00:00Un début de débat à ma gauche entre Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise, et Laurent Jacobini qui va lui répondre.
00:04Avant de vous répondre, Jean-Philippe Cartier, quel reproche vous faisiez précisément aux élus ?
00:09Monsieur, directement, je ne connais pas assez pour lui en faire.
00:12Le reproche, c'est qu'on sait très bien qu'aujourd'hui, les dépenses, c'est un puissant fond, c'est pas où ça va.
00:19Alors il m'expliquait que maintenant c'était un peu plus réglementé que sur les...
00:21Attendez, il va répondre à tout le monde.
00:23Mais on est tous alignés pour savoir que sur la manière dont est utilisé l'argent public, il y a un problème majeur, à commencer par nous, entrepreneurs, petits ou plus grands, et nos justificatifs versus nos amis.
00:36C'est-à-dire que vous, sur vos dépenses, vos frais de...
00:39Moi aussi, je pense que chez BFM, quand vous dépensez, vous ramenez quelque chose.
00:42Tout est pointé, il faut les justificatifs, etc. Et vous dites, mais les politiques, c'est pas la même chose.
00:46Laurent Jacobini, qu'est-ce que vous répondez ? Est-ce qu'on peut avoir un micro pour Laurent Jacobini ? Allez-y.
00:49– Écoutez, je vais répondre simplement. Bonjour d'abord. Et les débats étaient assez intéressants et passionnants.
00:55Aujourd'hui, ça a changé. C'est-à-dire, quand on a des dépenses, c'est pas des notes de frais forcément, ça peut être la permanence parlementaire, ça peut être un certain nombre de frais.
01:02On doit les justifier auprès du déontologue avec une facture exactement comme vous.
01:06Mais du coup, on est assez d'accord. Parce que la vraie question, et je vois bien pourquoi vous vous la posez, c'est qu'il y a cette suspicion, mais comment l'État dépense notre argent ?
01:15On a le record de prélèvements fiscaux. D'ailleurs, sous Emmanuel Macron, en 7 ans, c'est 250 milliards de prélèvements supplémentaires.
01:23On a le record de dettes. Donc l'argent arrive à flot dans les caisses de l'État et pourtant, dégringolade du service de santé.
01:30L'éducation nationale, malheureusement, ça va pas fort non plus. La sécurité, non plus.
01:34Et donc, on voit une baisse du service public avec des villages en désertification, des déserts médicaux, plus de transport dans certains coins.
01:40Donc, évidemment, on se dit comment peut-on aussi mal gérer l'argent public ?
01:44La vraie question, elle est là. Elle n'est pas de savoir s'il faut créer des impôts supplémentaires.
01:48Elle n'est plus la question de savoir s'il y a une adhésion à l'impôt. C'est une adhésion à la dépense.
01:52Parce que quand on voit qu'avec le millefeuille territorial, par exemple, en 20 ans, il y a 46% de fonctionnaires territoriaux en plus.
02:00Est-ce que vous trouvez que ça fonctionne mieux aujourd'hui ? Est-ce que vous trouvez qu'on a plus de services publics locaux ?
02:05Bien sûr que non. L'administration s'auto-alimente. L'État s'auto-alimente.
02:10Et en fait, ce qu'il faut faire, c'est des économies. Parce qu'une fois encore, on est tous d'accord pour payer beaucoup d'impôts si on a beaucoup de services.
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