00:00Je voudrais vous faire écouter Olivier Faure, parce qu'on n'a pas encore parlé ensemble de la gauche d'ailleurs, eux aussi.
00:05Il y a beaucoup de réunions ce soir, ça réfléchit beaucoup.
00:08Il y a le LR d'un côté, le bureau national du PS, et selon le chef du Parti Socialiste, il n'y a plus aucune garantie de non-censure.
00:18Nous sommes parfaitement, nous étions parfaitement légitimes à réclamer un Premier ministre de gauche.
00:24Ce à quoi, vous l'avez compris avec ceux qui nous ont précédés, le Président n'est pas prêt à accéder.
00:29Maintenant, en son âme et conscience, il devra nommer dans les prochaines heures, et nous verrons bien ce qu'il fait.
00:34Nous avons demandé qu'il n'y ait plus de 49.3, ça paraît acquis.
00:38Mais nous avons demandé aussi à ce que tous les sujets soient sur la table, et qu'il n'y ait aucun sujet interdit.
00:44Ni sur le pouvoir d'achat, ni sur les retraites, ni sur aucun sujet.
00:48Nous n'avons reçu là encore aucune réponse.
00:51Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État. Aucune.
00:54Au rythme où les choses vont, et dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd'hui,
01:00comme nous n'avons obtenu aucune garantie, tenez-le vous pour dit, il n'y a aucune garantie de non-censure de notre part.
01:07Bon, décidément, ils veulent mettre un ministre de gauche depuis Belle-Burette maintenant, pardon, pour l'expression.
01:15Mais enfin, c'est la déception au tournant pour Olivier Faure une nouvelle fois.
01:19Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Vraiment, c'est encore une fois...
01:22Au moins, il est cohérent sur ce point, Emmanuel Macron.
01:24Il y a cru, et à chaque fois, Emmanuel Macron lui fait croire, ce sera peut-être un premier ministre de gauche.
01:27Il le convoque, il l'appelle, il envoie des SMS.
01:30À chaque fois, le Parti Socialiste plonge, se dit peut-être c'est notre tour, peut-être c'est notre tour.
01:34Mais à la fin, Emmanuel Macron ne veut pas.
01:37Il veut que ça reste un premier ministre du socle commun, et donc ce ne sera pas la gauche.
01:41Ça, c'est sûr et certain.
01:42Victor Hérault.
01:42Peut-être faut-il rappeler pour nos auditeurs également l'équilibre des forces au sein de l'Assemblée nationale.
01:46On a un quart qui appartient au Rassemblement national et à l'UDR.
01:50On a 40% qui représentent le socle commun ou ce qu'il en reste, entre les partis du centre et de la droite.
01:55Et puis on a un tiers pile-poil, 33% pour ce qui est de la gauche.
01:58Donc si vous voulez, c'est avec cet équilibre-là qu'il faut...
02:00Le calcul d'Emmanuel Macron, c'est dire je prends les 40% qui sont au centre, et puis j'essaye d'avoir le Parti Socialiste.
02:04Mais je ne peux pas mettre un premier ministre du Parti Socialiste, parce qu'il voudra appliquer le programme de la gauche.
02:09C'est-à-dire de 33% de l'Assemblée, ce n'est pas assez pour faire une majorité.
02:11Sauf que Georges Fenech, quand même, le Parti Socialiste a de nouveau un petit peu la clé dans cette affaire,
02:18puisque le RN censurera, le socle commun, bon, on n'en sait rien, mais enfin, l'histoire se répète, c'est la journée sans fin.
02:25Personne n'a la clé et personne n'a la clé.
02:26En réalité, moi, ce que je retiens comme événement principal, majeur de cette journée,
02:31c'est qu'on est passé, en 2022, où il y avait une majorité relative,
02:36après la dissolution 2024, on est passé à un socle commun, parce qu'il n'y avait même plus de majorité relative,
02:41et qu'aujourd'hui, le socle commun a volé un éclat.
02:45Il n'y a même plus de socle commun.
02:47Il n'y a plus rien.
02:47Bruno Retailleau l'a acté ce soir, d'ailleurs.
02:49La situation d'aujourd'hui, elle est là.
02:51La mort du socle commun, absolument, vous avez raison.
02:53Il n'y a plus de socle commun.
02:54Il n'y a plus rien, en réalité.
02:56Oui, on en déplace à Emmanuel Macron qui dit qu'il y a un socle commun, mais non, c'est terminé.
03:01Oui, on l'a changé en plateforme, mais il n'y a pas de plateforme.
03:05Alexis de Lafonte, vous avez des informations, parce que depuis tout à l'heure, je vais regarder votre portail,
03:08je me dis, ça y est, il va nous annoncer quelque chose.
03:10Non, moi, je voulais juste, parce que vous parlez de votre enseignement de la journée,
03:12moi, le mien, il est différent, c'est que ça fait des mois et des mois, et même des semaines,
03:16qu'on est dans cette instabilité politique, et pendant ce temps-là, à l'Assemblée Nationale, il ne se passe rien.
03:20Je ne vous dis rien, c'est-à-dire que je suis à l'Assemblée Nationale tous les jours.
03:24Il ne se passe rien. Il n'y a pas une loi sur la sécurité, une loi sur l'immigration,
03:27une loi sur le pouvoir d'achat, une loi sur le service public.
03:29Ah si, il va nous mettre la loi sur la fin de vie le 20 octobre.
03:32Il ne se passe rien à l'Assemblée Nationale.
03:34Je ne sais pas pourquoi, mais la priorité...
03:36Notre pays est totalement à l'arrêt, et ça, il faut vraiment le dire, c'est l'urgence absolue.
03:42Les Français ne sont absolument pas écoutés, et la tambourine politique, vraiment, dégoûte.
03:46Oui, mais là, c'est une question de temps, me semble-t-il, avant peut-être une dissolution qui semblait inévitable.
03:54Oui, parce que, si vous voulez, là, on a eu, je ne sais pas si on se rend compte historiquement de ce que ça représentait,
03:58le gouvernement Lecornu 1, si jamais il y en a un 2, le gouvernement, moi j'appelle ça un gouvernement train-couchette,
04:02c'est-à-dire que vous rentrez dans le train, il est 19h40, on va se coucher dans la couchette.
04:05Il les supprime, je vous signale, les trains-couchettes, vous avez vu, il les supprime dans plusieurs lignes,
04:11donc vous voyez, votre métaphore était toute trouvée.
04:14Un gouvernement de 14h, je ne sais pas si on se rend compte, c'est inédit dans l'histoire de France.
04:19Donc, si vous voulez, là, c'est absolument inextricable.
04:21J'avais parfaitement raison de rappeler que pour les entreprises, et aussi les collectivités territoriales,
04:25c'est un drame, on ne se rend pas compte.
04:27Malheureusement, je pense que l'histoire n'est pas terminée.
Commentaires