00:01Marie Olouch avait 25 ans lorsqu'elle est décédée à la suite d'un avortement pratiqué dans des mauvaises conditions.
00:07Sa tombe se trouve à Karabok, un petit village de l'ouest du Kenya, à côté de la maison où elle vivait, avec son mari et ses deux enfants.
00:15Dans ce pays, l'avortement n'est légal que si la santé de la femme est en danger, un danger non précisé par la loi.
00:22« Peut-être a-t-elle refusé de dire la vérité parce qu'elle avait décidé dans son esprit qu'elle devait avorter et aussi parce qu'elle savait que c'était illégal et que personne dans la communauté n'accepterait ou n'autoriserait l'avortement, ce qui l'a poussé à mentir à ce sujet et à cacher la vérité.
00:41Je peux le dire, même si elle ne nous l'a pas dit, je peux dire que c'est la raison pour laquelle elle a caché la vérité. »
00:52La médecine, sous anonymat par crainte de représailles, a frôlé le pire lorsqu'elle était enceinte et qu'elle avait voulu avorter avec une pilule.
01:05Je saignais beaucoup, j'avais des douleurs abdominales, je devenais trop pâle. J'ai donc décidé d'aller voir le médecin à l'établissement le plus proche.
01:13« Oui, en fait, quand je suis arrivé là-bas, le médecin m'a dit qu'il était presque trop tard, que si je n'avais pas pu m'y rendre à ce moment-là, j'aurais pu mourir. »
01:30« Niché dans des ruelles secondaires à travers le pays, les cliniques continuent de fournir aux femmes des soins post-avortement au péril de leur vie. »
01:40« Une pratique que combat l'avocat Charles Kandiamar. »
01:47« Et vendredi précédent, j'étais à la haute cour pour plaider deux affaires dans lesquelles la question de l'avortement était soulevée. »
01:53« Et actuellement, mon organisation a déposé un recours devant la cour d'appel concernant l'interprétation de la portée autorisée de l'avortement. »
02:00« Je ne dirais pas que la situation est complexe. Je pense que la situation est simple. »
02:04« L'avortement sur demande est un crime au Kenya. »
02:10« Certaines cliniques font souvent l'objet de descentes policières incessantes. »
02:14« Pour des femmes comme Marie Oluge, les conséquences du silence et de la stigmatisation restent douloureuses. »
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