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Atteindre les sommets, un rêve devenu réalité ! Découvrez l'aventure extraordinaire de Lilian Chug au Manaslu, un sommet de plus de 8000 mètres au cœur du Népal.

Lilian nous raconte son ascension, les émotions ressenties au sommet et les défis extrêmes rencontrés. Un récit captivant sur la préparation physique et mentale nécessaire pour surmonter le manque d'oxygène et les conditions climatiques impitoyables.

Un hommage émouvant à Marie et Mathias, un geste symbolique au sommet du monde. Découvrez comment cette expérience unique a transformé Lilian et lui a rappelé les valeurs essentielles de la vie.

#Manaslu #Népal #Alpinisme #ExploitSportif

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Transcription
00:008 163 mètres, c'est l'altitude atteint par le Moselland Lilian Chug il y a quelques jours.
00:05Il est de retour à la maison pour nous raconter son aventure. Bonsoir.
00:09Bonsoir.
00:10Alors, est-ce que vous pouvez nous raconter le moment exact où vous avez atteint le sommet,
00:14ce sommet au Népal ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ?
00:18On a atteint le sommet à 5h50 du matin,
00:22donc malgré la fatigue et tout ce qu'on a pu avoir physiquement,
00:26c'est un moment assez unique. Pendant, je dirais, une vingtaine de secondes,
00:30on observe tout le paysage, on n'y croit pas vraiment.
00:34Et après, on se reconcentre rapidement dans ce qu'on a à faire,
00:37prendre des photos rapidement et après sur la descente parce que c'est là que les accidents arrivent.
00:41Alors pourquoi ce sommet en particulier, le Manaslu ? Qu'est-ce qui vous a motivé à ce défi extrême ?
00:47Le Manaslu, c'est parce qu'il y a 14 000 dans le monde.
00:51Le Manaslu, il fait plus que 8 000, il fait 8 163 comme vous l'avez dit.
00:54Donc c'est un peu plus que les 8 000 tout pile comme certains y font.
00:59Et le sommet était assez aérien.
01:02En fait, il y a beaucoup de vide et c'était assez intéressant et assez joli.
01:05Et ce n'est pas votre premier essai, si on peut le dire comme ça ?
01:08Vous avez de l'expérience dans ce domaine ?
01:10Vous avez déjà gravi d'autres sommets ?
01:12Oui, c'était mon premier 8 000.
01:15Par contre, j'avais déjà fait d'autres sommets en alpinisme dans les Alpes,
01:19beaucoup de 4 000 de technique.
01:22Et j'avais déjà été au Népal faire 2 6 000 l'année dernière dans la région de l'Everest.
01:27Alors je ne sais pas si on peut le voir, mais en l'honneur de Marie et Mathias,
01:32vous avez montré une photo du sommet.
01:35Pourquoi ce geste symbolique ?
01:38En fait, j'ai connu le papa de Mathias.
01:41C'était mon prof au lycée.
01:42C'était mon prof de physique.
01:44Donc c'est là que j'ai appris leur histoire et tout.
01:46Et ça m'a vachement touché.
01:48Et j'en ai parlé avec eux et je trouvais ça beau de leur rendre hommage
01:51en apportant leur photo en haut d'un des plus hauts sommets du monde
01:54pour leur rendre hommage en fait.
01:56Et ce drapeau-là est resté en haut en fait.
01:59D'accord, donc là il y est toujours.
02:00Oui, il y est toujours.
02:02Le geste était symbolique et on a décidé avec leurs parents
02:05justement de laisser en haut pour la symbolique en fait.
02:08Alors même si vous avez de l'expérience,
02:09comment vous vous êtes préparé physiquement, mentalement
02:12pour supporter le manque d'oxygène, les conditions climatiques ?
02:17Niveau mental en fait, j'ai utilisé,
02:20j'ai pas mal utilisé mon expérience que j'avais de la natation de haut niveau.
02:23Donc pour gérer le stress, l'appréhension.
02:26Après il y a ce monde un peu de mort auquel on est confronté sur les 8000.
02:32Ça grâce à mon travail, j'arrive à appréhender un peu ce domaine et à mettre de côté.
02:37Et niveau physique en fait, un 8000 c'est complètement différent
02:40à préparer d'un 4000 ou d'un 6000.
02:43C'est beaucoup de cardio, de renforcement musculaire,
02:49de préparation sous tente en hypoxie.
02:51J'avais ça pendant un mois et demi à la maison.
02:54Donc je dormais sous tente en fait et ça simulait une altitude de 4000-6000 mètres.
02:59Ça prend combien de temps concrètement pour faire un projet comme celui-là
03:01du jour numéro 1 où vous commencez à vous préparer jusqu'à l'ascension du sommet ?
03:07Moi ça m'a pris à peu près deux ans entre le moment où j'ai décidé
03:10que je voulais monter ce sommet-là et toute la préparation physique
03:14qui a découlé derrière, plus la recherche de sponsors,
03:18de buts vraiment à atteindre et tout ça.
03:20Ça a pris deux ans.
03:22Deux ans.
03:22Et quels sont les risques alors au moment venu,
03:24les blessures, la fatigue, l'altitude, le manque d'oxygène ?
03:28Quels sont les risques que vous en courez ?
03:30Bah tout ça.
03:31Il y a le risque, le plus grand risque bien sûr,
03:34c'est malheureusement la mort.
03:36Entre le mal aigu des montagnes, les chutes,
03:40tout ce qui est avalanche, risques qu'on ne peut pas contrôler
03:42comme les serraques et tout ça.
03:44Il y a les risques de tomber malade
03:46qui peuvent arrêter l'expédition à tout moment,
03:48les blessures physiques.
03:50Même mentalement, en fait, si on n'est pas prêt
03:52à s'engager totalement dans un 8000,
03:56on ne va pas réussir à aller au bout.
03:57J'en ai vu pas mal sur la montagne arrêter avant.
04:00Alors il me semble que vous êtes l'un des plus jeunes Français
04:02à avoir atteint ce sommet.
04:05Qu'est-ce que vous retirez de cette expérience ?
04:07Est-ce que vous avez conscience aussi de l'exploit
04:08que vous avez accompli ?
04:10Ouais, alors je suis le troisième plus jeune Français
04:12à atteindre le Manaslu.
04:14Pour l'instant, je ne réalise pas trop encore.
04:17Je suis rentré il n'y a pas si longtemps que ça.
04:18Donc je pense que c'est encore un peu flou dans ma tête.
04:20Je commence à doucement réaliser
04:22en re-rencontrant des gens de la famille,
04:24des gens à droite, à gauche qui m'ont reconnu.
04:26Mais ouais, ça commence à...
04:28Ça a changé quelque chose en vous ?
04:30Ou pas cette ascension ?
04:32Actuellement, je ne le sais pas trop encore.
04:34Sur le long terme, on...
04:35Oui, de toute façon, chaque fois qu'on va au Népal
04:37faire une expédition, moi, ce que je dis,
04:39c'est qu'on revient changer dans le sens où
04:41ça nous rappelle un peu les bases de la vie.
04:45On revoit un pays qui n'est pas forcément hyper développé.
04:48On vit dans des conditions qui ne sont pas faciles
04:51pendant, bah là, un mois.
04:53Ça nous remet un peu les idées claires dans la tête.
04:56Quand il y a un truc qui ne va pas,
04:57on se dit, là-bas, c'était encore pire.
05:00Donc ça nous remet dans le droit chemin.
05:03Vous avez conscience aussi que vous pouvez être
05:04un exemple maintenant pour les jeunes.
05:07Et quel message, justement,
05:08vous voulez peut-être transmettre aux jeunes générations
05:10l'envie d'oser, de sortir de sa zone de confort ?
05:14Oui, c'est ça.
05:16J'ai envie de dire aux jeunes générations,
05:17je suis jeune encore, mais...
05:1923 ans.
05:20Oui, c'est ça.
05:21Mais s'ils ont un rêve, en fait,
05:24de se donner les moyens d'y arriver,
05:25c'est surtout ça.
05:27Par les temps qui courtent,
05:28des fois, c'est compliqué d'essayer de trouver
05:30du soutien ou des financements.
05:33Mais tout est possible
05:35et on peut réaliser son projet,
05:36même si c'est un projet un peu fou, quoi.
05:39Un projet fou et solidaire,
05:40puisque vous l'avez fait aussi pour une association
05:43concernant les sapeurs-pompiers.
05:44Oui, c'est ça.
05:45C'était un rapport...
05:46Je voulais trouver un rapport aussi avec mon travail.
05:49Et il y avait l'œuvre des Pupilles de France
05:50qui aide les enfants qui ont perdu un parent
05:53dans un accident, en intervention.
05:56Et je voulais aussi les mettre en avant
05:58parce que ce n'est pas forcément connu par tout le monde.
06:00Et c'est un rapport avec mon travail.
06:02C'est vrai qu'on les soutient aussi pas mal
06:03avec des actions chez nous.
06:05Donc c'était important pour moi de les mettre en avant.
06:07Pour conclure, quelle est la suite pour Lilian,
06:09Chug ?
06:10Quels sont les autres projets qui arrivent
06:12s'il y en a déjà en tête ?
06:13Il y a deux, trois trucs qui commencent à venir en tête.
06:16Mais après, là, pour l'instant,
06:17c'est beaucoup de repos.
06:19On va se reconcentrer un peu.
06:20J'ai deux, trois échéances en natation
06:22qui vont revenir,
06:23mais rien d'exceptionnel non plus.
06:26Mais il va y avoir de la montagne, c'est sûr.
06:28Mais d'abord, un peu de plage.
06:30Merci en tout cas, Lilian,
06:31d'avoir partagé avec nous ton ascension.
06:33Et bravo encore pour cet exploit.
06:35Et à bientôt peut-être pour de nouvelles aventures.
06:38Merci.
06:38Merci à vous.
06:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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