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  • il y a 4 mois
Sébastien Lecornu donne des gages. Ni l'ISF, ni la "taxe Zucman", ni l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, ne seront accordés à un PS qui menace de censure, ou à des syndicats appelant à la mobilisation : mais les retraites des femmes, elles, devraient être améliorées.

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Transcription
00:00Vous savez, c'est le délit d'Emmanuel Macron sur son deuxième mandat,
00:05c'est d'avoir passé la retraite à 64 ans,
00:07sans, contre, 8 Français sur 10,
00:10contre tous les syndicats unis,
00:11et contre la majorité des députés à l'Assemblée.
00:14Aujourd'hui, la retraite, ça doit être décidé à l'Assemblée.
00:17Et donc ça veut dire, la question aujourd'hui,
00:19non pas de changer une virgule à tel et tel endroit,
00:21mais de se demander, si on abroge, si on suspend la retraite,
00:24elle doit être laissée entre les mains de l'Assemblée.
00:26Ce que je demande très simplement, c'est une demande basique,
00:28c'est qu'à un moment, sur ce texte qui est majeur dans l'esprit des Français,
00:32les députés puissent voter.
00:34Or, on nous interdit, depuis maintenant deux ans, de voter sur ce texte.
00:38– Mais s'il ne prend pas le 49, parce qu'il a plus ou moins fait la promesse
00:41que peut-être il n'utiliserait pas le 49-3.
00:44C'est quand même un signe, déjà.
00:46– C'est-à-dire ne pas passer en force.
00:48– Ne pas passer en force.
00:48Mais vous, ce que vous demandez, c'est d'abroger carrément la loi.
00:53C'est l'objectif.
00:54– L'objectif, c'est d'abroger la loi.
00:56C'est une demande qui est aujourd'hui très majoritaire dans le pays.
00:58C'est la demande de tous les syndicats unis.
01:01Et c'est la demande des partis de gauche à l'Assemblée.
01:03– Et vous ne pourriez pas engager le dialogue avec le Premier ministre
01:06en disant, bon, ok, on n'abroge pas la retraite à 62 ans,
01:12parce qu'il faut quand même voir que ça coûte assez cher.
01:15C'est un tiers, les retraites à 64 ans.
01:18Les retraites, c'est un tiers des dépenses publiques.
01:20Mais en contrepartie, vous taxez les riches.
01:23Vous ne pourriez pas faire un marché comme ça ?
01:25– Écoutez, on verra bien ce que M. Lecornu mettra sur la table.
01:28Là, pour l'instant, il n'y a zéro pas.
01:30Quand on lit l'entretien aux Parisiens, sur la taxe Zuckmann, c'est non.
01:33Sur le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, c'est non.
01:36Sur l'abrogation ou même la suspension de la retraite à 64 ans, c'est non.
01:40Donc, on nous a fait un très beau packaging, il est très bon là-dessus, M. Lecornu,
01:45pour dire qu'il y aurait de la justice fiscale, pour dire que ça serait la rupture,
01:48pour dire qu'il y aurait de la concertation.
01:49N'empêche que la copie de départ, pour l'instant, il n'y a aucune case qui est cochée.
01:53Si un miracle advient, si en grappant les marches qui le mènent à la tribune de l'Assemblée,
01:58un ange, l'ange Gabriel, l'ange Gabriel Zuckmann, se pose sur son épaule
02:01et vient dire, on va faire payer petits les petits, on va faire payer les gros les gros
02:06et qu'il revoit complètement sa copie, je vous assure, M. Tréhard,
02:09que indépendamment de nos appartenances politiques,
02:11vous me verrez me lever dans l'Assemblée et l'applaudir.
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