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  • il y a 4 mois
Face à une dette qui enfle chaque jour, le gouvernement cherche des milliards… Qui va payer? Les plus fortunés, les retraités, les entrepreneurs ou tout simplement tous les français? Que faire contre le ras-le-bol fiscal? Salariés, artisans, chefs d’entreprises, agriculteurs, étudiants…BFMTV leur donne la parole

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Transcription
00:00Merci d'être avec nous. Rose, vous étiez déjà venue dans un précédent forum, on s'est déjà croisés en plateau.
00:05Vous êtes directrice générale d'un institut d'enseignement supérieur, absolument, auto-entrepreneuse aussi.
00:12Comment vous réagissez à ce qui est dit là ce soir, avec cette question lancinante qui revient, où va l'argent ?
00:19On va peut-être prendre un tout petit peu d'auteur, mais à la base, l'impôt, c'est quand même le prix de la civilisation.
00:25Et donc, il faut qu'il soit juste pour que tout le monde puisse y consentir.
00:29Maintenant, j'entends beaucoup qu'on paye beaucoup d'impôts, et très souvent, on dit que les entrepreneurs, les entreprises créent de la richesse.
00:37Et c'est en cela qu'il faut les préserver, les protéger.
00:41Je suis au regret de vous dire aussi que l'entrepreneur est un assisté comme les autres.
00:46Lorsqu'il crée une boîte, il paye l'ensemble de son chômage.
00:51Et ça, ça fait à peu près 15 ans que dès que vous créez une boîte, vous avez la possibilité de toucher 100% de votre chômage,
00:56soit en capital, soit tous les mois, notamment quand on crée une SASU.
01:01Lorsqu'on crée une boîte, on a la possibilité également, en fonction du secteur d'activité ou du profil que vous avez, d'avoir des subventions.
01:07Vous avez parfois aussi également des prêts qui sont garantis par l'État.
01:10Donc, si on tire le fil de tout cela, et je ne parle pas des infrastructures à la française,
01:15certains entrepreneurs et certaines entreprises n'auraient pas pu éclore si elles n'avaient pas été en France.
01:21Et donc, la solidarité aussi protège les entrepreneurs.
01:25Et on ne le dit peut-être pas suffisamment.
01:27Et je ne voudrais pas qu'on glisse dans un débat entrepreneurs, entreprises, VF, salariés.
01:32Oui, salariés, assistés, etc.
01:34Et on en prenait peut-être un petit peu le chemin.
01:41Et donc, l'impôt, bien évidemment que ça ne doit pas être une punition.
01:45Maintenant, il faut que chacun puisse payer sa part.
01:51Et on va juste revenir un tout petit peu à notre système, au-delà d'en payer trop ou pas assez.
01:55Notre système nous permet, enfin je crois qu'en France, on est le pays champion des niches fiscales.
02:00Il y en a tellement qu'on pourrait presque ouvrir un chenil.
02:03Et qu'est-ce qui se cache derrière ces niches ?
02:05Très souvent, ceux qui ont un chien, mais peut-être aussi ceux qui devraient peut-être payer un peu plus d'impôts.
02:12Et donc, si on fragilise quelque part cette confiance qu'on a dans notre pacte social,
02:19alors on met les Français en défiance les uns contre les autres.
02:22Et donc, c'est une question de cote-part aussi.
02:25Oui, mais pour vous, qui devrait payer plus ?
02:28Alors, on parle de cette formule d'ultra-riches.
02:32Oui, il n'est pas déconnant, ou en tout cas c'est une idée qui s'entend,
02:36que la taxation minimale des ultra-riches fasse son effet dans la mesure où la solidarité en réalité fonctionne pour tous.
02:45Maintenant, une fois qu'on a dit ça, il faut aussi voir ce qu'on nous propose en termes de taxation minimale de ces ultra-riches.
02:52Alors, vous l'avez tous entendu, on a parlé de la taxe de Zuckman.
02:56Ça, on a compris que c'était un peu enterré par le Premier ministre.
03:00Ce n'est pas garanti.
03:02Mais qu'est-ce qu'on a ?
03:03Je parle sous le contrôle de Philippe Brun, il n'est peut-être pas d'accord avec moi.
03:06Je ne crois pas qu'elle soit enterrée.
03:09Mais qu'est-ce qu'elle dit cette taxe de Zuckman ?
03:10Elle dit qu'à partir du moment où on a des ultra-riches, on va aller les chercher là où ils sont,
03:15donc très souvent dans les entreprises.
03:17Et donc, même si je conçois parfaitement cette justice sociale, parce qu'elle est le fondement, le ciment de notre pacte social,
03:27il y a un moment donné, il faut répondre aussi à une logique.
03:29Aller taxer 2% chaque année de la valeur d'une entreprise, c'est tout bonnement stupide.
03:36Une action d'une entreprise, ce n'est pas un billet de banque.
03:39Elle peut valoir 1 million un jour et le lendemain 600 millions.
03:42Et donc, vouloir taxer une volatilité, comme souvent, vouloir taxer une volatilité, c'est vouloir taxer du vent.
03:48Et donc, ça n'a pas de sens.
03:49Donc, je crois qu'il faut aller peut-être un peu plus vers une fiscalité intelligente,
03:55c'est-à-dire concrètement aller chercher plutôt des valeurs dormantes,
04:00plutôt que d'aller taxer le fruit du travail constamment,
04:03ou en tout cas, venir briser l'outil qu'est l'entreprise.
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