00:00Vous pouvez saluer un homme d'État, vous pouvez évidemment condamner ce qui s'est passé,
00:04et d'ailleurs c'est insupportable cette société qui ne respecte plus rien lorsque vous saccagez une tombe et que vous la profanez.
00:13Mais c'est Pierre Marisset, vous savez le fondateur pour l'Institut pour la Justice,
00:16qui a publié un tweet qui rejoint celui de Marion Maréchal et qui revient sur son parcours.
00:21Il dit de 81 à 86, voilà ce qu'il s'est passé.
00:25Libération de 15 à 25% des détenus à l'été 81.
00:28D'autres spécialistes vous expliquent que deux ans plus tard, on les a retrouvés, les mêmes délinquants qui avaient été libérés.
00:35Vous avez la suppression de la Cour de Sûreté de l'État, l'abrogation de la loi anti-casseurs,
00:39cette fameuse loi aujourd'hui dont on parle pour les émeutes quand ça arrive après les matchs de Ligue des Champions par exemple.
00:48Suppression des peines minimales, et puis c'est une doctrine qui aujourd'hui est finalement majoritaire,
00:55et peut-être que Georges le confirmera, confirmera à la magistrature de dire que la prison n'est pas la solution,
01:01que la victime aujourd'hui a été non pas au cœur d'un procès, mais que c'est justement la personne qui est condamnable qui est au cœur de la procédure.
01:11Et c'est toute cette doctrine-là qu'on peut contester, et qu'on peut là aussi politiquement contester.
01:16Oui, moi mon engagement syndical à la présidence de l'association professionnelle des magistrats,
01:21que nous avions créé en réaction à l'arrivée de Baninter, Place Vendôme.
01:26Vous vous en souvenez sans doute pas, mais je me souviens très bien des premières manifestations de policiers, Place Vendôme.
01:32Déjà, ils criaient contre la justice.
01:34Donc Baninter est arrivé, que je respecte beaucoup par ailleurs, ça vient d'être dit,
01:38je l'ai croisé plusieurs fois dans ma carrière, mais il est à l'origine effectivement de cette justice du syndicat de la magistrature
01:47qu'il a fait rentrer dans tous les cabinets ministériels, y compris et essentiellement celui de la justice,
01:52avec effectivement un désarmement véritablement de la justice répressive,
01:59avec des aménagements des peines qui faisaient que les peines n'avaient plus aucun sens,
02:03avec l'abolition de la consueté d'État, vous l'avez rappelé.
02:07Fin des quartiers de haute sécurité.
02:08Il n'avait pas remplacé par autre chose.
02:10La Cour de Sûreté de l'État.
02:11Il avait le problème qu'il fallait supprimer, parce que c'était des militaires, des juges militaires.
02:14Mais il n'avait pas remplacé par autre chose.
02:17C'était une Cour d'Assise de droit en commun.
02:18La loi anti-casseur.
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