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  • il y a 5 mois

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00:00Tout autre sujet pour les dernières minutes de notre émission.
00:05J'aime toujours terminer par une bonne note, une note d'espérance, quelque chose de positif.
00:10Mais il y a des sujets qui sont sous-traités, qui seront mis sous le tapis.
00:15Et notre rôle aussi, c'est de parler des sujets qui marquent les Français.
00:19L'intolérance, la haine, ce climat-là est de plus en plus présent en France.
00:26Et je vais vous parler d'un collectif, le collectif France-Palestine-Solidarité,
00:31qui cible aujourd'hui l'artiste Enrico Macias, de 86 ans,
00:36et qui demande au maire de Plommer, en Bretagne, d'annuler son concert.
00:41Le maire a rapidement réagi, il considère que cette requête est inacceptable.
00:45Ce collectif a très certainement confondu la Turquie avec la France,
00:50puisqu'il y a quelques semaines, la Turquie avait interdit à Enrico Macias
00:56de se produire, alors que depuis 40 ans, il se produit,
00:58et notamment pour un concert à Istanbul.
01:02Mais ça ne se passe pas comme ça en France, fort heureusement.
01:05Mais la question que je me pose, c'est est-ce qu'il y a un euro d'argent public
01:08qui va dans France-Palestine-Solidarité ?
01:11Écoutez le sujet, qui est absolument passionnant, et on en parle ensuite.
01:14Il passera bien par Plommer.
01:17Dans le cadre de sa tournée Folle Espérance, Enrico Macias y est attendu le 2 novembre prochain.
01:23Mais les positions pro-Israël du chanteur de 86 ans lui ont valu d'être dans le viseur
01:27de l'association France-Palestine-Solidarité.
01:30Ces dernières a adressé une demande d'annulation du concert au maire de la ville.
01:35Je veux être très clair, cette demande est inacceptable.
01:38Il appartient à la justice de trancher, et non à des collectifs militants
01:41de décider qui a le droit de chanter ou non.
01:44Pour le maire de Plommer, cette demande d'annulation d'un concert
01:47est une atteinte à la liberté d'expression.
01:49Punir un artiste pour ses opinions, c'est punir son public, c'est punir la culture.
01:54Aujourd'hui, Enrico Macias, demain, quel chanteur, quel écrivain, quel humoriste ?
01:58Où mettrons-nous la limite ?
02:00La liberté d'expression ne peut pas être sélective.
02:02Elle ne peut pas être à géométrie variable.
02:05Elle s'applique à tous, ou elle n'existe plus.
02:07Ce n'est pas la première fois qu'Enrico Macias fait face à des contestations.
02:10Début septembre, les appels à manifester contre l'artiste,
02:14en raison de ses positions pro-Israël,
02:16ont conduit les autorités turques à annuler son concert prévu à Istanbul.
02:21Alors, je me permets de préciser une chose.
02:23Enrico Macias a toujours plaidé à ce qu'il y ait la paix au Proche-Orient.
02:28Enrico Macias, il dit, en revanche,
02:32il faut mettre un terme à un groupe terroriste islamiste
02:37qui a depuis plus de 700 jours, entre les mains, des innocents.
02:41Il regrette, évidemment, il l'a dit, maintes et maintes reprises.
02:45Il a tristé, bouleversé, bien sûr,
02:49par ce qu'il se passe aujourd'hui à Gaza.
02:52Et on espère qu'une chose, c'est que les otages soient libérés,
02:56que les civils à Gaza soient protégés,
02:59qu'il y ait une solution à terme à deux États,
03:01avec des gens qui ont du sang sur les mains,
03:03qu'ils soient condamnés, les terroristes du Hamas,
03:06qui ne quittent pas cette zone sans être condamnés.
03:09On verra ce qui va se passer.
03:10Mais donc, c'est très intéressant de voir qu'aujourd'hui, en France,
03:13des gens veulent importer le conflit
03:15et font une confusion des genres.
03:18C'est-à-dire que si vous êtes Enrico Macias,
03:21c'est que vous êtes, finalement, factuellement,
03:23un pro-Benjamin Netanyahou.
03:25Alors que ce sont souvent des artistes qui prônent la paix.
03:28Je pense, par exemple, à Amir.
03:30Mais vous voulez l'interdire, Jules Torres ?
03:31Non, mais ce sont des gens qui, en permanence, vous disent
03:34« Faites attention aux amalgames »
03:36et qui, sur les Juifs, se permettent des amalgames en permanence.
03:41Vous êtes Juif, vous êtes sioniste,
03:42vous soutenez Israël,
03:43vous soutenez le gouvernement de Benjamin Netanyahou.
03:46Par ailleurs, ce n'est pas interdit.
03:47Mais on est dans ce débat, dans cette importation du conflit,
03:50en effet, depuis deux ans.
03:52France-Palestine-Solidarité,
03:54ça ne parle peut-être pas grand monde,
03:55mais c'est, en réalité, des soutiens de la France insoumise.
03:58Ils tiennent le même discours qu'est celui de l'extrême-gauche.
04:01C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:03quelqu'un qui soutient Israël,
04:05qui est même pour une solution à deux États,
04:06regardez la manière dont ont été insultés
04:09les personnes qui ont osé mettre les deux drapeaux
04:11la semaine dernière,
04:13le drapeau palestinien et le drapeau israélien.
04:15Ils se sont fait insulter de tous les noms.
04:17Donc, en réalité, ces gens-là
04:18veulent la suppression de l'État d'Israël,
04:21veulent que les Juifs s'en aillent.
04:22D'ailleurs, s'ils veulent la suppression de l'État d'Israël,
04:24j'aimerais bien savoir où ils veulent que les Juifs s'en aillent.
04:27Et du reste,
04:28c'est évidemment une minorité de personnes
04:30qui agissent peut-être avec de l'argent public.
04:33Ça peut arriver, évidemment,
04:34notamment via des mairies écologistes,
04:37socialistes ou communistes.
04:38Mais du reste,
04:39il faut les dénoncer avec la plus grande fermeté
04:41et dire qu'Enrico Macias,
04:42c'est sans doute l'une des personnes
04:44qui a donné le plus de joie aux Français
04:45ces 40 dernières années.
04:4686 ans, Enrico Macias.
04:48On est en direct avec Nadine.
04:50Bonjour, Nadine.
04:51Oui, bonjour.
04:53Il y a deux vales.
04:54Bon, déjà, je sais que
04:55ce n'est pas très intéressant ce que je vais dire,
04:56mais je vous l'adore.
04:57Et je suis hyper fière,
04:59mais vraiment hyper fière
05:00de pouvoir passer avec vous
05:01pour pouvoir au moins témoigner
05:03de toute mon admiration
05:04et pour pouvoir dire
05:06combien vous êtes notre oxygène
05:08avec ce baillon qu'on nous met
05:09sur le visage,
05:11sur les oreilles,
05:13sur ce service public
05:14qui est lamentable
05:15et qui devient un organe de propagande honteux.
05:17Écoutez, merci Nadine.
05:19Vraiment, je partage cette admiration
05:22que vous avez pour Eliott Leval.
05:23Non, non, mais des fonds du cœur.
05:24Vraiment, voilà.
05:25Nadine, merci.
05:26C'est ma maman qui va être fière
05:28d'entendre ça.
05:29Merci, chère Nadine.
05:30Ah non, mais je la comprends
05:31et elle peut.
05:32Vraiment, elle peut.
05:32Elle a fait un être exceptionnel.
05:34Alors, en tout cas,
05:35je ne l'ai précisé,
05:37je n'ai envoyé aucun chèque.
05:39Vraiment, je le dis.
05:39Ce n'est pas une caméra cachée.
05:40Non, non, je vous assure que non.
05:42Merci.
05:42Mais on se connaît, Nadine ?
05:44On s'est déjà rencontrées ?
05:45C'est ça, mais je suis déjà passée.
05:47C'est parce qu'elle est proche.
05:48Je suis déjà passée ailleurs,
05:49mais jamais avec nous.
05:49Parce que quand même,
05:50tout transparent, je me dis,
05:51ça se trouve, c'est ma cousine
05:52qui fait une blague,
05:53qui m'appelle.
05:53En tant que magistrat du PNM,
05:54je vois une suspicion.
05:56Si, si, je vous vois tous les jours
05:57à la télé.
05:58Mais vous, vous ne voyez pas.
05:59Merci, chère Nadine.
06:01Et vous savez, cette émission,
06:02la priorité, ce sont les auditeurs.
06:03Il nous reste, je le précise,
06:05malheureusement qu'une petite minute,
06:06mais elle vous sera dédiée.
06:08À vous de nous donner votre avis
06:09sur Enrico Macias.
06:10Il a deux torts.
06:12Il a un premier torts,
06:13c'est qu'il est juif.
06:14Et aujourd'hui, les juifs,
06:15on censure même leur pensée.
06:17C'est-à-dire que vous ne pouvez pas
06:19avoir, en tant qu'humain,
06:21la moindre empathie
06:23pour le pogrom lamentable
06:25qui s'est passé le 7 octobre
06:27et se dire que les mêmes islamistes
06:29qui ont perpétré ce pogrom,
06:30qu'il n'est qu'une redite
06:31que d'autres pogroms
06:32qui se sont passés par le passé,
06:33mais qu'est-ce que le passé ?
06:34L'histoire aux yeux de gens
06:36qui veulent l'annuler.
06:36Et donc, le fait même d'être juif,
06:40de s'appeler Charlotte Gainsbourg
06:41ou de s'appeler Enrico Macias
06:43ou de s'appeler Amir
06:45ou même d'être une personne de paix,
06:47il n'y a aucun doute là-dessus,
06:49c'est déjà un temps fondamental
06:50parce qu'à ce moment-là,
06:52déjà, vous êtes suspect.
06:54Vous êtes suspect d'avoir de l'empathie
06:56pour des bébés qui ont été brûlés,
06:58pour les petits libasses
06:59qui ont été arrachés
07:00des mains de leur mère
07:01à 6h du matin dans leur lit
07:02et dont on a broyé les os,
07:04pour des femmes dont on a
07:06capillé les organes génitaux,
07:08pour des viols effroyables
07:09dont le journal Elle
07:10auquel j'ai été abonnée
07:11depuis 30 ans
07:12n'a jamais fait mention,
07:13c'est une honte.
07:14Voilà, c'est une honte,
07:15c'est horrible
07:15et ça, c'est un tort.
07:16C'est un tort d'avoir de l'empathie.
07:18Et il y a un deuxième tort
07:19qui est plus sous-jacent
07:21et qui appartient plus
07:22à notre extrême-gauche,
07:23c'est de ne pas avoir voulu
07:24être une victime.
07:26Tous ces juifs du Maghreb,
07:27il faut savoir que les juifs du Maghreb
07:28et les juifs d'Orient,
07:29ça représente un million de personnes,
07:30c'est-à-dire plus que la Maghreb
07:32dont certains ont eu des pertes
07:34qui ont été achetées
07:35par des riches propriétaires juifs
07:36et ça, c'est pas bien déjà.
07:39Eh bien non, là,
07:40ils ont été spoliés,
07:40mes parents faisaient partie
07:41et je ne suis pas assez vieille,
07:43ils ne sont pas assez vieux
07:43pour avoir oublié.
07:45Ils sont partis sans rien,
07:46oubliant même leur mort
07:47dans les cintières sans rien,
07:49sans un sou, sans rien,
07:50pour venir se réinsérer en France,
07:52pour avoir l'obligation pour moi
07:53de parler un français parfait,
07:55pour avoir l'obligation pour moi
07:56d'être excellente,
07:57pour avoir l'obligation
07:58pour mes enfants
07:58qui ont aujourd'hui
07:59une trentaine d'années
08:00d'être excellents
08:01et d'avoir tous des métiers
08:02et des diplômes.
08:03Et aujourd'hui,
08:04le fait d'avoir la tête haute,
08:05ce n'est pas bien.
08:06Aujourd'hui, il faut être une victime,
08:07il faut pleurer,
08:08il faut être un réfugié,
08:09même des années après.
08:10Que vous avez entendu
08:11une seule fois,
08:11Enrico Mathias,
08:12nous faire la même litanie
08:13qu'une rime à Attal
08:14qui passe son temps à pleurer
08:16alors qu'on lui a donné un diplôme ?
08:18Eh bien, c'est un tort aujourd'hui.
08:20Nadine, votre témoignage
08:21est absolument passionnant
08:22et on va terminer
08:23avec la chanson d'Enrico Mathias,
08:27bien évidemment.
08:28On est un peu pressés par le temps,
08:29mais j'espère vous retrouver
08:31pour un prochain rendez-vous.
08:33Je vais remercier,
08:34chère Nadine,
08:34merci pour vos mots,
08:35vraiment Nadine.
08:36Merci beaucoup
08:37et je vous embrasse tous.
08:39Merci à Sébastien Ligny,
08:40à Jules Torres,
08:41à Estelle Laffont.
08:41Merci à toutes les équipes.
08:42C'est vous.
08:43En régie, bien sûr,
08:44Loïc Vimar,
08:45Valérie Dallant,
08:46Christopher et Emma.
08:48C'est toujours un plaisir
08:49d'être avec vous
08:50chaque week-end
08:51de 11h à 13h
08:52pour Elliot de Valais-Vous.
08:54À la semaine prochaine, bien sûr.
08:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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