00:00– Là, ça ne va être personne pour l'instant, si j'ai bien compris.
00:02Et j'ai une pensée pour votre collègue qui va faire le pied de grue
00:05devant l'Elysée toute la nuit au cas où Emmanuel Macron
00:07renverrait un mail à 1h53 du matin.
00:10Ce que je comprends quand même, c'est que je suis sortie de cette réunion
00:13en vous disant, ils mentent, ils disent que le socle commun existe encore,
00:16mais ça n'est pas vrai.
00:18Je viens de passer sur une chaîne concurrente à la vôtre une demi-heure
00:20et expliquer que c'était une fable et un mensonge.
00:23On me dit mais si, mais si, mais si.
00:24Et tombaient les annonces progressivement de Edouard Philippe
00:27qui dit qu'il n'ira pas au gouvernement,
00:28de Retailleau qui dit que le socle commun n'existe plus.
00:31C'est-à-dire que vous avez l'impression d'une comédie musicale
00:34où en fait le décor est en train de tomber, tout ça,
00:37tout le monde tombe, s'entraîne,
00:38et le chef d'orchestre continue à dire si, si, jouez, jouez les musiciens.
00:41– Mais parce que lorsque vous êtes sortie de la réunion, Marine Tondelier,
00:44vous donniez l'impression que les choses allaient aller vide quand même.
00:48Qu'est-ce qui a pu se passer selon vous ?
00:49Alors que vous, vous étiez à l'intérieur, vous étiez à l'Elysée.
00:52– Mais parce que le problème, c'est qu'on peut avoir la sensation depuis un an
00:55qu'il y a une guerre en gros entre, pour simplifier,
00:57entre la droite et la gauche pour être nommée
00:59et qu'Emmanuel Macron garde le pouvoir parce qu'il ne veut pas le rendre.
01:02Ça, c'est vrai.
01:03Et donc, on peut se dire qu'à chaque fois qu'un gouvernement tombe,
01:05c'est de la faute de la gauche, qui est méchante,
01:07qui ne veut pas faire de compromis, etc.
01:08Mais nous en faisons énormément de compromis.
01:11Déjà, le fait de ne pas être à Matignon,
01:13ce n'est pas consenti, mais c'est un fait.
01:14Le fait d'aller faire des réunions avec Bruno Retailleau,
01:17c'est quand même, pour moi, ça a un coût moral.
01:19Et je le fais pour la France.
01:20Et donc, tout ce qu'on peut faire pour être sérieux,
01:23pour essayer de trouver des solutions, nous le faisons.
01:24Mais quand vous vous adressez à un président de la République,
01:27qui, il voit bien, il est dans la même réunion que moi,
01:29il voit bien que le modem dit,
01:31nous, notre problème avec M. Lecornu, c'était l'opacité.
01:33On n'a pas confiance.
01:35Et un qui demande qu'il parte.
01:36Et l'autre qui est Gabriel Attal,
01:38qui est quand même son président de groupe,
01:39qui dit...
01:40Oui, les coulisses, ça s'est passé comme...
01:41Vous êtes arrivés, racontez-nous.
01:42Quand on fait tout ça et qu'à la fin,
01:44je vous raconte la fin, après je vous raconte le début,
01:45mais qu'à la fin, Emmanuel Macron dit,
01:46écoutez, j'ai écouté tout le monde.
01:48Donc, eux, ils sont 210.
01:50Vous, vous êtes 191.
01:54Ils sont 210 de rien du tout.
01:56Ils ne sont pas ensemble.
01:57Et là, alors qu'il s'était donné en spectacle toute la réunion,
01:59ce moment-là précis,
02:01tout le monde se redresse
02:01et personne n'ose contredire le chef.
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