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  • il y a 3 mois
Stéphanie Rist, députée Renaissance du Loiret

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Transcription
00:00Ici Orléans, il est 7h46, les ministres nommés hier, un discours de politique générale prévu demain.
00:10Le programme Marie d'Orsay est très serré pour Sébastien Lecornu, arrivé il y a près d'un mois à Matignon.
00:15Et votre invitée pour en parler ce matin, Marie, c'est la députée Renaissance du Loiret.
00:19Bonjour Stéphanie Riste.
00:20Bonjour.
00:2118 ministres nommés hier, 12 reconduits, on est loin des promesses de rupture de Sébastien Lecornu.
00:26Le spectacle qui a été présenté depuis hier m'afflige, je suis vraiment en partie en colère, assez triste en fait de ce qui se passe.
00:37Pas pour le nom des ministres en fait, je crois que ça c'est pas le plus important.
00:41Moi tous les Orléanais que j'ai rencontrés ce week-end sur le terrain, il n'y en a aucun qui m'a parlé de qui allait être ministre.
00:46Par contre, ils m'ont dit, il faut que vous débrouillez pour vous entendre pour faire un budget.
00:49C'est ce que moi je travaille, vous savez, sur le budget de la sécurité sociale depuis plusieurs années maintenant, ce que je fais depuis cet été.
00:58Et là, on se retrouve parce que en fait, chacun pense plus aux prochaines élections qu'au pays.
01:05On se retrouve face à une situation ultra inquiétante en fait.
01:08On a l'impression que chacun négocie pour son nombre de postes, enfin bon, je suis assez triste ce matin.
01:15Vous dites que vous êtes en colère. En colère contre qui ? Contre le Premier ministre ? Contre les autres partis ? Contre les oppositions ?
01:20Je suis en colère contre les personnes politiques. Enfin moi je me suis engagée en politique pour l'inverse de ça en fait.
01:26Pour l'inverse, pour travailler, pour essayer d'être efficace pour nos concitoyens.
01:30Quelle efficacité on va avoir là ? Moi je vais être en consultation à l'hôpital là, juste après cette interview.
01:36Je vais avoir des gens qui galèrent pour trouver des médecins, qui ont des délais très longs.
01:40Alors vous savez mon engagement, vous savez que j'ai porté des lois, fait voter des lois, on avance un peu.
01:44Mais il y a encore beaucoup de travail. Pendant tout ce temps-là, ben là on ne peut pas travailler.
01:47Moi c'est ça qui me... Excusez-moi ce matin de parler de cette façon, mais voilà, je suis en colère face à ces politiques qui pensent aux prochaines élections.
01:57On vous sent fataliste, ça veut dire que pour vous, ce gouvernement là qui a été nommé hier, on l'attendait depuis quasiment un mois, il ne tient pas la route ?
02:05Non alors j'en sais rien et encore une fois ce n'est pas les noms le problème.
02:08Le sujet c'est est-ce qu'il y a assez de députés, quand je vais arriver à l'Assemblée cet après-midi, avec qui je vais pouvoir discuter pour travailler ?
02:15Est-ce qu'il y a assez de députés qui soient dans des oppositions de gouvernement, c'est-à-dire des gens normalement responsables ?
02:21Est-ce qu'il y en a assez pour qu'on puisse débattre sur un budget, que ce soit clair pour les Français ce qu'on porte chacun,
02:28et qu'on puisse avancer, qu'il puisse y avoir un budget à la fin de l'année ?
02:31Pas simplement pour se dire on est content, on a un budget, mais parce qu'on pourra apporter des améliorations dans la vie des Français.
02:37Donc non, je ne suis pas fataliste, je reste déterminée à essayer d'avoir ce compromis.
02:42Je pense qu'il y a des députés pour faire ce compromis, contrairement à ce qui peut être dit en tribune, on arrive à travailler assez souvent,
02:51donc faisons-le là et sortons de ces postures qui gâchent vraiment, je trouve, la vision des personnes politiques.
02:59Est-ce que justement vous parlez de compromis, de discussion entre députés ?
03:02Sébastien Lecornu a annoncé qu'il renoncera, qu'il n'aura pas recours au 49-3, donc il n'imposera pas le budget.
03:08Mais ça on peut se dire que c'est plutôt une bonne nouvelle en se disant justement on va laisser, entre guillemets, les députés décider et se mettre d'accord entre eux.
03:14Oui, notamment la gauche, le Parti Socialiste réclamait ça, donc c'est un pas en avant, réclamer qu'il y ait des mesures sur le pouvoir d'achat.
03:21Il a commencé à en mettre dans les annonces qui ont été faites, des mesures sur la justice fiscale.
03:27Enfin, tout ce qui était réclamé par l'opposition de gauche arrive au débat, en tout cas dans le débat.
03:33Je ne dis pas que c'est exactement ce qu'il souhaitait, mais un compromis, ce n'est pas exactement ce qu'on souhaite.
03:38Mais justement, nous, j'ai pu faire avec mes collègues une tribune la semaine dernière pour dire nous on est prêts, on est prêts dans la majorité à aller vers les oppositions de gouvernement.
03:49Évidemment, quand vous avez des irresponsables, des extrêmes d'un côté ou de l'autre, c'est sûr qu'ils ne veulent pas de compromis.
03:56Certains, les filles veulent le chaos, le RN il veut des élections parce qu'ils surfent sur les sondages.
04:02Enfin, j'espère qu'au milieu de tout ça, il y a des gens sérieux.
04:05Donc ça veut dire que vous espérez encore qu'une discussion soit possible, même si les Républicains, hier, on a l'impression que Sébastien Lecornu a attendu qu'ils se décident de dire
04:13« Oui, on vient au gouvernement, une heure après, finalement, on se réunit, peut-être qu'on va partir ».
04:18Ah oui, et je pèserai tout le poids que j'ai pour justement obtenir ces discussions, c'est ça ce que je peux m'engager auprès des gens qui nous regardent ou qui nous écoutent
04:28et qui doivent vraiment se dire « Bon, il faut que ça dégage tout ça ».
04:34Mais le pays, dans tout ça, il perd, je veux dire, d'un point de vue économique, dans la situation internationale fragile qu'est notre pays, nous n'avons pas d'autre choix que d'aller vers ces compromis.
04:46L'issue pour vous, là, dans les jours à venir, c'est probablement une censure, en tout cas un vote de censure ?
04:53Je ne le souhaite pas, parce que chaque censure, chaque instabilité coûte au pays.
04:58Pas coûte que de l'argent, coûte aussi en prestance, en pouvoir, dans la situation géopolitique telle qu'elle est.
05:07Donc non, je ne le souhaite vraiment pas.
05:09Et en tout cas, notre groupe, et Gabriel Attal l'a rappelé, on a, depuis le début, appelé à ce qu'il y a un négociateur,
05:15d'ailleurs, avant des noms, pour que, justement, on ne rentre pas dans ces discussions,
05:20pour que le négociateur puisse mettre tout le monde autour de la terre, là.
05:24Mais oui, allons-y, allons vers ce compromis.
05:26On a la possibilité au Parlement de le faire, puisque le Premier ministre a dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3.
05:31Ça veut dire qu'on peut travailler, mais est-ce qu'il y en a qui veulent travailler ?
05:35Votre appel aux députés à se mettre au travail.
05:38Donc on l'entend ce matin, Stéphanie Riste, députée Renaissance du Loire.
05:41Et merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin pour parler de la situation politique plus que compliquée ce matin.
05:46Bonne journée à vous.
05:47Merci.
05:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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