00:00En fait, j'invite les téléspectateurs et les auditeurs, les téléspectateurs de CNews et les auditeurs d'Europe 1, à une pratique qui est devenue chez moi obsessionnelle, regarder les événements et les relier entre eux, et dans une vision métapolitique, c'est-à-dire en prenant de la hauteur.
00:23Alors, Crépole, je veux dire quelque chose que personne n'a vu et que les magistrats vont contester, mais ça ne fait rien, je pense que c'est la vérité.
00:37Crépole, on a eu donc une reconstitution numérique, vous entendez ? Une reconstitution numérique, c'est-à-dire qu'en fait, on se met à l'abri à Valence, au Palais de Justice de Valence,
00:51dans une petite pièce, et on a des écrans. En fait, la justice devient un exercice ludique. Personne n'est dépaysé dans la nouvelle génération, puisqu'on vit avec des écrans.
01:04C'est le passage du réel au virtuel. C'est-à-dire qu'on ne va pas sur place, on ne reconstitue pas sur place. Pourquoi ?
01:14Pour une raison, c'est qu'on ne veut pas avoir le peuple autour de soi, on ne veut pas avoir la population qui regarde et qui se souvient,
01:25et qui rappelle à qui veut l'oublier, sale gouère, pour avoir entendu ça, ou encore on va planter du blanc, etc.
01:33Et donc, c'est une justice calfeutrée, une justice de l'ablation du drame. On est dans une petite pièce.
01:44Et d'ailleurs, il paraît que d'après les avocats des partis civils, les mis en examen étaient goguenards, parce que là, devant un écran, voilà.
01:55C'est pas comme si on était sur place, à l'endroit où a lieu le crime. Et donc, en fait, c'est une justice qui a peur d'elle-même,
02:05qui a peur des représailles, qui a peur des criminels, qui a peur des délinquants. C'est une justice qui a peur d'être rendue.
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