Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Emission TV : Les Grandes Gueules sur RMC Story (FRance,Octobre 2025)

6 millions d'étrangers en France

Facebook : https://www.facebook.com/GGRMC/

Site officiel : https://www.rmcbfmplay.com/info-programme/rmc-story/les-grandes-gueules?contentId=Product::NEUF_NUM23_N23_7728&universe=PROVIDER

Chaine Youtube : https://www.youtube.com/@LesGrandesGueulesRMC

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Au départ, l'intégration c'est quoi ? C'est permettre à des gens de faire en sorte que ce pays devienne le leur dans tout ce qu'il représente, dans sa totalité.
00:08C'est pas d'entretenir le communautarisme. Or, la France est une grande spécialiste de l'entretien du communautarisme.
00:176 millions d'étrangers vivent en France, ça fait 8,8% de la population en 2024. Et on regarde maintenant d'où vient l'immigration.
00:26Oui, tout d'abord c'est quasiment le double en 20 ans. Le nombre d'étrangers en France, 6 millions tu l'as dit, selon l'INSEE, près de la moitié ont la nationalité d'un pays africain et un tiers d'un pays européen.
00:39En fait, les Africains contribuent à 59% de cette hausse, les Européens seulement 22%. Et ça s'est inversé. Dans les années 60, c'était essentiellement des Européens qui étaient en France.
00:51Aujourd'hui, ce sont essentiellement des personnes qui viennent du continent africain. Voilà les derniers chiffres de l'INSEE.
01:00Alors, est-ce que c'est une bonne nouvelle, tous ces étrangers sur notre territoire ou non ? Antoine Diers ?
01:07C'est un sujet qui m'intéresse beaucoup. J'adore en parler.
01:11Et j'avais vu ces chiffres grâce à Marc Vanguard sur Twitter, qui a des analyses très intéressantes de ces chiffres.
01:20Donc, on l'a dit, on passe de 3,6 millions d'étrangers présents sur le territoire national en 2006 à 6 millions en 2025.
01:29Donc déjà, on tord complètement le bras à tous ceux qui nous disent, mais non, il n'y a pas plus d'étrangers sur le sol national qu'avant.
01:39On a quasiment doublé le nombre d'étrangers présents sur le sol national en 20 ans.
01:44Il y a aussi une accélération fabuleuse, immense, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.
01:50Depuis 2017, c'est plus 1,3 million d'étrangers.
01:551,3 million d'étrangers entrés sur le sol national.
01:58Ces chiffres cachent également une réalité dont on ne parle pas souvent.
02:04C'est que ce stock, si vous me permettez de parler comme ça au pur plan statistique,
02:08ce stock d'étrangers présents sur le sol national est diminué chaque année par les naturalisations.
02:15Certains étrangers présents sur le sol deviennent français.
02:19Et nous avons un chiffre, encore un chiffre hallucinant sur 2024.
02:23Ce sont 106 000 étrangers en 2024 à qui on a octroyé la nationalité française.
02:32Et donc, en réalité, ces chiffres hallucinants montrent un changement complet de population.
02:39Tu l'as redit, Olivier, l'augmentation de la part des étrangers dans le pays est à 60% d'origine africaine aujourd'hui.
02:47Et donc, tous les Français qui disent, oui, il y a de plus en plus d'étrangers,
02:53oui, nous voyons un changement de l'origine de ces étrangers,
02:56et bien tous ces Français ont raison.
02:58L'INSEE leur donne raison aujourd'hui, malgré la façon de se voiler la face.
03:04Alors, et moi je vais te dire...
03:05Tu crois que tu as besoin de la poser ?
03:06Non, non, mais soyons très factuel, calme, raisonnable.
03:11Ce sujet-là, il est important pour l'avenir du pays.
03:13Et donc, l'immigration n'est pas une mauvaise nouvelle en soi.
03:16Je n'ai jamais tenu ces propos-là.
03:18L'immigration peut être une opportunité quand il s'agit d'une immigration qualifiée,
03:24une immigration qui travaille,
03:25une immigration qui ne pose pas de difficultés en termes d'ordre public
03:29et qui partage les valeurs de la France.
03:30Sauf que vous avez bien compris que sur les quatre points que je viens de citer,
03:34c'est tout le contraire de l'essentiel de l'immigration qui arrive chez nous.
03:38Je l'ai souvent dit ici, ce sont également des chiffres de l'INSEE,
03:41l'immigration qui arrive vers la France,
03:42les étrangers présents ont un taux d'activité économique,
03:46un taux d'emploi inférieur à la population présente sur le sol national.
03:51Nous avons également une population qui est largement musulmane,
03:56largement issue de pays qui n'ont pas tout à fait la même vision
03:59de la femme, de la liberté.
04:01Donc, on a un problème de valeur.
04:04Et enfin, on a une surreprésentation des étrangers
04:06dans la commission d'infraction, de délit, de crime contre les biens et les personnes.
04:11Et donc, sur aucun des plans que j'ai cités,
04:14l'immigration n'est positive aujourd'hui en France.
04:17Fatima.
04:18Sur l'immigration, ce qui est intéressant,
04:22c'est de constater qu'à droite comme à gauche,
04:24on a toujours un dialogue de sourds parce qu'on ne parle pas de gens,
04:28mais on parle de chiffres.
04:30Et on fait comme si ce n'était pas des êtres humains,
04:33mais alors soit on déshumanise...
04:34Je n'ai déshumanisé personne.
04:37Non, ça c'est la critique habituelle.
04:38Attends, attends, mais je vais critiquer à gauche aussi.
04:39On a les chiffres de l'INSEE.
04:41On a les chiffres de l'INSEE, forcément, qu'on parle de statistiques.
04:43Je ne t'ai pas interrompu.
04:43Mais non, tu viens de dire que j'étais inhumain,
04:45que j'avais déshumanisé des gens.
04:47Non, non, non.
04:47Attends, mais laisse-moi aller.
04:48Oui, mais on est un con.
04:52Laissez-moi aller juste pour vous, sinon on fait le débat sans moi.
04:56Ce n'est pas une mauvaise idée.
04:58Très souvent, mais même à gauche...
05:00Regarde, je vais donner un exemple de gauche,
05:01un exemple que je déteste.
05:03Lorsqu'il y a eu, par exemple, des personnes dans un immeuble en feu
05:07et qu'une personne étrangère sauve, grimpe et va sauver les gens,
05:14on va dire, regardez, c'est la preuve que l'immigration est une chance pour la France.
05:19Mais ça m'énerve.
05:20Ça m'énerve parce que ce n'est pas l'immigration qui a grimpé.
05:24C'est un homme.
05:25C'est un homme qui, avec son caractère, ses valeurs, a fait cette décision et y est allée.
05:30Vous voyez ?
05:31Donc, de la même manière, moi, ce que je n'aime pas, c'est l'essentialisation.
05:34Ça veut dire que quand on voit un noir, c'est un noir qui fait le truc.
05:37Les noirs sont formidables.
05:38Je ne vais pas dire les noirs sont formidables parce que mon voisin noir est sympa.
05:41Vous voyez ?
05:42Si vous le trouvez sympa, vous ne pouvez pas tirer la conclusion.
05:45Ah, regardez, Fatima, elle est sympa.
05:46Dans les deux cas, si on dit, regardez, Fatima, je la trouve sympathique.
05:50Les arabes sont nos amis.
05:52C'est vraiment une fiction.
05:53Fatima est antipathique.
05:55Mon Dieu, pas d'arabe.
05:56Les blancs sont racistes.
05:58C'est que, regardez, vous êtes trois.
06:00C'est comme si je vous réduisais à trois blancs et que je n'aime pas en toi.
06:04Je vais dire à Olivier, toi, je connais les blancs parce que je connais en toi.
06:07C'est pour ça que j'ai les cheveux blancs.
06:08Vous voyez, cette absurdité-là, c'est absurde quand on parle des blancs.
06:12Je trouve ça absurde quand on parle des personnes noires ou des personnes arabes.
06:17Donc, sur les chiffres, qui sont derrière les chiffres ?
06:20Vous voyez ?
06:21C'est ça qui est intéressant.
06:22Comment se fait ?
06:24La question, ce n'est pas l'immigration, mais c'est la condition de l'immigration.
06:27Je vais laisser ce que je pense que Zora va développer sur ça, sur les conditions de l'accueil.
06:31Et c'est vraiment un sujet que tu développes à chaque fois, donc je te laisse le développer.
06:34Non, mais on peut considérer que ça pourrait être une bonne nouvelle si la France n'avait pas ce travers permanent.
06:45C'est d'être soit paternaliste, soit méprisante.
06:47Allez, on est reparti sur notre autoflagellation.
06:49Mais attends, mais laissez-la finir.
06:51Je vais te rejoindre.
06:52D'ailleurs, il y a des points où je suis intéressant.
06:54Mais pédé, mais ce n'est pas vrai.
06:56On n'est pas des bisous d'ours non plus.
06:58Mais ce n'est pas de la faute de la France.
06:59Non, mais attends, je suis dans la victimisation.
07:03Mais punaise, ce n'est pas du tout mon genre.
07:05Je suis anti tout ça.
07:06Moi, je suis la première à dénoncer des choses que personne ne dénonce.
07:09Je te signale que...
07:10Alors, ce n'est pas clair.
07:11Attends, mais comment tu peux tirer une conclusion à partir d'une introduction ?
07:15Laisse-moi poser un décor.
07:16Et puis après, on verra.
07:18Je t'explique.
07:19La France n'a aucune capacité à intégrer correctement les gens de manière à ce qu'in fine.
07:24Ils s'assimilent.
07:25C'est un fait avéré.
07:26Ce n'est pas vrai ?
07:28Ce n'est pas vrai.
07:29Dans quel pays il existe un droit opposable au logement ?
07:31Dans quel pays on paye des hôtels à des clandestins ?
07:34Dans quel pays on a l'AME ?
07:37Dans quel pays on donne des droits à des étrangers ?
07:39Mais comme si l'intégration, elle est liée à des...
07:41On est le pays le plus accueillant pour les étrangers.
07:43Mais vous parlez pas de ça ?
07:44Alors attendez, vas-y, poursuit-on.
07:46Vous parlez de quoi alors ?
07:47C'est la finir déjà.
07:48Parlons des vrais faits.
07:49L'intégration à un pays, ce n'est pas l'acquis de droits comme l'AME à un logement.
07:55L'intégration à un pays, c'est ses valeurs, son mode de vie, son histoire, son art de vivre, ses codes sociaux, son code civil, ses droits et ses devoirs.
08:04Quand t'adhères à ça, ensuite il y a un airbag social qui se met en route pour tout le monde, que tu sois blanc, vert, jaune, t'as l'AME en fonction de tes revenus etc.
08:14On parle de nationalité.
08:14Voilà, donc au départ, l'intégration c'est quoi ?
08:17C'est permettre à des gens de faire en sorte que ce pays devienne le leur dans tout ce qu'il représente, dans sa totalité.
08:24C'est pas d'entretenir le communautarisme.
08:28Or la France est une grande spécialiste de l'entretien du communautarisme.
08:32J'ai écrit en 2014, attendez, j'ai écrit...
08:36On est précisément le modèle anticommunautaire, t'as les Etats-Unis, l'Angleterre qui sont communautaires, nous on est anticommunautaires.
08:41Dans son offre politique, j'ai écrit en 2014 cette gauche qui nous désintègre, ou je détaille, par le menu, comment la France met en place des dispositifs qui empêchent l'assimilation des gens.
08:52Donne un exemple.
08:53Je te donne un exemple, la politique de la ville.
08:55La politique de la ville, ce n'est pas une politique de droit commun, ce n'est pas une politique qui touche la totalité des gens.
09:01Elle touche la ruralité depuis 2012 avec Hollande, qui a revu les indicateurs sociaux et qui a intégré le critère de la pauvreté dans la politique de la ville.
09:11Avant, la politique de la ville, ce n'était que les UPS et les zones d'éducation prioritaire et les US, zones urbaines sans-il.
09:18Et donc, on a fabriqué des politiques publiques qui empêchent les gens à la fois de s'intégrer dans la ville en général et plutôt d'apporter tout ce qu'ils voulaient dans leur quartier et surtout pas sortir de leur quartier.
09:31J'ai été, parmi ma génération, une des premières aux loges sur les territoires partout en France et dans les politiques nationales et en particulier avec le PS,
09:40à comprendre comment ce mécanisme avait vocation à laisser les gens dans leur communauté parce qu'il y avait une continuité d'une politique paternaliste et colonialiste
09:50qui empêchait les gens de s'intégrer.
09:52La donne est totalement différente aujourd'hui.
09:54On donne un logement et tu nous dis que c'est paternaliste et colonialiste.
09:57Est-ce que je te parle du logement ? Le logement, on te le donne dans ton quartier.
10:01C'est-à-dire que, oui, mais le logement, je m'appelle Fatima et je ne veux pas habiter dans tel quartier, je veux habiter au centre-ville.
10:10Eh ben non, on te donne du logement dans le quartier.
10:12L'amitié est arrivée tardivement.
10:14On te donne un logement ? Tu ne vas pas choisir en plus où tu vas.
10:17Il y a des tours entières où c'est que des populations de signes d'immigration en entier.
10:21Oui, mais ce que dit Zora, c'est justement parce qu'on met les gens au même endroit, il n'y a pas d'intégration et d'assignation possible.
10:29Ce n'est pas le mélange avec la population.
10:30Mais donc le problème, c'est qu'il y en a trop.
10:33Antoine, comment t'expliques que ma génération à moi, on est passé de l'intégration à l'assimilation progressivement ?
10:41Qu'est-ce qui s'est passé pour que ma génération, elle ne franchisse pas ?
10:43Alors après, ça marche dans les deux sens, Zora.
10:46L'assimilation, c'est quelqu'un qui s'assimile. C'est un effort.
10:50Vous étiez déjà plus proches.
10:51Il faut les deux. Il faut effectivement offrir les conditions d'assimilation.
10:56Il faut aussi que la personne arrive et a envie d'être...
10:58Je pense que là, par rapport à ta génération, on a changé de génération.
11:01Voilà, et donc on est passé un peu plus...
11:03Ta génération, on voulait s'assimiler.
11:05Je ne suis pas sûr que toutes les générations aujourd'hui veulent s'assimiler.
11:07Donc, ma réponse, c'est aujourd'hui, mauvaise nouvelle,
11:10parce que les gens qui viennent, ils viennent comme ils sont pour beaucoup,
11:14pas pour la majorité, et qu'ils ne veulent pas faire le parcours,
11:18j'allais dire, d'une communion entre la France...
11:22Mais ce n'est pas de la faute de la France.
11:23Tu avais commencé en disant, c'est de notre faute, on ne fait pas assis, blablabla.
11:25Mais parce que tu as une immigration qui a changé aussi.
11:28Oui, parce qu'on accepte ça.
11:29Qui a changé, c'est-à-dire qu'on était années 70, 70, beaucoup d'Europe.
11:32Mais voilà.
11:33Mais non, mais on n'accepte pas.
11:34Beaucoup d'Europe.
11:34Elle nous est imposée l'immigration.
11:35Non, on accepte.
11:36Parce qu'on a tout un discours.
11:38Voilà, merci.
11:39On peut simplement dire une phrase, parce que depuis tout à l'heure,
11:41tu es pénible, tu coupes tout le monde.
11:42Donc, elle accepte la France, en tout cas certains élus politiques,
11:46accepte effectivement le discours qui consiste à dire,
11:48venez comme vous êtes, ne changez surtout pas,
11:51continuez à avoir votre culture, etc.
11:53Parce que ça arrange certains politiques.
11:55Voilà, clientélisme.
11:56Parce que c'est aussi, ensuite, un moyen électoral de rester en place.
12:01Et c'est ça le problème.
12:03Avant, on avait un discours.
12:05On avait un discours.
12:05Mais non, quasiment tous les élus, même des élus de droite.
12:09Les mairies de droite, ils le font.
12:10Ce n'est pas une politique d'immigration nationale.
12:12Oui, mais c'est parce que le territoire, il est important.
12:14Oui, parce que c'est important, c'est comme au tout.
12:16On a fait respect des valeurs, il va finir le chien.
12:20Mais ça, c'est du mytho.
12:21Alors, et juste plusieurs choses, plusieurs choses aussi.
12:23Il y a l'idée que pendant longtemps, l'immigration,
12:25on prend les gens par partie.
12:28Ça veut dire, on cherche des bras.
12:29On a pris des bras, on ne s'est pas dit,
12:31tiens, ces bras, ce ne sont pas des bras.
12:33Il y a un corps au bout des bras, et ils vont avoir des enfants.
12:35Donc, ça n'a pas été pensé aussi,
12:38comme la famille qui va avec, le regroupement familial,
12:40toutes ces choses-là, n'ont pas été, ça n'a pas été pensé.
12:43Il n'y a pas eu de projection politique, première chose.
12:45Ou par exemple, on va prendre des cerveaux.
12:47Non, les gens sont des gens,
12:49donc il faut penser dans leur globalité.
12:51Après, lorsqu'on parle de vieux débat assimilation-intégration,
12:55on peut se mettre d'accord sur un truc.
12:56Il y a des gens parfaitement intégrés,
12:59qui gardent leur culture des faits culturels,
13:02mais qui respectent la loi,
13:03qui respectent leurs voisins.
13:05La liberté des uns finit là où commence la liberté des autres.
13:08C'est la base.
13:09Et si cette base n'est pas là,
13:11ce n'est pas possible,
13:12parce que la communauté ne peut pas fonctionner.
13:14Et ça, ce n'est même pas une question de droite ou de gauche,
13:17c'est une question de bon sens qui transcende tout.
13:20Donc, c'est faire France ensemble,
13:23je déteste ces expressions et tout,
13:25mais dans le côté, ce que j'aime,
13:26c'est le côté chacun y met sa part.
13:28Effectivement, ce que disait Zora,
13:30et ce n'était pas du tout à côté de la plaque,
13:32parce que tu balances ça d'un revers de manche,
13:34sur comment on a mis des gens,
13:35même des mêmes villages, au même endroit.
13:37Moi, j'ai grandi,
13:38je n'ai pas du tout grandi dans un quartier, moi.
13:40Moi, j'ai grandi à côté de Poitiers,
13:42dans un village.
13:43Ma famille, c'était les seules d'origine maghrébine
13:48et même marocaine.
13:48J'étais la seule typée de mon collège.
13:51Dans un logement privé ?
13:52Oui, dans une maison.
13:53Et bien voilà, vous avez choisi d'habiter
13:55en dehors du quartier, c'était donc possible.
13:57Non, il a suivi son usine et tout.
13:58C'était donc possible de ne pas habiter dans le quartier ?
14:01Mais il y avait aussi un moment
14:02où quand tu travaillais dur,
14:03c'est-à-dire tout est lié.
14:04Mon père ouvrier d'usine,
14:06en travaillant dur,
14:07il était capable après d'avoir une maison.
14:10Maintenant, moi,
14:11regardez des jeunes ménages maintenant
14:13qui veulent avoir une maison,
14:14c'est compliqué.
14:15Tout est lié aussi.
14:16On continue la discussion.
14:17C'est compliqué pour tout le monde.
14:18Antoine et Zora.
14:19Oui, complètement.
14:19Mais c'est pour ça qu'il faut penser la globalité.
14:21Parce que l'intégration,
14:22c'est aussi pouvoir vivre dignement
14:24de son travail.
14:24C'est un sujet qui vous fait beaucoup réagir.
14:26Beaucoup réagir.
14:27Non, mais ça pose aussi la question
14:29de la qualification des étrangers
14:30qui viennent sur notre territoire.
14:31La base, bien sûr, il faut travailler.
14:32Bonjour à tout le monde.
14:34Qu'est-ce que vous en dites, vous, Victor,
14:35dans ce débat, alors ?
14:36Votre débat, il est super intéressant
14:38et moi, ça me touche
14:39parce que je suis enfant d'immigré
14:41donc je sais de quoi on parle.
14:43Et en même temps, la France,
14:44c'est pas...
14:46Le plus important,
14:47c'est qu'elle a besoin de l'immigration
14:48à un point qu'on est loin de s'imaginer.
14:51Aujourd'hui, la France,
14:52depuis 40 ans,
14:53aucune politique familiale.
14:55Mais aussi,
14:56aucune politique d'immigration.
14:58Parce que moi, ma mère,
14:58quand elle arrive en France,
15:00OK, avec les mains dans les poches,
15:02elle nous a toujours dit
15:03n'oubliez jamais une chance.
15:04Vous ne serez jamais français.
15:06Et quoi qu'il se passe,
15:07on vous ramènera toujours
15:08à vos origines.
15:09On a fait notre vie.
15:11Ma mère est encore présente
15:12dans ce monde.
15:13Mais elle n'a jamais eu
15:14la nation...
15:15Elle venait de quel pays,
15:16votre maman ?
15:17Peu importe.
15:18Peu importe,
15:18c'est pas le plus important.
15:20Non, non, parce que
15:21ça ne sert à rien.
15:22Maintenant, l'immigration,
15:24voulons-enlever l'immigration
15:25sur les plateformes logistiques,
15:27sur les entreprises de nettoyage,
15:29sur le BTP,
15:30sur tout ce qui touche
15:33le bâtiment,
15:35tout ce qui touche
15:36le travail
15:37qu'on ne voit pas.
15:39Les magasins,
15:39la nuit,
15:40la France,
15:41elle ne peut pas fonctionner.
15:42Et même,
15:43je vais aller encore plus loin,
15:44les personnes âgées
15:45aujourd'hui,
15:47qui va s'en occuper ?
15:48Qui s'en occupe ?
15:49Les femmes d'origine étrangère,
15:51les femmes étrangères.
15:52Parce que les gens
15:53qui sont nés ici,
15:55ils ne vont jamais vouloir
15:56faire tous ces petits
15:57travails d'ombre,
15:58qui sont sous-payés,
15:59qui sont difficiles,
16:00qu'on ne voit pas.
16:01Donc la France,
16:02elle n'a jamais eu de politique,
16:03mais vraiment,
16:04aucune politique d'immigration.
16:06L'immigration en France,
16:07on l'aime bien
16:08quand elle reste
16:09à sa petite place
16:09qu'on ne la voit pas.
16:11Voilà,
16:11elle avance tranquillement,
16:12il ne faut pas
16:13qu'elle fasse de bruit.
16:14Alors on peut toujours
16:14montrer du doigt
16:15la délinquance.
16:16Oui, il y a des délinquances
16:17étrangères,
16:18mais il y a des délinquances
16:19aussi de gens français.
16:20Je me permets une question,
16:25c'est si c'est si terrible
16:26d'immigrer en France,
16:28pourquoi il y en a toujours
16:30plus chaque année qui viennent ?
16:31Pardon,
16:31j'aimerais bien comprendre
16:32pourquoi ils ne vont pas à l'heure.
16:33Stéphane,
16:33j'adore,
16:34je vous adore,
16:35mais vous avez parlé
16:35pour Antoine,
16:36vous avez parlé pendant deux minutes,
16:37vous avez tout mélangé
16:38pour rien dire.
16:39Mais non,
16:40mais c'est vous qui mélangez là,
16:41vous mélangez nationalité,
16:44immigration de travail,
16:45vous dites que la France
16:46est horrible,
16:47moi je vous demande
16:47en quoi ?
16:48Vous ne mangez pas le soir,
16:49vous n'avez pas les produits
16:50dans vos magasins,
16:52ce sont les immigrés qui mettent...
16:52Donc c'est bien ce que je vous dis,
16:53c'est une chance pour ces gens
16:55de venir en France.
16:56C'est une chance pour tout le monde.
16:57Moi je pense que c'est plus
16:58une chance pour ces gens
17:00que pour notre pays.
17:01Non mais Victor,
17:02on mélange sous,
17:03mais Victor,
17:04vous faites un constat,
17:05vous faites un constat qui...
17:06Non mais c'est bien,
17:07je sais ce que c'est de souffrir,
17:09je sais ce que c'est de souffrir,
17:10mais oui,
17:10mais vous n'êtes pas
17:11le seul immigré.
17:12C'est pas parce qu'on souffre
17:13qu'on a un droit
17:14à devenir français.
17:16L'immigration,
17:17elle est bien pour tout le monde.
17:18Mais attendez...
17:19Je vais vous dire une chose,
17:20Antoine,
17:21là vous faites...
17:21Oui Victor.
17:22Vous mélangez tout,
17:23mais vous retirez ces gens-là,
17:25vous ne mangez pas le soir,
17:26vous n'avez pas le choix.
17:26C'est pas vrai,
17:27c'est pas ça.
17:27C'est pas vrai, Victor.
17:28Le problème c'est que
17:29on peut s'inventer des choses.
17:31Je vais vous dire,
17:32si ces gens-là
17:33n'avaient pas immigré en France,
17:35ils ne mangeraient pas le soir.
17:36C'est la France qui les nourrit,
17:37c'est pas l'inverse.
17:39Vous venez de le dire.
17:39Écoutez-moi une seconde,
17:40vous avez la parole toute l'année.
17:42Moi ça me tient à cœur.
17:43Je suis dans un métier,
17:45vous enlevez les gens
17:46dans les plateformes logistiques,
17:48dans le transport,
17:49dans le BTP,
17:49je travaille dans le Grand Paris,
17:51monsieur.
17:51Dans le Grand Paris.
17:52Oui, donc vous avez
17:53une vision un peu biaisée.
17:54C'est très Île-de-France
17:55votre discours.
17:55Le Grand Paris n'aurait jamais existé.
17:56Mais Victor,
17:58Victor,
17:59les logements que vous êtes
18:00en train de construire,
18:02vous vous rendez compte
18:03que les pays
18:04dont ces gens sont originaires,
18:06n'ont pas de Grand Paris,
18:08n'ont pas de bâtiment moderne.
18:09Et vous êtes en train de nous dire
18:10que ce serait grâce à eux
18:11qu'on a tout ça.
18:12Pardon, c'est la France
18:13qui a inventé
18:14les technologies, etc.
18:16Mais vous êtes sérieux,
18:17vos métros là ?
18:18Qui c'est qui les nettoie
18:19la nuit ?
18:20Que vous ne voyez pas
18:21ces gens-là ?
18:22Vous ne dites pas la même chose,
18:23vous n'êtes pas dans le même couloir en fait.
Commentaires

Recommandations