00:00Et soyez les bienvenus si vous nous rejoignez à l'instant sur RTL. Nous sommes donc le mardi 7 octobre et Sébastien Lecornu a donc jusqu'à demain soir pour mener d'ultimes négociations comme le lui a demandé Emmanuel Macron.
00:1248 heures chrono, c'est d'ailleurs le titre à la une du télégramme ce matin. Que souhaite au fond le chef de l'État, quel est son plan ? On verra ça dans le journal de 7 heures.
00:20Quelles peuvent être les conséquences économiques aussi de cette situation ? On va voir ça dans un court instant.
00:25Mais d'abord, Isabelle Saporta, vous êtes affligée comme beaucoup par cette situation et vous vous adressez directement au président de la République ce matin.
00:33Oui, combien de fois faudra-t-il que les Français vous le disent, monsieur le Président, que cet échafaudage de briques et de brocs du socle commun, nous n'en voulons plus.
00:41Deux élections perdues, trois premiers ministres balayés depuis la dissolution que vous avez voulu, le message est pourtant clair.
00:48Il faut croire que non, parce que quel que soit le vote des Français ou leur inquiétude, vous ne changez à rien et recommencez avec les mêmes.
00:55C'est tellement gros que même le ministre de l'Intérieur des missionnaires, pourtant partie prenante du socle commun, en vient à traiter les membres du gouvernement que vous avez manifestement choisi, monsieur le Président.
01:04Qui d'autre ? Sinon aurait eu l'idée de faire revenir Bruno Le Maire, l'homme qui pour tous symbolise les mille milliards de dérapages de la dette.
01:11Donc même Bruno Retailleau en vient à traiter ses collègues de chevaux de retour.
01:15Même lui n'en peut plus. Pourtant ses chevaux de retour sont tous des anciens républicains.
01:20Mais il faut croire qu'il a beau les présider, il a bien du mal à les supporter.
01:24En fait, monsieur le Président, vous nous rendez fous en nous enfermant dans un système sans échappatoire.
01:29Vous avez confié une mission impossible à Sébastien Lecornu avec ce gouvernement, il n'y est pas parvenu.
01:34Il a fait ses adieux hier, tensant la classe politique incapable de dépasser ses clivages pour la France.
01:40Parti le matin dans un geste gaullien, il est revenu en négociateur l'après-midi même pour accomplir en 48 heures, peu ou prou, la même mission impossible que celle qu'il a échoué à mener en 26 jours.
01:52Plus personne ne comprend rien à ce vaudeville de mauvaise facture dont vous êtes l'unique scénariste.
01:57Enfin si, on comprend que vous ne voulez pas lâcher une once de pouvoir quant à vos alliés du socle commun.
02:03Tétanisés à l'idée d'être balayés par une nouvelle dissolution, ils veulent l'éviter à tout prix.
02:08Ce n'est plus pour la France que vos troupes se battent, monsieur le Président, ça n'est même pas pour vous, c'est pour leur seule survie politique.
02:14Bon, ça c'est votre constat, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant Isabelle ?
02:16Revotez, car ne vous déplaise monsieur le Président, les Français sont lucides sur l'état de la France.
02:20Une France qu'ils savent fragiliser par la dette, meurtrie par la violence, gangrénée par le narcotrafic.
02:25Le premier sentiment qui les étreint, c'est l'inquiétude.
02:28L'inquiétude de ceux qui aiment leur pays et veulent reprendre en main leur destin.
02:32Or, le seul moyen démocratique de le faire, c'est le vote.
02:35Merci beaucoup.
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