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  • il y a 11 mois
On s'enflamme, c'est votre nouveau rendez-vous hebdomadaire pour tout savoir des disciplines et athlètes olympiques et paralympiques ! Et pour démarrer, on s'enflamme pour la pentathlète Élodie Clouvel, double vice-championne olympique après sa très belle médaille d'argent lors des JO de Paris 2024.

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Sport
Transcription
00:00Salut tout le monde, bienvenue dans On s'enflamme, votre nouvelle émission entièrement dédiée aux Jeux Olympiques et Paralympiques.
00:23Chaque semaine, je vais recevoir des champions d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui vont me partager leurs passions, leurs souvenirs et leurs anecdotes autour de la plus grande compétition du monde.
00:34Et pour cette grande première, On s'enflamme pour Elodie Clouvel.
00:39Salut Elodie, comment tu vas ?
00:41Ça va, super.
00:42Vas-y, installe-toi.
00:43Merci déjà Elodie d'être venue pour cette grande première d'On s'enflamme, mais tu n'es pas venue seule, je pense que les téléspectateurs et les téléspectatrices peuvent l'apercevoir.
00:51La petite Sacha, est-ce que tu peux me présenter ce petit bout de cheveux ?
00:55C'est Sacha, du coup elle est née le 29 mai et du coup elle est arrivée deux semaines après ma médaille, donc c'est un petit cadeau de la vie, c'est magnifique.
01:07C'est incomparable avec une médaille, il n'y a rien de plus beau en fait dans la vie.
01:13Ça a changé justement un peu ta vision de la vie et puis aussi peut-être de la performance, tu n'as pas encore repris la compétition.
01:18Déjà, je vais te présenter pour nos téléspectateurs, moi je te connais, je suis dans le milieu du sport, mais peut-être que tout le monde ne te connaît pas.
01:23Tu es une pentathlète, donc tu pratiques le pentathlon moderne, tu es double vice-champion olympique à Rio en 2016 et à Paris en 2024.
01:31Donc je te disais, est-ce que ça change un peu le fait d'avoir une petite fille comme Sacha, la vision de la vie, puis aussi le rapport peut-être à la performance, au résultat ?
01:38Complètement, je trouve que ça m'a fait du bien justement de prendre du recul après Paris, pour me détacher et construire une vie de femme, me construire en tant que femme aussi, c'était important pour moi.
01:49Et fonder une famille et forcément, maintenant, la performance, c'est toujours la flamme à l'intérieur de moi.
01:58Mais ma priorité, c'est vrai que c'est Sacha et en tout cas, j'ai envie qu'elle m'accompagne dans mon quotidien pour voir ce que je fais et pourquoi pas en compétition aussi.
02:09Donc j'attends de me refaire un physique, de me remettre en forme, de me remettre en condition et je fais étape par étape, je ne me prends pas la tête, je ne me mets aucune pression et je pense que c'est grâce à elle aussi que je ne me mets pas cette pression.
02:22Justement, c'est intéressant ce que tu dis, Elodie, parce que quand tu accouches, ton corps change.
02:27Toi, ton corps, tu es une athlète professionnelle, donc c'est ton outil de travail.
02:30Est-ce que tu parviens aujourd'hui à l'accepter avec ses forces, avec ses fragilités aussi, j'ai envie de dire ?
02:37Je parviens à l'accepter, oui, c'est sûr, ça met du temps, c'est un peu difficile, je m'entraîne tous les jours, je fais de la réathlétisation pour déjà me réathlétiser,
02:49parce qu'aujourd'hui mon corps, il a besoin de se construire différemment, on va dire, et il ne sera jamais comme il était à Paris, et là c'est nouveau, j'ai une maternité,
02:59donc je suis très bien accompagnée aussi pour ça à l'INSEP, j'ai la chance d'avoir une cellule maternité qui m'accompagne pendant ma grossesse et après ma grossesse.
03:09Et tu partages avec d'autres athlètes professionnels aussi ?
03:12Exactement, donc non, c'est génial, et il y a aussi Sacha qui est à la crèche de l'INSEP, donc elle voit un petit peu mon quotidien,
03:21elle m'a suivie avant d'aller à la crèche sur les entraînements, je l'emmenais partout avec moi,
03:25et j'ai envie de lui montrer ce que font ses parents, c'est génial, et de lui montrer que ce n'est pas facile pour revenir,
03:34qu'il faut beaucoup de résilience, d'entraînement, de persévérance, et que ça ne va pas être simple de revenir, carrément.
03:41Là c'est un vrai challenge.
03:42Oui, on précise que le papa, d'ailleurs qui est juste derrière toi, dans le petit cadre, tu l'as dit à Sacha quand tu es arrivé sur le plateau,
03:47papa est juste là, et Valentin Belot, il est pentathlète professionnel également, plus jeune, champion du monde de l'histoire du pentathlon en 2016 à Moscou,
03:55c'est plus énergivore d'être jeune parent que d'être pentathlète professionnel, une journée de jeunes parents,
04:02ou une journée de pentathlète professionnel, tu dirais que c'est quoi le plus énergivore ?
04:06Le plus énergivore, c'est totalement différent, mais c'est vrai que là, ce nouveau rythme, en fait cette nouvelle vie,
04:15je me dis, waouh, c'est vrai que ça tombe dessus, on n'est jamais trop prêt à être parent, on le vit, on apprend tous les jours au final.
04:22Comme aujourd'hui d'ailleurs, dans les coulisses, tu découvres aussi des choses de ton enfant.
04:25Je découvre aussi des choses, et c'est sport, on ne va pas se cacher que c'est très sport, et les nuits c'est difficile,
04:33mais c'est sûr que c'est une fatigue différente.
04:37Mais là, en plus du sport, de la reprise, plus d'avoir un bébé, je vois la complexité et la difficulté.
04:43Quand tu fais cinq disciplines, avoir un enfant, et en plus d'être en couple avec le papa qui fait aussi du pentathlon,
04:53c'est un sacré défi.
04:55Quand c'est lancé, là, je...
04:57Les nuits sont courtes, tu arrives quand même à bien te reposer.
05:00Les nuits sont courtes, je n'arrive pas trop à me reposer, parce que là, le papa, il n'est pas là, en ce moment,
05:05juste pour une semaine, mais je me dis, en fait, dans ma tête que c'est une période et que ça va passer,
05:14et c'est de l'apprentissage aussi pour elle, d'apprendre à faire ses nuits, etc.
05:17Donc, je vis tout à fond, parce que j'ai envie de profiter de chaque instant.
05:21Je me dis que c'est des moments précieux, on les vit avec Sacha, je vais les vivre une fois dans ma vie.
05:27Donc, c'est ça qui est beau aussi, mais c'est ambivalent, forcément, on n'en parle pas assez,
05:32mais la maternité, c'est magique d'avoir un enfant, et c'est plein de bonheur,
05:38mais il y a aussi cette ambivalence où c'est super difficile, c'est une nouvelle vie, c'est un nouveau rythme,
05:42il faut faire le deuil de l'ancienne vie, où avec Valentin, on ne pensait qu'à nous,
05:46on était dans nos petits cocon tous les deux, maintenant, on vit à trois,
05:49et on est une nouvelle équipe, et on doit apprendre comme ça.
05:54Tu sais, les mentalités, bon, évoluent vachement maintenant quand même, et heureusement,
05:57mais il y a encore, je pense, quelques discours, des personnes qui peuvent dire
06:01que la maternité, le sport de haut niveau, ce n'est pas forcément compatible.
06:04Est-ce que toi, ça, c'est des clichés que tu as dû affronter,
06:06ou peut-être que tu affrontes encore maintenant ?
06:08Non, mais en vrai, je dirais que j'ai plus...
06:13Moi, c'est pas... La maternité, il y a des filles avant moi, des précurseuses,
06:17qui ont vraiment aidé, comme Clarek Sagmininou, et j'en passe plusieurs autres femmes
06:22qui ont montré que c'était possible d'avoir un enfant.
06:26Après, dans mon sport, en France, je suis la première,
06:30il n'y a jamais eu de peinte athlète française qui a été maman,
06:34et qui a ensuite repris sa carrière.
06:37Donc, moi, c'est un vrai challenge, comme je l'ai dit.
06:40Et ouais, en fait, j'ai trouvé ça très cool aussi.
06:47Ça m'a inspirée.
06:47Renaud Lavinelli, qui a 39 ans, arrive à faire une super performance.
06:52Moi, aujourd'hui, je suis là-dedans, en fait.
06:54J'ai plus rien à prouver.
06:56J'ai deux médailles olympiques.
06:57J'ai clairement l'objectif de regagner des compètes.
07:01Et si je refais la compétition, ce n'est pas pour participer.
07:05Mais je me dis que j'ai envie de me challenger moi-même.
07:11C'est un peu plus doux qu'avant.
07:13Avant, j'étais vraiment omnibulée par la performance.
07:16Des fois, je me mettais une pression pas possible.
07:19Je faisais des fixettes.
07:20J'étais obsédée par le tir, par exemple,
07:24ce qui me jouait des tours par moments.
07:27Et en fait, là, je suis plus dans le lâcher-prise
07:29et j'ai envie de voir ce que ça donne aussi en compétition.
07:32En tout cas, je te le dis, tout le monde est fan déjà de la petite Sacha.
07:35Tout le monde te soutient aussi dans ton retour.
07:37Notamment une personne qui a un point commun avec toi.
07:39Elle pratique le pentathlon.
07:40Et puis surtout, elle était à ta place dans ce canapé il y a quelques mois maintenant.
07:43On va l'écouter.
07:45Coucou, hello, c'est ta béquille.
07:47C'était simplement pour te dire que tu es une grande source d'inspiration.
07:50Tu as une énorme carrière d'athlète avec des hauts et des bas,
07:54avec des doutes, énormément de réussite.
07:56On sait très bien de quoi on parle.
07:58Mais aujourd'hui, tu as un nouveau défi, Sacha, dans ta vie.
08:02Et je sais que ce n'est pas facile de retrouver ton corps d'athlète,
08:04mais tu vas y arriver.
08:05On est là pour toi.
08:06On te soutient énormément.
08:08Je suis sûre que tu vas réussir.
08:10Garde confiance en toi.
08:11Étape par étape.
08:12Prends ton temps.
08:13Et tu y reviendras.
08:14Gros bisous, ma petite hello.
08:16Je sais que tu vas réussir.
08:17Et je t'en basse très fort.
08:18Les championnats du monde militaire.
08:19Rebecca Castodi, championne d'Europe 2025.
08:24C'est un petit rayon de soleil.
08:26Rebecca, quand elle est arrivée à l'INSEP,
08:28je l'ai prise un peu sous mon aile à ce moment donné-là.
08:32Quand j'étais à l'INSEP,
08:33avant de faire mon choix à 11 mois des Jeux,
08:36de quitter un peu la structure pour me reconstruire.
08:40Et c'est vrai que j'avais vu en elle cette flamme
08:42que j'avais aussi en moi et que j'ai toujours.
08:45Mais c'est vrai que Rebecca, c'est la jeunesse.
08:48Et pour moi, ça va être une grande pentathlète.
08:54Et du coup, j'ai envie de passer aussi ce moment-là
08:57pour l'accompagner avec Sacha.
09:00Lui montrer aussi que si elle veut,
09:02si elle en a envie,
09:04elle peut devenir maman un jour
09:06et continuer sa carrière.
09:08Que tout est possible.
09:09J'ai envie de lui dire aussi que
09:10ça fait du bien d'avoir quelqu'un qui pousse comme ça.
09:15Parce que moi, du coup, ça me motive.
09:16Et je trouve ça génial de se tirer vers le haut.
09:19C'est comme ça qu'on progresse.
09:22Et elle a une super énergie.
09:24Donc, elle va sûrement m'aider aussi dans mon process.
09:28Elodie, tu vas être la première invitée
09:30à qui je vais poser cette question.
09:31Je vais la poser à tout le monde dans ce canapé.
09:32Mais étant donné que tu es la première invitée,
09:34ça tombe sur toi.
09:35Quelle est la dernière fois que tu t'as enflammée ?
09:37La dernière fois que je me suis enflammée,
09:40les jeux, forcément, je me suis grave enflammée.
09:44Mais là, je me suis enflammée un peu trop.
09:47C'est sur une séance de côte avec ma coach.
09:49Je l'ai vue sur les réseaux, je crois.
09:51Et du coup, j'ai fait un petit reel de dessus.
09:55Et je me suis enflammée
09:57parce que j'ai été sur des allures de fou.
09:59Et derrière, je me suis fait des courbatures
10:02aux ischios.
10:03Mais la semaine suivante,
10:04on retourne sur les côtes.
10:06Et là, en fait, j'avais des grosses contractures.
10:08Mon corps, il ne voulait pas, en fait.
10:09C'est la première fois que ça me faisait ça.
10:11Mon corps, il disait stop.
10:12Et là, j'ai dit, ah, OK,
10:13je dois composer avec un nouveau corps.
10:16Et là, je m'étais un peu trop enflammée, on va dire.
10:18Tu sais quoi ?
10:18Nous, on va s'enflammer maintenant.
10:20C'est parti, on va allumer le feu.
10:27Alors, dans cette rubrique, Elodie,
10:28on va en découvrir un peu plus sur ton parcours,
10:30le moment où la flamme s'est allumée en toi.
10:32On va parler, évidemment, des Jeux Olympiques.
10:33On est ici pour ça aussi.
10:35Le sport chez Le Clouvel,
10:36bon, c'était central.
10:37Avec deux parents sportifs de haut niveau,
10:40tu ne pouvais pas y échapper, j'ai envie de dire ça.
10:42Oui, c'est clair que je ne pouvais pas y échapper.
10:45C'était vraiment l'ADN chez nous.
10:48Et je pense que, oui, j'ai eu des bons jeunes.
10:50Ça a aidé, en tout cas.
10:51Alors, tes parents étaient coureurs de fond.
10:53Comment tu t'es retrouvée ?
10:54Parce que toi, alors, tu n'as pas choisi la course à pied,
10:56mais la natation.
10:57Comment tu expliques ça ?
10:58Je pense que mes parents, ils avaient à cœur
10:59que...
11:01Parce qu'il y a quelque chose de différent.
11:01...sache-nager, que j'apprenne à nager aussi.
11:04Et en fait, j'ai adhéré complètement à la natation,
11:07même si à côté, ils me faisaient quand même
11:08faire des crosses en athlétisme.
11:10Donc, je baignais quand même un petit peu dans l'athlée,
11:13mais j'ai fait plein d'autres sports.
11:15Et en fait, j'ai choisi la natation.
11:17Et après, je suis allée au pentathlon.
11:19En fait, ils ne m'ont jamais poussée à faire...
11:21Ils m'ont laissée choisir, en fait.
11:23D'accord, OK.
11:23Et pourquoi la natation, alors ?
11:24Qu'est-ce que tu as aimé dans cette pratique ?
11:26Ça peut être un peu réverbatif, tu vois ?
11:28Au départ, c'était vraiment pour apprendre à nager,
11:30parce que j'ai fait les bébés nageurs.
11:32Et ensuite, ça a été vraiment...
11:34J'ai aimé la compétition.
11:36Je me suis repassée, faire des bons temps.
11:40Je battais mes records à chaque fois.
11:42J'y gagnais, etc.
11:43Et après, j'aimais cette sensation de glisse.
11:47J'aimais aussi cette sensation dans l'eau où...
11:49Je ne sais pas, tu n'as plus de bruit dans l'eau,
11:51tu as juste le bruit de l'eau et tout ça.
11:52J'aimais beaucoup et ensuite, la compétition m'a amenée
11:57à faire sport-études ensuite et à partir en pôle à l'âge de 15 ans.
12:02Ça, c'était un choix de ta part ou c'est aussi tes parents
12:05qui t'ont incité avec leur expérience de sportif de haut niveau
12:08d'intégrer une structure ?
12:10C'est un peu les deux.
12:11Moi, j'avais envie d'être une championne, je le disais tout le temps.
12:16Et du coup, mes parents, ils m'ont dit, OK, on te laisse partir
12:19si c'est ce que tu veux et j'ai foncé.
12:23Et en fait, c'est vraiment...
12:24C'est là où j'ai appris plein de choses.
12:27Je me suis révélée, ça m'a forgée et ça m'a appris beaucoup.
12:33Donc, oui, toutes ces années, ça a été...
12:35C'est là où j'ai construit aussi mes médailles, en fait.
12:38Alors, ça, c'était en 2004 que tu es rentrée au pôle de Font-Romeu.
12:41Qui dit 2004, dit évidemment, tu t'en doutes...
12:44L'Ormanodou, championne olympique à Athènes sur le 400 mètre nage libre.
12:49Elle a été une source d'inspiration pour toi, j'imagine, une modèle ?
12:52Oui, complètement.
12:53C'était vraiment mon modèle.
12:56Elle m'a totalement inspirée.
12:58C'est pour ça que je voulais faire de la natation.
12:59C'est pour ça que je voulais être une championne en natation.
13:01Je voulais faire les Jeux olympiques.
13:03J'ai bifurqué après.
13:05Je suis passée en pentathlon.
13:06Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, même quand je la recroise...
13:09Il y a des émotions, quoi.
13:10Oui, il y a des émotions.
13:11Parce que je sais que je l'ai suivie aux Jeux olympiques d'Athènes.
13:15Enfin non, j'ai tout suivi sur l'Ormanodou.
13:17Donc c'est sûr que c'était vraiment mon idole.
13:20C'est grâce à elle que tu es tombée amoureuse des Jeux olympiques ?
13:24Je dirais qu'elle m'a fait un déclic.
13:26Parce que vraiment, je me souviens de sa course quand elle fait championne olympique.
13:28Et j'étais en admiration.
13:31Et sinon, il y a Marie-José Perrec aussi qui m'avait beaucoup inspirée.
13:34Mais j'étais plus jeune.
13:36Mais déjà, j'étais à fond sur les Jeux, quoi.
13:39Et qui dit l'Ormanodou, je refais ma petite transition, dit, tu vas peut-être le trouver, Philippe Lucas.
13:46Évidemment, tu t'as entraîné avec lui.
13:48Une saison, je crois, en 2007.
13:49Oui, c'est ça.
13:50Est-ce que tu peux me parler un peu de ce personnage qui divise un petit peu, parfois, avec ses méthodes d'entraînement, peut-être un peu à l'ancienne ?
13:59Toi, comment tu as vécu cette période avec Philippe Lucas ?
14:01Est-ce que tu t'es bien entendu avec lui ? Est-ce que c'était cool de s'entraîner avec lui ?
14:03Oui, je pense que j'étais jeune et que j'avais un peu la fougue.
14:09Et je pense que Philippe, il m'a beaucoup apportée dans le sens où il m'a amenée beaucoup de rigueur.
14:15Et en même temps, c'est quelqu'un de très humain.
14:19En fait, il divise par moments parce qu'il fait les choses différemment.
14:24Il fait les choses à sa manière.
14:25Et aujourd'hui, dans la société du sport actuel, si tu fais un peu différemment, t'es un peu montré du doigt.
14:32Mais au final, Philippe, il a réussi à sortir des nageurs et à plusieurs champions olympiques.
14:38Donc, non, franchement, il m'a beaucoup appris.
14:41Et je suis très contente d'avoir fait un petit bout de chemin avec lui.
14:44Oui, et puis c'est important de rappeler aussi que ce qu'on voit de Philippe Lucas sur les réseaux sociaux, c'est toutes les punchlines.
14:49Mais il y a aussi, évidemment, tu l'as dit, il est très humain.
14:51C'est un personnage. Après, il joue aussi de ça et c'est ça qui est génial.
14:57Mais à l'entraînement, c'est clair qu'il a envie que ces nageurs nagent vite, il a envie qu'on soit bon.
15:03Tu as le souvenir, toi, d'une séance partagée avec Philippe Lucas où il a pu te dire des choses, soit positives ou négatives, mais où ça t'a marqué un petit peu ?
15:13Ah oui, Philippe, c'était jamais dans la demi-mesure.
15:17Des fois, il jetait les chronos. Plusieurs fois, il m'a dit de recommencer les séances, on restait jusque tard le soir.
15:30Des fois, avec tout le groupe, on essayait de se cacher sous l'eau pour en faire moins.
15:35On se prenait des coups de planche.
15:36Non, il nous jetait la planche pour nous montrer qu'il nous avait vus.
15:41Mais voilà, c'était Philippe.
15:46Mais après, si tu avais des choses à lui dire, si tu avais envie de parler avec lui, il était hyper ouvert et il pouvait écouter ce que tu avais à lui dire.
15:54Donc 2007, Philippe Lucas. 2008, il y a les Jeux de Pékin.
15:57Toi, tu ambitionnes de les faire en natation à cette époque-là.
15:59Tu ne vas pas parvenir à te qualifier.
16:01Comment tu expliques ça, Elodie ?
16:03C'était dû à certaines choses, tout un blocage ?
16:06Je pense que j'étais jeune et aussi blocage psychologique.
16:09D'accord.
16:10Parce que je pense que dès mon plus jeune âge, j'aurais eu besoin de travailler psychologiquement et mentalement.
16:15C'est ce qui me manquait pour passer les capes, en fait.
16:18Parce que physiquement, j'étais vraiment forte.
16:21Et j'arrivais en compétition et je me paralysais.
16:23J'étais très stressée, je me mettais la pression.
16:27Et je pense que j'aurais eu besoin d'aide en étant plus jeune.
16:30J'en ai pris conscience un peu plus tard.
16:33Mais je pense que c'est ce qui m'a manqué pour nager plus vite.
16:37Et après, en fait, je n'ai pas continué à nager.
16:39Mais j'ai voulu faire du pentathlon pour changer de sport.
16:43Et parce que j'aimais aussi courir.
16:45J'avais envie de faire de l'équitation parce que j'avais peur des chevaux.
16:48Et c'était un vrai challenge pour moi de pouvoir monter à cheval.
16:52Donc, oui, non, j'ai bifurqué après sur le pentathlon.
16:55Mais c'est assez fou, justement, cette bifurcation sur le pentathlon.
16:58Parce que, bon, voilà, natation, c'est ton sport de prédilection.
17:01La course, via tes parents, forcément, tu étais doué.
17:03Et puis, je crois que tu fais aussi championne de France, UNSS.
17:05Donc, c'est quand même un sacré niveau.
17:06Par contre, en tir, en escrime et en équitation, tu pars un peu de zéro.
17:11Surtout que tu viens de dire que tu avais peur des chevaux.
17:14Je partais totalement de zéro.
17:15Donc, c'est pour ça que là, en fait, je me dis que c'est un vrai challenge.
17:19Et ça me motive d'essayer quand même cette nouvelle discipline.
17:23Parce que là, j'ai l'impression de partir de zéro aussi.
17:25Comme au début, finalement.
17:26Comme au début.
17:28En plus, là, depuis Paris, je n'ai pas refait de compétition.
17:31J'ai eu une grossesse entre-temps.
17:33Et j'ai un bébé.
17:34Et là, j'ai une nouvelle discipline.
17:35Donc, je me dis, là, on réapprend un nouveau sport.
17:40C'est vraiment ça qui t'a toujours animé.
17:41C'est le challenge.
17:42Je le vois dans tes yeux rien que quand tu me le dis.
17:43Oui, c'est le challenge.
17:44Je dis arriver.
17:46Et puis, on verra ce que ça fera.
17:47Mais je ne peux pas arrêter ma carrière en me disant, ouais, je n'ai pas essayé cette nouvelle discipline.
17:53Et puis, même, j'ai encore cette flamme.
17:55Même si Paris, c'était vraiment la compétition ultime.
17:58Et on revivra plus ce qu'on a vécu à Paris.
18:00Parce que c'est une fois dans une vie.
18:02Mais, ouais, j'ai encore cette flamme pour me challenger.
18:07Les premières séances de pentathlon, pour toi, ça se passe comment ?
18:10En tout cas, sur les sports que tu ne maîtrises pas trop.
18:12C'est la galère totale ?
18:14Ou tu arrives facilement à acquérir les bases et à progresser ?
18:18Non, ce n'est pas trop la galère, on va dire.
18:20Je suis tellement motivée et tout que je me dis qu'il faut que je travaille pour essayer de faire les Jeux Olympiques en 2012.
18:32Sachant qu'il y avait d'autres filles en lice.
18:34Donc, il fallait que je fasse ma place, etc.
18:35Et, ouais, tout de suite, je ne sais pas, j'ai le truc en escrime.
18:45J'ai la notion du combat.
18:47Ensuite, en tir, c'était un peu plus dur parce qu'il fallait que je me canalise.
18:52Il faut trouver...
18:53Enfin, c'est beaucoup de technique.
18:55Et ça ne s'acquiert pas comme ça en une année de pratique.
18:59Et l'équitation, c'était beaucoup d'apprentissage.
19:02Je pense que l'épreuve, la nouvelle épreuve d'obstacles va prendre moins de temps à apprendre que l'équitation.
19:07Parce que l'équitation, quand on n'a jamais fait, tu es avec un animal, un cheval.
19:13Oui, tiré au sort, en plus.
19:14Et tu ne connais pas forcément.
19:16Donc, non, c'est vrai que il y avait...
19:19Enfin, c'est l'équitation.
19:20J'ai mis du temps à maîtriser cette épreuve.
19:23Et cette recherche constante d'excellence, ce petit souci du détail, là, c'est ça qui t'a toujours fait vibrer ?
19:28Encore maintenant, même ?
19:29Oui.
19:30C'est vrai que j'ai tout le temps le souci du détail.
19:32Ça, c'est vraiment ma caractéristique.
19:34Je suis vraiment...
19:35Dans la vie, même en général ?
19:35Oui, dans la vie.
19:38Là, je suis en train, par exemple, de refaire une maison de A à Z, une vieille maison qu'on refait.
19:45Et là, j'ai vraiment le souci du détail.
19:47Des fois, je me dis, mais Hélo, il faut que tu arrêtes, là.
19:49C'est bon.
19:50Valentin, il te tempère un peu, là-dessus ?
19:51Non, il est pareil que moi.
19:54On est deux...
19:55Pareil, on a le souci du détail.
19:57Valentin, c'est pareil dans son entraînement.
19:59Il est à chaque fois dans le détail.
20:00Mais j'ai l'impression que, depuis que j'ai Sacha, elle me fait prendre du recul là-dessus.
20:05Et je lâche prise.
20:07Et en fait, j'y vais.
20:08Je ne me pose plus de questions.
20:10Et j'y vais, quoi.
20:11Je fonce.
20:12Un bébé, ça te ramène vraiment dans l'instant présent.
20:14C'est ça qui est génial.
20:14Ça, c'est clair.
20:15Moi, je ne peux pas en témoigner.
20:17Mais pour avoir discuté avec beaucoup de personnes qui ont des enfants, en effet, c'est une réalité.
20:20Mais au moins, ce qu'on peut se dire, c'est que la maison sera nickel.
20:22Avec toi et Valentin, c'est parfait.
20:24Voilà.
20:25Donc, on parlait de Londres.
20:26Tu disais que ton objectif, c'était de te qualifier pour les JO de Londres.
20:29Tu commences en 2008.
20:30Tu as trois ans et demi de pratique.
20:31Et tu te qualifies pour les JO.
20:33Sans même parler du résultat.
20:35C'est tes premiers JO.
20:36Est-ce que tu peux me parler de la ferveur, de l'ambiance, de ce que tu as ressenti ?
20:40Compétition qui t'a toujours fait rêver.
20:42Ouais, Londres.
20:43En fait, c'était magique.
20:44J'arrive.
20:45Je débarque aux JO.
20:46En plus, à Londres, c'était vraiment très classe.
20:48C'était vraiment des super jeux à Londres.
20:51Et beaucoup de spectateurs.
20:53Il y avait 20 000 personnes dans le stade à Londres où j'ai fait les JO.
20:57Tu as fait la cérémonie ou pas, toi, d'ouverture ?
20:58Non, je n'ai pas fait la cérémonie.
20:59J'ai fait la clôture.
21:01Donc, ouais, c'était fabuleux.
21:04J'étais un peu émerveillée, en fait.
21:05Je m'étonne.
21:06C'était un peu comme si j'étais déjà trop émerveillée, en fait.
21:09Et du coup, tu n'es pas assez acteur de ta compétition.
21:12Tu t'es un peu trop dispersée, peut-être ?
21:13Oui, je me suis trop dispersée, trop dans le rêve.
21:17Et trop contente de croiser des nageurs.
21:21En plus, ma chambre, elle était à l'étage des nageurs.
21:23Donc, j'étais trop contente.
21:25Je les avais côtoyées en natation.
21:27Donc là, je les vois au jeu.
21:29Enfin, il y avait tout qui se mélangeait.
21:30Et en même temps, je ne maîtrisais pas assez, je pense, le pentathlon
21:34pour pouvoir être solide au moment des jeux, avec toute cette pression.
21:39Les jeux, c'est une compétition tellement particulière
21:41que tu ne peux pas arriver.
21:45Ce n'est pas de la chance, les jeux, déjà.
21:49Et puis, ça aurait pu le faire, mais ça ne l'a pas fait à ce moment donné-là.
21:53Oui, tu fais 31e.
21:55Mais c'est vrai que c'est compliqué, je pense, de trouver cet équilibre
21:57quand tu es athlète, quand tu vis les jeux.
21:59Tu en même temps, profiter pleinement de l'expérience,
22:01parce que c'est quand même unique.
22:02Et tu ne sais pas, peut-être que tu vas en vivre une seule édition
22:05dans toute ta vie d'athlète.
22:06Toi, tu as eu de la chance, enfin, de la chance, non,
22:08ce n'est pas de la chance.
22:09Tu en as disputé quatre, et sûrement peut-être à Los Angeles aussi.
22:12Mais de trouver cet équilibre entre prendre tout ce que tu peux prendre
22:15et en même temps en garder pour performer dans ta discipline,
22:19c'est super compliqué.
22:20Oui, c'est clair qu'à Londres, l'équitation, c'était encore fébrile.
22:25Donc, j'arrive avec un cheval qui a une expérience, qui est incroyable.
22:30Et je pense que le cheval, il était trop bon pour moi, en fait, le cheval, je pense.
22:37Et tu avais encore, à ce moment-là, au Jeu de Londres,
22:39un peu d'appréhension avec les chevaux ?
22:41Oui, complètement.
22:42À Londres, c'était quand même trois ans et demi,
22:45et je ne maîtrisais pas assez le truc.
22:47D'accord.
22:48Oui, pour faire un aussi gros parcours qu'à Londres.
22:51C'était un des plus gros parcours qu'on ait eu,
22:53et oui, c'était costaud.
22:55Bon, alors Londres, tu arrives,
22:57c'est encore la jeune pâte-athlète qui découvre un peu la discipline.
23:00Il n'y avait pas forcément une énorme pression sur tes épaules,
23:02en tout cas, pas forcément d'attente de résultats.
23:05Par contre, quatre ans plus tard, à Rio,
23:06en plus, je crois que quelques mois avant, tu fais vice-championne du monde.
23:09Là, tu arrives avec un tout autre statut.
23:11Tu l'as senti, toi, cette pression sur tes épaules,
23:13ce changement de costume d'outsider à favorite ?
23:17Oui, complètement.
23:18Quand j'arrive à Rio, ça change complètement de costume.
23:21Mais du coup, j'avais beaucoup travaillé et mentalement,
23:27et j'étais prête dans mon pentathlon.
23:28Et c'est là où ça fait médaille.
23:33C'était incroyable, Rio.
23:36C'était magique, vraiment, de réussir à avoir une médaille au jeu.
23:40C'était mon rêve depuis toute petite.
23:42Donc, d'avoir réalisé ce rêve, c'était merveilleux.
23:46Et après, huit ans après, à Paris, au Jeux de Paris, c'est incroyable.
23:54Et tu réalises, justement, à ce moment-là, sur le podium,
23:58tu réalises déjà que tu es vice-championne olympique,
24:00quand les larmes coulent ou c'est encore un peu dur,
24:02tout s'entremêle dans ta tête ?
24:03Comment ça se passe ?
24:05Je me le répétais dans la tête.
24:06Je me le répétais dans la tête sur le podium.
24:08J'étais là, mais t'es vice-championne olympique.
24:09Mais c'est incroyable.
24:11Ouais, non, c'est sur le podium.
24:13J'ai vraiment réalisé sur le podium, pour le coup, à Rio,
24:17quand on m'a mis la médaille autour du cou.
24:21Et à Paris, c'est vraiment quand je passe la ligne d'arrivée.
24:26Et là, et puis même avec tout le public français,
24:29c'était totalement différent l'ambiance.
24:33Mais ouais, c'était les deux Jeux olympiques.
24:37Chaque médaille a une saveur particulière.
24:39Mais en tout cas, c'était avoir deux médailles en pentathlon.
24:43Bien sûr.
24:43C'est un sport tellement complexe.
24:47Et avec l'équitation, encore plus.
24:49Là, je pense que ça va un peu changer.
24:51D'ailleurs, on voit qu'il y a des têtes d'affiches
24:53qui, quand t'es fort au parcours
24:55et que tu maîtrises ton truc,
24:58t'as pas, comme en équitation,
25:00où t'as des chevaux,
25:02certains jours, qui sont moins bien.
25:05Ou ça matche moins bien, des fois aussi.
25:07Cavalier avec le cheval.
25:08Donc, il y a moins ce côté aléatoire
25:11qu'il y avait à l'équitation.
25:13À Rio, ce qui n'a pas dû être simple pour toi,
25:14je pense que l'on dit aussi,
25:15c'est que tu fais médaille d'argent
25:17et le lendemain, Valentin Belot,
25:20ton conjoint, se plante.
25:22Ah oui.
25:22Donc, toi, tu dois gérer en même temps
25:25l'euphorie, la joie de décrocher
25:27une première médaille olympique
25:28et, de l'autre côté,
25:31la tristesse et le désarroi total
25:33de ton conjoint.
25:34Comment tu as géré tout ça ?
25:35Ça a dû être hyper difficile.
25:36Oui, c'était super dur
25:37parce que je le voyais...
25:39Enfin, il était champion du monde
25:40deux mois avant.
25:41Et là, totalement planté.
25:47Et du coup, en fait,
25:48j'ai adoré sa phrase
25:50parce que quand on est allé fêter ma médaille,
25:52il m'a dit, vas-y,
25:53on ne pense pas à ce qui s'est passé aujourd'hui.
25:55On fête ta médaille
25:56et on s'avoue...
25:59Mais ça a été après
26:00ou ça a été dur pour lui.
26:01Quand on est partis en vacances,
26:02c'est là où tout est retombé.
26:04Et là, il était vraiment dans le dur.
26:06Et après, nous, on a l'habitude,
26:08avec Valentin,
26:08d'essayer de se tirer vers les hauts.
26:10Donc, on est une équipe.
26:12Et ce qui est bien chez Val,
26:14c'est qu'il arrive à rebondir très vite.
26:15Et c'est ce qu'il a fait aussi pour moi
26:17pour les Jeux de Paris
26:18où il n'a pas été sélectionné.
26:21Mais de suite,
26:23il a switché pour moi.
26:26Il s'est mis dans un mood hyper positif.
26:30Et il m'a dit,
26:31on va aller chercher cette médaille.
26:32Et du coup, cette médaille,
26:33elle était vraiment pour nous,
26:34pour notre équipe.
26:35Et c'était ça qui est beau.
26:36Ça fait combien de temps
26:37que vous êtes ensemble
26:37avec Valentin ?
26:3810 ans.
26:39Ça, c'est nos cadeaux de 10 ans.
26:41Voilà, magnifique.
26:41Ça va, il y a pire comme cadeau.
26:42C'est magnifique.
26:43Voilà, elle est arrivée pour nos 10 ans.
26:45C'est merveilleux.
26:45Elle est très sage.
26:46Franchement, pas un bruit.
26:48Elle fait dodo.
26:49Tranquillement, voilà.
26:50Et le secret un peu
26:51de la longévité d'un couple ?
26:53Ce n'est pas pour moi.
26:54C'est pour un pote qui galère,
26:55évidemment, vous vous en doutez.
26:56C'est une très bonne question
26:57et je trouve ça génial
26:58de poser cette question.
26:59C'est vrai que c'est de passer des caps
27:04entre nous,
27:06de travailler sur notre club aussi,
27:08de bien communiquer,
27:10surtout quand tu es sportif de haut niveau,
27:11que tu es fatigué,
27:12que tu as des grands objectifs,
27:13que tu as du stress,
27:14de la pression des compètes, etc.
27:15et se respecter aussi
27:19et avancer ensemble
27:22sur le même chemin.
27:23En tout cas, nous,
27:25on se tire tout le temps vers le haut.
27:27Quand il y en a un qui ne va pas,
27:29on essaye de fonctionner en équipe.
27:32Oui, et puis pas simple aussi
27:33de trouver un équilibre
27:34entre, comme tu dis,
27:35la vie de sportif de haut niveau,
27:37la vie de tous les jours.
27:38En plus, tu le sais mieux que moi,
27:39mais les athlètes de haut niveau
27:40ont souvent un fort caractère.
27:42Je pense que parfois,
27:42ça peut être un peu électrique.
27:44Donc oui, c'est cool.
27:45Nous, avec Val,
27:46c'est vrai qu'on se dit,
27:47quand il y a un truc qui ne va pas,
27:49on se le dit.
27:50La communication.
27:51Voilà, on communique,
27:52on se dit les choses.
27:53Quand il y a un truc qui ne nous plaît pas,
27:54on le dit.
27:55Et on a tous les deux
27:57d'efforts caractères.
27:59En tout cas,
28:00on va se dire les choses,
28:01ça, c'est clair.
28:02Mais oui,
28:03c'est beau de voir l'évolution.
28:06Et aujourd'hui,
28:07avant, on était une équipe à deux
28:09et maintenant,
28:10on est une équipe à trois.
28:11Oui, équipe à trois
28:12qui a mis un peu de temps à arriver
28:13parce qu'on va parler d'un épisode
28:15peut-être plus douloureux pour toi.
28:17C'est Tokyo.
28:18Ah oui, Tokyo.
28:19Tokyo, donc contexte Covid.
28:20On rappelle, évidemment,
28:21c'était des jeux très bizarres,
28:23j'ai envie de dire,
28:24où toi,
28:24tu attrapes le Covid en plus avant.
28:26C'est très compliqué.
28:27Tu te blesses avant les Jeux.
28:28Il y a beaucoup de fatigue accumulée.
28:30Tu disputes les Jeux Olympiques à Tokyo.
28:31Tu fais sixième,
28:32ce qui est quand même
28:32très belle performance
28:34en vue de l'état de forme
28:35que tu avais
28:35avant de démarrer la compétition.
28:37Et puis, il y a l'après-jeu.
28:38L'après-jeu,
28:40tu tombes enceinte
28:40et deux mois et demi après,
28:42il y a une fausse couche.
28:43Oui.
28:44Comment tu le vis tout ça,
28:45Elodie ?
28:46Et cette période,
28:46cette période très sombre pour toi ?
28:47Oui, c'était vraiment dur.
28:49Vraiment,
28:50Tokyo, c'était dur.
28:51Et même l'année 2021
28:52a été dure
28:53parce qu'en fait,
28:54j'ai eu plein de pépins
28:55de santé.
28:59Donc,
29:00j'arrive déjà
29:01à la qualif des Jeux.
29:02Je suis épuisée
29:03parce que j'avais eu
29:04une opération
29:05en février.
29:07Petit souci médical.
29:09Après,
29:11Covid.
29:12Donc,
29:12j'attrape le fameux Covid
29:13la première fois
29:14que je chope ce truc.
29:16un peu dans la commune.
29:17Tu ne sais pas trop.
29:17Et là,
29:18laisse tomber.
29:18Mais moi,
29:20en plus,
29:20j'ai fait un Covid long.
29:22Donc,
29:22en fait,
29:22ça m'a complètement...
29:23Mais j'étais tout le temps
29:25fatiguée,
29:26essoufflée
29:26et même jusqu'encore
29:28à la préparation des Jeux.
29:30Et derrière,
29:31je me suis blessée
29:32au tendon
29:32parce qu'apparemment,
29:33les Covid
29:35qu'on a pu avoir
29:36à cette période-là,
29:38ils étaient tellement...
29:39Enfin,
29:41ça pouvait donner
29:42des bursites
29:43et des tendinites
29:44plus facilement.
29:45Donc,
29:45je ne sais pas
29:46si c'est ça
29:47ou si c'est que
29:47mon corps était fatigué.
29:49Du coup,
29:49je me suis entraînée
29:50et derrière,
29:50je me suis fait
29:51une grosse bursite.
29:53Et ouais,
29:54non,
29:55sixième,
29:56c'est vrai que c'était
29:56quand même
29:57une belle place.
29:58À l'arrivée,
29:59j'étais contente.
29:59Parce qu'il y a un excellent
29:59avec les plateformes.
30:00J'avais donné
30:01tout ce que j'avais
30:01mais j'y allais carrément
30:03pour faire un podium.
30:05Donc,
30:07c'est clair que
30:07c'était triste.
30:09Enfin,
30:09moi,
30:10j'étais triste
30:10de ne pas faire
30:11de podium
30:12à ce moment-là.
30:13Et après,
30:13je tombe enceinte.
30:14Donc,
30:14c'était vraiment merveilleux.
30:16C'est l'ascenseur émotionnel.
30:17Mais du coup,
30:17forcément,
30:18là,
30:19quand on dit
30:21qu'il n'y a plus de cœur,
30:22etc.,
30:22du coup,
30:25tu ressembres.
30:26Et après,
30:26je suis repartie
30:27dans une Olympiade
30:28avec une nouvelle équipe.
30:30Et au final,
30:30ça ne se passe pas très bien
30:31avec le coach italien.
30:34Enfin,
30:35avec l'équipe,
30:36il y a une mauvaise...
30:37Enfin,
30:37je ne sais pas.
30:38Je trouve qu'il n'y avait
30:39pas une bonne synergie.
30:40Donc,
30:41moi,
30:41je ne dis rien.
30:41Je prends sur moi.
30:42Je me dis,
30:43ouais,
30:43ça va le faire,
30:44ça va le faire,
30:44ça va le faire.
30:45Jusqu'à ce qu'on arrive
30:46à 11 mois des Jeux.
30:48Et là,
30:48je me dis,
30:48mais non,
30:49mais Elo,
30:49ça ne va pas le faire.
30:51Soit tu décides
30:52de faire ton truc
30:54et d'être bien
30:55et d'avoir aucun regret.
30:57Soit tu regrettes
30:58de rester dans une atmosphère
31:00qui ne te convient pas
31:00et tu ne vas peut-être pas au jeu
31:03et tu ne fais pas de médaille.
31:06Et j'ai pris le choix
31:07le plus difficile,
31:08le choix le plus courageux,
31:10je pense,
31:10de dire,
31:11ok,
31:11moi,
31:11je vais faire mon truc
31:12de mon côté
31:12et je vais essayer
31:14d'aller bien
31:15parce que j'étais en burn-out
31:16à ce moment donné-là
31:17et au final,
31:18c'est le meilleur choix
31:20de ma vie que j'ai fait.
31:21Oui,
31:21le résultat t'a donné raison
31:22et évidemment,
31:23ça c'est clair.
31:24J'aimerais juste revenir
31:24sur cette période de Tokyo,
31:26donc les Jeux
31:27et puis surtout l'après
31:28aussi avec cette fausse couche
31:29et tout ce qui s'en est suivi.
31:31Est-ce qu'il y a eu un moment,
31:32toi, Elodie,
31:32où tu t'es posée,
31:33tu t'es dit
31:33j'ai envie d'arrêter
31:35le pentathlon moderne ?
31:36Je me suis posée
31:38en 2023
31:39juste avant
31:40de parler à mon DTN
31:42et de faire une réunion.
31:43D'accord.
31:46Je ne savais pas
31:48si j'allais arrêter
31:48ou si j'allais continuer
31:49parce que je ne voyais pas
31:51d'issue.
31:51D'accord.
31:52Je n'y arrivais plus
31:53et je me disais
31:54ouais,
31:54tu as sacrifié
31:55ta vie de femme
31:55et au final,
31:59ça ne se passe pas bien.
32:01Enfin,
32:01je n'avais pas du tout
32:02l'équilibre qu'il fallait.
32:03C'était presque un dégoût
32:04un peu ?
32:05Ouais,
32:05je n'avais plus envie
32:06et puis le fonctionnement,
32:11j'avais perdu
32:12ma flamme intérieure.
32:14J'avais besoin
32:15de me retrouver en fait.
32:16Et il y a des moments
32:17comme ça,
32:17je pense.
32:19Et en fait,
32:20le système
32:22qui était conçu
32:22à ce moment donné-là,
32:25ça ne m'allait pas en fait.
32:27Les entraînements
32:28ne me convenaient pas
32:29et au final,
32:30je me disais
32:30mais je subis un truc
32:31qui ne me convient pas là.
32:32Je ne peux pas subir.
32:33si je subis encore plus longtemps
32:36mais tout va s'écrouler.
32:37Et là,
32:39pas de bébé,
32:40pas de médaille,
32:41pas de JO.
32:42Enfin,
32:42tous mes rêves
32:43en fait brisés
32:44parce que je subis
32:45un truc qui ne me convient pas.
32:46Donc,
32:47je me suis dit
32:48non,
32:48tu ne subis pas,
32:49tu prends ton courage
32:51à deux mains
32:51et tu fais
32:52ce que tu ressens
32:53au fond de toi
32:54avec ton cœur
32:54et c'est ce que j'ai fait.
32:56Et à ce moment-là,
32:57parce que là,
32:57tu en parles avec du recul,
32:58très bien,
32:59mais est-ce qu'à ce moment-là,
33:00quand tout va mal,
33:01j'ai envie de dire,
33:01tu as une personne
33:03qui est là
33:03pour que tu puisses
33:04mettre des mots
33:05M-O-T-S
33:06sur tes mots
33:06M-A-U-X ?
33:08Oui,
33:08complètement.
33:09Je suis accompagnée
33:10avec ma psychologue
33:11Meryem Salmi
33:12depuis huit ans.
33:15Donc,
33:15ce n'est pas elle
33:16qui me dit
33:17de faire ces choix-là.
33:18Mais en tout cas,
33:19ça me permet
33:20de mettre des mots
33:21justement
33:22sur les mots.
33:23mais
33:24elle m'a beaucoup aidée
33:27et après,
33:29il y a aussi
33:29tout mon entourage
33:32en dehors du sport
33:33qui m'a beaucoup aidée
33:34et je me suis dit,
33:36bon,
33:37vas-y,
33:38je fonce,
33:38je fais mon truc.
33:39Ça fait du bien
33:40quand on est athlète
33:40de haut niveau
33:41parfois de sortir justement,
33:42tu l'as dit,
33:42du cadre du sport
33:45et demander aussi l'avis
33:46des gens
33:47qui sont complètement extérieurs
33:48à ce que tu fais.
33:49Ah oui,
33:49complètement.
33:49Moi,
33:49ça m'a fait du bien
33:50d'avoir des personnes extérieures
33:52à mon sport
33:53qui me connaissent
33:54et qui voient
33:55comment je fonctionne
33:56et qui m'ont dit,
33:57mais là,
33:57Elodie,
33:58tu n'as plus ta lumière,
33:59tu es complètement éteinte
34:00en fait.
34:02Et du coup,
34:02vas-y,
34:03moi,
34:03ce n'est pas moi en fait,
34:04je suis quelqu'un
34:05où je suis solaire,
34:07j'ai le sourire,
34:09en fait,
34:09je fais du sport pour moi
34:10pour avant tout
34:12me lancer des challenges,
34:16me faire des défis
34:17et tout ça
34:18et je me suis dit,
34:18bon,
34:18vas-y,
34:19c'est un super défi
34:19à 11 mois des Jeux,
34:22tu vas le relever et tout.
34:23Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de monde
34:27sur le moment
34:27qui croyaient en moi,
34:28mais vraiment,
34:30mon cercle proche,
34:31ils croyaient
34:31parce qu'ils me connaissaient,
34:32ils savaient que j'avais retrouvé
34:34ma flamme
34:35et mon énergie
34:35et ma lumière
34:36et quand j'ai ça,
34:39je peux aller au bout du monde
34:39donc c'est vrai que
34:41c'était juste ça
34:42qu'il fallait que je retrouve
34:43et finalement,
34:45je suis arrivée
34:46aux Jeux de Paris
34:46et c'était pour moi.
34:48Et à quel moment
34:49quand tu décides
34:50de tout changer
34:51à 11 mois des Jeux,
34:51quitter l'INSEP,
34:53changer de lieu,
34:55de groupe d'entraînement,
34:56vraiment t'entourer différemment,
34:57à quel moment
34:58toi tu te dis,
34:59ok,
34:59là je suis dans la bonne direction,
35:00j'ai fait le bon choix,
35:01j'en suis sûre ?
35:03Dès l'instant où je fais la première coupe du monde,
35:10je ne fais pas une super,
35:11je ne sais plus combien je fais,
35:13je n'étais pas dans le résultat,
35:14j'étais vraiment dans,
35:16ok,
35:16étape par étape,
35:17ça va le faire,
35:18ça va le faire,
35:18ça va le faire.
35:19Et en fait,
35:21c'était les sensations dans mon corps,
35:23je me retrouvais dans tout,
35:25en fait,
35:25ma fluidité,
35:26mon relâchement,
35:28mon sourire en compète,
35:30j'avais envie,
35:33avant les compètes,
35:34j'ai fait toutes les compètes toute l'année,
35:35ça ne m'a pas épuisée en fait,
35:37c'est que j'avais vraiment envie
35:38de faire de la compète,
35:38j'étais vraiment,
35:40là et l'autre compète,
35:42et ça faisait trop plaisir en fait,
35:44juste,
35:45même si je n'ai pas gagné des compètes
35:46avant les Jeux,
35:48juste cet état d'esprit que j'avais,
35:50me confirmait que je serais là
35:52au moment des Jeux.
35:53Oui,
35:54que tu étais en train de remonter la pente
35:55et que...
35:55Je n'étais pas favorite au jeu,
35:57je n'étais pas,
35:59en fait,
35:59je pense qu'on n'aurait pas misé sur moi,
36:01mais dans ma tête,
36:02je me disais,
36:02ouais,
36:04je sais que je vais être là,
36:05j'y croyais,
36:06je croyais en moi en fait,
36:07j'ai retrouvé ma confiance en moi
36:08et quand tu as confiance en toi
36:10et que tu retrouves
36:11cette foi en toi finalement,
36:14et bien c'est là où,
36:16même s'il y a du blabla autour,
36:19que les gens croient,
36:19enfin certaines personnes
36:20ne croient pas en toi...
36:22Ça t'a peut-être transcendé d'ailleurs.
36:23Et bien en fait,
36:23ouais,
36:24ça m'a transcendée
36:24et en fait,
36:26j'ai pensé,
36:27j'ai écouté que mon instinct
36:28et mon cœur.
36:29C'est vrai qu'on t'a senti
36:30pendant les Jeux de Paris
36:31libérée,
36:32totalement.
36:33Je parlais de Rio,
36:34là tu avais une pression forcément,
36:36tu fais vice-championne du monde,
36:37t'es attendue,
36:38tu changes de statut.
36:39Là,
36:40à Paris,
36:40tu ne fais pas forcément partie
36:41des favorites,
36:42comme tu dis,
36:43mais en fait,
36:43ça t'a porté.
36:44Ça t'a,
36:45oui,
36:45complètement une élodie
36:46libérée,
36:47joyeuse dans son truc.
36:49Complètement,
36:50c'était totalement ça
36:50et je voulais vraiment me dire,
36:53ces Jeux de Paris,
36:53c'est une fois dans ta vie,
36:55tu n'as aucun regret
36:57quand tu passes la ligne d'arrivée.
36:59S'il faut,
36:59j'aurais fait
37:00quatrième,
37:03cinquième,
37:04sixième,
37:05mais j'aurais donné
37:06la même énergie
37:06et j'aurais donné
37:07le maximum de moi-même
37:08comme j'ai fait,
37:09je n'aurais pas été déçue
37:10en fait,
37:11parce que
37:12j'étais là,
37:15j'ai profité,
37:16j'ai kiffé
37:16et en fait,
37:18je me suis battue
37:20jusqu'au bout.
37:21De toute façon,
37:22j'ai envie de te dire
37:22que c'est un peu
37:23la phrase bateau,
37:23mais le plaisir,
37:24c'est la clé du succès.
37:25Tu dois en discuter
37:26peut-être avec Manon
37:26Appétit-Brunet,
37:27championne olympique
37:28des scrims.
37:30Elle était passée
37:30dans l'émission,
37:31précédente émission
37:32Sportstream,
37:33et elle m'avait dit
37:34justement que
37:34la clé de sa réussite,
37:36ça avait été ça,
37:36c'était le fait
37:37qu'elle ait pris plaisir
37:38durant l'intégralité
37:39de ses Jeux olympiques.
37:40Moi, Manon,
37:41j'ai eu la chance
37:42de pouvoir la voir.
37:43J'étais devant ma télé
37:45et en fait,
37:47c'était le 28 juillet
37:49sa compète,
37:51le 27 ou le 28,
37:52je ne sais plus,
37:52mais moi,
37:53je commençais le 6 août,
37:56non, le 8 août.
37:57Bien plus tard.
37:58Donc, j'ai eu le temps
37:59de la regarder
37:59et en fait,
38:00elle m'a inspirée
38:00dans le sens où
38:01son sourire à la finale,
38:05quand elle souriait
38:06et qu'elle était
38:07dans ses matchs,
38:10le fait de la voir
38:12prendre du plaisir,
38:12d'être ouverte
38:13comme ça
38:14avec le public,
38:15etc.,
38:16je me suis dit
38:16mais moi aussi,
38:17j'ai envie de kiffer
38:17comme ça en fait.
38:19J'ai envie de profiter,
38:19j'ai envie d'avoir le sourire,
38:20je n'ai pas envie
38:21d'être fermée
38:21et d'être en mode
38:23non,
38:25c'est là où tu vas
38:25choper l'énergie du public,
38:26c'est là où tu vas
38:27choper l'énergie
38:28et moi,
38:29en fait,
38:29ça m'a transcendée
38:30en fait.
38:30J'étais,
38:30mais le public français
38:33et toute cette énergie
38:35des Jeux,
38:35ça m'a galvanisée
38:37et ça m'a fait
38:38faire des performances
38:39incroyables.
38:40En plus,
38:41tu devais être super fière
38:42de toi
38:42parce qu'entre la Elodie
38:44plus jeune
38:45qui avait des blocages
38:47un peu psychologiques
38:48qui n'arrivaient pas
38:48à s'exprimer
38:49en compétition
38:49et la Elodie
38:50des Jeux de Paris
38:51qui était complètement libérée,
38:53il y a quand même
38:53un chemin incroyable
38:55parcouru.
38:55C'est incroyable.
38:57C'est ça en fait,
38:58c'est quand je regarde
38:58mon propre chemin,
39:00je suis tellement fière
39:02d'où je suis partie
39:04et d'où je suis arrivée
39:05en fait
39:06et je me dis
39:08mais la petite fille
39:09qui rêvait
39:10de participer
39:12aux Jeux olympiques
39:12déjà
39:13et d'avoir deux médailles
39:15aux Jeux olympiques,
39:16ouais non,
39:16c'est incroyable.
39:18Tu la qualifierais comment
39:19cette médaille ?
39:19C'est la médaille
39:20de la résilience ?
39:22Ouais,
39:23c'est une victoire
39:24personnelle
39:25et c'est la médaille
39:26de la résilience
39:27vraiment parce que
39:28et puis aussi
39:29je pense que c'est
39:30ouais,
39:30c'est la médaille du courage
39:32parce que
39:33il faut être courageuse
39:35d'avoir
39:36misé à 11 mois
39:38des Jeux
39:38de dire
39:38je vais faire mon truc
39:39et vous allez voir quoi.
39:42Elodie,
39:42je t'ai demandé
39:42avant l'émission
39:43de choisir une musique.
39:44On va l'écouter en plateau,
39:45c'est une très très belle musique
39:46qui s'appelle Run
39:47de Ludovico Enodi,
39:49j'adore cet artiste
39:51et ce que j'aime bien
39:51dans cette musique,
39:52je me suis amusé,
39:53je suis peut-être allé
39:54un petit peu loin
39:54mais tu vas me le dire,
39:55j'ai analysé un peu
39:56cette musique
39:56et ça commence calmement,
39:59ça s'accélère
39:59de plus en plus,
40:00un rythme effréné,
40:01on est presque
40:02un peu essoufflé
40:02puis ça revient
40:03tout doucement
40:04dans un calme
40:05un peu apaisant,
40:06une respiration
40:07un peu retrouvée.
40:08Je trouve que ça correspond
40:08très bien à ton parcours
40:09en fait,
40:10à tout ce que tu as vécu.
40:11Je ne sais pas
40:12mais en tout cas
40:12cette chanson,
40:13cette musique de Ludovico
40:17je l'écoutais
40:19dans le bus
40:19en boucle
40:20parce que c'était
40:21vraiment la musique
40:23qui me mettait
40:23bien en énergie
40:26tout,
40:27c'était ma musique
40:28de compète
40:28et à chaque fois
40:31je la mets
40:31en compète
40:33c'est tout le temps
40:35et je l'ai fait écouter
40:36beaucoup à Sacha
40:37quand elle était
40:37dans mon ventre.
40:39Toujours maintenant
40:39c'est vraiment agréable.
40:40Mais j'adore
40:41Ludovico Enodi,
40:41j'ai été le voir en concert
40:42avec Valentin
40:44à Milan
40:45parce qu'en fait
40:46la seule fois
40:48où je regarde
40:49il était en concert
40:49à Milan
40:50j'ai dit
40:50vas-y
40:50on va le voir
40:51à Milan
40:51et tout
40:51mais j'étais hyper émue
40:54parce que je l'adore
40:55en fait
40:55pour moi
40:56il va chercher
40:57des trucs en moi
40:58qui font que
40:59j'arrive à ressentir
41:01des émotions incroyables
41:02et du coup
41:03j'écoute un peu
41:04tout comme musique
41:05mais cette musique là
41:06c'est vraiment
41:06on va dire
41:08qu'elle a vraiment
41:09un sens particulier
41:10quand je l'écoute
41:11émotionnellement
41:12elle me met dans
41:13un état
41:13je ne sais pas
41:15j'ai l'impression
41:15d'être dans un flot
41:16avec cette musique
41:16ça me met bien
41:18moi j'adore
41:19Una Matina
41:20j'adore aussi
41:21c'est vraiment
41:21la même fois
41:22elle est incroyable
41:22tu l'écoutes
41:23tu as envie de pleurer
41:24ouais mais en même temps
41:25je ne sais pas
41:26elle me met bien
41:27exactement
41:28en même temps
41:28tu l'écoutes pendant
41:29les scrims
41:30par exemple
41:31pendant les scrims
41:32je me la mets
41:33avant les scrims
41:34et ça me met dedans
41:35alors que tu vois
41:36on va faire de l'escrime
41:36et du combat
41:37donc j'adore
41:39Elodie
41:40on l'a dit
41:41tu es passé par
41:42plein de phases compliquées
41:44dans ta carrière
41:45tu as su les surmonter
41:45et ça je te dis
41:46bravo vraiment
41:47est-ce que tu trouves
41:48qu'actuellement
41:48le sujet de la santé mentale
41:50est beaucoup plus abordé
41:50bien heureusement
41:51mais est-ce que tu trouves
41:52qu'on considère encore trop
41:53les athlètes
41:53comme des résultats sur pattes
41:55des machines à gagner
41:56ouais moi je trouve
41:59que c'est un sujet intéressant
42:02parce que
42:02on peut voir aujourd'hui
42:05que la plupart des athlètes
42:07ont besoin
42:10de préparation mentale
42:12et c'est dans tous les pays
42:13en fait
42:14donc que ce soit
42:15préparation mentale
42:16ou psychologie
42:17moi je travaille
42:18avec une psychologue
42:19et le pionnier
42:21dans tout ça
42:21ça a été quand même
42:22Teddy Riner
42:22qui à l'âge de 14 ans
42:24s'entoure de sa psychologue
42:25Meryem Salmi
42:26du coup
42:27moi ça m'a beaucoup inspirée
42:29et je me suis dit
42:30je me suis toujours
42:32sentie différente
42:33et j'ai senti toujours
42:34que j'avais besoin
42:35quand même
42:36d'aide là-dessus
42:37et que
42:37j'avais besoin
42:39de travailler
42:39sur ce volet-là
42:41et je pense qu'en fait
42:43aujourd'hui
42:44je ne travaille pas
42:45parce que ça ne va pas
42:46ou je travaille
42:47parce que j'ai envie
42:47de développer des compétences
42:48j'ai envie d'apprendre
42:50sur moi-même
42:51et j'ai envie d'évoluer
42:52tout le temps
42:53en fait
42:53mon objectif
42:54de vie
42:55c'est de grandir
42:57en permanence
42:57et d'en apprendre
42:58sur moi-même
42:59et d'être la meilleure
43:00version de moi-même
43:01tout simplement
43:01et je pense que
43:02ça aide beaucoup
43:03en tout cas
43:04à mieux se connaître
43:06et à comprendre
43:08le monde
43:09dans lequel on vit
43:10et non
43:11moi j'adore
43:12en tout cas
43:12ce travail-là
43:13c'est hyper dur
43:14mais c'est beau
43:17au final
43:17en tout cas
43:18après Paris
43:19pour Elodie
43:20c'est pas encore
43:21tout à fait fini
43:21on va en parler
43:22dans Chaud devant
43:23alors Chaud devant
43:28Elodie
43:29c'est l'avenir
43:29forcément
43:30on va en discuter
43:31tous les deux
43:31puisqu'après Paris
43:32il y a Los Angeles
43:332028
43:33c'est un objectif
43:36pour toi
43:36vraiment maintenant
43:36tu veux participer
43:38aux Jeux de Los Angeles
43:39on sait que le chemin
43:39sera long
43:40il faut se qualifier
43:40etc
43:41mais en tout cas
43:41c'est l'objectif
43:43forcément
43:43si je repars
43:44là c'est pour une Olympiade
43:45et c'était l'objectif
43:46de se qualifier
43:48pour Los Angeles
43:48après
43:50voilà
43:51comme j'ai dit
43:51à la nouvelle épreuve
43:52d'habitude
43:53en fait
43:54je ne suis pas du tout
43:54dans le même mind
43:55que les autres Olympiades
43:58où je repartais
43:59et là
44:01j'ai envie d'y aller
44:01étape par étape
44:02de savourer aussi
44:03et de prendre le temps
44:04de construire
44:06sur un nouveau corps
44:08sur de nouveaux objectifs
44:10aussi
44:10un nouveau sport
44:11et c'est un challenge
44:13un peu différent
44:16parce que là
44:16je me lance
44:16un peu dans l'inconnu
44:17c'est pas comme si
44:18je maîtrisais mon sport
44:19tu me dis
44:19bah vas-y
44:20là on repart
44:21pour Los Angeles
44:22c'est l'équitation
44:23tu connais ton sport
44:25c'est le même format
44:26etc
44:27là mon sport
44:27il a complètement changé
44:29tu as eu une appréhension
44:30justement
44:30vis-à-vis de ça
44:31ce que tu t'es dit
44:32quand on a appris
44:33le changement de discipline
44:34le parcours
44:35qui remplace l'équitation
44:36toi tu t'es dit
44:37peut-être
44:38c'est le moment
44:38pour moi d'arrêter
44:39ou tout de suite
44:40tu as voulu te lancer
44:41dans ce nouveau challenge
44:42j'avais pas envie
44:43d'arrêter
44:43déjà tout de suite
44:45parce que je sentais
44:45que j'avais encore besoin
44:46de m'exprimer en sport
44:47et j'avais pas clôturé
44:49encore mon chapitre
44:51et puis
44:52j'adore ce que je fais
44:54c'est vraiment une passion
44:55donc
44:55et j'avais vraiment
44:57ce challenge là
44:58de me dire que
44:58je pouvais revenir
44:59en étant maman
45:00donc ça m'a challengé aussi
45:01donc je pense que
45:04ouais Los Angeles
45:06c'est un objectif
45:10et là quand je le visualise
45:13aujourd'hui
45:13dans ce canapé
45:14je me dis
45:15c'est une montagne
45:16c'est la première fois
45:17que ça me fait ça
45:18je me dis
45:18je sais pas si je vais y arriver
45:20j'ai plein de doutes
45:22quand je me vois en vidéo
45:25à l'entraînement
45:25j'ai beaucoup de mal
45:26à me regarder en ce moment
45:27parce que
45:28j'ai toujours construit
45:29les choses
45:30de manière
45:30en étant totalement
45:33sur la performance
45:33et tout ça
45:34et là aujourd'hui
45:34je suis pas performante
45:36en ce moment
45:37forcément je reviens
45:38d'une grossesse
45:39et je maîtrise pas
45:40un sport
45:40dans ma discipline
45:42donc
45:42on va voir
45:44en tout cas
45:44je vais m'accrocher
45:45et puis je sais
45:46qu'il y a un bon groupe
45:47à l'INSEP
45:48qui va m'aider
45:48aussi
45:49les jeunes
45:50ils vont pouvoir
45:50me donner plein de conseils
45:52ils sont là
45:53les petits jeunes
45:53qui sont déjà à fond
45:55ils sont déjà à fond
45:56et
45:56voilà
45:58j'ai à coeur aussi
45:59de transmettre
46:00et je pense que
46:02faire de la transmission
46:04aussi
46:04c'est important pour moi
46:06avant d'arrêter ma carrière
46:07et si je peux transmettre
46:08dans ce groupe
46:09de jeunes
46:10à l'INSEP
46:10où moi
46:12je suis la plus âgée
46:14on va dire
46:14mais aujourd'hui
46:16on voit
46:16qu'on peut durer
46:18aussi dans le sport
46:18et c'est ça qui est beau
46:19et
46:21ben voilà
46:22ça va m'éclater
46:24je pense
46:25et
46:26alors on sait que
46:26l'équitation
46:27bon tu l'as dit déjà
46:28toi tu as commencé
46:28le pentathlon
46:29pour te challenger
46:29c'est une discipline
46:30que tu as su apprivoiser
46:31que tu as réussi
46:32à maîtriser
46:33à Paris
46:34bon tu nous as tous
46:35émerveillés
46:36avec Fly
46:36à Versailles
46:37il y a eu un pincement
46:39au coeur
46:39quand tu as fini Paris
46:40tu as eu ta médaille d'argent
46:41et tu t'es dit
46:41voilà
46:42mon sport change
46:44l'équitation c'est terminé
46:45ben ça je le savais
46:47on l'a su 3 ans avant
46:48mais oui il y a eu un pincement
46:50au coeur
46:50j'ai réalisé
46:51ben
46:51déjà quand je suis allée
46:53voir mon cheval
46:54deux jours après ma médaille
46:56j'ai été voir Fly
46:57et là j'ai vraiment réalisé
46:58que c'était fini
46:59l'équitation
47:00j'ai
47:01ouais
47:03ça a été dur
47:04quand même
47:04de se dire que
47:06ça y est
47:06on passait dans une nouvelle ère
47:07en fait
47:08et
47:09tu en penses quoi toi de ça
47:10parce que moi j'ai eu du coup
47:11Hugo Castodi
47:12Hugo Castodi
47:13je fais un mix
47:14Hugo Fleuro
47:15et Rebecca Castodi
47:16dans ce canapé
47:17et qui me disaient
47:18évidemment
47:18qu'ils étaient
47:18ben plutôt contents
47:20du changement de discipline
47:21mais c'est une autre génération aussi
47:22ah ben totalement
47:23non non mais je suis très contente
47:24de ce changement là
47:25et je me dis que c'est
47:26génial pour mon sport
47:28donc en fait
47:29pour mon sport
47:30et pour qu'on reste aux Jeux Olympiques
47:32c'était inéluctable
47:33donc
47:34non c'est
47:35mais après voilà
47:37c'est aussi moi
47:38je prends conscience
47:39que je suis plutôt
47:40sur la fin de ma carrière
47:41et
47:42forcément
47:43quand on te change
47:43une discipline
47:44que tu dois réapprendre
47:45soit tu le prends
47:47mal
47:47et tu te dis
47:48ah non
47:48c'est embêtant
47:49et moi je l'ai pris
47:50plutôt dans
47:51le challenge
47:52et dans le défi
47:52en fait
47:52donc là je suis là-dedans
47:54et dans la découverte aussi
47:56et tu penses que c'est
47:57une nouvelle discipline
47:58qui peut te correspondre ?
47:59je me dis tu vois
48:00t'es grande
48:00t'es élancée
48:01t'es puissante
48:02bah là en ce moment
48:03je suis
48:03là en ce moment
48:05je travaille en muscu
48:07en tout cas pour
48:08mais il faut plein de compétences
48:10quand même
48:10dans ce nouveau sport
48:11et quand je les vois faire
48:12moi ça m'impressionne
48:13parce que j'ai pas encore
48:14l'énergie on va dire
48:17et les muscles
48:19pour le faire
48:19mais j'ai hâte
48:20de pouvoir essayer
48:21ouais
48:21franchement
48:22mais je pense que ouais
48:23mon envergure va m'aider
48:24sur certains trucs
48:25après
48:26en pentathlon
48:27ce qui est bien
48:27c'est qu'à chaque fois
48:28on s'adapte avec nos gabarits
48:30et en pentathlon
48:31tu vois tout type de gabarit
48:33en fait
48:33donc tu peux gagner
48:34en étant grand
48:35plus petit
48:37et tu fais avec tes armes
48:38en fait
48:38Elodie je voulais te parler
48:39d'un autre projet
48:40qui te tient à coeur
48:41c'est de monter une académie
48:42une structure un peu mondiale
48:43de pentathlon
48:44est-ce que tu peux m'en parler
48:45m'expliquer comment l'idée
48:46a émergé chez toi
48:47ouais j'ai plein de projets en tête
48:49c'est vrai que j'ai
48:50l'un de tes nombreux projets
48:50ouais j'en ai plusieurs
48:52et c'est vrai que c'était
48:53c'est un rêve
48:54de monter aussi une académie
48:56pour le sport
48:58que ce soit international
49:00et pour mon sport
49:02pour le faire grandir aussi
49:03et puis pour donner la chance
49:05à des pays
49:07qui n'ont pas forcément
49:08de grands moyens
49:10et de venir découvrir
49:12le sport en France
49:13un peu comme ils font
49:14aux Etats-Unis
49:14ça serait où ?
49:16tu as déjà une idée de lieu ?
49:17je ne sais pas encore le lieu
49:18mais c'est encore
49:19pourquoi pas
49:21pourquoi pas
49:22ça serait génial
49:22mais un lieu
49:24où on puisse tout faire aussi
49:25mais ouais
49:27ça serait génial
49:28de
49:28j'ai marqué mon sport
49:31je pense
49:31de par mes médailles
49:32aux Jeux Olympiques
49:33et j'aimerais bien
49:35laisser une trace
49:35en montant une académie
49:37ça serait vraiment
49:38quelque chose
49:39qui me tiendrait à coeur
49:40après là
49:40j'ai eu plein de projets
49:42ces derniers temps
49:44mon projet principal
49:45c'était mon bébé
49:46évidemment
49:47finir ma maison
49:48et après
49:49on va se lancer
49:51déjà dans la reprise
49:53de mon sport
49:54de la compétition
49:55et c'est vrai
49:56qu'en pentathlon
49:56quand même
49:56on a 5 disciplines
49:57donc il ne faut pas l'oublier
49:58donc ça prend beaucoup de temps
49:59bien sûr
50:00mais oui
50:02je suis quelqu'un
50:02j'adore les projets
50:03et c'est ça qui me fait vibrer
50:04et je pense que
50:05tant que j'aurai des projets
50:07je serai envie
50:08j'ai envie
50:09d'avoir plein de projets
50:11tout le temps
50:11on a beaucoup parlé
50:12de pentathlon
50:12avec Elodie
50:13bon on va parler d'autre chose
50:14maintenant
50:14on va se poser tranquillement
50:16tous les deux
50:16au coin du feu
50:17alors Elodie
50:23la Elodie dans la vie
50:24de tous les jours
50:25elle est comment
50:26comparée à la Elodie
50:27pentathlète
50:28dans la vie de tous les jours
50:30dans la vie de tous les jours
50:30je suis assez calme
50:31posée
50:32j'aime bien
50:32j'aime bien être tranquille
50:34surtout en ce moment
50:36je ne sais pas si c'est le fait
50:37d'être maman
50:38mais de base
50:39ouais j'aime bien passer du temps
50:42avec mes amis
50:42faire des petites sorties
50:44au resto
50:46mais assez chill
50:47et après j'aime bien aussi
50:48faire des expos
50:49j'adore l'art
50:50j'adore la mode
50:51j'aime beaucoup
50:51aller à des défilés
50:54ouais
50:54faire des photos aussi
50:57j'ai adoré faire des shoots
50:58notamment pour Madame Pigaro
51:00ouais non
51:02c'est un milieu
51:03que j'aime beaucoup
51:03et qui m'inspire aussi
51:06dans mon sport
51:06d'ailleurs
51:07là j'ai la Elodie
51:08pentathlète en face de moi
51:09mais j'aurais pu avoir
51:10la Elodie mannequin aussi
51:11puisque je crois que
51:12quand t'as 14 ans
51:13on vient te repérer
51:15un peu dans la rue
51:15à Saint-Etienne
51:16en me disant
51:16toi tu vas être
51:17une future grande mannequin
51:18ouais c'est ça
51:19mais ils sont pas
51:21forcément trompés
51:21parce que c'est vrai
51:22que j'ai fait deux fois
51:22la couverture de Madame Figaro
51:24et du coup
51:25j'étais quand même
51:25hyper fière
51:27mais en même temps
51:27de me dire
51:28c'est génial
51:30parce que je la fais aussi
51:31en tant que
51:32en tant que championne
51:33et je trouve que c'est génial
51:36de pouvoir être les deux
51:37en fait au final
51:38qu'est-ce qui te plaît
51:38dans le mannequinat
51:40c'est de te sentir
51:40belle, puissante
51:42affirmée
51:43ouais c'est
51:44belle, puissante
51:45affirmée
51:45faire passer des messages
51:46à travers les vêtements
51:47et ouais
51:52j'aime
51:52j'adore
51:53j'adore les vêtements
51:54j'adore pouvoir
51:56mettre plusieurs costumes
51:58me changer
51:59essayer plein de tenues
52:01mettre des tenues
52:02improbables
52:04et enfin
52:05c'est trop
52:06c'est trop cool
52:07donc Elodie
52:07tu as d'autres passions
52:08aussi dans la vie
52:09le cinéma notamment
52:10alors que la petite Sacha
52:11se réveille
52:12voilà
52:13évidemment
52:13le cinéma
52:14donc tu rêves
52:15de jouer dans des films
52:17c'est ça ?
52:18ouais j'aime beaucoup
52:19la comédie
52:19j'aime beaucoup
52:20le théâtre aussi
52:20parce que j'ai fait du théâtre
52:21j'ai fait une école de théâtre
52:22à un moment donné
52:24mais bon c'est vrai
52:25qu'il me faudrait le temps
52:27aussi de pouvoir me lancer
52:28et c'est vrai que
52:30là j'ai plein de projets aussi
52:32donc j'ai mis un petit peu
52:33de côté pour l'instant
52:34mais c'est vrai que c'est un rêve
52:35que j'ai toujours eu aussi
52:36de faire du cinéma
52:38j'ai eu la chance
52:39de plusieurs fois
52:42être invitée au festival de Cannes
52:43mais j'ai jamais pu y aller
52:44parce qu'à chaque fois
52:45il y avait des compètes
52:46etc
52:46donc j'espère qu'un jour
52:48je pourrai y aller
52:49en tout cas pour
52:51pourquoi pas
52:52avoir fait un film
52:54dans une seconde vie
52:56bien sûr
52:56question difficile
52:58Elodie
52:58tu me donnes ton top 3
52:59de tes meilleurs films ?
53:01mon top 3
53:02forcément j'aime beaucoup
53:04Gladiator
53:05c'est un film
53:06qui m'a beaucoup marqué
53:07Interstellar
53:08je pourrais le regarder
53:10vraiment tout le temps
53:11il est juste derrière toi
53:12la petite cassette
53:13incroyable
53:14et après dans un tout autre registre
53:18mais c'est un film
53:19que j'ai adoré
53:20c'est Thelma et Louise
53:20j'aime les films
53:23assez psychologiques
53:24j'aime tout type de films
53:25mais c'est vrai que
53:26là j'en ai donné 3
53:28il y en a plein
53:31je pourrais en citer encore
53:33et idéalement là
53:34on se projette
53:35un peu une autre vie
53:37enfin peut-être pas
53:37parce que si c'est ta passion
53:38je sais comment tu t'investis
53:39dans les différents projets
53:40que tu as
53:41donc ça va peut-être
53:41se réaliser un jour
53:42si on devait te donner
53:44un rôle dans un film
53:44ça serait lequel Elodie
53:45un rôle que tu kifferais
53:46vraiment énormément ?
53:48un rôle que je kifferais
53:50énormément
53:51plutôt un rôle
53:55psychologique
53:57mais d'une femme forte
53:58et puissante quand même
53:59ok
54:00juste aussi
54:01on a une petite photo
54:02Elodie
54:02tu vas me dire
54:03si ça aussi
54:03ça fait partie
54:04de tes passions
54:04on regarde cette photo
54:06ah ouais
54:08la chanson
54:08ouais j'adore chanter aussi
54:11c'est vrai ?
54:11et les karaokés
54:12genre là
54:14si je te demande
54:15de chanter un peu
54:16j'ai aucune prétention
54:16de dire que je chante bien
54:18mais ouais
54:18là c'était
54:19c'était à une soirée
54:21et on faisait un karaoké
54:22c'était sympa
54:23la petite photo qui va bien
54:24et maintenant
54:24on va finir cette émission
54:25tout fait tout flamme
54:26alors très simple Elodie
54:33tu vas avoir plusieurs questions
54:34des questions tièdes
54:35des questions chaudes
54:36des questions brûlantes
54:37ok ?
54:38ok
54:38allez on commence par les questions tièdes
54:40la première question tiède
54:42Sacha
54:42est-ce qu'elle fera du pentathlon
54:44obligatoirement ?
54:45du pentathlon moderne
54:46est-ce que tu voudrais qu'elle en fasse ?
54:48est-ce que Valentin voudrait aussi qu'elle en fasse ?
54:50elle choisira
54:51mais pourquoi pas
54:53d'accord
54:53vous lui laisserez le choix quand même
54:55ouais on lui laissera le choix quand même
54:56mais si elle fait du pentathlon
54:58c'est quand même
54:59bon on sera content
54:59ouais évidemment
55:00deuxième question
55:02la pire séance pour toi
55:03ça peut être
55:03voilà en escrime
55:04en course
55:05peu importe
55:06en tir
55:06en natation
55:06la pire séance
55:08que je
55:09la séance de l'horreur
55:12vraiment
55:12quand tu sais que t'as cette séance
55:13tu te vois déjà en train de vomir
55:15les cardio d'Anne-Laure Morini
55:17où elle me fait
55:18un cardio par exemple
55:19avec Clarisse avec Binnou
55:20et
55:21et que en fait
55:24elle me fait faire des trucs un peu
55:26tu sais un peu
55:27où tu
55:28tu passes en dessous des trucs
55:30enfin
55:30voilà des trucs un peu
55:32un peu dur
55:33un peu
55:33où tu dois te mettre
55:35enfin
55:36moi je suis pas
55:37je suis pas quelqu'un
55:38qui me
55:38comment dire
55:39de base
55:40qui suis
55:40je suis pas
55:42je fais pas des trucs
55:44tu sais
55:45où tu te baisses
55:46et tout ça
55:47où tu te plies
55:48où tu es au sol
55:49et quand elle me met des trucs comme ça
55:51c'est
55:52c'est un peu dur
55:53allez on se dépêche
55:54pour que Sacha tienne le coup
55:55jusqu'au bout
55:56il reste peu de questions
55:57je n'arrive pas à être concentrée
55:57Sacha
55:58elle me perd dans mes mots
56:00trois choses géniales à faire à Saint-Etienne
56:02on rappelle que tu es de là-bas
56:03trois choses géniales à faire à Saint-Etienne
56:06aller faire des balades dans le Pilar Rochetaillé
56:08aller faire du ski de fond au Bessat
56:10et aller à la Cité du Design
56:16ou au Musée d'Art Moderne
56:18elle est forte
56:19ok
56:20les questions chaudes
56:20qui sera la prochaine grande figure du pentathlon moderne français ?
56:24ah bah là
56:25peut-être Sacha ?
56:26Rebecca Castodi peut-être
56:28Rebecca Castodi
56:29le plus grand défaut de Valentin ?
56:31le plus grand défaut de Valentin ?
56:33hyper perfectionniste
56:36mais je sais pas si c'est un défaut
56:37ah c'est une qualité et un défaut en même temps
56:39si tu n'avais pas été sportif de haut niveau
56:41tu aurais fait quoi Elodie ?
56:42du mannequinat
56:43du mannequinat
56:44les trois questions brûlantes pour finir
56:45si tu pouvais retirer une discipline du pentathlon
56:48à quelle ce serait ?
56:50le tir
56:52le tir
56:52Elodie, présidente de la fédération française de pentathlon
56:56est-ce que ça pourrait le faire un jour ?
56:57je suis déjà vice-présidente
56:59et présidente ?
57:00pourquoi pas
57:00pourquoi pas
57:01Elodie, quel sera le titre de ton futur livre
57:04si tu en écris un un jour
57:05mais je sais que ça doit faire partie de tes projets peut-être
57:07mon chemin
57:10un truc comme ça
57:11sur le chemin d'Elodie
57:12un truc comme ça
57:13magnifique
57:14voilà on en a fini avec cette séquence tout feu tout flamme
57:16et on en a surtout fini
57:17avec cette première émission
57:18on s'enflamme
57:19merci beaucoup Elodie
57:20merci beaucoup
57:21pour cette grande première
57:23et Sacha vraiment
57:24félicitations
57:24tu lui raconteras quand elle sera plus grande
57:26elle est déjà patiente non ?
57:27franchement c'est hallucinant
57:28incroyable
57:28incroyable
57:29merci beaucoup Elodie
57:30et puis je te souhaite une bonne continuation
57:32on se recroisera de toute façon
57:33merci beaucoup
57:34et puis moi je veux remercier toute l'équipe en régie
57:36évidemment Paul Levrette au son
57:37Julien Perronnet à l'édition
57:38François Caudal
57:39à la réalisation
57:40Sandrine David au maquillage
57:41et puis Rosamont aussi pour la production
57:43merci à toutes et à tous
57:44je vous souhaite une excellente soirée
57:45on se retrouve dimanche prochain
57:47pour un nouvel épisode
57:48de On s'enflamme
57:49on s'enflamme
58:06et on s'enflamme
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