00:00Moi, je ne suis pas sûre que notre médiocrité collective, je parle pour la classe politique,
00:05justifie qu'on renvoie 40 millions de Français aux urnes.
00:10Et je voudrais redire ce que j'ai dit en début de plateau.
00:12Cette situation, elle est affligeante.
00:15Je pense qu'on est collectivement en train d'écoeurer les Français de la vie politique.
00:20Je vous dis que j'ai un peu honte ce soir de faire de la politique.
00:23Je le dis avec un peu d'émotion.
00:24Moi, je travaillais dans le privé avant.
00:26Je me suis engagée en me disant que la politique pouvait changer la vie des gens.
00:30Et aujourd'hui, on est devenu une classe qui se regarde le nombril et qui ne parle plus du tout,
00:35mais alors plus du tout, des problèmes des Français.
00:37Ça, c'est la première chose.
00:38Qui est responsable de cette situation, Maud Bréjons, ce que vous dites ?
00:40La seconde.
00:41Marc Fénault, le patron des députés Modem, dit la même chose que vous aujourd'hui.
00:44Il dit j'ai honte de la vie politique.
00:46Mais une fois qu'on a dit ça, et ce que ressentent sans doute beaucoup de Français,
00:50vous avez raison ce soir, mais qui, collectivement, est responsable de la situation ?
00:54Emmanuel Macron qui a dissous l'Assemblée il y a un an.
00:56Bruno Retailleau parce qu'il claque la porte du gouvernement.
00:58Le gouvernement parce qu'il n'a pas assez tendu la main ?
01:00Je pense qu'on a tous une part de responsabilité.
01:02On peut revenir sur la dissolution.
01:04On peut discuter de l'attitude des Républicains hier,
01:07qui avait quelque chose d'un peu enfantine et caricatural.
01:11On peut aussi discuter de l'attitude des oppositions,
01:14qui brandissent des menaces de censure,
01:16avant même qu'on ait pu former un gouvernement,
01:18et alors même que le Premier ministre tend la main
01:21et tente de tracer des voies de compromis.
01:23Ma conviction, pour en revenir à la question du socle commun,
01:26c'est que le socle commun, aujourd'hui,
01:28est la seule alternative à une dissolution
01:31qui entraînerait l'arrivée probable de Jordan-Bardela à Malignan.
01:35On peut réussir là où Sébastien Lecornu n'a pas réussi.
01:37Je pense que nous n'avons pas le choix.
01:38Je pense qu'avec les Républicains, qu'avec Horizon,
01:41qu'avec le Modem, qu'avec Renaissance, ma famille politique,
01:44on a davantage de points de convergence que de points de divergence,
01:47et qu'entre l'Union ou la nomination à l'extrême-gauche
01:51ou la dissolution qui entraîne l'arrivée de M. Bardella,
01:54il faut privilégier l'Union.
01:55Merci.
01:56Merci.
01:57Merci.
01:58Merci.
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