00:00Patrick Sos nous attend justement à New York. C'est vous Patrick qui avez mené cette interview du Président de la République.
00:05Donnez-nous les coulisses. Qu'est-ce que vous, vous en retenez ?
00:08D'abord les mots extrêmement durs vis-à-vis de quelqu'un qui ne semble plus être l'interlocuteur d'Emmanuel Macron.
00:16Et d'ailleurs la réciproque est vraie, c'est évidemment Benyamin Netanyahou qui est vraiment l'espèce d'éléphant dans le couloir vers la paix.
00:24Et on a senti qu'effectivement le gouvernement israélien, et non pas Israël, mais ça vous l'aviez déjà senti lors du discours du Président français devant l'ONU,
00:33c'est vraiment le problème. Il n'a pas voulu le dire, mais effectivement il pense aux prochaines échéances électorales,
00:40hors de question de s'ingérer dans la vie politique d'Israël, hors de question pour les New Yorkais de s'ingérer dans ce duvrect également.
00:48Mais l'idée est que vraiment il y a peut-être une bonne volonté qui vient d'un côté,
00:53avec une nation qui est difficile, l'autorité palestinienne, on sait qu'ils n'ont pas fait preuve d'un grand courage ces dernières années,
01:00avant le 7 octobre, notamment pour organiser des élections, on n'est pas obligé de les croire.
01:04Ils se sont engagés, notamment Marmoun Abbas. Et puis il y a un homme qui continue de dire qu'il n'y aura pas d'État palestinien.
01:12Et puis là où j'ai senti quand même de la difficulté, c'est lorsque j'interrogeais le Président Macron sur le droit international
01:18qui s'affaisse face aux faits accomplis. La force si vous voulez, mais le fait qu'il y ait des déclarations de reconnaissance,
01:26qu'il y ait même des traités à venir et un chemin tout chaud, tout près vers la paix,
01:31que tout ça se heurte à une annexion à grande échelle, qui va arriver à une destruction totale de Gaza,
01:36qui va arriver. Eh bien là j'ai senti quand même, quand même un peu d'impuissance.
01:40Merci.
01:41Merci.
Commentaires