- il y a 11 mois
Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France était l'invité de BFMTV dans Signé Consigny.
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00:00Bonsoir Charles. Bonsoir.
00:01Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle de 2027.
00:06Et sondé, vous êtes à combien dans le stage ?
00:09Trois. C'est un bon début.
00:10Votre plus gros score ça avait été 4,7%.
00:124,7 et...
00:14C'était en 2017.
00:162017, oui.
00:17Alors Charles Consigny, c'est le Rassemblement National qui est largement devant.
00:20Et il est imbattable, inarrêtable, le Rassemblement National ?
00:23Le Rassemblement National, manifestement, est porté par une lame de fond très forte
00:28qui, à mon sens, tient à deux choses.
00:32D'abord, un besoin fort d'alternance dans le pays.
00:35Je pense que les Français ont envie de changer d'équipe et de changer de politique.
00:40Et je pense que le Rassemblement National fait son succès aussi sur, d'une part, son discours contre l'immigration,
00:47mais aussi beaucoup sur son discours social.
00:50Et qu'en fait, il fait appel à un certain inconscient français
00:54qui, somme toute, a envie qu'on lui maintienne l'État-providence.
00:59Je pense qu'il y a ça qui est très fort, qui est imprimé par Marine Le Pen.
01:02Là où j'y vois une limite, c'est que quand même,
01:04M. Bardella a sans doute des qualités politiques et médiatiques indéniables.
01:11Mais je crains qu'il soit quand même un tout petit peu jeune pour diriger la France.
01:15Je pense qu'Emmanuel Macron était déjà un chouïa jeune pour faire deux mandats.
01:19Et donc, je ne suis pas sûr que si c'est Bardella le candidat, le RN gagne à la fin.
01:24Mais je pense qu'il y a dans le pays un fort besoin d'alternance.
01:28Et donc, on a ce soir sur ce plateau une des figures qui représente aussi cette alternance.
01:36Inarrêtable, le Rassemblement National ?
01:37En fait, je crois que... Moi, je me méfie beaucoup des sondages.
01:40Parce que vous les avez connus aussi.
01:42Je pense qu'il y a une volonté d'alternance et que ce sera un patriote.
01:46Quand je dis un patriote, c'est quelqu'un qui veut l'indépendance de la nation,
01:49qui sera à l'Élysée en 2027, j'en suis convaincu.
01:52Maintenant, attention les sondages.
01:55Parce qu'on les a connus.
01:57Delors et Balladur devaient être élus, ça a été Chirac.
01:59On est deux ans avant.
02:00Juppé, Fillon devaient être élus, ça a été Macron.
02:04Et je crois qu'il y a une vague.
02:07D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que tous ceux qui ont touché Macron,
02:10si je puis dire, approché Macron, servi Macron, sont en chute libre.
02:13Édouard Philippe, notamment.
02:14Édouard Philippe, mais c'est normal.
02:16Il était pourtant l'un des favoris.
02:17Qui reste qualifié pour le second tour.
02:19Oui, enfin, c'est très...
02:20Moi, je pense qu'il y aura une alternance.
02:23La vraie question qui se pose, et je vais être honnête,
02:25j'ai été l'un des premiers au second tour, en 2017, à soutenir Marine Le Pen.
02:29Et j'ai connu de près.
02:31Et je ne cesse de leur répéter, sans succès jusqu'à maintenant,
02:35qu'on ne gagne jamais seul, et que le problème du RN, ce n'est pas de faire 34 au premier tour,
02:40c'est de faire 50,01 au second.
02:43Et pour ça, je pense qu'ils n'ont toujours pas compris, je le dis, pas méchamment,
02:48mais pour les aider, qu'il faut une coalition, qu'il faut travailler large,
02:52qu'il faut élargir.
02:53Ce n'est pas obligatoirement l'union des droits de stricto sensu,
02:56c'est l'union des patriotes, une vraie union des amoureux de la France,
02:59qui irait pour moi de Retailleau, oui, de Retailleau à Le Pen,
03:03en incluant votre serviteur.
03:04Mais avec quel chef de file ?
03:06Après ça, il faut déjà montrer aux Français qu'on est capable d'élargir.
03:10Or, le Rassemblement National, plus il monte dans les sondages,
03:13plus il prend la grosse tête, et plus il exclut tout le monde.
03:15On l'a vu avec Marion Maréchal qui a été exclu,
03:17on l'a vu avec Zemmour,
03:19on l'a vu un peu avec moi,
03:20on le voit, et je ne pense pas qu'on gagne,
03:24et je leur dis amicalement,
03:26je ne pense pas qu'on puisse gagner
03:28comme ça.
03:31Premier point.
03:31Et puis deuxième point, il y a un problème d'incarnation,
03:33je vous rejoins, désolé de mettre les pieds dans le plat,
03:36mais je pense que la vraie question,
03:37ce sera de savoir si Marine Le Pen sera inéligible ou pas.
03:40Si elle est éligible,
03:42il faut être honnête,
03:43qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas,
03:44elle a une épaisseur et elle a eu des combats,
03:47et j'ai eu des accords, des désaccords,
03:49mais je reconnais son charisme.
03:53Moi, je le dis très clairement,
03:54Bardella, à 30 ans,
03:56quelles que soient ses qualités,
03:57ses mérites, son intelligence, son talent,
03:59ne peut pas être président de la République,
04:00c'est une folie.
04:02C'est une folie ?
04:03Mais c'est une folie,
04:04parce que si ce n'était pas quelqu'un de proche,
04:07que j'aimerais voir dans un gouvernement par exemple,
04:10il peut être un très bon ministre,
04:11je dirais à 30 ans,
04:12on a eu l'expérience, 37 ans,
04:14les magazines,
04:15les couvertures people avec Macron,
04:17en réalité, Bardella,
04:18c'est une espèce de nouveau Macron.
04:20Exactement.
04:21Et donc, je le dis,
04:23je préfère mettre les pieds dans le plan.
04:25Mais c'est un produit marketing qui plaît de nouveau,
04:27parce que vous avez critiqué,
04:29et au-delà du produit marketing,
04:32dont les idées résonnent aujourd'hui dans la population.
04:36Mais les idées, je les partage.
04:38Moi, ce que je veux, c'est qu'on gagne.
04:39Je veux qu'on gagne.
04:43Et pour gagner, il faut gagner le second tour.
04:45On a bien compris,
04:45je s'arrête sur l'idée que barder la présidence,
04:48ça serait une folie.
04:48Vous partagez ça, Charles ?
04:50Oui, quand même,
04:51parce que, oui, je pense,
04:53en tout cas,
04:54je pense que ce serait quand même pas très sérieux
04:56pour dire les choses comme elles sont.
04:58On voit bien, moi, j'ai 36 ans,
05:01je vois bien que j'apprends tous les jours,
05:03et que je gagne en expérience,
05:05en maturité,
05:07j'ai l'impression...
05:07On a eu des présidents âgés,
05:09est-ce que c'était mieux ?
05:10Je pose la question,
05:11sans faire de discrimination.
05:13Non, mais il y a un juste milieu.
05:15Il y a un juste milieu.
05:16Je pense que le président de la République,
05:17il a quand même des décisions
05:19très difficiles à prendre.
05:20Il doit porter le pays,
05:23l'incarner,
05:23négocier avec des gens très durs aujourd'hui.
05:26Il faut imaginer que le président,
05:28demain, il sera avec Donald Trump,
05:30avec Vladimir Poutine,
05:32avec Erdogan,
05:33avec des gens d'un certain niveau,
05:35et d'un certain âge,
05:36et d'une certaine expérience,
05:38y compris des difficultés de la vie
05:41et de la vie professionnelle.
05:42Donc, Bardella,
05:43me paraît, effectivement,
05:44oui, nonobstant, évidemment,
05:45que Xi Jinping aussi,
05:46qui n'est pas le plus facile à manœuvrer,
05:48puisque même Poutine,
05:49devant Xi Jinping,
05:50a l'air de Bardella, si vous voulez.
05:52Donc, il y a du boulot.
05:54Mais là où je ne suis pas d'accord
05:56avec ce que dit Nicolas Dupont-Aignan,
05:58c'est que ma question,
05:59c'est le « on ».
06:00Vous dites « on veut gagner », etc.
06:01Je suis désolé,
06:02entre Retailleau et Marine Le Pen,
06:05pour moi,
06:05il y a quand même un monde.
06:07C'est-à-dire que vous avez Retailleau
06:08qui est quand même
06:08sur une ligne économique
06:10plus proche de Margaret Thatcher,
06:13alors que Marine Le Pen,
06:14elle est sur une ligne économique
06:15quasiment à gauche.
06:17Donc, la question,
06:17c'est pour quoi faire après ?
06:19– Je vous avais raison,
06:20mais moi, je vais vous dire,
06:21je trouve sidérant de voir
06:23Retailleau chercher
06:24à faire un gouvernement
06:25avec des socialistes.
06:27Je pense que c'est pour ça
06:28que cette affaire Le Cornu
06:29ne va pas durer longtemps,
06:30à mon avis.
06:31Je trouve complètement…
06:32Il y a moins de différence
06:33entre Retailleau, moi,
06:36Marion Maréchal,
06:37Éric Zemmour,
06:38Bardella, pour le coup,
06:39et même Marine Le Pen.
06:40Il y a moins de différence
06:41qu'entre DLR,
06:45les socialistes,
06:47les modems.
06:48Enfin, on est en plein délire.
06:49– D'ailleurs, Bruno Retailleau,
06:50dans le sondage,
06:51ne performe pas.
06:52Peut-être que sa stratégie
06:53a des limites.
06:54– Parce que plus il va vers Macron,
06:57plus il va perdre.
06:58Et je trouve quand même
06:59dommage que des gens
07:00qui, sur l'immigration,
07:01partagent des choses,
07:02sur la sécurité,
07:03partagent des choses,
07:04ont une idée quand même
07:04de la France.
07:06Peuvent avoir des désaccords
07:07économiques,
07:07mais il faudra faire
07:07des compromis.
07:09Mais je vais vous dire,
07:11on crève de ce système
07:13où d'un côté,
07:13le RN dit
07:14aucun LR.
07:16Où il doit venir avec nous
07:17et être soumis.
07:18Et de côté LR,
07:19le RN, c'est le diable.
07:20Moi, ça fait 10 ans
07:21que j'essaye.
07:22Moins de 10 ans.
07:222017.
07:23Et j'ai payé de ma personne.
07:24J'en ai pris plein la gueule.
07:25J'essaye de dire
07:27à des gens
07:27qui partagent quand même
07:28en commun beaucoup de choses,
07:30vous devriez quand même
07:31travailler ensemble.
07:33Et permettez-moi
07:33de vous dire que
07:34si le Front républicain
07:36l'a gagné en 2024,
07:37du moins nous a empêchés
07:38de gagner,
07:39parce que c'est quand même
07:39la réalité au second tour,
07:41c'est parce qu'il a été
07:42beaucoup plus habile
07:43à mettre ensemble
07:44des gens peut-être
07:45très différents,
07:46mais qui ont convaincu
07:47les électeurs
07:47de ne pas voter pour nous.
07:48Donc, je pense qu'il faut
07:49tirer les leçons
07:50des échecs.
07:51Alors, est-ce qu'il faut
07:52empêcher à tout prix
07:53le RN de gagner en 2027 ?
07:54Alors, la question,
07:57c'est la question
07:58du Front républicain.
07:59Je pense que c'est
08:00la question centrale
08:01sur laquelle se met,
08:03enfin, insiste
08:03Nicolas Dupont-Édouard.
08:04Moi, ce que je vous dis,
08:05des gens qui peuvent
08:06travailler ensemble,
08:07etc., le RN a plutôt
08:08montré ces derniers mois
08:09qu'on ne pouvait pas
08:10travailler avec lui,
08:11puisqu'en fait,
08:12ils n'ont tenu parole
08:13sur rien.
08:14Ils ont censuré
08:14des premiers ministres
08:15auxquels ils avaient assuré
08:16qui ne les censureraient pas.
08:19Barnier,
08:21ensuite Bayrou,
08:22a pensé qu'il pouvait
08:23partager avec eux
08:25l'envie de la proportionnelle,
08:28des sujets comme ça.
08:29En fait,
08:29ils l'ont balayé
08:31dès qu'ils ont pu.
08:32Et là, du coup,
08:33le corps nu,
08:33il est un tout petit peu
08:34plus prudent,
08:35bien qu'il ait
08:36des relations personnelles
08:37avec certains membres
08:37du RN,
08:38il n'a pas l'air
08:39de compter sur eux
08:40pour faire un accord.
08:41Et en fait,
08:41le Front républicain,
08:43oui, mais le Front républicain,
08:44il s'est fait quand même
08:45beaucoup.
08:45entre gens
08:47qui étaient capables
08:48de faire des accords
08:48à peu près matures.
08:49Ce qu'on voit
08:50ces derniers mois,
08:51c'est que le RN
08:51demeure un parti
08:52très contestataire
08:53et demeure un parti
08:55malgré tout,
08:56même si, bon,
08:57c'est vrai que c'est un peu
08:57ringard aujourd'hui
08:58de dire ça,
08:59mais quand on soulève
09:00le capot,
09:01on a bien vu lors
09:01des dernières législatives,
09:03on n'a pas toujours
09:04des choses très brillantes.
09:05Et on a quand même,
09:06malgré tout,
09:07et ça persiste aujourd'hui,
09:08un rapport aux étrangers
09:09qui peut poser problème,
09:11un rapport,
09:12c'est une réalité,
09:13on l'a vu lors des législatives
09:16de 2022.
09:17Mais en même temps,
09:17là où je trouve ça intéressant,
09:19ce que vous dites,
09:19c'est effectivement,
09:20toute la question
09:21va être de savoir
09:22si le Front républicain
09:23persiste
09:24ou s'il saute définitivement.
09:27Mais moi,
09:27je maintiens
09:28qu'il y a une autre question
09:29derrière,
09:29qui est la question
09:30de la ligne du RN.
09:32Et je maintiens que,
09:33par exemple,
09:34entre Éric Zemmour
09:35et eux,
09:35pareil,
09:36il y a un monde,
09:37quand vous écoutez
09:37le discours d'Éric Zemmour
09:38sur l'économie,
09:39il est beaucoup plus proche
09:41d'Emmanuel Macron
09:41que de Marine Le Pen.
09:44Donc derrière ça,
09:45il y a quand même
09:46un peu la droite et la gauche.
09:47Excusez-moi,
09:48bien évidemment,
09:48mais moi je vous dis
09:49que le pays est en train
09:50de faire naufrage
09:51sur tous les plans
09:52et qu'on a une responsabilité
09:54historique,
09:55que ce soit l'ERN,
09:57que ce soit Zemmour,
09:58que ce soit Marion Maréchal,
09:59que ce soit moi-même,
10:00que ce soit la branche LR
10:02qui,
10:03sur l'identité,
10:04sur la nation,
10:05est plus proche de nous
10:06que des socialistes.
10:08Il y a une responsabilité inouïe
10:09de dire aux Français
10:10on est prêt
10:11à se rassembler intelligemment,
10:13ça ne veut pas dire
10:14qu'on abandonne,
10:14moi je suis plus souverainiste,
10:15moi je défends une ligne
10:16vis-à-vis de l'Union Européenne
10:17beaucoup plus dure même
10:18que l'ERN.
10:18C'est marrant parce que
10:19vous dites ça,
10:20vous ne le dites pas
10:21pour en ce moment l'Assemblée.
10:23Ceux qui disent en ce moment
10:24à l'Assemblée
10:25on est prêt à se rassembler
10:26intelligemment dans l'intérêt du pays,
10:28là vous dites que c'est
10:29de la tambouille.
10:30Mais bien évidemment.
10:31Mais oui,
10:31mais donc vous défendez ça
10:33pour une partie de l'échiquier
10:34mais pas pour les forces centrales.
10:36Je défends pour une vraie rupture.
10:38Les Français,
10:38ces sondages le montrent,
10:40demandent un vrai changement
10:42vis-à-vis de ce qui s'est fait
10:42pendant huit ans.
10:44Pourquoi je conteste même
10:45le fait que l'ERN
10:46ne vote pas la censure ?
10:47C'est parce que je ne vois pas
10:48en quoi de prolonger
10:49artificiellement
10:50quelque chose
10:51qui a échoué depuis huit ans
10:52va arranger les choses.
10:54En revanche,
10:55je dis que tous ceux
10:56qui ont conscience
10:57que le pays est en train
10:57de crever sur pied,
10:59qu'il faut changer de politique,
11:01doivent intelligemment
11:02travailler ensemble.
11:03Ce n'est quand même pas difficile.
11:04D'accord,
11:04mais le sondage montre
11:05aussi autre chose.
11:06Avec la perte de vitesse
11:08du bloc central,
11:09la gauche,
11:10qui n'est pourtant
11:11pas très haute,
11:12pourrait se qualifier
11:12pour le deuxième tour.
11:14Et je pense notamment
11:15à Raphaël Glucksmann
11:16qui,
11:17on regarde les marges d'erreur,
11:18il pourrait être
11:19au deuxième tour.
11:20Glucksmann face à Le Pen
11:22ou Bardella,
11:22le Front républicain marchera.
11:24C'est pourquoi...
11:25Ce n'est pas sûr.
11:25C'est pourquoi j'insiste...
11:27Avec Glucksmann,
11:27il ne marchera pas ?
11:28C'est pourquoi j'insiste
11:29que la France
11:30a une gauche forte,
11:31c'est une constante,
11:32et c'est pourquoi
11:33je suis convaincu
11:35qu'il ne faut pas
11:35que le RN croit
11:36que parce qu'il a 33%
11:38à un sondage
11:39qu'il peut laisser tomber
11:40tout le monde,
11:40qu'il peut avoir
11:41la grosse tête.
11:42Je pense qu'il faut rassembler
11:44parce que si la France
11:46en 2027
11:47retombe dans
11:49un socialisme
11:51macroniste,
11:52c'est la mort du pays.
11:53Et moi,
11:54je défends mes convictions
11:55et c'est normal
11:55et je pense que chacun
11:57doit faire sa part
11:58de l'effort
11:58et je regrette
12:00que des bons sondages
12:01permettent de faire...
12:02C'est les sondages
12:04du jour.
12:04Tout va marcher.
12:05C'est les sondages du jour.
12:06Il y a un effort à faire
12:07sur la coalition
12:08et sur le projet.
12:09Je comprends.
12:10Votre stratégie,
12:11en réalité,
12:11elle se tient.
12:12Et je n'ai pas changé.
12:13Vous avez réussi
12:14à le voir avec le char.
12:15Non, non, pas du tout,
12:15mais elle s'entend.
12:16Simplement, moi,
12:17je pense deux choses.
12:18Un, que si Glucksmann
12:19accède au second tour
12:21dans le sondage,
12:22c'est quand même parce que
12:23la droite et le centre
12:24y vont en ordre dispersé.
12:25Ce n'est pas le cas,
12:25mais il n'est pas loin.
12:27Il y a une percée.
12:27Ils y vont en ordre dispersé.
12:29Je veux dire,
12:30l'UMP, à l'époque,
12:31avait été créée
12:32pour rassembler
12:32droite et centre, etc.
12:34Donc, je pense quand même
12:34qu'il y aura un seul candidat
12:37pour cette famille-là
12:38si les uns et les autres
12:40prennent leurs responsabilités,
12:41premièrement.
12:42Et deuxièmement,
12:43moi, je crois que tout
12:43n'est pas forcément
12:44affaire de tactique
12:45et de rassemblement de blocs
12:47qui serait immuable.
12:49Je pense que la politique,
12:51c'est aussi une affaire d'idées.
12:53Et je pense qu'on n'est pas
12:54encore rentré dans la séquence
12:55où les uns et les autres
12:56vont expliquer
12:57ce qu'ils veulent faire
12:58en France.
12:59Et quand ils vont le faire,
13:01pardon,
13:01mais je pense que
13:01votre rassemblement,
13:02il ne sera pas possible
13:03parce que les uns et les autres
13:04seront trop différents.
13:05Et on assistera
13:06à des propositions
13:07de modèles de société.
13:08Et à ce moment-là,
13:09des candidats vont se dégager.
13:10Donc, vous aurez l'occasion
13:12de venir en débattre de nouveau.
13:14Mais je ne crois pas
13:15que le modèle actuellement
13:15de M. Lecornu,
13:16Macron,
13:17qui a mis la France à terre,
13:18est le modèle.
13:20Là, on est en soins palliatifs.
13:20Déjà, il faut connaître
13:21le modèle Lecornu.
13:22Le soins palliatifs.
13:23Et j'espère qu'à nous,
13:24on parlera du fond.
13:25Merci Nicolas Dupont-Aignan.
13:27Merci Charles Consigny.
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