00:00Ici Pays Basque, premier sur l'actu locale au Pays Basque, ici matin.
00:067h46 sur Ici Pays Basque, ce matin dans Ici Matin nous recevons le docteur Jean-Luc Banos,
00:11il est cardiologue au centre de cardiologie du Pays Basque et c'est une structure privée
00:16accueillie au sein de l'hôpital public, c'est original, apparemment ça fonctionne,
00:20c'est ce que va nous raconter votre réinvité Odilefort.
00:23Absolument, bonjour Jean-Luc Banos.
00:24Bonjour Odilefort, merci de recevoir.
00:26Avec plaisir, vous êtes cardiologue interventionnel, c'est-à-dire que vous êtes spécialiste des vaisseaux,
00:31artères et autres tuyaux, qui permettent à notre cœur de fonctionner.
00:35Quelles sont les interventions les plus courantes au centre de cardiologie du Pays Basque ?
00:38Ce sont les angioplasties coronaires essentiellement.
00:42C'est-à-dire ?
00:42C'est d'ailleurs la dilatation des vaisseaux rétrécis au ballon avec la pose de stent,
00:48mais il y a aussi beaucoup d'interventions rythmologiques,
00:51notamment le traitement des tachycardies, des troubles du rythme par ablation,
00:57c'est-à-dire on brûle la zone responsable du trouble du rythme.
01:01On fait également pas mal d'interventions vasculaires périphériques,
01:06c'est-à-dire en dehors des vaisseaux du corps,
01:09on s'occupe également des vaisseaux de tout le corps,
01:11des vaisseaux des membres inférieurs, de la horde, des carotides,
01:14toujours par la même technique.
01:16Pas d'opération ?
01:17Non, il n'y a pas de chirurgie, ce ne sont que des traitements endovasculaires.
01:23Et on fait également ce qu'on appelle de la cardiologie structurelle,
01:26puisqu'on a des cardiopédiatres au sein de notre structure,
01:30et donc il nous arrive également de fermer des cloisons du cœur
01:35qui ne seront pas normalement fermées par malformation.
01:38Pour les bébés ?
01:39Pas pour les bébés, on n'a pas le droit, mais chez l'adulte.
01:42Ah j'ai compris, pédiatre, d'accord.
01:43Non, non, chez l'adulte, oui, mais c'est les cardiopédiatres qui s'occupent de ça, oui, tout à fait.
01:46Combien de patients à peu près sont pris en charge ?
01:49On a vu en Nouvelle-Aquitaine, ce sont des chiffres qui datent un peu,
01:52on les a donnés ce matin, mais de 24 à 25 000 patients chaque année
01:57sont pris en charge pour des maladies du cœur.
01:59Au Centre Cardiologie du Pays-Bas, c'est combien à peu près ?
02:02Oui, on a énormément de patients, plus de 6 000 patients qui sont pris en charge chaque année.
02:07Et en intervention, on traite plus de 3 000 patients, rien que pour les coronaires.
02:14Avec 55 cardiologues, c'est pas rien.
02:18Alors, 55 cardiologues répartis dans le territoire.
02:21Ils ne sont pas tous les 55 dans le centre de cardiologie.
02:25On a chacun des cabinets répartis dans le Dai, Cambeau, Saint-Palais, Dax, Cabreton, etc.
02:32Et bien sûr, Bayonne et Biarritz.
02:35Mais les 55 font partie des groupes travaillant au sein du centre de cardiologie.
02:41Et effectivement, ce relais pour la prise en charge des patients.
02:45Alors, avant de revenir sur cet établissement d'un statut un petit peu particulier,
02:50à quoi sont dues, la plupart du temps, les maladies cardiovasculaires ?
02:55Les maladies cardiovasculaires, c'est le vieillissement essentiellement des artères du cœur,
03:00qui sont favorisées par des facteurs de risque que nous connaissons tous maintenant.
03:05En premier lieu, le tabac, bien entendu, le cholestérol excessif, le diabète, l'hypertension artérielle,
03:11et aussi le phénomène héréditaire.
03:13C'est-à-dire, si vous avez des parents qui ont déjà eu des maladies cardiaques, coronariennes,
03:19on est plus à risque de faire la même chose.
03:21Ici Pays-Basque, il est 7h49, notre invité ce matin, le docteur Jean-Luc Banos,
03:25cardiologue au centre de cardiologie du Pays-Basque.
03:28L'originalité de cet établissement, c'est que vous êtes une structure ad hoc, privée,
03:34qui est installée au centre public, au centre hospitalier des Pyrénées,
03:39c'est-à-dire un hôpital public. Alors, comment c'est possible ?
03:42C'est une entité un peu particulière, effectivement.
03:45En fait, c'est un groupement de coopération sanitaire.
03:48C'est une entité qui permet de regrouper le public et le privé.
03:51En l'occurrence, ici, sous la forme d'un établissement à part entière,
03:55un établissement privé à but non lucratif et qui est situé dans l'hôpital,
04:01en l'occurrence au troisième étage.
04:02C'est-à-dire que, d'habitude, les GCS, on commence un petit peu à connaître.
04:06C'est effectivement une coopération entre un établissement privé et un établissement public.
04:10Mais là, vous avez carrément créé une structure avec un numéro de sirète.
04:13Exactement.
04:14Et vous êtes installé dans les locaux de l'hôpital.
04:16Exactement.
04:16Donc, vous payez un loyer, comment ça se passe ?
04:18Absolument.
04:19On paye un loyer et récemment, les loyers ont augmenté
04:21puisque, l'année dernière, nous nous sommes dotés d'un bloc flambant neuf
04:27avec six salles d'intervention
04:29qui nous permettent de faire toutes les activités que je vous ai dit dans les six salles,
04:34y compris des échographies transphosphagènes qui nécessitent une petite anesthésie.
04:38Et on a même une sixième salle que nous n'avons pas encore équipée d'appareils de radiologie
04:44qui est vide pour l'instant.
04:46Alors, le centre est en bonne santé financière, ce qui n'est pas le cas de l'hôpital public.
04:51Est-ce que, du coup, vous rapportez quelque chose à l'hôpital public ?
04:54Oui, puisque les bénéfices ou les dividendes de l'établissement sont reversés aux actionnaires
05:00qui sont la clinique Bellara, la clinique Aguilera et, bien entendu, pour 25% l'hôpital.
05:06Est-ce que, pour les patients, ce sont des tarifs privés ?
05:09Ce sont des tarifs privés, mais qui sont conventionnés secteur.
05:14Donc, pas de dépassement ?
05:15Non, il n'y a pas de dépassement sur le centre hospitalier.
05:19Eh bien, merci beaucoup, docteur Jean-Luc Banos.
05:21Donc, pas de tabac, une vie saine.
05:23On a vu aussi, grâce à Frédéric Tranchet, dont on a diffusé l'interview ce matin,
05:28que le sur-régime, quand on est très très occupé et qu'on a mille...
05:33Le stress psychosocial.
05:34Oui, ça, ça peut avoir des effets sur nos artères, nos veines et compagnie, n'est-ce pas Lucas ?
05:39Absolument, moi j'ai l'impression que ça va.
05:41Frédéric Tranchet, qui était élu à la ville d'Andaïe,
05:44c'est vrai qu'il a fait une crise cardiaque il y a quelques mois,
05:46qui témoigne ce matin.
05:47Non, ici matin, merci d'être venu ce matin.
05:49Avec plaisir, je vous remercie.
05:50Merci.
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