle
30:33et aujourd'hui,
30:33je le répète,
30:34quand on voit ce qui s'est passé
30:34en Angleterre
30:35ces dernières saisons,
30:36etc.,
30:37cette volonté
30:40de la Ligue Nationale de Rugby
30:41d'avoir un regard
30:43et une volonté très fort
30:44d'encadrer ce salarié cap,
30:46pour moi,
30:46clairement,
30:46ça permet aujourd'hui
30:47de voir ce qu'on voit
30:48au classement.
30:49C'est-à-dire d'avoir des équipes
30:50comme Pau en haut du tableau,
30:51comme Bayonne
30:52et quelque part,
30:53si on veut que notre produit
30:54soit fort dans le monde,
30:56il faut qu'il y ait
30:56une vraie incertitude sportive.
30:59Je voulais me tourner
31:00quand même vers Jean-Baptiste
31:01Elisal
31:01parce que ce qu'on entend
31:03quand on est comme ça,
31:04quand on navigue
31:04un peu dans l'arguie,
31:05c'est en gros,
31:06nous, on ne triche pas.
31:08Quand on discute
31:09avec certains du top 14,
31:11est-ce que c'est
31:1210,7 millions d'encadrement
31:13de la masse salariale,
31:14ce fameux salaricat
31:15dont on entend parler
31:16qui contraint chaque club,
31:18est-ce qu'il est
31:18vraiment respecté
31:20ou y a-t-il encore
31:21des gens qui le contournent,
31:22qui achètent des têtes de bétail
31:23je ne sais où ?
31:24Jean-Baptiste,
31:24toi qui es au cœur du réacteur,
31:26est-ce que tu peux nous dire ?
31:27En ce moment,
31:28tu es un peu à côté du réacteur,
31:29mais tu es quand même
31:29un peu au cœur du réacteur.
31:31Oui.
31:32Non, j'en ai...
31:33On en entend beaucoup.
31:34Pardon Jean-Baptiste,
31:35mais on l'a vécu quand même,
31:36enfin, directement,
31:37on a eu ce type de discussion
31:39à l'époque
31:39quand le sujet commençait quand même.
31:42En fait,
31:45on entend beaucoup de choses.
31:49Il y a eu une période,
31:50comme l'a dit Philippe,
31:50où c'était avéré
31:52et du grand n'importe quoi.
31:54C'est-à-dire qu'on pouvait
31:54être payé en appartement,
31:55racheté quelques années
31:56à la fin de son contrat,
31:59etc.
32:00Il y avait des comptes
32:01qui étaient un peu partout
32:02à l'étranger,
32:03donc du bétail ou autre.
32:05Je crois qu'aujourd'hui,
32:06tout est rentré à peu près
32:07dans l'ordre.
32:08Je crois que,
32:09sans me tromper aussi,
32:10le fait d'avoir
32:11un supplément de salaricat
32:12pour un joueur international,
32:13c'est s'il a sa première sélection
32:14dans son club.
32:15C'est ça, Philippe ?
32:16Alors, non, non.
32:18C'est pour le club
32:19où il a sa première sélection.
32:20C'est-à-dire que, par exemple,
32:22s'il est formé,
32:23il fait 5 ans à Clermont,
32:25mais qu'il connaît
32:26sa première sélection
32:26au stade français,
32:27c'est le stade français
32:27qui bénéficiera de ça.
32:28Oui, exactement.
32:29D'accord.
32:29Là où il a sa première sélection.
32:31Exactement.
32:32D'un point de vue sportif,
32:34il faut très bien détecter
32:35et ou très bien former.
32:38Et l'avantage
32:39de laisser ce salaricat
32:42à une valeur médiane,
32:44là où tout le monde
32:44s'y retrouve,
32:45c'est que tu vois sur le terrain
32:46la ligne de 3 quarts
32:47de Pau,
32:50avec 3 ou 4 jeunes français.
32:52Tu vois cet après-midi
32:53dans un club
32:54comme le MHR
32:55qui n'a pas été réputé
32:57pour ça,
32:59Massibaka,
33:00Duguide,
33:00Huila,
33:01Karl Martin,
33:01Arthur-Vincent Lenninouchi,
33:02des mecs formés au club
33:03qui sont susceptibles
33:04d'avoir leur première sélection aussi.
33:06Et je pense que ça fait
33:07monter le niveau moyen
33:09de tous les joueurs
33:10et notamment
33:10de nos jeunes joueurs français
33:11avec la règle des gifs
33:12et que l'équipe de France
33:13s'en porte mieux.
33:15Donc est-ce que pour 10
33:16ou 15 joueurs,
33:17comme on a dit,
33:17c'est vrai qu'Antoine,
33:19Romain,
33:20Bielbiar et Bientôt,
33:21etc.,
33:21on peut remettre
33:23tout en question ?
33:24Je ne le pense pas.
33:25Est-ce qu'on peut
33:26faire des passes droits ?
33:28Alors après,
33:29ça va être où la limite ?
33:30Alors, ouais,
33:30mais Bielbiar,
33:31c'est pas encore
33:31une superstar comme Antoine,
33:32mais bon,
33:33enfin bon.
33:34Donc,
33:34je pense qu'aujourd'hui,
33:35c'est très bien comme ça.
33:35Je comprends le discours
33:37de Jalibert et d'Antoine Dupont
33:38aujourd'hui
33:38qui sont exprimés.
33:40Je le conçois
33:40puisque c'est leur gang-pain.
33:42Ils veulent se mettre
33:42à l'abri le plus possible.
33:44Mais je pense
33:44qu'il y a autre chose
33:46à trouver
33:46que de toucher
33:47à ce qui a fait
33:48le bien du top 14
33:49dans les dernières années
33:50et ce qui a fait monter
33:52notre niveau général
33:53et c'est notamment
33:54le niveau de l'équipe de France.
33:55Sachant qu'actuellement,
33:57depuis mardi,
33:58la Ligue et les présidents
33:59sont en train
34:00de discuter justement
34:01de ce salarié cap,
34:02comment on va
34:04entre guillemets
34:04le borner
34:05pour les prochaines saisons.
34:06Pourquoi certains
34:07qui semblaient généreux
34:09par moments,
34:10je pense notamment
34:10au président du Racing
34:11et propriétaire
34:12Jacques-Yloreenzetti,
34:13aujourd'hui,
34:13ils militent pour un abaissement
34:15du salarié cap.
34:15Pourquoi ?
34:16Parce que je crois
34:17qu'ils ont changé d'optique.
34:18Jacques, il a vu quelque part
34:19qu'à part ce titre de 2016,
34:21sa politique n'a pas fonctionné
34:24comme il le souhaitait.
34:25Aujourd'hui, on voit
34:25que le Racing a pris
34:27un parti pris très différent
34:29et que sportivement,
34:30il y a quelque chose
34:30d'intéressant qui se passe.
34:31Il y a plein d'exemples,
34:32comme le disait Jean-Bas,
34:33de clubs qui sont allés
34:34très fort dans la volonté
34:37d'investir dans la formation
34:39et qui en retirent les fruits.
34:40Et puis au-delà de ça,
34:41c'est une vision
34:42en moyen terme aussi
34:43en se disant
34:43de toute façon,
34:45aujourd'hui,
34:45l'économie,
34:46elle est fragile.
34:47Donc, quel intérêt
34:48avec la règle des gifs
34:49dont parlait Jean-Bas
34:50qui a permis aujourd'hui
34:51de retrouver un niveau
34:51de l'équipe de France
34:52tel qu'on le connaît
34:53parce que c'est le combo
34:54des deux, pour moi,
34:55qu'il faut saluer.
34:56C'est-à-dire cette augmentation
34:58annuelle du nombre de gifs
35:00sur les feuilles de match
35:01avec cette règle
35:02assez contraignante
35:03du Salary Cup
35:03qui sert notre équipe nationale.
35:05Moi, ce que j'aimerais,
35:06c'est qu'il y ait
35:07une vision commune.
35:08C'est naïf de dire ça.
35:09Mais in fine, quelque part,
35:11on a besoin
35:12que le produit soit homogène
35:13parce que, bien sûr,
35:14on dit qu'on est
35:14le meilleur championnat du monde
35:15mais à côté,
35:16on voit que le rugby anglais
35:17a été en fragilité,
35:18sauvé par sa fédération
35:19qui a indirectement
35:20réinjecté de l'argent
35:21en faisant des contrats
35:22à des joueurs.
35:23Vous avez le rugby écossais,
35:25gallois
35:26qui réfléchit
35:26à enlever des provinces
35:28parce qu'ils n'arrivent
35:29même plus à faire vivre
35:30trois ou quatre provinces
35:31à l'échelle de pays
35:33qui sont des pays forts du rugby.
35:35Donc, se dire que nous,
35:36entre nous,
35:36on va se faire de la concurrence
35:38et créer une bulle spéculative
35:39dans le monde
35:41et créer un peu un ovni,
35:42je ne vois pas vraiment l'intérêt.
35:44Oui, effectivement.
35:45On reviendra, bien sûr,
35:46tout au long de cette journée
35:48mais c'est vrai qu'aussi,
35:49on ne peut pas de cette journée
35:50et tout au long de la saison
35:51sur ces sujets,
35:52bien sûr,
35:53à vous tenir au courant.
35:53Merci pour cet éclairage,
35:55Philippe Spanguero,
35:55Jean-Baptiste Selysal.
35:56Bien sûr, dans un instant,
35:58Anthony Bello sera avec nous.
35:59Justement, il était en Angleterre.
36:00On lui posera aussi
36:01une petite question sur ça
36:02mais d'abord sur sa performance
36:04parce que Northampton
36:06a battu Leicester
36:07en Angleterre
36:09et il n'y est pas pour rien
36:10notre Frenchie Anthony Bello.
36:12On va en parler dans un instant.
36:13Restez avec nous sur ce radio.
36:15Studio au cœur de la mêlée,
36:17François Triot.
36:18Avec vous, 0826 300 300 au cœur de la mêlée,
36:21Jean-Baptiste Selysal,
36:22Philippe Spanguero, bien sûr,
36:23toute l'équipe Sud Radio,
36:25ravie d'accueillir à notre micro
36:27le Frenchie de la saison.
36:30C'est Anthony Bello,
36:31parti de Clermont à Northampton
36:35et visiblement qui se plaît
36:37chez les Saints.
36:38Bonsoir Anthony.
36:41Bonsoir tout le monde,
36:41est-ce que vous m'entendez bien ?
36:42On t'entend très bien.
36:44Super, merci d'être avec nous
36:46parce qu'il n'y a pas si longtemps
36:47que tu étais sur la pelouse
36:48du Franklin's Garden
36:50à Northampton
36:51pour un match au sommet
36:53contre Leicester.
36:55Victoire 32-26
36:56et si j'ai bien suivi,
36:59tu as inscrit deux essais.
37:00Cyprien, tu confirmes ?
37:01C'est ça, deux essais
37:02alors qu'il est rentré
37:03à la 43ème minute de jeu
37:05et Anthony a marqué
37:06un premier essai à la 50ème
37:07et un deuxième essai
37:08à la 60ème.
37:10Incroyable Anthony
37:11comme match.
37:12C'est un bon début de saison
37:13pour toi Anthony.
37:15Ouais, non c'est cool,
37:16franchement on a des bons résultats,
37:18ça fait plaisir,
37:18je prends beaucoup de plaisir
37:19à évoluer dans cette équipe
37:21et surtout aujourd'hui
37:22c'était le derby
37:24face à Leicester
37:25et donc tout le monde
37:25en parlait un petit peu
37:26toute la semaine,
37:27on sentait qu'il y avait
37:27beaucoup d'excitation et tout
37:30donc c'était important
37:31parce qu'en l'année dernière
37:32ils avaient fait une contre-performance
37:34donc on avait un peu coché ce match
37:35et c'est cool d'avoir obtenu la victoire.
37:39Après avoir donné la victoire
37:41la semaine dernière,
37:41je crois que c'est contre Gloucester
37:43si ma mémoire est bonne.
37:44Philippe Spanguero
37:44pour Anthony Bello.
37:45Ouais, salut Anthony,
37:46d'abord bravo,
37:47on voit que l'acclimatation
37:48a été rapide,
37:49on t'avait eu juste avant ton départ
37:50la saison dernière
37:51avec quelques questions,
37:52forcément un peu d'appréhension.
37:54Sur cette façon d'appréhender le rugby,
37:56qu'est-ce qui t'a le plus marqué
37:58en arrivant dans ton nouveau club des Saints ?
38:02Je pense que c'était un peu,
38:04on a tous un peu l'image du rugby anglais
38:06très structuré,
38:07très professionnel,
38:09assez physique aussi,
38:10il y a beaucoup de rythmes
38:11et donc en fait
38:12je n'étais pas tellement surpris
38:14par quoi que ce soit
38:15mais plus ça confirme
38:16un petit peu mes attentes
38:17et c'est vrai qu'on s'oppose
38:20un petit peu,
38:21nos deux cultures français et anglais,
38:23on a des façons différentes
38:24de jouer au rugby
38:25et de voir le rugby,
38:26d'évoluer.
38:26Donc non franchement
38:28pas de grande surprise
38:29mais juste je ne peux que confirmer
38:31tout ce qu'on pense
38:32et en tout cas
38:32c'est un super environnement.
38:34J'ai été très très bien accueilli
38:35et c'est un club qui est très familial,
38:37qui est porté sur le jeu
38:38et je prends beaucoup de plaisir
38:40à évoluer dans cette nouvelle aventure.
38:43Bien accueilli
38:43malgré le fait que tu sois français
38:45et donc
38:45on rappelle quand même
38:48cette finale de Champions Cup
38:49entre Northampton et l'UBB
38:51qui ne s'est pas très bien terminée.
38:52On parlera tout à l'heure
38:53de ton équipier Pollock.
38:54Jean-Baptiste Salissal,
38:55peut-être question
38:56pour Anthony Bello.
38:58Oui, salut Anto.
38:59Déjà très heureux pour toi.
39:01Il fallait
39:01le franchir ce cap.
39:03Ce n'est pas donné à tout le monde
39:04de changer de championnat,
39:06de partir
39:06loin de ses bases.
39:08Donc très très heureux
39:09pour toi
39:09et ton début de saison.
39:11Merci.
39:11Sur les méthodologies d'entraînement,
39:14le rugby,
39:15les matchs,
39:15on les voit.
39:16Par contre,
39:16ce qu'on ne voit pas,
39:17c'est les entraînements.
39:18Est-ce qu'il y a des nouveautés
39:20ou des choses
39:21qui,
39:22par rapport à Clermont
39:23ou ce que tu as connu
39:23à Toulon ou ailleurs,
39:24changent beaucoup
39:26dans la façon
39:26d'aborder l'entraînement ?
39:29Les journées
39:29sont un peu différentes.
39:32Pas énormément.
39:33Après,
39:34ça reste un petit peu
39:34du rugby,
39:35un peu comme partout.
39:36Mais c'est vrai
39:36qu'on a des journées
39:37assez condensées
39:38où en fait,
39:40on enchaîne un petit peu tout.
39:41Souvent en France,
39:41par exemple,
39:42on peut avoir
39:42quand on fait des doubles journées,
39:44une sorte de pause au milieu
39:45avec le repas du midi
39:46où on aime bien
39:47passer du temps à table,
39:49discuter,
39:50faire une petite sieste
39:51et puis après repartir.
39:53Ici,
39:53j'ai trouvé qu'on a plutôt
39:54des journées assez condensées
39:55avec plein de petits ateliers,
39:58des skills,
39:58des choses comme ça.
39:59Il y a aussi une grosse culture
40:00de la préparation physique.
40:02Donc,
40:02on a eu une longue présaison.
40:04On a beaucoup travaillé là-dessus.
40:05On a eu le temps
40:05de le faire aussi
40:06parce que c'est vrai
40:06qu'en France,
40:07on a des précaires
40:08des précaisons
40:08qui sont plus courtes
40:09donc il faut compresser,
40:10il faut voir le rugby,
40:11le truc,
40:12la prépa.
40:13Et donc,
40:14c'est plein,
40:15beaucoup de petits ateliers,
40:16beaucoup de clarté,
40:17de choses qui se font
40:17en marchant
40:18mais par contre,
40:18quand les mecs mettent le mode
40:20on s'entraîne à fond,
40:22il y a beaucoup de rythme,
40:24c'est très précis
40:25et il y a aussi
40:26la différence avec la France,
40:27je trouve,
40:27c'est qu'il y a beaucoup
40:27de travail à faire à la maison.
40:30On n'a pas tellement
40:31de retours vidéo,
40:32on en a quelques-uns
40:33mais ça se fait beaucoup à la maison
40:34et donc avec les logiciels de vidéo,
40:36il faut bosser
40:37un petit peu à la maison aussi
40:38et se préparer
40:39pour l'entraînement
40:39du la-demain
40:40donc il y a quelques trucs
40:42comme ça
40:42qui sont un peu différents
40:43de la France.
40:44Pour l'instant,
40:44tu es passé de Clermont
40:46à Northampton,
40:47tu étais avant à Toulon,
40:48météorologiquement parlant,
40:50comment tu te sens Anthony
40:51pour l'instant en Angleterre ?
40:53Tu montes vers le froid là-dedans.
40:55Je me sens,
40:56plus ça va,
40:56plus je monte au nord,
40:57je suis parti de Toulon,
40:58j'ai fait Clermont
40:58et maintenant je suis à Northampton,
40:59je ne sais pas
41:00où je vais arriver après
41:00mais ça va,
41:02je pense que quand
41:03tu es passé par Clermont
41:04après tu peux voyager
41:06un peu plus sereinement,
41:07ça aurait été un peu plus brutal
41:08si j'avais fait
41:09à Toulon directement
41:10à Northampton
41:11mais ça va,
41:12j'ai pris peur fin août,
41:13il a commencé à pleuvoir,
41:14à raccourcir les journées
41:15mais ça a été juste
41:15un mauvais passage.
41:17Pour l'instant,
41:17on en profite encore
41:18un petit peu
41:18mais les mecs m'ont dit
41:19t'inquiète pas,
41:20à partir de mi-octobre
41:21tu ne verras plus le soleil
41:22donc on y arrive
41:23et je vous dirai.
41:24C'est rassurant.
41:25Comment s'est passé
41:25l'intégration au niveau
41:26de la langue aussi
41:27parce que tu as fait
41:28toute ta carrière en France,
41:29là tu arrives,
41:34des combinaisons
41:36de l'improvisation
41:37sur le terrain,
41:38comment vous communiquez,
41:39comment vous vous trouvez ?
41:41Alors,
41:41c'est vrai que
41:43j'ai apprécié déjà parler
41:45beaucoup,
41:45j'ai toujours aimé
41:46parler avec les étrangers
41:47qu'on pouvait croiser
41:49en France,
41:50il y en a eu beaucoup aussi
41:51quand j'étais à Toulon
41:52quand j'ai commencé
41:52où il n'y avait pas forcément
41:54encore le système
41:54du gif et tout
41:55et donc j'ai toujours voulu
41:56échanger avec ces personnes-là
41:58pour essayer de m'enrichir
41:59personnellement
42:00que ce soit logistiquement
42:01et humainement
42:01donc on va dire
42:02que j'avais un petit
42:03bagage anglais
42:04sur le côté rugby
42:05il n'y a aucun problème
42:07parce qu'on le fait déjà
42:07en France
42:08et on est déjà amené
42:09à échanger
42:09avec les étrangers
42:11en club
42:11par contre c'est vrai
42:12que sur la vie
42:15tous les jours,
42:15les sujets du quotidien
42:16etc,
42:17ils ont un peu
42:17leur façon de parler
42:18qui leur est propre
42:19du quotidien
42:20un peu comme nous
42:20en France
42:21et donc là au début
42:22je me suis dit
42:22bon,
42:23il va falloir reprendre
42:24un peu les bases
42:25et il va falloir
42:25se remettre un peu
42:26le nez dedans
42:26donc il y a certaines choses
42:28qu'on apprend
42:29les mots du quotidien
42:30qu'on n'apprend pas forcément
42:32à l'école
42:33avec l'anglais basique
42:33mais bon,
42:34petit à petit
42:35on se fait aux accents
42:36on discute avec les gens
42:37et puis bon,
42:38ils savent aussi
42:38qu'on n'est peut-être
42:39pas forcément
42:40très très fluide
42:41donc ils feront aussi
42:43l'effort
42:43mais bon,
42:44ça va,
42:45ça va,
42:45globalement on s'en sort
42:46ça va
42:46et j'imagine qu'aussi
42:48sur la philosophie
42:49du rugby
42:50toi qui es quand même
42:51on va dire
42:52tourné vers l'offensive
42:55je tiens ça aussi
42:55t'es tombé dans la bonne équipe
42:57comme en Angleterre
42:58qui est d'abord leader
42:58après trois journées
42:59un nul de victoire
43:00donc aujourd'hui
43:013226 soit ça Leicester
43:03mais j'imagine que
43:04sur la philosophie du jeu
43:05t'es bien tombé
43:06ouais non non
43:08franchement c'est
43:09je prends beaucoup de plaisir
43:10c'est une culture
43:11un peu différente
43:11ça faisait un petit moment
43:13que j'avais pas
43:13j'avais pas forcément
43:15il a fallu aussi
43:16prendre en compte
43:17certaines choses
43:17et c'est vrai que souvent
43:20par exemple
43:21je sais pas un truc
43:22on est beaucoup basé
43:24sur les lancements de jeu
43:24les lancements de jeu
43:25sont vraiment
43:25quelque chose de culturel
43:26ici à Northampton
43:27donc voilà
43:29il faut qu'on soit performant
43:30on a des joueurs
43:30très rapides et tout
43:31donc on essaie d'utiliser
43:32un maximum nos forces
43:33là dessus
43:33et après dans le jeu
43:34c'est vrai que
43:35le championnat
43:37fait aussi que
43:38du coup
43:38c'est vrai qu'il y a
43:39un petit peu moins de pression
43:40du résultat
43:41dans le sens où
43:41ici il n'y a pas de descente
43:43il n'y a pas de montée
43:43donc c'est vrai que
43:45peut-être on peut
43:46avoir un peu plus de liberté
43:48dans le jeu
43:48dans le choix des lancements
43:49et deux fois par exemple
43:51sur un lancement
43:51dans notre moitié de terrain
43:53ou en France par exemple
43:54on aura peut-être plus tendance
43:55à prendre moins de risques
43:56à mettre du jeu au pied
43:56ici
43:57des fois on a envie
43:59de lancer le jeu
44:00on essaie de sortir du camp
44:01mais par la main aussi
44:02donc ne pas tout le temps
44:03utiliser le jeu au pied
44:04et c'est vrai que
44:05Northampton fait partie
44:06de ces clubs
44:07qui aiment jouer au ballon
44:08déplacer le ballon
44:09mettre du mouvement
44:10et donc
44:10voilà
44:11franchement c'est hyper enrichissant
44:13c'est une autre façon
44:14des fois d'évoluer
44:14de jouer au rugby
44:15et c'est très plaisant
44:17parce que du coup
44:17c'est porté sur l'offensive
44:18et en tant que numéro 10
44:19je ne peux qu'être ravi de ça
44:21Juste quand même
44:23vous avez marqué
44:24j'imagine
44:24sur le tableau
44:25vous avez tout le calendrier
44:26toute la saison
44:28le déplacement à Bordeaux
44:29le 11 janvier
44:30en Champions Cup
44:31ou pas Anthony ?
44:34Je pense que ça va venir
44:36tout seul
44:36j'ai entendu un petit peu
44:37des histoires
44:38sur cette précédente finale
44:40mais bon
44:41ça va être un super challenge
44:44ils sont très curieux
44:45du rugby français
44:46de comment ça se passe
44:47dans les stades
44:47ils ont quand même
44:48quelques échos
44:49de notre championnat
44:49et donc forcément
44:50les deux affiches
44:51qui seront en France
44:52à Pau et à Bordeaux
44:53ils posent pas mal de questions
44:55comment est le stade
44:56comment ça va se passer
44:57etc.
44:57je sens qu'il y a quand même
44:59pas mal d'excitation
45:00qui va arriver tout doucement
45:02et qui sera là
45:02le jour du match
45:03Anthony
45:04ce soir
45:05il y a Clermont-Toulon
45:06deux de tes anciens clubs
45:07en France
45:07comment tu vois cette rencontre
45:09et ton coeur
45:10il balance pour qui alors ?
45:12ça a coupé
45:16je sais pas si vous m'entendez
45:17j'ai pas entendu la question
45:18je te disais
45:19comme par hasard
45:20je te disais que ce soir
45:21c'était Clermont-Toulon
45:22deux de tes anciens clubs
45:23qui s'affrontent
45:24comment tu vois le match
45:25et ton coeur il balance pour qui ?
45:27Agen
45:27Très bonne question
45:30question piège
45:31non je vais
45:34je suis beaucoup le top 14
45:36depuis que je suis parti
45:37même plus qu'avant je dirais
45:38et pour avoir vécu
45:40le match des deux côtés
45:41c'est toujours un match
45:43qui a une saveur particulière
45:44notamment après
45:44la dernière décennie
45:46avec on connait
45:47toutes les finales
45:48tous les matchs séries
45:48qu'il y a pu avoir
45:49et que ça soit des deux côtés
45:51c'était toujours
45:51une affiche encochée
45:54dans la saison
45:54on sait que ça tient
45:55beaucoup à coeur
45:56aux supporters
45:57de gagner ce match
45:58et donc c'était toujours
45:59des matchs très engagés
46:00très physiques
46:01donc j'imagine que ce soir
46:02ça sera évidemment
46:03la même chose
46:04dans un Michelin
46:06qui sera sans doute
46:06guichet fermé
46:07je ne sais pas
46:08mais bon
46:08il va y avoir évidemment
46:10une grosse ambiance
46:11donc je pense que
46:12comme tous les ans
46:12ça va être très très serré
46:13et après
46:15qui c'est qui gagne
46:15avec le meilleur gagne
46:16il se mouille pas
46:18voilà
46:19et tu vas le regarder
46:22ou le suivre
46:22alors je
46:24je suis un petit peu
46:25les matchs
46:26j'ai la chance
46:28de pouvoir les regarder
46:28aussi à la télé
46:29avec les chaînes françaises
46:30et tout
46:30donc évidemment
46:32que je suis
46:32les matchs
46:33et ce genre de rencontres
46:34je les coche
46:35et je n'ai pas envie
46:35de les louper
46:36donc voilà
46:37on a des copains
46:38mais tu vois
46:38on va les manger
46:39en ville
46:40mais je le mettrai
46:40sur mon téléphone
46:41je le cacherai
46:42et puis je le suivrai
46:43en discret
46:44merci Anthony Bellot
46:46d'avoir été avec nous
46:47leader du championnat
46:48de l'Angleterre
46:49numéro 10
46:50Frenchie
46:51de la première chip
46:53dans un instant
46:55champion
46:55avec Frédéric Brindel
46:57magazine du sport
46:58et du business
46:59et puis on se retrouve
47:0021h avec Guillaume Bonheur
47:02pour Clermont-Toulon
47:03merci Jean-Bas
47:04et merci Philippe
47:06on se retrouve demain
47:0718h Jean-Bas
47:08au coeur de la mêlée
47:10numéro 2
47:11j'aurais tout vu
47:12tout vu
47:12tout vu
47:12bonne soirée
47:14champion à suivre
47:15merci
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