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  • il y a 4 mois
Sébastien Lecornu a déposé sa démission ce lundi dans la matinée après une levée de bouclier contre son nouveau gouvernement, devenant ainsi le Premier ministre plus éphémère de la Ve République. Si le chef de l'État a accepté son départ, il lui a demandé de mener "d'ici mercredi soir d'ultimes négociations".

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Transcription
00:00Moi, je ne suis pas sûre que notre médiocrité collective, je parle pour la classe politique,
00:05justifie qu'on renvoie 40 millions de Français aux urnes.
00:10Et je voudrais redire ce que j'ai dit en début de plateau.
00:12Cette situation, elle est affligeante.
00:15Je pense qu'on est collectivement en train d'écoeurer les Français de la vie politique.
00:20Je vous dis que j'ai un peu honte ce soir de faire de la politique.
00:23Je le dis avec un peu d'émotion.
00:24Moi, je travaillais dans le privé avant.
00:26Je me suis engagée en me disant que la politique pouvait changer la vie des gens.
00:30Et aujourd'hui, on est devenu une classe qui se regarde le nombril et qui ne parle plus du tout,
00:35mais alors plus du tout, des problèmes des Français.
00:37Ça, c'est la première chose.
00:38Qui est responsable de cette situation, Maud Bréjons, ce que vous dites ?
00:40La seconde.
00:41Marc Fénault, le patron des députés Modem, dit la même chose que vous aujourd'hui.
00:44Il dit j'ai honte de la vie politique.
00:46Mais une fois qu'on a dit ça, et ce que ressentent sans doute beaucoup de Français,
00:50vous avez raison ce soir, mais qui, collectivement, est responsable de la situation ?
00:54Emmanuel Macron qui a dissous l'Assemblée il y a un an.
00:56Bruno Retailleau parce qu'il claque la porte du gouvernement.
00:58Le gouvernement parce qu'il n'a pas assez tendu la main ?
01:00Je pense qu'on a tous une part de responsabilité.
01:02On peut revenir sur la dissolution.
01:04On peut discuter de l'attitude des Républicains hier,
01:07qui avait quelque chose d'un peu enfantine et caricatural.
01:11On peut aussi discuter de l'attitude des oppositions,
01:14qui brandissent des menaces de censure,
01:16avant même qu'on ait pu former un gouvernement,
01:18et alors même que le Premier ministre tend la main
01:21et tente de tracer des voies de compromis.
01:23Ma conviction, pour en revenir à la question du socle commun,
01:26c'est que le socle commun, aujourd'hui,
01:28est la seule alternative à une dissolution
01:31qui entraînerait l'arrivée probable de Jordan-Bardela à Malignan.
01:35On peut réussir là où Sébastien Lecornu n'a pas réussi.
01:37Je pense que nous n'avons pas le choix.
01:38Je pense qu'avec les Républicains, qu'avec Horizon,
01:41qu'avec le Modem, qu'avec Renaissance, ma famille politique,
01:44on a davantage de points de convergence que de points de divergence,
01:47et qu'entre l'Union ou la nomination à l'extrême-gauche
01:51ou la dissolution qui entraîne l'arrivée de M. Bardella,
01:54il faut privilégier l'Union.
01:55Merci.
01:56Merci.
01:57Merci.
01:58Merci.
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